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Coup de gueule – Pourquoi certains restaurants en Province refusent de servir après 13h30 ?

De passage à Gassin, dans l’arrière-pays varois près de Ramatuelle, j’ai assisté à une situation ubuesque et désolante, malheureusement monnaie courante dès que vous sortez des grandes villes françaises. En pleine saison touristique, les restaurants refusaient tout bonnement de nous servir passé 13h45. La plupart ne nous aura donné aucune explication, les plus bavards nous auront précisé que le cuisinier prenait congé à 14h. Je considère pourtant cette explication irrecevable, un restaurant peut toujours proposer une carte allégée à base de salades, de tartines et de charcuterie ne nécessitant pas la présence continue d’un cuistot.

En réalité, ces restaurateurs semblent se comporter comme à la « belle époque » où le client se bâtait au portillon, tout en pleurant aujourd’hui sur leur baisse d’activité de 20 à 30 % dans les gazettes régionales. Les raisons sont toujours multiples et exogènes : la hausse de la TVA, la crise, la baisse du pouvoir d’achat, les charges, la météo capricieuse, etc. Bien sûr, il y a un fond de vérité dans cette litanie d’excuses mais tout ceci semble prétexte pour refuser le changement et continuer à vivre comme les musiciens du Titanic qui attendront jusqu’à la dernière minute que le bateau coule.

Les temps ont pourtant changé, les clients veulent désormais déjeuner à toute heure, en particulier les touristes étrangers. Il parait alors absurde de leur refuser une table !

Pour conclure, nous avons fini notre course effrénée au restaurant le Point de Vue, à l’entrée de la ville. Le patron se frottait les mains, marmonnant « ils ne veulent pas travailler, quelle aubaine pour nous ».

City Guide – Itinéraire Turquie / Ephese, Pamukkale, Oludeniz

La Turquie offre une multitude d’activités qui conviendra à tout type de voyageurs : culture, nature, plages et grandes villes. Pour vous guider, voici une proposition d’itinéraire à faire en une dizaine de jours.

JOUR 1 : Vol Paris – Istanbul (3h25)

JOURS 2 à 4 : découverte d’Istanbul et de ses environs

Voir les articles dédiés : City Guide et Adresses de restaurants & bars à Istanbul

JOUR 5 : Istanbul – Izmir – Selcuk

Vol dans l’après-midi Istanbul – Izmir (1h05) puis location de voiture. Route vers Selcuk (1h, 82 km), point de départ pour une visite le lendemain de la cité d’Ephèse.

Contrairement à ce que vous pourrez lire sur les guides ou sur internet, les routes sont en bon état et la conduite n’est pas si « sauvage » qu’on puisse l’imaginer. Quelques dépassements par la droite, des camions décrochant en sens inverse pour rejoindre une station service mais le code de la route est globalement respecté. Pour les péages, demandez à votre agence de location un badge pour éviter de vous voir facturer de lourdes amendes.

Nuit à l’hôtel Villa Dreams II, Selcuk

Une charmante maison d’hôtes sur les hauteurs de la ville avec piscine et petit-déjeuner servi en terrasse rooftop. Accueil impeccable et souriant. Chambres simples mais propres et rénovées.

Diner au Ephesus Restaurant, Namik Kemal Cad. 2, Selcuk

Ephesus Restaurant Selcuk

Dans le centre ville de Selcuk, possibilité de diner jusqu’à 23h-00h avec plusieurs restaurants sur la place donnant sur les ruines d’un aqueduc. Nous vous conseillons le restaurant Ephesus et son agréable terrasse. Chaque jour, des bons petits plats faits maison sont mitonnés par le patron. N’hésitez pas à demander un méli-mélo de leurs spécialités, les beignets de courgettes, la moussaka et les légumes sont délicieux. Service adorable et courtois.

JOUR 6 : Selcuk – Ephese – Aphrodisias – Pamukkale

Le matin, découverte d’Ephese à quelques kilomètres de Selcuk. Venez à l’ouverture du site pour profiter du calme de ce site archéologique. Ne manquez pas le Grand Théâtre  (théâtre antique considéré comme le plus grand au monde, malheureusement quelque peu défiguré par les gradins restaurés en béton armé), la célèbre façade de la bibliothèque de Celsius (photo carte postale), sans oublier la rue des Courètes grimpant à flanc de colline d’où la vue sur tout le site est impressionnante. Enfin, rajoutez la visite des maisons en terrasses (supplément) permettant d’imaginer la vie quotidienne des patriciens d’Éphèse.

Route vers Aphrodisias (2h10, 158 km de route).

Déjeuner au Anatolia Restaurant, sur la grande route, à 2 km du site d’Aphrodisias, en allant vers Karacasu

Anatolia Restaurant Aphrodisias

Ne vous fiez pas à votre première impression, de nombreux bus de touristes ont beau s’arrêter ici, le restaurant n’en reste pas moins agréable. Préférez y aller vers 14h pour éviter la cohue touristique et déguster des mezze, pide, grillades de poissons et de viandes dans un cadre agréable avec une terrasse ombragée couverte d’une ribambelle de piments.

Visite du site archéologique d’Aphrodisias (déposer la voiture au parking et prendre le petit train tiré par un tracteur). Le site permet de découvrir une des plus belles villes romaines avec son stade antique, le plus remarquable de Turquie. Le lieu, perdu dans la nature de pins et de peupliers, est d’une quiétude remarquable.

Route vers Pamukkale (1h23, 98 km). Première découverte du site à la tombée de la nuit. Il est conseillé de découvrir le site en fin de journée et tôt le matin. Vous éviterez ainsi les cars de touristes qui découvrent le site lors d’excursions organisées à la journée depuis Antalya.

Le site naturel regroupe un superbe ensemble de vasques d’où jaillissent des sources chaudes entre 35 et 55°C. L’eau limpide modèle depuis des milliers d’années cette montagne de sels calcaires. L’entrée se fait principalement en bas du village (payant), après avoir retiré ses chaussures. Comptez 20 min pour atteindre le sommet de la falaise via un sentier aménagé. Au sommet, vous découvrirez le site antique de Hiérapolis.

Nuit et Diner à l’Hôtel Melrose House Hotel, à environ 600 m à l’écart du village, Pamukkale

Melrose House Pamukkale

Hôtel de charme d’une quinzaine de chambres à l’accueil charmant. Excellente cuisine servie sur une jolie terrasse agrémentée d’oliviers, au bord de la piscine.

JOUR 7 : Pamukkale – Oludeniz

Oludeniz

Le matin avant de reprendre la route, faites une deuxième visite du site de Pamukkale avant l’arrivée des touristes. Les couleurs y sont absolument magnifiques.

Prenez la route vers Oludeniz (3h07, 237 km). Arrivée en début d’après-midi à Oludeniz. Véritable carte postale, cette station balnéaire est surtout connue pour sa lagune aux eaux transparentes entourée de montagnes. Evitez de vous y rendre en pleine saison touristique au risque d’être déçu (ambiance Ibiza avec clubbing, plages bondées et hôtels chers). L’endroit est pourtant paradisiaque en basse saison (jusqu’à la mi-juin ou à partir de mi-septembre).

En fin d’après-midi, faites un tour sur la Croisette locale et prenez un verre dans un des bars pour admirer le coucher de soleil (1er étage du Buzz Bar ou ambiance survoltée du Help Bar par exemple).

Bar Help Oludeniz

Diner au OBA Restaurant, 224 Sok. 8, Oludeniz

Difficile de trouver un restaurant correct dans la ville. La plupart d’entre eux sont de véritables attrape-touristes où le client est alpagué dans la rue. Pourtant, il existe un restaurant correct situé dans un jardin agréable à l’abri de la foule en délire ; l’OBA. Bonne cuisine turque et service attentionné.

Nuit au Paradise Garden Hotel – Pamukkale

Hôtel situé sur les hauteurs d’Oludeniz, à flanc de colline, dans un cadre luxuriant et bénéficiant de belles vues sur la mer. Le domaine étendu permet de faire d’agréables promenades ou de se reposer au bord de la piscine. Chambres coquettes et accueil adorable. Une adresse en or.

JOURS 8 et 9 : OLUDENIZ

Lagune Oludeniz

Les 2 jours suivants consistent principalement à parfaire son bronzage en chillant sur la plage de la lagune. Entrée payante, que ce soit à pied ou en voiture, mais le site vaut vraiment le déplacement. A l’heure du déjeuner, on se sustente à la buvette de kebabs ou d’hamburgers (très chers et pas extraordinaires).

Diner au restaurant de l’hôtel The Olive Garden à Kabak (à 7 km de Faralya)

The Olive Garden Kabak

Les endroits les plus magiques sont souvent les plus cachés. Ce restaurant ne déroge pas à la règle avec son accès escarpé. On y accède plutôt à pied en laissant sa voiture sur le bord de la route puis on descend lentement la montagne à pieds avant de découvrir une quinzaine de bungalows récents surplombant une crique à laquelle on accède en 20 min par un sentier aménagé. Au sein d’un jardin fleuri, le restaurant sur pilotis, offre un panorama à couper le souffle sur la mer eau turquoise. Le lieu est irréel et constitue un véritable éden. Cerise sur le gâteau, la cuisine est excellente et il s’agit sûrement d’un de nos meilleurs repas en Turquie.

JOUR 10 : Oludeniz – Dalaman – Istanbul – Paris

Route le matin vers l’aéroport de Dalaman (1h05, 62 km). Vol Dalaman – Istanbul (1h15) puis vol de retour Istanbul – Paris (3h40). Préférez arriver et repartir d’Istanbul via le même aéroport, le trajet entre les 2 aéroports peut vous prendre plus de 3 heures, même en taxi !

Vous arrivez au terme de votre voyage, pleins de souvenirs et de bons moments passés dans des lieux extraordinaires !

Carnet d’adresses – Hôtels de luxe au Rajasthan / The Oberoi & Taj Hotels

Il est parfois dans la vie des choix difficiles comme celui de choisir entre les établissements Oberoi et Taj en Inde. Pour que votre voyage au Rajasthan soit parfait, voici quelques idées pour vous reposer de visites harassantes mais riches en couleur.

The Oberoi Rajvilas Jaipur

Superbe complexe hôtelier s’étendant sur près de 13 hectares avec de magnifiques jardins fleuris et une faune développée. Construit autour d’un temple shivaïte du 18ème siècle toujours en activité, l’hôtel est un havre de paix et de sérénité en communion avec  la nature. Ce pastiche reproduit parfaitement les techniques ancestrales de construction avec ses murs recouverts de chaux à la couleur rose si typique de Jaipur. Déjà patiné, l’établissement a su faire cohabiter le charme du Rajasthan traditionnel avec le luxe des palaces internationaux.

Les services proposés. Piscine magnifique dans un écrin de verdure avec une offre snacking réussie, mini parcours de golf, grand domaine permettant de réaliser de belles promenades autour du lac.

Offre de restauration. 2 restaurants de grande qualité proposant une cuisine locale et internationale avec animation musicale et de danse le soir. Le bar anglais et ses belles boiseries propose une belle bibliothèque où siroter un dernier verre de gin.

Les chambres. De style colonial avec une belle salle de bain en marbre et une baignoire en marbre encastrée donnant sur un patio fermé. Des petites alcôves permettent de se reposer aux heures les plus chaudes de la journée.

Umaid Bhawan Palace Jodphur

Le Umaid Bhawan est l’une des plus grandes résidences privées du monde et sûrement l’un des plus impressionnants palaces. Construit en 1929 par le maharaja Umaid Bhawan, la construction s’est achevée en 1943 et a fourni du travail à des milliers de personnes à une époque de famine. Le palais compte aujourd’hui de 347 pièces et se compose de trois parties :

  • La résidence de la famille princière du maharaja de Jodhpur,
  • Un hôtel de luxe géré par le groupe Taj Hotels Resorts and Palaces depuis 1972,
  • Un musée consacré à l’histoire de la famille princière au XXe siècle.

L’architecture de ce palace est unique, à mi-chemin entre une réalisation stalinienne à la gloire du peuple valeureux et un palais de mille et une nuits.

A l’intérieur, le hall monumental en marbre rappelle l’opulence de certains hôtels dubaïotes avec ses volumes démesurés. Les magnifiques parties communes nous démontrent qu’un hôtel de luxe ne peut vivre sans de beaux communs (bar, salle de jeux, lobby, etc.).

L’arrivée des invités est tonitruante et se fait en fanfare avec un personnel dévoué. Après avoir franchi cette forteresse ultra sécurisée digne de Fort Knox, la façade imposante laisse place à un lieu exclusif offrant de magnifiques jardins fleuris de massifs de bougainvilliers et une piscine sublime réfléchissant la silhouette du palais.

La suite royale. 70 m2 de luxe dans un style purement Art Déco avec terrasse privative donnant sur les jardins et offrant une vue magnifique sur le fort de Jodhpur. Salon privé avec carafes de vodka et whisky à discrétion, dressing sublime, salle de bain en marbre avec baignoire confortable, literie fabuleuse.

La restauration. Plusieurs restaurants dont celui sur le perron du palais d’où admirer le soleil se couchant sur la ville bleue. Cuisine haut de gamme de haute volée et service d’une très grande précision. Le matin, petit déjeuner gargantuesque et délicieux servi à table.

A leur départ, les clients repartent avec une petite attention : cravate, écharpe et boutons de manchettes pour messieurs, foulard et beaux bracelets pour mesdames.

Oberoi Udaipur

Les touristes en voyage à Udaipur connaissent l’éternel choix douloureux : séjourner au Taj Lake Palace ou à l’Oberoi Udaipur ? D’un côté, le Taj Lake Palace qui ressemble à un paquebot posé sur l’eau vous permettra d’admirer au plus près le City Palace. De l’autre, l’Oberoi, offre une vue spectaculaire sur le lac et dispose de jardins luxuriants propices aux belles promenades de fin de journée.

Ce choix cornélien devrait vous amener à choisir l’Oberoi Udaipur, construction récente mais ne manquant pas de charme. L’ensemble se patine et offre des prestations luxueuses. Piscine à débordement magnifique avec vue sublime sur le lac, domaine impressionnant nécessitant une bonne demi-heure pour en explorer les moindres recoins, et spa agréable.

Les chambres raffinées donnent sur le jardin ou sur la piscine partagée (on aurait cependant espéré une meilleure insonorisation des chambres depuis les couloirs).

L’offre de restauration. Bar très agréable avec vue embrassant tout le lac et offre de snacking permettant de se sustenter à toute heure de la journée. Malheureusement, le restaurant est un peu décevant avec une cuisine trop épicée et un service totalement à la ramasse. Enfin, il est navrant de laisser les clients se faire dévorer par les moustiques et les obliger à quémander une bougie répulsive. Malgré l’offre de restauration à améliorer, l’hôtel reste une étape incontournable dans la belle ville d’Udaipur.

Critique – Café Le Courcelles

Le Courcelles

Réfrigérateur vide, flemme de cuisiner ? Ni une ni deux, direction le Courcelles pour boire un verre (7 €) accompagné d’un club sandwich (14 €). Le Courcelles dispose d’un atout indéniable : sa très grande terrasse courue à l’heure de l’apéritif. L’hiver, l’intérieur ne manque pas de charme avec son carrelage bistrot, ses lustres et banquettes style buffet de gare.

Les plus. La terrasse mi-ombre mi-soleil, sous les arbres de la place accueillant la station de métro Courcelles.

Les moins. Le service et cette désagréable impression si parisienne de déranger. L’intérieur, avec cette musique de station service à tue-tête et la direction qui se croit en soirée karaoké au mépris de la clientèle.

Le Courcelles, 94 boulevard de Courcelles, Paris 17

City Guide Istanbul – Adresses restaurants & bars

Kardesler, Aga Hamami Cad. 1

Kardesler Istanbul

Une agréable terrasse dans le quartier de Cihangir, en plein cœur de la municipalité de Beyoglu. Sous les arbres, on y déguste le beyti kebap, viande de mouton servie enroulée dans une crêpe, avec yaourt, salade, tomates et boulgour. L’adresse idéale pour sentir respirer la ville européenne tout en sirotant un Ayran maison.

Litera, Goethe Institute, Yeni Carsi Cd 32

Litera Istanbul

L’entrée est un peu intimidante et pour le moins discrète. Il faut franchir le portique de sécurité, monter au 5ème et dernier étage du Goethe Institute, pour découvrir un magnifique rooftop offrant une vue splendide sur Istanbul. Cuisine internationale et animation musicale (un peu bruyante) le soir. Partie bar bien agréable pour humer l’air stambouliote.

Caferaga Medresesi, Caferiye Sok. 5

Caferaga Medresesi

Le point de chute idéale après une visite éreintante de Topkapi ou de Sainte-Sophie. Situé au fond d’une impasse, le restaurant est installé dans la cour d’une ancienne école coranique du XVIème siècle. Cet havre de paix, ouvert uniquement à midi, offre une cuisine délicieuse à prix riquiqui. Pour avoir un aperçu de leur cuisine maison, prenez l’assiette mixant leurs spécialités dont les excellents manti, ces raviolis turcs à la crème. Copieux et délicieux !

Setüstü Cay Bahcesi, au bout du parc de Gülhane

Setustu Cay Bahcesi

Une adresse fréquentée par les locaux avec son immense terrasse donnant sur le Bosphore. Venteux mais fort plaisant après la visite de Topkapi. L’occasion de découvrir un point de vue unique embrassant le palais de Dolmabahce, Kadiköy et les iles des Princes. La côte asiatique est tout simplement sublime au soleil couchant. On y vient pour prendre un thé servi dans un demlik (théière à 2 étages) accompagné d’un kumpir (patate fourrée).

Mama Shelter, Istiklal Cad. 50-54

Mama Shelter Istanbul

Concept hôtelier français, le Mama Shelter Istanbul a été designé par Starck avec une déco bluffante. La cuisine, à défaut d’être très originale, permet de revenir aux basiques français et régressifs : coquillettes, hachis Parmentier, etc. Le Routard nous avait annoncé un « service impeccable et francophone », nous nous sommes retrouvés à faire le service et à utiliser Google Translate pour parvenir à se faire comprendre en turc. Certains soirs, ambiance électrique se prolongeant tard sur le rooftop avec sa vue imprenable sur la ville bouillonnante.

Restaurant dans le parc Dilburnu mesire yeri, ile de Büyükada

Resto Buyukada Istanbul

Si votre emploi du temps vous le permet, n’hésitez à programmer une excursion en bateau jusqu’aux iles des princes et en particulier sur l’ile de Büyükada avec ses belles demeures en bois à l’américaine. Eloignez-vous de l’embarcadère avec ses adresses touristiques et louez un vélo pour accéder au parc payant de Dilburnu mesire yeri. Cette presqu’ile offre une vue à couper le souffle, entre mer turquoise et végétation méditerranéenne. A l’intérieur se trouve un petit restaurant à flanc de colline hors du temps. Cuisine délicieuse et service attentif.

Galata Kiva, Galata Kulesi Sok. 4

Galata Kiva

Situé face à la tour de Galata, le restaurant pourrait paraitre à première vue un piège à touristes avec sa belle terrasse attirant les badauds fatigués. Pourtant, la cuisine est délicieuse avec ses spécialités anatoliennes. On commande à la carte ou on choisit directement avec les yeux au comptoir. Ne manquez pas les kuru dolma, ces aubergines farcies à la viande.

Café Corinne, Kuloğlu Mahallesi Turnacıbaşı Caddesi No.41

Café Corinne Istanbul

Corinne est un agréable boutique hôtel situé dans le quartier chic et tendance de Cihangir. L’hôtel possède deux cafés, le premier aux faux airs londoniens avec son carrelage en damier et son bar à vins. Le deuxième, face au Consulat de Grèce, propose une agréable terrasse. Avec sa végétation et les bâtiments environnants, on se croirait quelque part perdu entre Beyrouth et Istanbul.

Kahvedan, Matara Sok., accès par Akarsu Cad 1/1A

Kahvedan Istanbul

Une terrasse au calme et à l’abri de l’agitation pour déguster une carte résolument world food aux inspirations asiatique, italienne et française. Service un peu lent mais cuisine de qualité. Une bonne adresse pour un petit-déjeuner à l’occidental.

Critique – La Coquine Gourmande

L’offre de restauration rapide a beau être développée dans le Quartier Central des Affaires, notamment autour de Miromesnil, le col blanc a rapidement l’impression de voir défiler dans sa gamelle la sempiternelle pitance. Les modes s’imposent et la standardisation guette nos appétits voraces : salades bar où les clients peuvent customiser leur salade en ajoutant un ou plusieurs ingrédients (« topings » en anglais, ça fait plus posh), bobuns et sushis s’imposant comme diète mais en réalité aussi riches qu’un Big Mac suintant la friture, sans oublier les plats chauds rappelant les plats de fauchés étudiants (poulet curry au riz, tortellini au fromage, saumon pour les grands jours, etc.).

Ne parlons même pas des desserts assouvissant la volonté coupable de marger le ticket moyen en rognant sur les dépenses. Au placard les desserts trop longs (gâteaux, tartes, etc.) et bienvenue aux fromages blancs, mousses au chocolat, compotes et tapiocas. Un vrai repas de séniles sans dents digne d’une cantine de maison de retraite exploitée par Sodexo !

Alors lorsqu’on découvre une adresse authentique qui revient aux fondamentaux – la bonne bouffe – qui se refuse d’épouser les codes des chaines de restauration rapide, on est  partagé entre le plaisir coupable de la taire et l’envie de la faire découvrir à quelques affamés de plus. Les polissons vont être contents, la Coquine Gourmande s’occupe de tout !

La Coquine, il s’agit de Gaëlle, pimpante propriétaire gérant d’une main de fer sa petite affaire, joviale avec toute sa gouaille et son peps qu’on lui connait. Une chic fille qui nous fait oublier notre quotidien policé avec une bonne humeur déconcertante et une bonhomie toute méridionale.

Les gourmandises. La Coquine n’est pas du genre à se tourner les pouces. Elle nous sélectionne chaque jour des produits de qualité, nous mijote de bons petits plats du jour et des desserts « grand-mère » dont elle seule a le secret. Les salades évitent la tristesse du jambon, tomate cerise, gruyère et miette de poulet. Ici les saveurs s’exaltent : crevettes aux épices, lentilles du puy, magret et poivrons grillés badinent joyeusement avec la salade toujours croquante. La vinaigrette maison ravive les papilles.

Les desserts. Mon pêché mignon avec la maitresse de maison qui ose le fait-maison avec de succulents gâteaux que la plupart des restaurateurs ont relégué au placard faute de temps. Gâteau poire-chocolat ou nutella sont l’une de ses spécialités.

Le lieu. Un coin de tranquillité dans le tumultueux boulevard Haussmann. A l’intérieur, quelques tables dans un décor vert pomme et mauve. Dehors, une petite terrasse bien agréable pour les déjeuners d’été.

Faut-il y aller ? Courez-y (mais pas tous les jours, j’aimerais y conserver mes habitudes) !

La Coquine Gourmande, 107 boulevard Haussmann, Paris 8

Critique – Le Bar du Marché

Dans une atmosphère de carte postale, le Bar du Marché joue la carte du rétro chic attirant les baguenaudeurs du monde entier. Avec sa belle terrasse ensoleillée à l’angle des rues de Seine et de rue de Buci, ses horaires d’ouverture amples de 7h30 à 2h et ses prix plutôt raisonnables pour le quartier, le BDM – pour les intimes – a su s’imposer comme cénotaphe du titi parisien aujourd’hui disparu.

Le Bar continue d’attirer aussi bien une clientèle étudiante fauchée que les bobos et les touristes du monde entier. Les nappes à carreaux vichy, les serveurs habillés en gavroche et salopette finiront par vous faire admirer le formica et le petit zinc autrefois raillés.

Les grignotages. La maison semble appliquer l’adage « quand on ne sait pas faire la cuisine, on fait des tartines, des soupes et des saucisses frites ». Soyons honnête, ce n’est vraiment pas extraordinaire (dans le même genre qu’Au Sauvignon, rue de Sèvres, mais en version plus aimable). Tartines entre 5 et 7 €, demi de bière à 4,5 €, bouteille de vin à 30€, cocktails à 8 €.

Faut-il y aller ? On aime parfois se rassurer que Paris n’est pas mort. Aller au BDM, c’est un peu comme aller chercher une authenticité de papier glacé, on finit par se prendre au jeu et devenir le propre étranger de sa ville.

Le Bar du Marché, 75 rue de Seine, Paris 6

Critique : Le Petit Cler

Le Petit Cler 1

Vous connaissez sûrement la Fontaine de Mars située rue Saint-Dominique, célèbre brasserie centenaire vivant sur sa réputation d’antan et catapultée sous les feux de la rampe depuis 2009 lorsque le couple Obama y vint en goguette jouer les touristes fauchés. Une carte très orientée terroir avec son andouillette et son boudin facturés à prix plus gastronomiques que bouillon Chartier (entrées à 15 €, plats à 30 €, desserts à 10 €).

Parallèlement, l’établissement a ouvert en mai 2008 son annexe, le Petit Cler dans la rue piétonne du même nom. Au grand étonnement de tous, les prix ont été réduits comme peau de chagrin et rappellent presque les tarifs Province.

Le lieu. Un charmant bistrot avec ses tables ensoleillées donnant sur la rue Cler et son marché à l’esprit village. La rue Cler est au 7ème ce que la rue Levis est au 17ème, la rue Daguerre au 14ème ou encore la rue Montorgueil au 1er. On y vient jouer à la marchande dans un décor d’Art & Décoration.

Le Petit Cler 2

La carte. Entre primeur, crémier et caviste, l’adresse propose des prix doux pour une des plats de bonne facture : tartare ou bavette à 13 €, pavé de rumsteack à 14 €, salades et plats du jour à 12,5 €, planches de charcuterie / fromage à 18 € et desserts à 6,5 €.

La dégustation. Un pavé de rumsteack saignant avec pommes de terre sautées maison. Un pot au chocolat délicieux, farinette bien plaisante en fin de repas. Sans compter la carte des vins bien choisie faisant le bonheur d’une clientèle majoritairement CSP+ s’échinant la semaine en cabinet de strat’.

Le service. Très « troquet du coin » avec des serveurs sympathiques et courtois.

Faut-il y aller ? Naturellement, leur terrasse n’attend plus que vous.

Le Petit Cler, 29 rue Cler, Paris 7

Critique : Hilton Opera Paris

Hilton Opera 1

Jouxtant la Gare Saint-Lazare, l’hôtel Hilton Opéra a terminé en Janvier 2015 son programme de rénovation entrepris en juin 2014 et offre aujourd’hui 268 chambres dont 29 suites. Inauguré en 1889 sous le nom de Grand Hôtel Terminus pour accueillir les voyageurs britanniques venus visiter l’exposition universelle, l’établissement a accueilli des hommes célèbres comme Georges Feydeau qui y élut domicile pendant plus de 10 ans ou encore Claude Monet qui en fit son pied-à-terre parisien. L’hôtel intégrera plus tard le groupe Concorde en 1972 avant de passer sous le giron Hilton en 2013.

Le décor. L’établissement de style haussmannien propose une entrée imposante encadrée par des colonnes de granit rose. Le hall de style Eiffel introduit ensuite en grande pompe le Grand Salon ; monumentale salle avec ses plafonds à caisson Second Empire, ses colonnades peintes et ses lustres en cristal. Classé Monument Historique, le voyageur se laisse facilement impressionner par son plafond de plus de 14 m de haut et ses fresques peintes à la main.

Hilton Opera 2

La carte. Sodas à 8 €, café à 5 €, cappuccino à 7,5 € et thés à 8 €. Verres de vin entre 7 et 8 € et cocktails à 18 €. Carte snacking à prix très raisonnables pour ce type d’établissements avec des douceurs à 12 €, un assortiment de charcuterie ibérique à 15 €, une salade Caesar à 14 € ou encore un club sandwich à 19 €. L’endroit se prête particulièrement bien à l’exercice du tea time.

L’expérience. Un thé Gout russe de la maison Dammann stoppant net la montre à gousset avant de prendre le train vers d’autres destinations. Un décor théâtral et intemporel à l’abri de l’agitation des Grands Magasins et de la gare voisine.

Faut-il y aller ? Les lieux confortables sont si rares dans ce quartier de passage qu’il serait dommage de s’en priver.

Hôtel Hilton Paris Opéra, 108 rue Saint-Lazare, Paris 8

Critique : Le Café de Mars

CDM-23

Charmant néo-bistrot jouant les troquets populaires, le Café de Mars est une de ces adresses dont le 7ème arrondissement a le secret. Repris par l’équipe de la Laiterie Sainte Clothilde, le restaurant joue à fond la carte du bistrot de quartier avec son bar en formica, son carrelage vintage et ses banquettes rouges en skaï. Aux manettes, Gina débarquée de sa Californie natale, qui élabore de délicieux petits plats en cuisine.

La carte. Limpide comme de l’eau de roche avec 5 entrées à  8€, 4 plats à 17 € et 5 desserts à 8 €. Des prix raisonnables pour des plats soignés et gouteux. La maison a décidé de privilégier la qualité à la quantité, laissant peut être sur la paille les appétits les plus voraces.

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La dégustation. Une délicieuse cannette accompagnée de purée ou de croquette de riz sauvage pommes et pissenlit, servie un peu chichement mais jouant les textures fondantes/croustillantes. Un cabillaud langoustine chou rave et curry vert fermant la porte au moindre reproche. Enfin un carrot cake et glace au caramel nous confirmant que la cuisinière américaine maitrise tout aussi bien la cuisine hexagonale que celle d’outre-Atlantique.

Faut-il y aller ? Oui, il s’agit d’une belle planque du 7ème avec une cuisine de qualité.

Café de Mars, 11 rue Augereau, Paris 7

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