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Critique Intercontinental Porto – un charme discret

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Dernières nouvelles

Rooftop Bar à Prague : 2 adresses où admirer la ville

Rooftop Hotel U Prince Prague

Rooftop Prague : Hotel U Prince

Pour prendre le pouls d’une ville et se rendre compte de son ampleur, rien de tel qu’un bon vieux rooftop en plein centre ville pour contenter sa curiosité. L’Hôtel U Prince exauce nos désidératas en nous offrant une superbe terrasse panoramique installée au dernier étage de son établissement.

La vue est époustouflante et la ville à nos pieds prend une toute autre dimension. Côté boissons, une carte de cocktails plutôt réussis permet de siroter quelques breuvages à 4 – 5 €.

Hotel U Prince, Staroměstské náměstí 29, Prague

Bellavista Prague

Bellavista Prague 2

Situé au sommet de la colline du château, ce café-restaurant offre une vue sublime sur la ville, le château et sa cathédrale ainsi que le quartier de Mala Strana. L’endroit idéal pour se reposer d’une visite éreintante avant de repartir de plus belle pour de nouvelles aventures praguoises.

Bellavista, Strahovské nádvoří 132/1, Prague

Critique – Cupcake & Macaron. Rue du four

Cupcake & Macaron 2Cupcake & Macaron 1

Quelle est donc cette étrange porte d’entrée ? L’entrée d’une garçonnière ou l’accès vers un nouveau club libertin du quartier germanopratin ? Rassurez-vous, pas de gourgandines à l’horizon mais seulement des gourmandises sucrées au doux nom de cupcakes. Enfin presque, exit les cupcakes américains écœurants avec leur glaçage saturé en sucre et place à la finesse à la française. Il s’agit donc d’une petite génoise surplombée d’une mousse parfumée. Les parfums sont variés : fraise, vanille, pistache, citron ou encore Nutella et spéculos.  Le résultat est surprenant, le chef a remplacé la crème au beurre par une recette secrète façon chantilly qui rend ses douceurs plus légères.
Le lieu. Une boutique lovée dans une ancienne entrée de service lilliputienne avec un valet à l’entrée qui semble tout droit sorti d’Alice au Pays des Merveilles pour vous mener au chapelier fou. Service en porcelaine, Vivaldi et bel canto à tout berzingue, une femme s’affaire en cuisine pour assembler les cupcakes et les servir à travers un passe-plat. L’opération semble presque illégale, comme si un dealer allait chercher sa poudre dans la cage d’escalier.

Cupcake & Macaron, 1 rue du Four, Paris 6

Critique – Les Sablettes – Frejus Plage

Les Sablettes Fréjus

La plage privée Les Sablettes est une adresse incontournable de Fréjus pour se dorer la pilule face à la mer. Le soir, les transats se troquent contre une petite poignée de tables installées à même le sable. Ambiance vacances garantie.

Le lieu. La salle intérieure n’a pas grand intérêt ; elle rappelle les Autogrill d’aires d’autoroutes. Il vaut mieux décrocher une table sur l’agréable terrasse construite sur pilotis, ou mieux, sur la plage.

La carte. Les plats s’affichent à des prix dans la normale : pizzas à 12-13 €, salades à 13-15 €, pates à 12 €, carpaccio de bœuf à 14 € et tartare de bœuf à 18 €. Mais les poissons sont trop chers : pavé de saumon à 22,5 €, filet de Saint-Pierre à 25,5 € ou encore sole à 27,5 €.

Les plats. Une salade niçoise plus que généreuse et des moules frites tout à fait convaincantes (12,7 €). Plats en outre très copieux.

Service. A la dilettante, au début on ne sait pas trop sur quel pied danser : est-ce du lard ou du cochon ?

Les Sablettes, 407 Boulevard de la Libération, Fréjus

desserts 6-7 €, bouteilles de vin entre 20-22 €, 1/2 bouteilles à 13-14 €

Critique – L’autre salon de thé, Toulouse

L'autre salon de thé Toulouse 1

En quelques années, les salons de thé ont poussé comme des champignons dans les rues de Toulouse. Parmi ces récentes adresses, on pourra citer l’Autre Salon de Thé, rue des Tourneurs, proposant de délicieux gâteaux malgré le service pour le moins calamiteux.

La déco. Des papiers peints défraichis vous accueillent dans cette reconstitution d’un manoir anglais. Les tables en bois, les vieux tableaux et les miroirs chinés dans des brocantes alentours se chargent d’ajouter leur touche « old school ».

La carte. Les pâtisseries s’affichent à 5 € et trônent fièrement à l’entrée du salon. Carrot cake, cheese cake, banoffee, tarte pistache ou fruits rouges … il y en a pour tous les goûts. Pour accompagner ces plaisirs caloriques, une belle carte propose également des thés à 4 €.

L'autre salon de thé Toulouse 2

Le verdict. Les desserts servis dans une vaisselle aux motifs floraux sont excellents. Le banoffee est léger, embaumé par sa crème salvatrice, le crumble ne tombe pas dans l’écueil de l’écœurement et le méli-mélo de pâtisseries permet de découvrir quelques classiques de la maison comme la tarte aux framboises ou encore le mille-feuille.

Le service. Serveurs incompétents et patron tyrannique, le programme s’annonce chargé. Le chef enguirlande ses serveurs devant les clients médusés mais cajole son médor. Si seulement les clients n’étaient pas traités comme des cabots …

L’autre salon de thé, 45 rue des Tourneurs, Toulouse

Coup de gueule – Pourquoi certains restaurants en Province refusent de servir après 13h30 ?

De passage à Gassin, dans l’arrière-pays varois près de Ramatuelle, j’ai assisté à une situation ubuesque et désolante, malheureusement monnaie courante dès que vous sortez des grandes villes françaises. En pleine saison touristique, les restaurants refusaient tout bonnement de nous servir passé 13h45. La plupart ne nous aura donné aucune explication, les plus bavards nous auront précisé que le cuisinier prenait congé à 14h. Je considère pourtant cette explication irrecevable, un restaurant peut toujours proposer une carte allégée à base de salades, de tartines et de charcuterie ne nécessitant pas la présence continue d’un cuistot.

En réalité, ces restaurateurs semblent se comporter comme à la « belle époque » où le client se bâtait au portillon, tout en pleurant aujourd’hui sur leur baisse d’activité de 20 à 30 % dans les gazettes régionales. Les raisons sont toujours multiples et exogènes : la hausse de la TVA, la crise, la baisse du pouvoir d’achat, les charges, la météo capricieuse, etc. Bien sûr, il y a un fond de vérité dans cette litanie d’excuses mais tout ceci semble prétexte pour refuser le changement et continuer à vivre comme les musiciens du Titanic qui attendront jusqu’à la dernière minute que le bateau coule.

Les temps ont pourtant changé, les clients veulent désormais déjeuner à toute heure, en particulier les touristes étrangers. Il parait alors absurde de leur refuser une table !

Pour conclure, nous avons fini notre course effrénée au restaurant le Point de Vue, à l’entrée de la ville. Le patron se frottait les mains, marmonnant « ils ne veulent pas travailler, quelle aubaine pour nous ».

City Guide – Itinéraire Turquie / Ephese, Pamukkale, Oludeniz

La Turquie offre une multitude d’activités qui conviendra à tout type de voyageurs : culture, nature, plages et grandes villes. Pour vous guider, voici une proposition d’itinéraire à faire en une dizaine de jours.

JOUR 1 : Vol Paris – Istanbul (3h25)

JOURS 2 à 4 : découverte d’Istanbul et de ses environs

Voir les articles dédiés : City Guide et Adresses de restaurants & bars à Istanbul

JOUR 5 : Istanbul – Izmir – Selcuk

Vol dans l’après-midi Istanbul – Izmir (1h05) puis location de voiture. Route vers Selcuk (1h, 82 km), point de départ pour une visite le lendemain de la cité d’Ephèse.

Contrairement à ce que vous pourrez lire sur les guides ou sur internet, les routes sont en bon état et la conduite n’est pas si « sauvage » qu’on puisse l’imaginer. Quelques dépassements par la droite, des camions décrochant en sens inverse pour rejoindre une station service mais le code de la route est globalement respecté. Pour les péages, demandez à votre agence de location un badge pour éviter de vous voir facturer de lourdes amendes.

Nuit à l’hôtel Villa Dreams II, Selcuk

Une charmante maison d’hôtes sur les hauteurs de la ville avec piscine et petit-déjeuner servi en terrasse rooftop. Accueil impeccable et souriant. Chambres simples mais propres et rénovées.

Diner au Ephesus Restaurant, Namik Kemal Cad. 2, Selcuk

Ephesus Restaurant Selcuk

Dans le centre ville de Selcuk, possibilité de diner jusqu’à 23h-00h avec plusieurs restaurants sur la place donnant sur les ruines d’un aqueduc. Nous vous conseillons le restaurant Ephesus et son agréable terrasse. Chaque jour, des bons petits plats faits maison sont mitonnés par le patron. N’hésitez pas à demander un méli-mélo de leurs spécialités, les beignets de courgettes, la moussaka et les légumes sont délicieux. Service adorable et courtois.

JOUR 6 : Selcuk – Ephese – Aphrodisias – Pamukkale

Le matin, découverte d’Ephese à quelques kilomètres de Selcuk. Venez à l’ouverture du site pour profiter du calme de ce site archéologique. Ne manquez pas le Grand Théâtre  (théâtre antique considéré comme le plus grand au monde, malheureusement quelque peu défiguré par les gradins restaurés en béton armé), la célèbre façade de la bibliothèque de Celsius (photo carte postale), sans oublier la rue des Courètes grimpant à flanc de colline d’où la vue sur tout le site est impressionnante. Enfin, rajoutez la visite des maisons en terrasses (supplément) permettant d’imaginer la vie quotidienne des patriciens d’Éphèse.

Route vers Aphrodisias (2h10, 158 km de route).

Déjeuner au Anatolia Restaurant, sur la grande route, à 2 km du site d’Aphrodisias, en allant vers Karacasu

Anatolia Restaurant Aphrodisias

Ne vous fiez pas à votre première impression, de nombreux bus de touristes ont beau s’arrêter ici, le restaurant n’en reste pas moins agréable. Préférez y aller vers 14h pour éviter la cohue touristique et déguster des mezze, pide, grillades de poissons et de viandes dans un cadre agréable avec une terrasse ombragée couverte d’une ribambelle de piments.

Visite du site archéologique d’Aphrodisias (déposer la voiture au parking et prendre le petit train tiré par un tracteur). Le site permet de découvrir une des plus belles villes romaines avec son stade antique, le plus remarquable de Turquie. Le lieu, perdu dans la nature de pins et de peupliers, est d’une quiétude remarquable.

Route vers Pamukkale (1h23, 98 km). Première découverte du site à la tombée de la nuit. Il est conseillé de découvrir le site en fin de journée et tôt le matin. Vous éviterez ainsi les cars de touristes qui découvrent le site lors d’excursions organisées à la journée depuis Antalya.

Le site naturel regroupe un superbe ensemble de vasques d’où jaillissent des sources chaudes entre 35 et 55°C. L’eau limpide modèle depuis des milliers d’années cette montagne de sels calcaires. L’entrée se fait principalement en bas du village (payant), après avoir retiré ses chaussures. Comptez 20 min pour atteindre le sommet de la falaise via un sentier aménagé. Au sommet, vous découvrirez le site antique de Hiérapolis.

Nuit et Diner à l’Hôtel Melrose House Hotel, à environ 600 m à l’écart du village, Pamukkale

Melrose House Pamukkale

Hôtel de charme d’une quinzaine de chambres à l’accueil charmant. Excellente cuisine servie sur une jolie terrasse agrémentée d’oliviers, au bord de la piscine.

JOUR 7 : Pamukkale – Oludeniz

Oludeniz

Le matin avant de reprendre la route, faites une deuxième visite du site de Pamukkale avant l’arrivée des touristes. Les couleurs y sont absolument magnifiques.

Prenez la route vers Oludeniz (3h07, 237 km). Arrivée en début d’après-midi à Oludeniz. Véritable carte postale, cette station balnéaire est surtout connue pour sa lagune aux eaux transparentes entourée de montagnes. Evitez de vous y rendre en pleine saison touristique au risque d’être déçu (ambiance Ibiza avec clubbing, plages bondées et hôtels chers). L’endroit est pourtant paradisiaque en basse saison (jusqu’à la mi-juin ou à partir de mi-septembre).

En fin d’après-midi, faites un tour sur la Croisette locale et prenez un verre dans un des bars pour admirer le coucher de soleil (1er étage du Buzz Bar ou ambiance survoltée du Help Bar par exemple).

Bar Help Oludeniz

Diner au OBA Restaurant, 224 Sok. 8, Oludeniz

Difficile de trouver un restaurant correct dans la ville. La plupart d’entre eux sont de véritables attrape-touristes où le client est alpagué dans la rue. Pourtant, il existe un restaurant correct situé dans un jardin agréable à l’abri de la foule en délire ; l’OBA. Bonne cuisine turque et service attentionné.

Nuit au Paradise Garden Hotel – Pamukkale

Hôtel situé sur les hauteurs d’Oludeniz, à flanc de colline, dans un cadre luxuriant et bénéficiant de belles vues sur la mer. Le domaine étendu permet de faire d’agréables promenades ou de se reposer au bord de la piscine. Chambres coquettes et accueil adorable. Une adresse en or.

JOURS 8 et 9 : OLUDENIZ

Lagune Oludeniz

Les 2 jours suivants consistent principalement à parfaire son bronzage en chillant sur la plage de la lagune. Entrée payante, que ce soit à pied ou en voiture, mais le site vaut vraiment le déplacement. A l’heure du déjeuner, on se sustente à la buvette de kebabs ou d’hamburgers (très chers et pas extraordinaires).

Diner au restaurant de l’hôtel The Olive Garden à Kabak (à 7 km de Faralya)

The Olive Garden Kabak

Les endroits les plus magiques sont souvent les plus cachés. Ce restaurant ne déroge pas à la règle avec son accès escarpé. On y accède plutôt à pied en laissant sa voiture sur le bord de la route puis on descend lentement la montagne à pieds avant de découvrir une quinzaine de bungalows récents surplombant une crique à laquelle on accède en 20 min par un sentier aménagé. Au sein d’un jardin fleuri, le restaurant sur pilotis, offre un panorama à couper le souffle sur la mer eau turquoise. Le lieu est irréel et constitue un véritable éden. Cerise sur le gâteau, la cuisine est excellente et il s’agit sûrement d’un de nos meilleurs repas en Turquie.

JOUR 10 : Oludeniz – Dalaman – Istanbul – Paris

Route le matin vers l’aéroport de Dalaman (1h05, 62 km). Vol Dalaman – Istanbul (1h15) puis vol de retour Istanbul – Paris (3h40). Préférez arriver et repartir d’Istanbul via le même aéroport, le trajet entre les 2 aéroports peut vous prendre plus de 3 heures, même en taxi !

Vous arrivez au terme de votre voyage, pleins de souvenirs et de bons moments passés dans des lieux extraordinaires !

Carnet d’adresses – Hôtels de luxe au Rajasthan / The Oberoi & Taj Hotels

Il est parfois dans la vie des choix difficiles comme celui de choisir entre les établissements Oberoi et Taj en Inde. Pour que votre voyage au Rajasthan soit parfait, voici quelques idées pour vous reposer de visites harassantes mais riches en couleur.

The Oberoi Rajvilas Jaipur

Superbe complexe hôtelier s’étendant sur près de 13 hectares avec de magnifiques jardins fleuris et une faune développée. Construit autour d’un temple shivaïte du 18ème siècle toujours en activité, l’hôtel est un havre de paix et de sérénité en communion avec  la nature. Ce pastiche reproduit parfaitement les techniques ancestrales de construction avec ses murs recouverts de chaux à la couleur rose si typique de Jaipur. Déjà patiné, l’établissement a su faire cohabiter le charme du Rajasthan traditionnel avec le luxe des palaces internationaux.

Les services proposés. Piscine magnifique dans un écrin de verdure avec une offre snacking réussie, mini parcours de golf, grand domaine permettant de réaliser de belles promenades autour du lac.

Offre de restauration. 2 restaurants de grande qualité proposant une cuisine locale et internationale avec animation musicale et de danse le soir. Le bar anglais et ses belles boiseries propose une belle bibliothèque où siroter un dernier verre de gin.

Les chambres. De style colonial avec une belle salle de bain en marbre et une baignoire en marbre encastrée donnant sur un patio fermé. Des petites alcôves permettent de se reposer aux heures les plus chaudes de la journée.

Umaid Bhawan Palace Jodphur

Le Umaid Bhawan est l’une des plus grandes résidences privées du monde et sûrement l’un des plus impressionnants palaces. Construit en 1929 par le maharaja Umaid Bhawan, la construction s’est achevée en 1943 et a fourni du travail à des milliers de personnes à une époque de famine. Le palais compte aujourd’hui de 347 pièces et se compose de trois parties :

  • La résidence de la famille princière du maharaja de Jodhpur,
  • Un hôtel de luxe géré par le groupe Taj Hotels Resorts and Palaces depuis 1972,
  • Un musée consacré à l’histoire de la famille princière au XXe siècle.

L’architecture de ce palace est unique, à mi-chemin entre une réalisation stalinienne à la gloire du peuple valeureux et un palais de mille et une nuits.

A l’intérieur, le hall monumental en marbre rappelle l’opulence de certains hôtels dubaïotes avec ses volumes démesurés. Les magnifiques parties communes nous démontrent qu’un hôtel de luxe ne peut vivre sans de beaux communs (bar, salle de jeux, lobby, etc.).

L’arrivée des invités est tonitruante et se fait en fanfare avec un personnel dévoué. Après avoir franchi cette forteresse ultra sécurisée digne de Fort Knox, la façade imposante laisse place à un lieu exclusif offrant de magnifiques jardins fleuris de massifs de bougainvilliers et une piscine sublime réfléchissant la silhouette du palais.

La suite royale. 70 m2 de luxe dans un style purement Art Déco avec terrasse privative donnant sur les jardins et offrant une vue magnifique sur le fort de Jodhpur. Salon privé avec carafes de vodka et whisky à discrétion, dressing sublime, salle de bain en marbre avec baignoire confortable, literie fabuleuse.

La restauration. Plusieurs restaurants dont celui sur le perron du palais d’où admirer le soleil se couchant sur la ville bleue. Cuisine haut de gamme de haute volée et service d’une très grande précision. Le matin, petit déjeuner gargantuesque et délicieux servi à table.

A leur départ, les clients repartent avec une petite attention : cravate, écharpe et boutons de manchettes pour messieurs, foulard et beaux bracelets pour mesdames.

Oberoi Udaipur

Les touristes en voyage à Udaipur connaissent l’éternel choix douloureux : séjourner au Taj Lake Palace ou à l’Oberoi Udaipur ? D’un côté, le Taj Lake Palace qui ressemble à un paquebot posé sur l’eau vous permettra d’admirer au plus près le City Palace. De l’autre, l’Oberoi, offre une vue spectaculaire sur le lac et dispose de jardins luxuriants propices aux belles promenades de fin de journée.

Ce choix cornélien devrait vous amener à choisir l’Oberoi Udaipur, construction récente mais ne manquant pas de charme. L’ensemble se patine et offre des prestations luxueuses. Piscine à débordement magnifique avec vue sublime sur le lac, domaine impressionnant nécessitant une bonne demi-heure pour en explorer les moindres recoins, et spa agréable.

Les chambres raffinées donnent sur le jardin ou sur la piscine partagée (on aurait cependant espéré une meilleure insonorisation des chambres depuis les couloirs).

L’offre de restauration. Bar très agréable avec vue embrassant tout le lac et offre de snacking permettant de se sustenter à toute heure de la journée. Malheureusement, le restaurant est un peu décevant avec une cuisine trop épicée et un service totalement à la ramasse. Enfin, il est navrant de laisser les clients se faire dévorer par les moustiques et les obliger à quémander une bougie répulsive. Malgré l’offre de restauration à améliorer, l’hôtel reste une étape incontournable dans la belle ville d’Udaipur.

Critique – Café Le Courcelles

Le Courcelles

Réfrigérateur vide, flemme de cuisiner ? Ni une ni deux, direction le Courcelles pour boire un verre (7 €) accompagné d’un club sandwich (14 €). Le Courcelles dispose d’un atout indéniable : sa très grande terrasse courue à l’heure de l’apéritif. L’hiver, l’intérieur ne manque pas de charme avec son carrelage bistrot, ses lustres et banquettes style buffet de gare.

Les plus. La terrasse mi-ombre mi-soleil, sous les arbres de la place accueillant la station de métro Courcelles.

Les moins. Le service et cette désagréable impression si parisienne de déranger. L’intérieur, avec cette musique de station service à tue-tête et la direction qui se croit en soirée karaoké au mépris de la clientèle.

Le Courcelles, 94 boulevard de Courcelles, Paris 17

City Guide Istanbul – Adresses restaurants & bars

Kardesler, Aga Hamami Cad. 1

Kardesler Istanbul

Une agréable terrasse dans le quartier de Cihangir, en plein cœur de la municipalité de Beyoglu. Sous les arbres, on y déguste le beyti kebap, viande de mouton servie enroulée dans une crêpe, avec yaourt, salade, tomates et boulgour. L’adresse idéale pour sentir respirer la ville européenne tout en sirotant un Ayran maison.

Litera, Goethe Institute, Yeni Carsi Cd 32

Litera Istanbul

L’entrée est un peu intimidante et pour le moins discrète. Il faut franchir le portique de sécurité, monter au 5ème et dernier étage du Goethe Institute, pour découvrir un magnifique rooftop offrant une vue splendide sur Istanbul. Cuisine internationale et animation musicale (un peu bruyante) le soir. Partie bar bien agréable pour humer l’air stambouliote.

Caferaga Medresesi, Caferiye Sok. 5

Caferaga Medresesi

Le point de chute idéale après une visite éreintante de Topkapi ou de Sainte-Sophie. Situé au fond d’une impasse, le restaurant est installé dans la cour d’une ancienne école coranique du XVIème siècle. Cet havre de paix, ouvert uniquement à midi, offre une cuisine délicieuse à prix riquiqui. Pour avoir un aperçu de leur cuisine maison, prenez l’assiette mixant leurs spécialités dont les excellents manti, ces raviolis turcs à la crème. Copieux et délicieux !

Setüstü Cay Bahcesi, au bout du parc de Gülhane

Setustu Cay Bahcesi

Une adresse fréquentée par les locaux avec son immense terrasse donnant sur le Bosphore. Venteux mais fort plaisant après la visite de Topkapi. L’occasion de découvrir un point de vue unique embrassant le palais de Dolmabahce, Kadiköy et les iles des Princes. La côte asiatique est tout simplement sublime au soleil couchant. On y vient pour prendre un thé servi dans un demlik (théière à 2 étages) accompagné d’un kumpir (patate fourrée).

Mama Shelter, Istiklal Cad. 50-54

Mama Shelter Istanbul

Concept hôtelier français, le Mama Shelter Istanbul a été designé par Starck avec une déco bluffante. La cuisine, à défaut d’être très originale, permet de revenir aux basiques français et régressifs : coquillettes, hachis Parmentier, etc. Le Routard nous avait annoncé un « service impeccable et francophone », nous nous sommes retrouvés à faire le service et à utiliser Google Translate pour parvenir à se faire comprendre en turc. Certains soirs, ambiance électrique se prolongeant tard sur le rooftop avec sa vue imprenable sur la ville bouillonnante.

Restaurant dans le parc Dilburnu mesire yeri, ile de Büyükada

Resto Buyukada Istanbul

Si votre emploi du temps vous le permet, n’hésitez à programmer une excursion en bateau jusqu’aux iles des princes et en particulier sur l’ile de Büyükada avec ses belles demeures en bois à l’américaine. Eloignez-vous de l’embarcadère avec ses adresses touristiques et louez un vélo pour accéder au parc payant de Dilburnu mesire yeri. Cette presqu’ile offre une vue à couper le souffle, entre mer turquoise et végétation méditerranéenne. A l’intérieur se trouve un petit restaurant à flanc de colline hors du temps. Cuisine délicieuse et service attentif.

Galata Kiva, Galata Kulesi Sok. 4

Galata Kiva

Situé face à la tour de Galata, le restaurant pourrait paraitre à première vue un piège à touristes avec sa belle terrasse attirant les badauds fatigués. Pourtant, la cuisine est délicieuse avec ses spécialités anatoliennes. On commande à la carte ou on choisit directement avec les yeux au comptoir. Ne manquez pas les kuru dolma, ces aubergines farcies à la viande.

Café Corinne, Kuloğlu Mahallesi Turnacıbaşı Caddesi No.41

Café Corinne Istanbul

Corinne est un agréable boutique hôtel situé dans le quartier chic et tendance de Cihangir. L’hôtel possède deux cafés, le premier aux faux airs londoniens avec son carrelage en damier et son bar à vins. Le deuxième, face au Consulat de Grèce, propose une agréable terrasse. Avec sa végétation et les bâtiments environnants, on se croirait quelque part perdu entre Beyrouth et Istanbul.

Kahvedan, Matara Sok., accès par Akarsu Cad 1/1A

Kahvedan Istanbul

Une terrasse au calme et à l’abri de l’agitation pour déguster une carte résolument world food aux inspirations asiatique, italienne et française. Service un peu lent mais cuisine de qualité. Une bonne adresse pour un petit-déjeuner à l’occidental.

Critique – La Coquine Gourmande

L’offre de restauration rapide a beau être développée dans le Quartier Central des Affaires, notamment autour de Miromesnil, le col blanc a rapidement l’impression de voir défiler dans sa gamelle la sempiternelle pitance. Les modes s’imposent et la standardisation guette nos appétits voraces : salades bar où les clients peuvent customiser leur salade en ajoutant un ou plusieurs ingrédients (« topings » en anglais, ça fait plus posh), bobuns et sushis s’imposant comme diète mais en réalité aussi riches qu’un Big Mac suintant la friture, sans oublier les plats chauds rappelant les plats de fauchés étudiants (poulet curry au riz, tortellini au fromage, saumon pour les grands jours, etc.).

Ne parlons même pas des desserts assouvissant la volonté coupable de marger le ticket moyen en rognant sur les dépenses. Au placard les desserts trop longs (gâteaux, tartes, etc.) et bienvenue aux fromages blancs, mousses au chocolat, compotes et tapiocas. Un vrai repas de séniles sans dents digne d’une cantine de maison de retraite exploitée par Sodexo !

Alors lorsqu’on découvre une adresse authentique qui revient aux fondamentaux – la bonne bouffe – qui se refuse d’épouser les codes des chaines de restauration rapide, on est  partagé entre le plaisir coupable de la taire et l’envie de la faire découvrir à quelques affamés de plus. Les polissons vont être contents, la Coquine Gourmande s’occupe de tout !

La Coquine, il s’agit de Gaëlle, pimpante propriétaire gérant d’une main de fer sa petite affaire, joviale avec toute sa gouaille et son peps qu’on lui connait. Une chic fille qui nous fait oublier notre quotidien policé avec une bonne humeur déconcertante et une bonhomie toute méridionale.

Les gourmandises. La Coquine n’est pas du genre à se tourner les pouces. Elle nous sélectionne chaque jour des produits de qualité, nous mijote de bons petits plats du jour et des desserts « grand-mère » dont elle seule a le secret. Les salades évitent la tristesse du jambon, tomate cerise, gruyère et miette de poulet. Ici les saveurs s’exaltent : crevettes aux épices, lentilles du puy, magret et poivrons grillés badinent joyeusement avec la salade toujours croquante. La vinaigrette maison ravive les papilles.

Les desserts. Mon pêché mignon avec la maitresse de maison qui ose le fait-maison avec de succulents gâteaux que la plupart des restaurateurs ont relégué au placard faute de temps. Gâteau poire-chocolat ou nutella sont l’une de ses spécialités.

Le lieu. Un coin de tranquillité dans le tumultueux boulevard Haussmann. A l’intérieur, quelques tables dans un décor vert pomme et mauve. Dehors, une petite terrasse bien agréable pour les déjeuners d’été.

Faut-il y aller ? Courez-y (mais pas tous les jours, j’aimerais y conserver mes habitudes) !

La Coquine Gourmande, 107 boulevard Haussmann, Paris 8

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