Critique : La Régalade Conservatoire. La bistronomie de qualité.

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La nouvelle fut surprenante lorsqu’en Février 2013, la presse spécialisée nous informa de l’ouverture d’un hôtel 5 étoiles en plein cœur du quartier Faubourg Montmartre près de la rue Richer. ...

Maison Francart. L’épicerie fine de luxe.

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La Maison Francart revisite le métier de traiteur, en offrant une boutique mignonette en plein cœur de Saint-Germain. L’endroit idéal pour satisfaire une clientèle très Rive Gauche, où les mamans ...

Critique : Terrasse estivale du Shangri La. Bar & Tour Eiffel.

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Dernières nouvelles

Critique : La Cuisine du Royal Monceau. Resto étoilé, déjeuner d’affaires.

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Le Royal Monceau propose une formule déjeuner diablement efficace pour sustenter les appétits distraits des businessman. Il sauvera bien des déjeuners d’affaires où l’invitant tremble à l’idée de sortir sa carte bleue pour régler les agapes de ses congénères.

Auparavant, il fallait ruser en réservant discrètement sur La Fourchette en priant pour ne pas tomber sur une maritorne jactant « c’est une réservation La Fourchette ? ». La supercherie était alors démasquée et la honte ne pouvait qu’entacher votre tentative d’impressionner votre hôte.

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Heureusement, le restaurant étoilé La Cuisine a eu l’excellente idée de proposer une formule déjeuner entrée/plat ou plat/dessert à 58 € et un trio E/P/D à 75 €. Ne comptez pas faire bombance, mais la cuisine se relève de grande qualité dans un cadre chic et décontracté.

La décoration. Difficile de rater l’omniprésente déco imposée par Starck. On se souvient du cabotin fanfaronnant sur son Riviera dans un reportage télévisé, nous racontant que las de ne pouvoir trouver des feuilles d’acanthe à suspendre au plafond, il finit résigné par les faire fabriquer sur mesure à Murano. Le résultat est à l’image du personnage : opulent, limite Roméo, avec des lustres de cristal rutilants, des drapées de blanc cloisonnant les espaces et des abat-jours métalliques aussi grand que des réacteurs d’avions d’A380. Le lieu n’en reste pas moins agréable, les clients confortablement installés dans des fauteuils ou canapés moelleux. L’endroit se prête particulièrement aux déjeuners d’affaires où, si vous arrivez un peu tard, vous aurez toutes les chances d’être placés sur une table de quatre en n’étant que deux.

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La formule. Revue chaque semaine, elle se décline en 2 propositions d’entrées, de plats et de desserts. Cette semaine-là : accras de poissons ou œuf de poule frit en entrée, puis barbue du bassin d’Arcachon ou volaille jaune des Landes au tandoori. Et pour finir, tarte fine au chocolat Chloé ou millefeuille minute signés tous deux Pierre Hermé. La formule inclut également un café servi avec un mini-macaron.

Les plats. L’œuf frit sonne le tocsin ; le repas promet d’être léger mais gouteux. Emmitouflé dans sa panure, le polisson se complait sciemment sur son lit de légumes d’hiver et petite salade d’herbes fraiches. On pourrait presque le confondre avec un poussin gambadant dans les près. Celui-ci n’oppose pourtant que peu de résistance. Les dents de la fourchette le font pleurer jaune pour le plus grand bonheur des papilles.

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Suit la volaille servie avec l’esthétique d’une côte de porc ; troublante expérience. Pourtant, l’audacieuse présentation est accompagnée d’une excellente surprise gustative : une viande fondante servie avec une purée des pommes de terre rattes enrubannée dans une sorte de gras double frit. Ce plat sophistiqué est indéniablement à la hauteur d’un restaurant étoilé.

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Nous passerons finalement sur les desserts signés Pierre Hermé. Il faudra nous expliquer l’intérêt d’inscrire à la carte d’un restaurant étoilé des pâtisseries fabriquées dans une usine de la région parisienne. Qu’il est déplorable qu’un palace de cette renommée ne dispose pas d’un véritable pâtissier qui propose à ses clients des desserts audacieux plutôt que des desserts archi revus que l’on retrouve aussi bien au Printemps qu’au Drugstore des Champs-Elysées.

Le service. Servile.

Faut-il y aller ? Naturellement, la cuisine est excellente et le Royal Monceau a le bon goût d’être situé en plein cœur du quartier des affaires.

La Cuisine, Royal Monceau, 37 avenue Hoche, Paris 8

Hotel Adlon Kempinski Berlin: un écrin de luxe

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Loin du tumulte de la vie berlinoise, l’hôtel Adlon est une halte idéale pour savourer le luxe discret de ces vieux palaces patinés par le temps. Tout comme Berlin, l’hôtel Adlon possède une histoire riche en rebondissements.

Situé juste en face de le Porte de Brandebourg, sur la Pariser Platz, le premier hôtel fut construit en 1907. Il fut entre les deux guerres mondiales l’un des plus grands hôtels d’Europe et accueillit des célébrités comme Charlie Chaplin, Joséphine Baker ou encore Marlène Dietrich.

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Si l’hôtel survécut aux bombes qui rasèrent la ville, l’établissement fut pourtant ravagé par un incendie le 2 mai 1945 déclenché par des soldats soviétiques ivres. Après la guerre, le bâtiment principal fut démoli ainsi que tous les autres bâtiments de la place pour faire place à un véritable no man’s land entre Berlin Est et Berlin Ouest. Le mur fut érigé devant la porte de Brandebourg.

Ce n’est qu’en 1997, après la réunification, que l’hôtel Adlon fut reconstruit à l’identique, 90 ans après son inauguration. Le palace est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux hôtels de la ville et accueille régulièrement des célébrités comme Michael Jackson en 2002 qui fit scandale en montrant son jeune fils depuis le balcon de sa chambre, devant des photographes et fans médusés.

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Le lobby. Cœur névralgique de l’hôtel, le lobby voit défiler hommes d’affaires, touristes venus prendre l’afternoon tea et clients de l’hôtel épuisés de leurs treks citadins. Le soir, le bar permet de savourer un currywurst ou un goulash sur fond de piano.

Les chambres. Tout le confort moderne d’une chambre 5 étoiles avec une déco soignée, des salles de bain en marbre et un mobilier raffiné.

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La piscine. Piscine de style néoclassique, jacuzzi et sauna un peu vieillots mais fort agréables.

Le service. Parfait sans être obséquieux et parlant français. Accompagnement jusqu’à la chambre, filtre à l’entrée de l’hôtel pour raccompagner les simples curieux venus avec la banane autour de la taille.

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Les plus. Service de préparation du lit le soir. Accompagnement à la chambre proposé. Domotique intelligente. Connexion Wifi gratuite.

Les moins. Pas de journaux en français, pas de machine à café dans les chambres, ni de corbeille de fruits.

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Critique : Bar L’Alcazar. Rue Mazarine.

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L’Alcazar est une de ces adresses germanopratines qui semble intemporelle. Ancien cabaret ouvert en 1968, l’Alcazar fut repris en 1998 par Sir Coran pour le transformer en restaurant-bar lounge. Terence Conran à qui l’on doit Habitat et le Conran Shop a transformé le 62 rue Mazarine en véritable temple des soirées parisiennes. Le cadre chic de l’établissement s’adapte parfaitement à l’organisation de soirées évènementielles, diners spectacles et soirées dansantes.

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Dominé par une verrière de 12m de hauteur, l’établissement dispose d’un restaurant au rez-de-chaussée et d’une brasserie/bar en mezzanine. Du 1er étage, on observe la clientèle diner tout en sirotant un verre (12-13 €). Le bar est l’un des repères favoris des cougars en quête de jeunes éphèbes mais l’ambiance reste bon enfant, sur fond de musique gentiment disco/electro. Un lieu à redécouvrir au hasard de vos pérégrinations parisiennes.

L’alcazar, 67 rue Mazarine, Paris 6

fermeture à 1h du matin

Critique : Miss Ko. Starck et fusion food sur l’Avenue George V.

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Ouvert en début d’année, Miss Ko est ce genre d’adresses habituellement adoubées par des critiques consensuelles de journaux et blogs parisiens. Pourtant cette fois-ci, la presse s’est unie en véritable symposium de la branchitude pour dénoncer cet établissement avec une virulence parfois excessive.

Miss Ko avait pourtant joué la carte de la sécurité en confiant sa déco au célèbre designer Starck plutôt habitué aux descriptions hagiographiques qu’à la vindicte populaire. Certains lui reprochent ici un gloubi goulba de références asiatiques et un joyeux recyclage d’idées déjà-vu ici et là. D’autres troquent les flagorneries habituelles pour des critiques acerbes dénonçant un travail brouillon.

Le résultat est pourtant réussi avec cette salle de 500 m2 transformée en temple urbain de la hype. Paris souffrait de l’absence de ce genre d’adresses si courantes à New York, Hong Kong ou encore Bangkok et Miss Ko s’inscrit parfaitement dans cette mode internationale.

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La salle. A mi-chemin entre le Kong et Bon avec sa déco foutoir où le bar de 26 m de long trône au milieu de la salle tel un podium de défilés. L’univers créé est finalement très visuel : des ombrelles accrochées à une barre de néons recréent l’atmosphère des marchés de Bangkok, des visages s’animent sous forme d’hologrammes, des chaines d’informations passent en boucle sur le comptoir du bar et une fresque monumentale de l’artiste David Rochline attise la curiosité avec ses personnages fantasmagoriques. De quoi donner un sacré coup de vieux au Buddha Bar et sa clientèle vomie par des cars entiers de touristes égarés.

La carte. La cuisine n’est finalement qu’accessoire, elle n’a pas la prétention de déranger l’atmosphère des lieux. La carte fusion food nourrit des appétits distraits : bobuns, tataki, yakitori, etc. La variété des plats est à l’image du fatras visuel et auditif de la salle. Mais les prix sont étonnamment raisonnables pour ce genre d’adresses à deux pas des Champs-Elysées. Finis les plats à 30-40 € des Costes & Co et place à une carte dans les 20-30 €.

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Les plats. Burgers, yakitoris, pavés de thon, tataki de boeuf ou encore tartare de saumon s’affichent entre 18 et 29 €. Pour jouer la sécurité, préférez le Bo Bun Chic à 19 € d’un bon rapport qualité-prix.

Les desserts. D’inspiration française mais revisitée avec des produits asiatiques comme ce cheesecake yuzu aux fruits rouges ou encore ces beignets japonais (8-10 €). La crème brulée à la citronnelle servie avec sa glace thé vert matcha (8 €) aurait pu être excellente (8 €) si le chef n’avait pas incorporé de lait dans sa glace ; il la rend trop pâteuse et vient dénaturer le subtile goût du matcha.

Les cocktails. A trop vouloir chercher l’originalité on finit par servir des breuvages franchement ratés (12-13 €) voire imbuvables comme ce mojito où la menthe fut remplacée par du basilic thaï. Le Japanese Punch s’en sort mieux avec son mélange de saké, liqueur de yuzu, cognac, sucre de canne, porto et sirop de framboise qui rappelle le goût du Pimm’s Champagne.

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Le service. Adorable si vous êtes dans la clientèle target. Sinon, indifférente.

La clientèle. A l’image des Champs-Elysées ; on flirte toujours avec la ligne rouge qui sépare la clientèle hype de la vulgarité décomplexée.

Faut-il y aller ? Oui pour découvrir cette salle hallucinante en plein cœur de Paris. Certains regretteront peut-être le volume sonore de la programmation musicale pourtant excellente qui n’autorise que difficilement les longues tirades philosophiques.

Miss Ko, 49-51 Avenue George V, Paris 8

Critique : Exposition Erwin Blumemfeld au Jeu de Paume : de la déception dans l’air

Critique : Exposition Erwin Blumemfeld au Jeu de Paume : de la déception dans l'air dans Expositions blumenfeld_1

La photographie a décidément le vent en poupe. Pas une bonne saison culturelle sans que ne soit programmée dans la capitale une exposition retraçant les œuvres photographiques d’un maitre de la pellicule. Après avoir passé en revue tous les maitres réalistes racontant Paris et ses « petites gens » au début du siècle (Doisneau, Ronis, Boubat), les Musées se sont attaqués aux artistes plus modernes et leurs photos de mode. On citera par exemple la superbe exposition Helmut Newton au Grand Palais ou encore la très réussie rétrospective Diane Arbus au Jeu de Paume. Les sources photographiques n’étant pas intarissables, il faut désormais puiser dans les réserves d’artistes moins connus et qui, disons-le, sont moins talentueux.

C’est ainsi que le Jeu de Paume nous présente l’exposition Erwin Blumenfeld à travers près de 300 œuvres et documents, depuis la fin des années 1910 jusqu’aux années 1960. Erwin Blumenfeld, d’origine allemande, fut surtout célèbre pour ses photographies de mode des années 40 et 50 qu’il fit paraitre dans les magazines Vogue et Harper’s Bazaar.

L’artiste s’est illustré dans plusieurs domaines : dessins, photographies, montages et collages. L’exposition regroupe une bonne partie de ses œuvres avec notamment Carmen, le modèle du Baiser de Rodin, mais aussi le mannequin en béret et manteau rouges qui illustre l’affiche de l’expo, sans oublier Lisa Fonssagrives capturée dans un moment sublime à jouer les équilibristes sur la Tour Eiffel.

On regrettera cependant une très grande partie de l’expo (sinon les 90%) consacrée à des œuvres pour le moins assez banales : photos de ville, nus pas toujours gracieux, etc. Les fameuses photos de mode qui l’ont fait connaitre n’occupent finalement que la dernière pièce de l’exposition autour d’une quarantaine de clichés. La déception s’affiche clairement à la sortie.

Exposition Erwin Blumenfeld au Jeu de Paume

jusqu’au 26 janvier 2014

Critique : Exposition Alaïa au Musée Galliera

Critique : Exposition Alaïa au Musée Galliera dans Expositions musee-galliera-1

Après plus de 4 ans de travaux, le Musée Galliera rouvre enfin ses portes et inaugure ses salles flambant neuves avec une rétrospective du célèbre couturier Azzedine Alaïa. Les salles d’exposition ont retrouvé leur lustre d’antan : murs rouge pompéien, boiseries noires et mosaïques venant sublimer le sol et les coupoles. On oublierait presque que le Palais n’est constitué que d’une ossature métallique réalisée par les ateliers Eiffel et dissimulée sous une enveloppe en pierre de style Renaissance.

L’exposition. Elle retrace la carrière d’Alaïa à travers 70 modèles imaginés par le créateur. On saluera le génie de l’artiste tout en admonestant le scénographe qui nous présente un travail plutôt raté. Les œuvres souffrent d’un éclairage défaillant les mettant bien peu en valeur. C’est entre chien et loup qu’on découvre des pièces originales du couturier. On relèvera son goût pour les lignes moulantes et très près du corps, sublimant les chutes de reins et n’hésitant pas à bousculer les codes. En témoigne l’utilisation d’œillets métalliques sur des peaux en cuir donnant un côté sadomasochiste que le couturier s’était vu reproché. On ne pourra pas rester indifférent non plus devant ses réalisations mettant à l’honneur dentelle et fourrure.

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L’état de conservation des pièces est pourtant regrettable. Des robes fin XIXe semblent mieux conserver que certaines pièces datant d’à peine 20 ou 30 ans, c’est dire !

Faut-il y aller ? Oui pour parfaire sa culture, mais si vous souhaitez en prendre plein les yeux, mieux vaut encore se rendre au Bon Marché admirer les robes de soirées du maitre Alaïa.

Exposition Alaïa au Musée Galliera, 10 Avenue Pierre Ier de Serbie, Paris 16

jusqu’au 26 janvier 2014

Bons Plans restaurants à Lille.

Quoi de mieux de multiplier les escapades en week-end pour échapper à la morosité de la rentrée ? Aujourd’hui direction Lille avec quelques restaurants dégotés au fil des ruelles lilloises.

Bons Plans restaurants à Lille. dans Lille larriere-pays-lille-11

L’arrière-Pays

C’est dans une belle salle entourée de murs en brique rouge qu’on vient déguster toute une ribambelle de tartines simplement exécutées. Le choix est vaste et les tartines sont de qualité (entre 8,5 et 9,7 €). Pour les indécis, une formule tentation à 11,90 € permet de piocher 3 tartines à la fois dans la carte.

La maison propose également des plats et gratinés tels des lasagnes (9,3 €) ou encore un parmentier de carbonade flamande (12,5 €). Enfin, les desserts s’affichent à 4,5 € environ (crème brulée, crumble, gaufre, pain perdu brioché etc.).

Le tout accompagné d’une bière (4 € environ).

L’arrière-Pays, 47 rue Basse, Lille

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Le Barbier lillois

Le restaurant est installé dans une belle demeure datant du XVIIIème siècle recouverte d’une façade en grès. Cette maison chargée d’histoire qui accueillit autrefois un barbier est devenue boucherie-traiteur-restaurant. Au 1er étage, on s’attable dans une salle recouverte de boiseries et de murs apparents, de préférence sur le bord de la fenêtre.

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La carte. Une carbonnade flamande au pain d’épice un peu spongieux (13,9 €) mais un welsh fort réussi (12,6 €). On peut également se laisser tenter par les viandes (pavé de rumsteck à 17,5 €, bavette à 16 €) ou une blanquette de veau à 16 €. Côté desserts, comptez 5-6 € pour une tarte meringuée citron, un pain perdu ou encore un crème brulée à la betterave.

Le tout accompagné d’une bière pression (3 €).

Le Barbier lillois, 69 rue de la Monnaie, Lille

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T Rijsel

T Rijsel est un estaminet croquignolet. On s’attable autour de la cheminée sur une des tables en bois, éclairée à la bougie. Les murs sont recouverts d’affiches d’époque et de photos de famille, des brocs sont accrochés à des patères et le plafond est recouvert de feuillus en train de sécher.

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On y boustifaille fort bien avec des planches à la bière plus que roboratives (12,5 €) à base de rillettes, saucisson, pâté et fromage à la bière. La planche de 5 fromages est tout aussi délicieuse pour découvrir les spécialités de la région (12 €) et les portions son gargantuesques. Je n’avais pas aussi bien mangé depuis fort longtemps !

T Rijsel, 25 rue de Gand, Lille

Beaugrenelle : un centre commercial de plus où le luxe n’a pas droit de cité

Beaugrenelle : un centre commercial de plus où le luxe n'a pas droit de cité dans Sorties beaugr-500x161

Ce soir s’est tenue la soirée d’inauguration du nouveau Centre Commercial Beaugrenelle. Lors de cet évènement privé, les privilégiés ont pu découvrir en avant-première la nouvelle réalisation de Gécina qui se révèle somme toute de facture plutôt moyenne. Finalement, So Ouest à Levallois parait plus réussi et plus luxueux avec ses devantures plus fluides et la présence de Ladurée. On aurait préféré un centre commercial à l’image du nouveau terminal Roissy 2E avec ses très chics boutiques et son sol en marbre, plutôt qu’une ribambelle de marques lambda et un sol cheap type Tati.

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Le projet

Il aura fallu près de 3 ans et 450 M€ de travaux pour que cet ancien centre commercial des années 70 retrouve un peu de sa superbe. Le projet, initié il y a maintenant 10 ans, ouvre ses portes demain à 10h après des années de construction. Le nouveau centre promet de réveiller la dalle Beaugrenelle, malaimée et surtout méconnue des parisiens. Le centre doit accueillir près de 12 millions de visiteurs par an et réaliser un CA annuel de 370 M€, grâce à une zone de chalandise exceptionnelle.

Allure futuriste et avant-gardiste, structure en verre, le centre commercial entend faire mouche notamment avec sa toiture végétalisée ; la plus grande de la capitale avec près de 7 000 m2 de verdure.  Le toit sera pourtant fermé au public pour éviter les troubles de voisinage.

Un tel projet, commercialisé à 100% le jour de sa livraison, a déjà su retenir l’attention des investisseurs. Institutionnels et fonds d’investissements lorgnent sur le centre commercial mis en vente par Gécina, pour plus de 700 M€.

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L’offre retail

Sur près de 50 000 m2, le centre offre 32 000 m2 de surface de vente avec 110 commerces répartis sur 3 ilots. Ces derniers possèdent des univers bien distincts et sont reliés par une passerelle. Le premier, Magnetic, est dédié à la mode, à la maison ainsi qu’à la culture et aux loisirs. Le deuxième, Panoramic, accueille l’offre de restauration ainsi qu’un grand magasin réparti sur 4 étages. Enfin, City, propose un univers dédié aux commerces de proximité en pieds d’immeubles.

Cependant, malgré les efforts fournis par Gecina, on notera une nouvelle fois la véritable difficulté des centres commerciaux français à attirer les marques haut de gamme. Tournons-nous un instant vers l’étranger. Nous ne parlerons pas des superbes centres commerciaux comme l’ICC à Hong Kong ou le Dubai Mall qui rivalisent d’audace avec des centres où se côtoient les plus grandes marques de luxe. Ces pays qui ont découvert assez tardivement le luxe à l’occidental ont désormais une longueur d’avance considérable face à nos vieux centres commerciaux.

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Westfield London : ce qu’on aurait aimé avoir à Paris

Concentrons-nous plutôt sur Londres et son célèbre Westfield inauguré en 2008. La capitale britannique est pourtant, tout comme la France, habituée aux department store depuis la fin du XIXème siècle : Harrods, Selfridges, Fortnum & Mason en sont la preuve vivante. Mais cette dernière se distingue de la Vieille France avec son incroyable centre commercial Westfield qui accueille des marques prestigieuses comme Burberry, Church’s, Dior, Gucci, Jimmy Choo, Louis Vuitton, Prada ou encore Versace. Ces marques côtoient sans pour autant se rencontrer des marques plus accessibles au sein du même centre commercial. En outre, le centre propose une offre de restauration fabuleuse et diversifiée, à mille lieux de nos « pathétiques » Quick, Hippopotamus ou encore La Croissanterie très connotés « middle class » (cf. offre de restauration de l’actuelle Quatre Temps à La Défense).

Il faudra donc s’attendre encore une fois avec Beaugrenelle à un ensemble de moyenne gamme relevé de touches plus luxueuses. Parmi les traditionnelles enseignes, on retrouve les sempiternelles : Celio, Zara (le plus grand magasin de France), H&M, Sephora, Adidas, Nike, Lacoste, Levi’s, Fnac, Darty, Monoprix, Camaieu, Promod, Adidas, ou encore Mango. Mais également des marques un cran au-dessus comme Tommy Hifilger, Uniqlo, Madura, Muji, Olivier Desforges, Minelli, Jacadi, Petit Bateau, Desigual, G-star, Ikks. Sans oublier une nouvelle locomotive alimentaire – Marks & Spencers – s’étendant sur plusieurs niveaux et un cinéma Pathé de 10 salles.

Pour justifier le caractère haut de gamme que le centre veut se donner, on retrouvera le trio des soeurs Milgrom & Chetrite avec Claudie Pierlot, Sandro et Mage qui avaient déjà fait leur première apparition à So Ouest (Levallois Perret) en 2012. Heureusement, quelques agréables surprises viennent rehausser le niveau : Guerlain, Zadig & Voltaire, Michael Kors et Baccarat.

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L’offre de restauration

L’ouverture de Beaugrenelle impose une attention toute particulière à la restauration, l’éternel maillon faible de ces centres commerciaux aux enseignes déjà très « mainstream ». On n’échappera pas bien sûr au Mc Donald’s mais nous n’aurons pas à subir les Paul, Brioche Dorée et autres terminaux de cuisson. A la place, en restauration légère, on pourra compter sur Exki, Cojean, Eric Kayser mais aussi sur Kusmi Tea et la célèbre Pâtisserie des Rêves de Philippe Conticini.

Côté restauration à table, un effort semble avoir été fait avec plusieurs restaurants qui bénéficieront de vues partielles sur la Seine mais pas sur la Tour Eiffel. Au programme, un restaurant japonais, un restaurant mexicain, un restaurant libanais (Noura), un restaurant world food (Panasia) et une brasserie mixant tradition française et pub anglais.

Mais le plus grand espoir réside sans doute dans la brasserie contemporaine de 170 couverts répartie sur près de 500 m2 en rez-de-chaussée. Le concept sera chapeauté pour la toute première fois par le duo Costes/ Amzalak (propriétaire de Ma Cocotte aux Puces de Saint-Ouen et Bon, rue de la Pompe). La Brasserie tendance qui ouvrira en Décembre 2013 s’inscrira à contresens du target market jusqu’ici visé par le shopping center.

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Accessibilité

Plus que moyenne avec un quartier excentré qui bénéficie cependant de l’arrêt de métro Charles Michels (ligne 10) et de la station RER C – Javel. Les courageux pourront descendre à la station Bir Hakeim (ligne 6) et s’enquilleront la promenade venteuse des bords de Seine, au niveau des tours de Paris 15. Une navette fluviale est en outre prévue pour relier le centre au pied de la Tour Eiffel.

Horaires d’ouverture

Pas d’ouverture dominicale, mais dans le contexte actuel, ce n’est pas une surprise. Seuls les restaurants et le cinéma ouvriront leur porte le jour du Seigneur. Beaugrenelle sera donc habituellement ouvert du lundi au samedi de 10h à 21h avec une nocturne prévue le jeudi jusqu’à 22h.

Beaugrenelle rencontrera-t-il le succès ?

Certainement, tout simplement parce que la Capitale ne possède pas d’autres offres équivalentes. Nonobstant l’accessibilité en transports en commun réduite, elle saura attirer une clientèle parisienne et francilienne tout comme les touristes grâce à ses enseignes de prêt-à-porter internationales. En ce qui concerne le restaurant Costes, je reste assez sceptique sur la faculté qu’aura le restaurant à attirer toute la hype parisienne. Mais, l’offre est tellement limitée dans cette partie du 15ème, que le restaurant pourra toujours compter sur une clientèle de quartier.

Ca’Fujiyama – Salon de thé japonais avec patio-jardin à Venise.

Ca'Fujiyama - Salon de thé japonais avec patio-jardin à Venise. dans Coups de coeur cafujiyama-venezia-1

drapeau-francais-jpg-150x91 dans Salons de thé Venise est une ville extraordinaire mais bien souvent cantonnée à ses lieux les plus emblématiques tels la Place Saint-Marc, le pont Rialto ou encore son Grand Canal. Pourtant, la ville recèle de nombreux secrets à l’abri des foules touristiques. Un jardin ombragé, un patio tranquille, un palais méconnu … ces bijoux se découvrent dans les méandres des petites rues pavées.

C’est en passant par hasard dans une des rues étroites du quartier bobo de Dorsoduro près du Campo Santa Margherita, que j’ai découvert cet été le salon de thé japonais Ca’fujiyama. L’idée peut sembler saugrenue : se désaltérer dans un lieu japonais en plein cœur de Venise tient du vice ! Pourtant l’adresse se révèle être un véritable havre de paix avec un délicieux jardin.

Installé au calme, on vient y siroter une limonade ou un thé japonais accompagné d’une glace aux agrumes. Les prix sont doux : 2 € la limonade, 1,2 € le café, 3 € les thés. Le service est attentionné et le lieu accueille également quelques chambres d’hôtes. Un lieu à ne pas manquer lors de votre prochain city trip à Venise !

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italie-150x99 dans Voyages Venezia è una città straordinaria ma Venezia non è solo piazza San Marco, Rialto e Canal Grande ma un luogo vasto e sorprendente. La città nasconde tesori segretti distante dalle masse turistiche. Un giardino ombroso, un patio calmo, un palazzo misconosciuto … si scopre una città ricca di gioielli nei meandri dei vicoli lastricati.

Quest’estate, ho scoperto un caffè giaponese Ca’fujiyama in una stretta strada del quartiere borghesi-bohémien di Dorsoduro, vicino al Campo Santa Margherita. E un’oasi di pace con un piacevole giardino.

Si può bere una limonata o un té giaponese accompagnato da un gelato agli agrumi. Non è caro : 2 € la limonata, 1,2 € il caffè, 3 € i té. Il servizio è premuroso ed il luogo ospita anche qualche camera in affitto. Un bell’indirizzo da non mancare !

Calle Lunga de San Barnaba, 2727, Dorsoduro, Venezia

Uilenspiegel : le plus scandaleux des attrape-touristes

Uilenspiegel : le plus scandaleux des attrape-touristes dans Coups de gueule uilenspiegel-brugge-1

Il serait parfois bon de ne pas mégoter sur les dépenses et prendre un abonnement 3G à l’étranger. On pourrait ainsi vérifier sur TripAdvisor qu’on ne va pas atterrir dans une gargote infâme. Je me rassure, le caboulot n’en est pas à sa première victime comme en témoigne un avis du 28 août 2013 sur TA « Nous nous sommes fait arnaquer comme tout le monde. La terrasse offre une si belle vue que nous nous sommes assis sans même y réfléchir ».

J’ai rarement vu tel carnage sur TA, avec seulement 8% des internautes qui recommandent ce resto classé 435 sur 474 à Bruges. Pourtant, la vue sur les canaux est tout simplement sublime et la terrasse est parfaitement ensoleillée.

Les plats. Hors de prix avec des moules nature à 22 €, au vin blanc à 23,5 € et à la bière à 24,5 €. N’espérez pas vous rattraper avec les poissons entre 23,5 et 25,5 € et les grillades à 18-23 €.

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La punition. Des moules tombées du cul du camion avec le sable qui racle au fond de la marmite, admirez la classe. Sans comptez le culot invraisemblable de faire facturer le ketchup un euro. Même les sodas sont lamentables. Imaginez le coca servi sans bulle et sans glaçon ; même McDonald’s n’oserait pas cet affront.

Le service. Une calamité avec un service extrêmement lent et une addition qu’il faut quémander à outrance. Nous avons fini par nous lever et payer au comptoir pour ne pas prolonger le supplice plus longtemps.

Conclusion. Pourrait-on inscrire ce « restaurant » dans le Guinness des records, catégorie meilleur attrape-touristes de l’année ?

Uilenspiegel, Langestraat 2-4, Brugge, Belgique

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