Critique : Pizza Rustica, pizza à la découpe, Saint-Germain, Odéon, Les Halles, Montorgeuil.

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Et une adresse de plus pour déguster des pizzas à la découpe, comme le veut la tradition italienne ! Cette enseigne créée par un italien a d'abord vu le jour aux Etats-Unis (Miami et L.A entre autres) avant de débarquer chez nous.Pourtant Pizza Rustica n'a jamais osé s'installer en Italie, un comble ! Auraient-ils eu peur d'essuyer certaines critiques assassines ? Toujours est-il que le passage par la case USA a largement influencé les recettes de leurs pizzas. La pâte est un peu trop épaisse et la garniture un peu grasse.Mais le choix est important et les pizzas sont tout de même correctes. Comptez 4-5 € la part, 5 € la formule pizza margherita + boisson. L'enseigne propose également des pâtes, panini, salades et focaccie.

Finalement, Pizza Rustica est une bonne adresse pour combler les petites et grandes faims.

Pizza Rustica, 24 rue Saint-André des Arts, Paris 6ème

Autre adresse, 36 rue de Montorgeuil, Paris 1er (avec terrasse) et aux Halles




Critique : Grand Café des Négociants, Lyon.

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Après plusieurs mois passés à Lyon, je commence à me faire un carnet d'adresses de restaurants et de bars qui s'étoffe au fur et à mesure de mes pérégrinations lyonnaises. Parmi mes découvertes, l'une d'entre elles que j'affectionne tout particulièrement : le Grand Café des Négociants, où l'on retrouve tout le charme d'un café parisien. A deux pas des Cordeliers, juste en face du Virgin Megastore, cette belle brasserie du début du siècle accueille une clientèle chic et branchée.

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L'intérieur est une pure merveille baroque : dans un style très second empire avec ses plafonds moulurés et peints, ses tentures colorées se marient parfaitement avec ses camaïeux de bordeaux. La salle avec ses grands rideaux et miroirs anciens rappelle les foyers de théâtres ou l'on vient prendre une coupe de champagne ou un verre de vin avant la reprise du spectacle.Le lieu est chaleureux et confortable. On peut s'installer dans l'un de ses fauteuils en velours marrons autour de tables en marbre et parler business comme le faisaient autrefois les diamantaires, soyeux et chevillards qui y menaient d'actives négociations (d'où le nom du café).

Le Café des Négociants s'apprécie à toute heure de la journée. Le matin pour prendre son petit-déjeuner ou encore à l'heure du thé pour commander leur fabuleux chocolat chaud à l'ancienne prisé de tous les habitués. Il est onctueux sans être écoeurant, appuyé par des arômes de cannelle qui viennent vous titiller les papilles. Le soir, le lieu se veut plus branché et accueille la jeunesse dorée locale.

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Une ambiance bien parisienne qui se paie au niveau des prix, eux aussi très parisiens. Comptez 5 € pour un soda, 7 € pour un chocolat chaud.A l'heure du repas, comptez 18 à 25 € pour un plat, 8 à 9 € pour les desserts. En semaine à midi, une formule à 17,90 € propose un plat et un dessert.

Grand Café des Négociants, 1 place Francisque Régaud, Lyon 2ème

7j/7, jusqu'à 3h du matin (un miracle à Lyon)
dernière prise de commande pour manger, à minuit

Critique : Brasserie Flore, Lille, un désastre.

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Sortons nos pertuisanes, dégainons nos hallebardes et parons pour un combat qui s'annonce épique : faire une critique de cette gargotte, le café Flore à Lille.
Tout avait pourtant bien commencé. Il est 14h30, le rush de midi est passé et il devrait être facile de manger rapidement à cette heure-ci.
La salle intérieure se veut cosy, ce n'est pas parfaitement réussi mais l'ensemble tient la route et le lieu est confortable.

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La carte. Une formule plat/dessert à 16,50 € (19,60 € avec une entrée), un tartare frites à 10,60 €, un onglet et un pavé de rumsteack à 12 €, des desserts à 4 ou 5 €.Les prix sont tout à fait raisonnables, voilà un bon point.Malheureusement la cuisine ne suit pas et les plats sont bien transparents. Le saumon est trop cuit avec une sauce béarnaise quelconque, quant au cabillaud accompagné de sa poêlée de légumes et pommes de terre, l'ensemble est assez fade. Mon onglet de boeuf ne s'en sort pas vraiment mieux avec une viande beaucoup trop filandreuse et qui n'a pas beaucoup de goût. Seul point positif la salade de lardons, tomates et fromage en entrée était réussie et bien assaisonnée.

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Enfin, les desserts n'ont rien d'extraordinaire eux non plus : le tiramisù de fruits est correct, mais la composition d'abricots accompagnée de sa glace n'a vraiment aucun intérêt. Les abricots sortent directement de la boîte de conserve Andros, ils crient au désespoir d'être mangé : “épargnez-nous, par pitié !”. On devrait plus souvent écouter les recommandations des fruits lorsqu'ils nous parlent …

Le service. Parlons-en. Un service à rallonge qui se perd dans un marasme incontrôlé. Mais parlons plutôt de notre mésaventure, que nous aurions pu intituler “l'épisode de la gaufre maudite”. Nous sommes revenus au café de Flore le lendemain. Nous voulions aller chez Meert mais le dimanche, ils n'ouvrent pas avant 15h. Comme nous n'avions pas envie d'attendre 50 minutes sous le crachat lillois, nous nous sommes donc rabattus sur le Flore. Bien mal nous en a pris.

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Nous nous installons à 6 en terrasse après quelques réticences de la part du serveur qui estimait qu'il n'y avait plus de places disponibles alors que 13 tables restaient inoccupées. En réalité, le serveur préférait prétexter l'indisponibilité des tables plutôt que d'avoir à les débarrasser. Malin le bougre !
Finalement nos tables ne sont pas propres, nous finissons par faire le boulot à sa place en prenant les nappes, les roulant en boule et les jetant sur la table voisine. Nous ne savions pas où était la blanchisserie, sinon nous aurions pu les y porter.

30 minutes plus tard, les cartes arrivent ! Hourra ! Après avoir hélé, alpagué, attrapé au lasso le serveur, nous prenons enfin la commande : 5 gaufres dont 3 au chocolat/chantilly, une au chocolat et l'autre à la confiture, plus un café gourmand accompagné d'un coca et de 4 thés. Le serveur très sûr de lui ne prend pas de notes sur son calepin. Après tout il n'y a que les gugusses qui ont besoin de noter les commandes pour s'en rappeler, n'est-ce pas ?Mais qui voit-on 5 minutes plus tard ruer dans les brancards, l'air tout penaud comme s'il avait commis une bêtise ? Notre cher serveur qui avait oublié la moitié de notre commande. Un peu d'humilité de sa part n'aurait pas été du luxe.

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Puis un quart d'heure plus tard, le serveur revient nous annonçant froidement qu'il ne reste plus que 2 gaufres en cuisine et qu'il faut changer notre commande`après 1h10 d'attente. Foutage de gueule ? Nous troquons donc nos 3 autres gaufres contre des crêpes. Et les minutes continuent de défiler, jusqu'à ce que notre commande arrive enfin, 1h30 plus tard. Les gaufres sont lamentables, molles, réchauffées. La sauce chocolat est industrielle. Les crêpes ne s'en sortent guère mieux. La confiture est servie dans un pot individuel, la chantilly sort de la bombe. Et pour les thés, c'est le pompon. Une théière d'eau chaude pour 2 et bien sûr pas de sucre. Exaspéré, j'ai fini par me lever pour aller le chercher moi-même. Je suis tombé sur une serveuse qui me promettait de m'apporter mon sucre dans quelques instants, le temps qu'elle termine tranquillement sa conversation avec une autre serveuse. Ne l'entendant pas de cette oreille, j'ai dû vivement insister pour obtenir le sucre immédiatement, ne voulant pas encore attendre 1h de plus (nous lui avions déjà demandé une carafe d'eau et des verres, nous les attendons toujours). D'ailleurs les gens derrière nous et nos voisins de gauche semblaient tout aussi exaspérés que nous, la serveuse les ayant conscencieusement oubliés.

Il faudrait remettre les pendules à l'heure. On ne travaille pas dans la restauration quand on exécre les clients et qu'on a une mémoire digne d'un escargot agonisant. C'est comme une institutrice qui détesterait les enfants ou encore une sage-femme qui pousserait des cris d'orfraie à la simple vue d'un bébé.

Mais la plaisanterie ne s'est malheureusement pas arrêtée là. Lorsque le serveur est venu nous apporter notre commande, il nous a ordonné de payer immédiatement car il finissait son service. Nous avions attendu 1h30 pour avoir 3 pauvres crèpes, et ce seigneur exigeait le paiement à la seconde près. Je ne vous retranscrirai pas la suite de l'histoire, mais nous n'avons pas été très polis avec le monsieur. Parfois, il y a vraiment des claques qui se perdent …

Brasserie Flore, 11 Place Rihour, Lille
bouteille de Muscadet correct (14,50 €), café pas terrible 1,50 €

Critique : Park Hyatt Madeleine, bar La Chinoiserie.

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A force de parler du Hyatt Vendôme rue de la Paix, on oublierait presque que la célèbre chaîne hôtelière dispose d'une autre adresse toute aussi luxueuse à quelques pas de la Madeleine. L'adresse est moins courue,et accueille une clientèle plus discrète, moins tape-à-l'oeil.

La déco est soignée avec ses meubles en bois noir laqué très chic, éclairés par des lampes tamisées aux tons ocre et doré.Des fauteuils marrons sont disposés autour d'une grande statue de tigre et d'une cheminée à l'éthanol installée au fond de la salle.De grandes bibliothèques complètent le décor de ce bar/salon de thé, décorées d'oeuvres d'art contemporain choisies avec goût.

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La carte. Des prix beaucoup plus abordables que son voisin le Hyatt Vendôme. Les thés de la célèbre maison Betjeman & Barton sont à 6 €,le cappuccino à 7 € mais le chocolat chaud à 10 €, les sodas à 6 €. Les pâtisseries viennent de chez Ladurée (12 €). Les thés sont excellents, on regrettera cependant la pauvreté de la carte qui ne propose que 6 ou 7 thés différents.Mention spéciale au Club Sandwich à 15 €, prix tout à fait honorable pour ce genre d'endroit (au Hyatt Vendôme il frôle les 25 €).
Il est excellent même si je l'aurai préféré chaud. Le service est au petit soin sans être imposant.

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Le Hyatt Madeleine cultive donc la différence avec une déco qui change des autres palaces parisiens. Les prix sont abordables et le club sandwich est une très bonne affaire !

Bar La chinoiserie, Park Hyatt Madeleine,

24 boulevard Malesherbes, Paris 8ème

attention, ouvert uniquement du lundi au vendredi, de 17h30 à 1h




Critique : Lao Tseu, restaurant chinois chic Saint-Germain, rue du Bac.

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Lorsque je vais faire un tour rive droite, je prends souvent le bus 68  pour rentrer chez moi. Je passe alors rue de Solférino, puis longe le boulevard Saint-Germain avant de reprendre le Boulevard Raspail. Et à chaque fois je passe devant ce restaurant assez mystérieux, à la facade austère et cachée par d'épais rideaux : Lao Tseu.

Coincé entre deux boutiques de l'antiquaire Sant'Angelo, ce restaurantchinois se fait d'une discrétion rare. Pourtant à l'intérieur, les habitants du quartier ont vite trouvé leur marque. Une clientèle bourgeoise d'habitués vient goûter aux spécialités cantonnaises et szetchuannaises pour un rapport qualité/prix excellent. Souvent les restaurants asiatiques réputés vous attendent au tournant au moment de payer, vous faisant parfois regretter vos envies d'exotisme.

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Ici, comptez 17 € pour le menu du midi en semaine, 23 € le soir. Les autres plats à la carte sont à des prix raisonnables. Les desserts sont à 6-7 €. Nous prenons deux menus du soir. En entrée, nous choisissons un assortiment de raviolis vapeurs et une soupede ravioles. La qualité est au rendez-vous. Rien à voir avec ces choses gluantes et grasses servies dans la plupart des traiteurs asiatiques de la capitale.La farce est fine, parfumée et jamais sèche. Les entrées sont légères et nous invitent à poursuivre notre repas.

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La suite est toute aussi convaincante. Les grosses crevettes arrivent  sur une plaque chauffante avec la sauce encore frémissante. Attention à ne pas vous brûler, la table n'est vraiment pas grande. La cuisson des crevettes est juste, précise, et la sauce qui l'accompagne accentue les saveurs du plat. Quant à la marmitte chinoise de poulet,cela me rappelle mon séjour en Chine : même qualité et même fraîcheur.

Le gingembre et les champignons se marient parfaitement avec les morceaux de poulet. Le riz cantonnais qui accompagnait nos plats était excellent, mais peut être manquait-il un peu de goût.

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Pour terminer ce repas, je me suis laissé tenter par des beignets de bananes flambées. J'ai cru ma dernière heure arriver, lorsque la serveuse s'est mise à flamber le rhum à quelques centimètres de moi, manquant cruellement de place.  Sorti indemne, j'ai pu goûter à ce dessert simple, mais excellent.

Lao Tseu propose donc une cuisine de qualité avec un excellent rapport qualité/prix, surtout pour ce quartier huppé de la capitale. Seule déconvenue, notre table un peu à l'écart du reste de la salle. Disons que si vous n'êtes pas dans les petits papiers du patron, vous vous retrouvez punis au 1er étage coincé au fond à l'angle comme les bonnets d'ânes. Pour sortir aux toilettes, il ne faut pas avoir peur de raboter la chaise de son voisin, sinon de l'enjamber …

Lao Tseu, 209 Boulevard Saint-Germain, Paris 7ème
thé au jasmin correct à 4 €
réservation recommandée

Critique : La Société, Costes à Saint-germain des Près.

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En lieu et place de la boite de Jazz “le Bilboquet”, la dynastie Costes a récemment ouvert les portes de sa “Société”, comme elle l'entend. Installée dans les bâtiments de la Société de Géographie, le nom n'a certainement pas été choisi par hasard. La société représente un cercle fermé réservé aux gens hype, un microcosme de trentenaires branchés, de starlettes épiant le regard des autres pour voir si on les a reconnus. Mais aussi, des retraités branchés à la découverte des derniers endroits hype de la capitale, des bandes de copines qui se la jouent Sex&the city. Finalement, la clientèle est assez hétéroclite.
Aller dans un Costes, c'est souvent l'occasion de ricaner, de se fendre la poire d'un échec assuré. Il faut dire qu'en quelques années les restaurants Costes se sont attirés une méchante réputation : service inexpérimenté et odieux, prix exorbitants, ambiance terriblement snob et nourriture tout à fait quelconque.
Pour certains, la sortie au Costes est presque devenue un jeu. Pour le plaisir de déglinguer le restaurant à la sortie, de rédiger une diatribe incendiaire en se promettant de ne jamais y remettre les pieds … jusqu'à la prochaine fois. Et parce que les Costes attirent, on finit toujours par y revenir avec un masochisme inavoué. Histoire d'assister au défilé pompeux de ses clients et à l'allure nonchalante des serveuses-catwalk qui prennent les couloirs du restaurant pour un podium de défilé.

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Nous avions réservé plusieurs jours à l'avance afin d'avoir une table samedi soir. La décoration de la salle est une pure réussite signée Christian Liaigre. Les escaliers recouverts de marbre définissent plusieurs espaces intimes et donnent de la profondeur à la salle, de grandes lampes en forme de poutres métalliques  signées Stéphane Balini sont suspendues à des cordes et offrent un bel éclairage tamisé, et de grands rideaux complètent l'ambiance feutrée et cosy. Pour tout dire, il fait très sombre dans ce restaurant, on peine même à lire la carte.

Parlons-en de la carte. Toute en horizontalité, avec ses rabats qu'on ouvre comme une lettre. Une carte très visuelle avec des prix conséquents. Turbo à 42 €, poulet
doré minute au curry et chutney à 23 €, foi de veau à 32 €, filet château à 36 €, salers aller-retour à 25 €, côte de veau à 36 € et un club saint-germain à 19 €, seul
exutoire à une addition s'annonçant salée. Du côté des desserts, les prix continuent sur la même lancée : tartelette citron à 8 €, mille-feuille framboise à 14 €, fraises et framboises à 16 € (j'espère qu'elles viennent de chez Hédiard à ce prix-là).

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Nous prenons un poulet chutney et un canard
(29 €) accompagnés d'une demi-bouteille de Chabli (19 €). Ne vous avisez pas de demander une carafe d'eau, “ils n'en n'ont pas”. Pour éviter le scandale d'un éventuel client colérique, ils vous proposent tout de même un verre d'eau glacée … qu'ils sont gentils ! (en réalité, la loi les y oblige).
Les plats arrivent rapidement. Les escalopes de poulet sont exquises, moelleuses et fondantes. Le chutney et les fruits au sirop qui les accompagnent réinventent ce plat traditionnel, nous faisant découvrir des mélanges sucrés-salés plutôt réussis. La purée qui les accompagne est légère et ne baigne pas dans la matière grasse. Le plat est copieux.
On ne peut pas en dire autant du canard laqué réservé aux appétits d'oiseaux. Oui, mais le canard est un mets de luxe me diront certains … bon, ça passe pour cette fois-ci. Et puis là encore, les saveurs sont nouvelles, créatives et originales. Le riz qui l'accompagne est bien cuit, donnant du liant au canard et sa sauce.
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Nous continuons cet excellent repas par deux desserts : le crackers cheese-cake (12 €) et la crème glacée minute au café (8 €). Là encore, rien à dire. Le traditionnel cheese-cake a été revisité avec un contour en crackers qui joue le mélange sucré-salé à la perfection. Quant à la crème glacée, elle excelle de légèreté avec sa feuillantine aux amandes qui l'accompagne et qui révèle tous les arômes de la glace au café.

Le service. On se croirait parfois plus dans un club d'escort que dans un restaurant, avec certaines serveuses portant cuissardes avec jupe ultra-courte, top à paillettes accompagné du célèbre sac capitonné typique des serveuses costiennes. Mais le service fut souriant, bien plus efficace et agréable que dans la plupart des restaurants parisiens. On en tomberait presque des nues. Elles arrivent même à vous faire avaler une addition de 105 € à deux, sans que vous vous étrangliez.
Bien sûr c'est cher, très cher mais le rapport qualité/prix est au rendez-vous et la situation de ce restaurant, en plein coeur de Saint-Germain, justifie presque tout.
Costes remporte là une victoire bien méritée. Une réussite insolente bien désopilante, voire agaçante pour ses détracteurs …

La Société, 4 Place Saint-Germain-des-Près, Paris 6ème

Critique : L’harmonie des vins, rue Neuve, Lyon. Excellente oenothèque, fromages et charcuterie.

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Le vin est à la mode. Autrefois réservé à l'élite, il se démocratise. Dans les grandes villes françaises, les cours d'oenologie se multiplient à tire-larigot et les salons internationaux du vin s'ouvrent petit à petit aux particuliers.Des oenothèques à l'italienne fleurissent chaque jour dans les quartiers tendances. Le vin se déguste entre amis, à la bonne franquette ou dans une déco chic et épurée, accompagné d'assiettes de charcuteries et de fromages.

A Lyon, l'Harmonie des vins propose de découvrir les joies enivrantes du vin à deux pas des Cordeliers. Le lieu fréquenté majoritairement par une clientèle 30-40 ans, attire de nombreux clients surtout le week-end. On peut s'asseoir au bar sur l'une des chaises hautes, ou s'installer autour d'une table en forme de tonneau assis sur des tabourets en forme de bouchons de Champagne. La salle ne manque pas de charme avec ses poutres apparentes, ses alcôves et son plafond voûté en pierres.

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La carte des vins n'est pas très grande, mais les verres de vin proposés sont excellents et abordables (4-5 €). Je vous conseille leur Xérès Blanc ou encore leur Riesling Alsace.
Les assiettes de charcuteries artisanales (5,6 €) et de fromages affinés par la Bressane (6,1 €) viennent accompagner les arômes du vin et les mettent en exergue : saucisson, chorizo, pâté, comté, roquefort … On peut également se laisser tenter par l'assiette mixte pour goûter à la charcuterie et aux fromages (9 €).

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Avant de partir, faites un détour aux toilettes au sous-sol. Vous passerez par la cave et marcherez sur le gravier jonchant le sol. Très original.
En résumé, l'Harmonie des vins est une excellente adresse pour boire de bons vins et picorer fromages et charcuteries.

L'Harmonie des vins, 9 rue Neuve, Lyon 1er
nouvelle adresse dans la gare des Brotteaux, “La consigne de l'Harmonie des Vins”
nécessité de réserver pour dîner




Critique : Brasserie des Brotteaux, Lyon, excellente adresse.

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Avant que la Part Dieu ne devienne l'une des gares les plus fréquentées de France, la gare des Brotteaux accueillait une bonne partie du trafic ferroviaire lyonnais.
Fermée en 1983, la gare a été restaurée et accueille depuis quelques années une brasserie, une salle d'enchères et une boite de nuit, entre autres.
Aujourd'hui, Le quartier des Brotteaux vit au rythme de ses trois brasseries mythiques : la brasserie de l'Est installée dans la gare elle-même et appartenant à Paul Bocuse, la brasserie du Splendid juste en face tenue par Georges Blanc, et enfin la brasserie des Brotteaux.

Cette dernière a gardé son décor pus jus Art Nouveau. Carrelage au sol et céramiques de grès aux murs, grands miroirs ornant la salle principale,
beau comptoir avec une trancheuse à jambon mécanique rouge qui trône fièrement à l'entrée, et confortables banquettes en cuir accueillant les clients.

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La carte. On évitera les entrées excessivement chères (10 à 15 €, vont-ils bien ?) pour s'attaquer directement aux plats (entre 14 à 22 €).  On regrettera l'absence de menus abordables. Le seul et unique est à 32 € !

Nous prenons un tartare de boeuf 200g (16,50 €) et un tajine d'agneau safrané aux artichauts et petits pois (13,90 €). Le tartare est excellent, la viande est de qualité mais pourrait être plus relevée. La salade et les pommes de terre sautées à l'ancienne qui l'accompagnent sont irréprochables. La peau des pommes de terre est croustillante, leur coeur est fondant.Quant au tajine, il est correct mais peut-être un peu sec, il manque de sauce pour parfaire le lien entre les différents arômes du plat.Passons aux desserts (5 € environ) et surtout au tiramisù aux marrons.

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D'habitude ce genre de dessert est assez casse-gueule. Le chef tente à tout prix de revisiter un dessert archi-connu tout en voulant le moderniser, et tombe finalement dans une véritable hérésie gastronomique.
Mais ici le chef réussit avec brio une tâche qui s'annonçait pourtant difficile et le résultat est époustouflant. Il réussit le pari de réinventer ce dessert en lui ajoutant une efficace touche de modernité. Les mikados qui l'ornent sont comme un pied-de-nez à ses éventuels détracteurs. Le dessert n'est jamais écoeurant, et le marron se marie parfaitement avec le biscuit imbibé. Chapeau.

La Brasserie des Brotteaux est donc un excellent restaurant. Certains trouveront que la carte n'est pas très bien ficelée, mais en cherchant bien on arrive à manger sans se ruiner.
Le dessert fut de grande volée, et les portions sont généreuses. Nous ne manquerons pas d'y faire un tour les beaux jours revenus pour s'attabler à la terrasse, protégée par la belle marquise du restaurant.


Brasserie des Brotteaux, 1 Place Jules Ferry, Lyon 6ème

eau minérale (50 cl) 3,10 €, (1l) 4,20 €
café 2€ (correct)

Meilleurs voeux

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Bonne année 2010 et bonne santé!

Critique : Ladurée au Printemps Haussmann, excellent salon de thé, macarons.

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Pour finir l'année en beauté, rien de mieux que de terminer par une critique élogieuse d'un salon de thé qu'on ne présente même plus : Ladurée. Installé au 1er étage du Printemps, entièrement restauré en même temps que les travaux de réaménagement du Grand Magasin, le salon de thé accueille ses clients dans un cadre luxueux et voluptueux.
Le service est adorable et attentif. Nous héritons d'une bonne place installés dans de confortables fauteuils. Il faut bien un tel accueil pour ne pas s'évanouir devant les prix de la carte. Comptez 7 ou 8 € les pâtisseries, 5 € le gros macaron, 7 € environ pour un thé ou un chocolat chaud.

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Nous commandons un thé et un café viennois accompagnés d'un Paris Brest et d'un macaron au chocolat.Tout est parfait : la crème du café viennois est faite maison, elle fond dans la bouche et se marie à la perfection avec le café corsé. Le thé a beaucoup de tenue en bouche, il est fruité et parfumé. Quant au dessert,on frise la perfection. Le macaron, doit-on encore le présenter, est excellent. Croquant à l'extérieur lorsque la bouche s'y aventure, puis fondant lorsqu'il percute le palais.Jamais écoeurant, toujours avec retenue. Le Paris Brest ne trahira pas lui non plus ce goûter. Sa pâte est croustillante, la crème pâtissière est légère et onctueuse.

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J'en viens presque à préférer cette adresse  à celle de la rue Bonaparte. Contrairement aux Ladurée Bonaparte et Champs-Elysées, la maison Ladurée ne part pas en terrain conquis,consciente de l'honneur que lui fait le Printemps en lui concédant une vitrine
si précieuse.
Le service s'en ressent, beaucoup moins hautain, tout en retenue et délicatesse, le client est accueilli comme un pacha et c'est après tout la seule chose qu'il demande !

Ladurée Printemps Haussmann, 62 boulevard Haussmann, Paris 9ème