Critique : Menu déjeuner à la Bauhinia – Shangri La.

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Après le Royal Monceau et avant de vous faire écho de mon récent diner au Pure du Park Hyatt, continuons notre road trip des palaces parisiens à l’heure du déjeuner. ...

Critique : La Régalade Conservatoire. La bistronomie de qualité.

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La nouvelle fut surprenante lorsqu’en Février 2013, la presse spécialisée nous informa de l’ouverture d’un hôtel 5 étoiles en plein cœur du quartier Faubourg Montmartre près de la rue Richer. ...

Maison Francart. L’épicerie fine de luxe.

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La Maison Francart revisite le métier de traiteur, en offrant une boutique mignonette en plein cœur de Saint-Germain. L’endroit idéal pour satisfaire une clientèle très Rive Gauche, où les mamans ...

Dernières nouvelles

Critique Intercontinental Porto – un charme discret

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Signe du dynamisme touristique du Portugal, l’année 2011 fut celle de l’arrivée de la chaine hôtelière de luxe Intercontinental à Porto. Pour son premier hôtel portugais, l’enseigne a souhaité marquer le coup en investissant les anciens murs d’un palais du XVIIIème trônant fièrement sur la Place de la Liberté, à quelques pas des principaux lieux touristiques de la ville.

Disposant de 105 chambres, le luxueux hôtel distance largement l’hôtellerie vieillissante et à bout de souffle du reste de la ville. Lobby en marbre, décoration florale dans les parties communes, boutiques de luxe en rez-de-chaussée ; l’hôtel mérite son rang de palace.

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L’offre de restauration. L’hôtel propose un restaurant, l’Astor, donnant sur la rue et avec de belles perspectives sur la place. La carte est soignée, avec une cuisine de qualité revisitant les classiques de la cuisine portugaise. Une belle formule à midi à 17 € propose une entrée, un plat, un dessert servi avec un verre de vin, une eau minérale et un café. On est bien loin de la politique de certains chaines luxueuses comme Four Seasons qui homogénéisent leurs prix, que vous soyez à New York ou au fin fond de la Thaïlande.

Un bar à la décoration soignée permet de siroter un dernier verre avant de rejoindre sa chambre. La salle ornée de boiseries et de fausses bibliothèques est parfaite pour s’initier aux portos de la région, proposés dans le cadre d’une carte exhaustive.

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Les chambres. De taille correcte, la literie est confortable et l’ensemble est décoré avec goût. La salle de bain en marbre propose une baignoire mais pas de douche. Des produits de bain de qualité ainsi que des peignoirs sont mis à disposition gracieusement. On regrettera cependant le coin minibar et sa cafetière qui aurait pu être troqué contre une machine Nespresso, un standard désormais dans l’hôtellerie de luxe. La chambre offre de jolies vues sur la Place de la Liberté. Seule ombre au tableau et pas des moindres, le manque cruel d’insonorisation. Qu’il est dommage de constater en 2014 des hôtels entièrement rénovés qui souffrent d’un problème d’un autre temps. On se croirait dormir dans la rue, le bruit de la circulation et des klaxons vous empêchant de passer une nuit tranquille. Le double vitrage n’est d’aucune utilité et mis à mal par le jeu entre les huisseries. Dommage.

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Le service. Haut de gamme sans en faire trop. Un luxe discret mais manquant peut-être un peu de raffinement.

Les prix. Très accessibles pour une clientèle française. Comptez 120 à 150 € en fonction des saisons pour une chambre double, soit le prix d’une chambre à l’Intercontinental Porto pour le prix d’un Novotel défraichi à la française.

Intercontinental Porto, Place de la Liberté, Porto

Critique : Exposition Henri Cartier Bresson Centre Pompidou

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Le Centre Pompidou consacre une rétrospective à l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson jusqu’au 9 juin 2014. L’occasion de découvrir à travers une exposition passionnante le travail de l’artiste depuis ses débuts prometteurs. De l’avant-garde des années 1920, en passant par l’Afrique française, la guerre d’Espagne, le Front Populaire, jusqu’à la Libération, les funérailles de Gandhi ou encore la conquête de l’espace, l’exposition est une occasion unique de redécouvrir près de 350 œuvres du photographe.

Expo Cartier-Bresson 2

Rarement une exposition n’avait été aussi complète, se faisant la mémoire de cet artiste prolixe. Construite chronologiquement, les photos défilent tel un praxinoscope, témoins de l’histoire du XXème siècle prise sous toutes ses coutures. Puisé dans les archives de la Fondation Cartier-Bresson, le travail mûri de l’artiste s’expose au travers de photographies, de dessins, peintures et autres documents. Le tout dans une nuée de noir et blanc sublime.

Expo Cartier-Bresson 3

Rétrospective Cartier-Bresson, Centre Pompidou, Paris

jusqu’au 9 juin, du mercredi au lundi de 11h à 23h. Entrée : 13 €

City Guide Lisbonne – Quelques bonnes adresses restaurants,bars, rooftop & fado.

Lisbonne

Lisbonne fait partie des destinations favorites des français depuis plusieurs années. Il faut dire que la capitale portugaise a de quoi occuper le chaland en goguette : palais enchanteurs, monastères classés, géographie vallonnée et églises au charme suranné. La ville se découvre idéalement lors d’un week-end prolongé, le temps de s’imprégner de cette atmosphère si particulière en empruntant le célèbre tramway et de se laisser balancer par la langueur qui résonne dans les clubs de fado. Petit tour de quelques bonnes adresses lisboètes.

Pour boire un verre avec belle vue

Portas do sol

Portas Do Sol 1

Voici l’une des plus belles terrasses de Lisbonne qui embrasse la ville toute entière. Installée sur le toit d’un parking, on vient y prendre un repas léger tel une salade méditerranéenne roquette, fromage de chèvre et pesto. On oubliera le service nonchalant pour se concentrer sur la vue : les paquebots de croisière, la coupole du Panthéon National et les clochers blanc éclatant de l’église Sao Vicente de Fora.

Portas do sol, 84 Rua de Sao Tomé

Le Chat

Le Chat

Après la visite un poil rébarbative du Museu Nacional de Arte Antiga, on miaule d’impatience à l’idée de boustifailler au soleil en découvrant une vue à couper le souffle sur les docks et le pont du 25 Avril. Le chat, sorte de conteneur en verre posé à flanc de colline, offre une belle carte de snacking idéale avant de reprendre le tramway pour rejoindre le centre ville.

Le Chat, Jardim 9 de Abril

Bairro Alto Hotel – Rooftop

Bairro Alto

En plein cœur du quartier du Bairro Alto, ce boutique-hôtel dispose d’un rooftop bien agréable le soir venu pour siroter quelques cocktails accompagnés de finger food. Après avoir franchi les 6 étages qui vous séparent du nirvana, vous découvrirez de confortables canapés d’où l’on admire la vue sur les toits de la ville jusqu’au Tage. Belle carte de portos et snacking corrects (préférez les sandwiches).

Bairro Alto Hotel, Praça Luis de Camoes 2

Buvette du Miradouro de Sao Pedro de Alcantara

Buvette Miradouro

Après avoir emprunté l’Elevador da Gloria, vous arriverez rapidement à ce mirador offrant une superbe vue sur la ville et le château. Point de chute idéal entre deux visites pour se rafraîchir au soleil et le visage caressé par les douces brises de vent chaud.

Buvette, Miradouro de Sao Pedro de Alcantara

Pour manger de la cuisine locale

Casa Do Alentejo

Casa Do Alentejo 1

Au premier coup d’œil, la rua das Portas de Santo Antao ne regorge que de restaurants pour touristes aux serveurs alpaguant le badaud. Pourtant, parmi ce fatras d’adresses quelconques se cache une pépite qu’il est difficile d’imaginer de l’extérieur.

Passé la façade sans intérêt, on découvre après quelques marches un mirador au superbe patio de style mauresque. Au 1er étage, le restaurant se revêt d’azulejos racontant des épisodes champêtres et agricoles du début du siècle. On s’y presse pour déguster le classique de la maison : le porc mijoté aux palourdes servi avec pommes de terres et accompagné de vin de la maison.

Casa Do Alentejo, 58 rua das Portas de Santo Antao

Santo Antonio de Alfama

Santo Antonio de Alfama

En plein cœur de l’Alfama se cache un charmant restaurant bien caché. La terrasse installée sous des trémies de vigne est l’endroit idéal pour s’enivrer de l’atmosphère lisboète. Bien loin de l’attitude compassée de nos restaurants français, on vient tester la belle carte de poissons en rêvassant devant le linge battant au vent. Ne refusez pas les tapas payantes proposée au début du repas, vous rateriez quelque chose !

Santo Antonio de Alfama, Beco de Sao Miguel 7

Pour écouter du fado

Equina de Almafa

Equina de Almafa

Tout city trip à Lisbonne ne peut s’achever sans une soirée de fado. Pourtant, il est bien difficile de trouver une adresse agréable qui ne soit pas hors de prix. La plupart des salles de fado imposent le menu diner à des tarifs prohibitifs pour le pays (50 – 60 € par personne). D’autres proposent bien de se rendre uniquement au bar moyennant un ticket d’entrée variable ou une obligation de consommation minimale, mais le spectacle ne commence guère avant 23 h. Enfin, quelques salles proposent du « vrai » fado qui n’est pas seulement adressé aux touristes, mais ces établissements sont souvent rapidement bondés.

Miracle, c’est en errant dans les rues étroites de l’Alfama qu’on découvre par hasard l’Esquina de Alfama. Une maison familiale où les serveurs s’improvisent chanteurs pour le plus grand étonnement des clients. La carte est raisonnable et le menu n’est pas imposé. Le service, pourtant interrompu toutes les 20 min par une séance de chant collectif, n’est pas trop long. La cuisine est simple mais de qualité.

L’astuce : pour éviter de vous retrouver à écrire un article outré sur Trip Advisor, sachez qu’on vous apporte en début de repas (comme souvent dans les restaurants portugais) un fromage entier et de la charcuterie. Si vous n’en voulez pas, prévenez le serveur, sinon ils vous seront facturés.

Esquina de Alfama, Rua de Sao Pedro 4

Le mauvais plan : le Noobai Café

Noobai Café

Vanté par tous les guides pour être un rooftop agréable avec vue panoramique sur le Tage, le Noobai Café est en réalité une sombre escroquerie. Situé au niveau du Miradouro de Santa Catarina, le quartier a peut-être été agréable en son temps mais est aujourd’hui devenu le cartel de tous les trafics où individus louches vous proposent toutes sortes de substances illicites. Oubliez cette adresse et ne regrettez pas la vue ; cette dernière n’a vraiment pas grand intérêt à moins d’aimer les paysages industriels.

Noobai Café, Miradouro de Santa Catarina

Critique : Bar Au très Honoré, THB Place du Marché St-Honoré.

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En lieu et place de l’ex Barlotti géré par le groupe George V Eatertainment (Buddha Bar &co), Au Très Honoré s’est installé dans cet immense lieu de vie de la Place du Marché Saint-Honoré. Les anecdotiques cuisines italiennes modeuses ont été balayées par une carte de brasserie plus conventionnelle dans un décor revisité.

A la tête du restaurant, Jean-Pierre Lopes, Thomas Delafon et Stéphane Courteaux, déjà propriétaires du Père & Fille et de la Plage Parisienne ont confié la décoration à Anne – Cécile et Agnès Comar. Ces dernières ont sublimé le désormais célèbre atrium en mettant à l’honneur des fresques signées Kat Menschik, le tout dans un décor champêtre.

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Au sous-sol, un bar à cocktails – le THB pour les intimes – dont la décoration a été confiée à Alexis Mabille, fait courir le tout Paris. Le lieu fait référence aux boudoirs des années 20 avec de grands drapés Empire, un beau parquet en bois sur lesquels sont disposés des tapis, et une atmosphère feutrée apportée par l’éclairage tamisé et les canapés en velours.

Chose rare, le lieu évite le sectarisme de l’âge en accueillant une clientèle très hétéroclite allant de 20 à 60 ans. Hormis les soirées excentriques « Music Hall » du mercredi soir, la musique électro savamment mixée est de rigueur dans l’établissement.

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La carte de cocktails (14-15 €). Breuvages abordables et délicieux avec ce fameux Bijou (gin Bombay Sapphire, chartreuse verte, vermouth Dolin et orange bitter truth), ou encore le Bisou Bisou (gin Hendricks, menthe fraiche, gingembre, jus de citron vert et champagne) sans oublier le Cardigan (tequila, Cointreau, framboises fraiches, purée de citron vert et piment d’Espelette).

Le snacking. Courte carte de fingers food à tester avec ce tarama truffé et ses mini-blinis à tomber par terre (12 €) et ces petits calamars croustillants accompagnés d’une sauce tartare (11 €).

Faut-il y aller ? Vous en doutiez encore ?

Au Très Honoré, Place du Marché Saint-Honoré, Paris 1

Critique : Exposition Martin Parr – Maison Européenne de la Photographie

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Que de communiqués de presse, de grabuge médiatique et d’articles frôlant l’éloge panégyrique pour une bien maigre exposition photographique ! Voici l’impression générale qui se dégage en sortant des murs de l’hôtel particulier Hénault de Cantobre.

Depuis 1982, la Maison Européenne de la Photographie passe commande auprès de photographes renommées pour nous livrer leur vision de la capitale. Après Henri Cartier-Bresson, Edouard Boubat et bien d’autres, c’est autour de Martin Parr de nous faire redécouvrir les différentes facettes de cette ville magique.

Pendant deux ans, Martin Parr s’est attelé à nous livrer sa version de Paris, avec comme toile de fond le tourisme de masse évoqué autour d’événements majeurs tels que le défilé du 14 juillet, les défilés de mode, le salon d’aéronautique du Bourget ou encore Paris Plage.

Expo Martin Parr 2

Mais devant la pauvreté de cette exposition – une soixante d’œuvres tout au plus dont les 2/3 auraient pu être prises par un bloggeur au regard affuté – on se demande si Martin Parr n’a pas passé la majeure partie de ces deux années à la terrasse du Flore plutôt que d’arpenter les rues de Paris. La plupart des photos présentées ne sont pas nouvelles, on aurait aimé un vrai travail inédit.

Le travail de l’artiste n’est pourtant pas tout à fait vain. Devant la photo montrant ces touristes ahuris et sans culture mitraillant la pauvre Joconde avec leurs smartphones, on observe un bien triste phénomène : les visiteurs eux-mêmes prennent en photo le tirage ! Cette belle construction en abime montre à quel point la culture se réduit aujourd’hui à un tableau de chasse qu’on exhibe fièrement sur son profil Facebook. Consternant.

Martin Parr à la Maison Européenne de la Photographie, 5 rue de Fourcy, Paris 4

Jusqu’au 25 Mai 2014, entrée : 8 €

Critique : China Club : entre esprit colonial et fusion food.

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Perdu entre Bastille et Gare de Lyon, le China Club nous offre un voyage sensoriel au cœur de la Chine coloniale des années 30. Etablissement mythique des années 80/90, le China a bien failli disparaitre en 2008 pour être transformé en bureaux administratifs. Heureusement, Jean-François Roux, ancien associé de Costes et propriétaire de Chez Janou et du Petit Marché, a repris l’établissement pour lui redonner son lustre d’antan.

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La décoration coloniale est une pure réussite ; le client se sent transporté dans un hôtel mythique Raffles, entre Hong Kong et Angkor. Canapés Chesterfield, lumière tamisée jouant les nuances de pourpres et garances, stores vénitiens créant de subtiles jeux d’ombres, plantes vertes et meubles en bois laqué faisant tous échos au carrelage en damier. Hemingway n’est sûrement pas très loin.

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La carte. Très fusion food avec des rolls et dim sum en entrées (10-12 €), des Bo Bun (bœuf, crevette, poulet ou crabe) entre 14 et 16 €, puis des poissons (brochettes de st jacques rôties à la citronnelle, crevette royales citronnelle, gambas sautées, dorade royale, thon basilic piment) et viandes (porc mijoté coco caramel, bœuf grillé satay, tartare poilé, poulet crispy, magret d’oie laqué bananes figues, anneau rôti au cury) entre 20 et 22 €. Côté desserts, les sempiternelles riz au lait de coco, moelleux au chocolat glace vanille, croustillant de fruits frais à la vanille ou crème brulée au thé vert sont au rendez-vous (8 – 10 €).

La cuisine. Des Bo Buns parfaitement équilibrés, consistants et savoureux mais des desserts plus passe-partout. Les cocktails d’inspiration début du siècle (Bramble, Bijou, Singapour Sling, Side Car, Mai Tai) sont plutôt réussis.

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La clientèle. Le propriétaire souhaitait un établissement « ouvert à tous, sans barrière culturelle, sociale ni générationnelle ». Le vœu, bien qu’un tantinet démagogique, semble être exhaussé.

Les plus. L’ambiance, la déco très réussie, le pari réussi de réveiller un quartier endormi.

Les moins. Les canapés inconfortables responsables de votre future sciatique et la playlist qui mériterait d’être un peu plus travaillée.

China Club, 50 rue de Charenton, Paris 12

Ouvert du lundi au samedi de 17h à 2h, toute la nuit vendredi et samedi

Critique : La Cuisine du Royal Monceau. Resto étoilé, déjeuner d’affaires.

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Le Royal Monceau propose une formule déjeuner diablement efficace pour sustenter les appétits distraits des businessman. Il sauvera bien des déjeuners d’affaires où l’invitant tremble à l’idée de sortir sa carte bleue pour régler les agapes de ses congénères.

Auparavant, il fallait ruser en réservant discrètement sur La Fourchette en priant pour ne pas tomber sur une maritorne jactant « c’est une réservation La Fourchette ? ». La supercherie était alors démasquée et la honte ne pouvait qu’entacher votre tentative d’impressionner votre hôte.

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Heureusement, le restaurant étoilé La Cuisine a eu l’excellente idée de proposer une formule déjeuner entrée/plat ou plat/dessert à 58 € et un trio E/P/D à 75 €. Ne comptez pas faire bombance, mais la cuisine se relève de grande qualité dans un cadre chic et décontracté.

La décoration. Difficile de rater l’omniprésente déco imposée par Starck. On se souvient du cabotin fanfaronnant sur son Riviera dans un reportage télévisé, nous racontant que las de ne pouvoir trouver des feuilles d’acanthe à suspendre au plafond, il finit résigné par les faire fabriquer sur mesure à Murano. Le résultat est à l’image du personnage : opulent, limite Roméo, avec des lustres de cristal rutilants, des drapées de blanc cloisonnant les espaces et des abat-jours métalliques aussi grand que des réacteurs d’avions d’A380. Le lieu n’en reste pas moins agréable, les clients confortablement installés dans des fauteuils ou canapés moelleux. L’endroit se prête particulièrement aux déjeuners d’affaires où, si vous arrivez un peu tard, vous aurez toutes les chances d’être placés sur une table de quatre en n’étant que deux.

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La formule. Revue chaque semaine, elle se décline en 2 propositions d’entrées, de plats et de desserts. Cette semaine-là : accras de poissons ou œuf de poule frit en entrée, puis barbue du bassin d’Arcachon ou volaille jaune des Landes au tandoori. Et pour finir, tarte fine au chocolat Chloé ou millefeuille minute signés tous deux Pierre Hermé. La formule inclut également un café servi avec un mini-macaron.

Les plats. L’œuf frit sonne le tocsin ; le repas promet d’être léger mais gouteux. Emmitouflé dans sa panure, le polisson se complait sciemment sur son lit de légumes d’hiver et petite salade d’herbes fraiches. On pourrait presque le confondre avec un poussin gambadant dans les près. Celui-ci n’oppose pourtant que peu de résistance. Les dents de la fourchette le font pleurer jaune pour le plus grand bonheur des papilles.

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Suit la volaille servie avec l’esthétique d’une côte de porc ; troublante expérience. Pourtant, l’audacieuse présentation est accompagnée d’une excellente surprise gustative : une viande fondante servie avec une purée des pommes de terre rattes enrubannée dans une sorte de gras double frit. Ce plat sophistiqué est indéniablement à la hauteur d’un restaurant étoilé.

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Nous passerons finalement sur les desserts signés Pierre Hermé. Il faudra nous expliquer l’intérêt d’inscrire à la carte d’un restaurant étoilé des pâtisseries fabriquées dans une usine de la région parisienne. Qu’il est déplorable qu’un palace de cette renommée ne dispose pas d’un véritable pâtissier qui propose à ses clients des desserts audacieux plutôt que des desserts archi revus que l’on retrouve aussi bien au Printemps qu’au Drugstore des Champs-Elysées.

Le service. Servile.

Faut-il y aller ? Naturellement, la cuisine est excellente et le Royal Monceau a le bon goût d’être situé en plein cœur du quartier des affaires.

La Cuisine, Royal Monceau, 37 avenue Hoche, Paris 8

Hotel Adlon Kempinski Berlin: un écrin de luxe

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Loin du tumulte de la vie berlinoise, l’hôtel Adlon est une halte idéale pour savourer le luxe discret de ces vieux palaces patinés par le temps. Tout comme Berlin, l’hôtel Adlon possède une histoire riche en rebondissements.

Situé juste en face de le Porte de Brandebourg, sur la Pariser Platz, le premier hôtel fut construit en 1907. Il fut entre les deux guerres mondiales l’un des plus grands hôtels d’Europe et accueillit des célébrités comme Charlie Chaplin, Joséphine Baker ou encore Marlène Dietrich.

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Si l’hôtel survécut aux bombes qui rasèrent la ville, l’établissement fut pourtant ravagé par un incendie le 2 mai 1945 déclenché par des soldats soviétiques ivres. Après la guerre, le bâtiment principal fut démoli ainsi que tous les autres bâtiments de la place pour faire place à un véritable no man’s land entre Berlin Est et Berlin Ouest. Le mur fut érigé devant la porte de Brandebourg.

Ce n’est qu’en 1997, après la réunification, que l’hôtel Adlon fut reconstruit à l’identique, 90 ans après son inauguration. Le palace est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux hôtels de la ville et accueille régulièrement des célébrités comme Michael Jackson en 2002 qui fit scandale en montrant son jeune fils depuis le balcon de sa chambre, devant des photographes et fans médusés.

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Le lobby. Cœur névralgique de l’hôtel, le lobby voit défiler hommes d’affaires, touristes venus prendre l’afternoon tea et clients de l’hôtel épuisés de leurs treks citadins. Le soir, le bar permet de savourer un currywurst ou un goulash sur fond de piano.

Les chambres. Tout le confort moderne d’une chambre 5 étoiles avec une déco soignée, des salles de bain en marbre et un mobilier raffiné.

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La piscine. Piscine de style néoclassique, jacuzzi et sauna un peu vieillots mais fort agréables.

Le service. Parfait sans être obséquieux et parlant français. Accompagnement jusqu’à la chambre, filtre à l’entrée de l’hôtel pour raccompagner les simples curieux venus avec la banane autour de la taille.

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Les plus. Service de préparation du lit le soir. Accompagnement à la chambre proposé. Domotique intelligente. Connexion Wifi gratuite.

Les moins. Pas de journaux en français, pas de machine à café dans les chambres, ni de corbeille de fruits.

Unter den Linden 77, 10117 Berlin, Allemagne

Critique : Bar L’Alcazar. Rue Mazarine.

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L’Alcazar est une de ces adresses germanopratines qui semble intemporelle. Ancien cabaret ouvert en 1968, l’Alcazar fut repris en 1998 par Sir Coran pour le transformer en restaurant-bar lounge. Terence Conran à qui l’on doit Habitat et le Conran Shop a transformé le 62 rue Mazarine en véritable temple des soirées parisiennes. Le cadre chic de l’établissement s’adapte parfaitement à l’organisation de soirées évènementielles, diners spectacles et soirées dansantes.

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Dominé par une verrière de 12m de hauteur, l’établissement dispose d’un restaurant au rez-de-chaussée et d’une brasserie/bar en mezzanine. Du 1er étage, on observe la clientèle diner tout en sirotant un verre (12-13 €). Le bar est l’un des repères favoris des cougars en quête de jeunes éphèbes mais l’ambiance reste bon enfant, sur fond de musique gentiment disco/electro. Un lieu à redécouvrir au hasard de vos pérégrinations parisiennes.

L’alcazar, 67 rue Mazarine, Paris 6

fermeture à 1h du matin

Critique : Miss Ko. Starck et fusion food sur l’Avenue George V.

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Ouvert en début d’année, Miss Ko est ce genre d’adresses habituellement adoubées par des critiques consensuelles de journaux et blogs parisiens. Pourtant cette fois-ci, la presse s’est unie en véritable symposium de la branchitude pour dénoncer cet établissement avec une virulence parfois excessive.

Miss Ko avait pourtant joué la carte de la sécurité en confiant sa déco au célèbre designer Starck plutôt habitué aux descriptions hagiographiques qu’à la vindicte populaire. Certains lui reprochent ici un gloubi goulba de références asiatiques et un joyeux recyclage d’idées déjà-vu ici et là. D’autres troquent les flagorneries habituelles pour des critiques acerbes dénonçant un travail brouillon.

Le résultat est pourtant réussi avec cette salle de 500 m2 transformée en temple urbain de la hype. Paris souffrait de l’absence de ce genre d’adresses si courantes à New York, Hong Kong ou encore Bangkok et Miss Ko s’inscrit parfaitement dans cette mode internationale.

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La salle. A mi-chemin entre le Kong et Bon avec sa déco foutoir où le bar de 26 m de long trône au milieu de la salle tel un podium de défilés. L’univers créé est finalement très visuel : des ombrelles accrochées à une barre de néons recréent l’atmosphère des marchés de Bangkok, des visages s’animent sous forme d’hologrammes, des chaines d’informations passent en boucle sur le comptoir du bar et une fresque monumentale de l’artiste David Rochline attise la curiosité avec ses personnages fantasmagoriques. De quoi donner un sacré coup de vieux au Buddha Bar et sa clientèle vomie par des cars entiers de touristes égarés.

La carte. La cuisine n’est finalement qu’accessoire, elle n’a pas la prétention de déranger l’atmosphère des lieux. La carte fusion food nourrit des appétits distraits : bobuns, tataki, yakitori, etc. La variété des plats est à l’image du fatras visuel et auditif de la salle. Mais les prix sont étonnamment raisonnables pour ce genre d’adresses à deux pas des Champs-Elysées. Finis les plats à 30-40 € des Costes & Co et place à une carte dans les 20-30 €.

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Les plats. Burgers, yakitoris, pavés de thon, tataki de boeuf ou encore tartare de saumon s’affichent entre 18 et 29 €. Pour jouer la sécurité, préférez le Bo Bun Chic à 19 € d’un bon rapport qualité-prix.

Les desserts. D’inspiration française mais revisitée avec des produits asiatiques comme ce cheesecake yuzu aux fruits rouges ou encore ces beignets japonais (8-10 €). La crème brulée à la citronnelle servie avec sa glace thé vert matcha (8 €) aurait pu être excellente (8 €) si le chef n’avait pas incorporé de lait dans sa glace ; il la rend trop pâteuse et vient dénaturer le subtile goût du matcha.

Les cocktails. A trop vouloir chercher l’originalité on finit par servir des breuvages franchement ratés (12-13 €) voire imbuvables comme ce mojito où la menthe fut remplacée par du basilic thaï. Le Japanese Punch s’en sort mieux avec son mélange de saké, liqueur de yuzu, cognac, sucre de canne, porto et sirop de framboise qui rappelle le goût du Pimm’s Champagne.

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Le service. Adorable si vous êtes dans la clientèle target. Sinon, indifférente.

La clientèle. A l’image des Champs-Elysées ; on flirte toujours avec la ligne rouge qui sépare la clientèle hype de la vulgarité décomplexée.

Faut-il y aller ? Oui pour découvrir cette salle hallucinante en plein cœur de Paris. Certains regretteront peut-être le volume sonore de la programmation musicale pourtant excellente qui n’autorise que difficilement les longues tirades philosophiques.

Miss Ko, 49-51 Avenue George V, Paris 8

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