Exposition La France en relief. Grand Palais. Maquettes bas-relief.

Pendant près d’un mois, la Nef du Grand-Palais accueille une quinzaine de maquettes issues de la collection du Musée des Plans Reliefs. Conçues sous les règnes de Louis XIV à Napoléon III, ces maquettes de villes fortifiées sont pour la première fois exposées au grand public. Jusqu’à présent, seules les maquettes les plus petites étaient visibles aux Invalides. Pour les autres, il a fallu attendre cette exposition pour découvrir des maquettes dont la surface dépasse parfois les 150m2.

La précision de ces planches est étonnante : la reconstitution des rues, maisons, cathédrales et églises permet de se plonger au cœur de Grenoble, Berg ou encore Besançon à l’époque de leur réalisation.

Fabriqués sur des panneaux de bois à des fins stratégiques ; papier, carton et pigments colorés s’associent pour représenter ces villes et leurs environs à portée des tirs d’artillerie, à une échelle 1/600ème.

L’exposition est également un prélude à l’ouverture de la Maison de l’histoire de France qui siégera en 2015 dans les locaux des Archives Nationales.

Faut-il y aller ? Oui même s’il est parfois difficile d’apprécier les détails de ces maquettes en raison de leurs dimensions et de l’éloignement du spectateur. Cette exposition n’est clairement pas destinée aux enfants ni adolescents, il ne s’agit pas d’une copie de France Miniature. Au contraire, les bas-reliefs s’adressent aux passionnés d’histoire curieux de découvrir les principales stratégies militaires françaises.

La France en relief -- Chefs d’œuvre de la collection des plans-reliefs de Louis XIV à Napoléon III

Nef du Grand Palais, avenue Winston-Churchill, Paris 8

Du 18 Janvier au 17 Février 2012,

Ouvert tous les jours de 10h à 20h (nocturne le vendredi jusqu’à 22h), sauf le mardi. Tarif: 5€ (tarif réduit: 2,50€). Gratuit pour les moins de 26 ans.




Critique : La Pâtisserie des Rêves. Salon de thé. Longchamp. Paris 16.

Après de longues hésitations, j’ai finalement fini par accepter de passer sur le billard d’une pâtisserie clinique. Comme toute opération délicate, il vaut mieux choisir un spécialiste situé dans le 16ème arrondissement. L’obstétricien s’appelle Philippe Conticini, aux manettes de la pâtisserie des rêves d’où il fait naitre des pâtisseries originales.

Le concept. Des gâteaux sous cloches qui jouent les bijoux de joaillerie et des odeurs neutres n’évoquant jamais le charme du sucre. On découvre en passant la nouvelle mode des choux à la crème se fourrant à notre guise et achetés à l’unité. Les macarons on été déclarés has been, vive les patachoux.

Le salon de thé. Très girly, un brin geôlier avec son parquet gris taupe, ses chaises grillagées inconfortables et ses tons rose bonbon.

La carte. Bien sûr, le triptyque café (3,5 €), thé (5,5 €) et chocolat chaud (7 €), complété par une sélection d’infusions à la menthe poivrée, verveine, citronnelle ou camomille (5,5 €). Côté pâtisseries, prix très « instituts privés » avec un Paris Brest à 7,3 €, un Saint-Honoré à 9,1 € ou encore des millefeuilles, mont blanc et éclair au café à 7,3 €.

La dégustation. La tarte citron pouponnée par une meringue aérienne frôle l’extase, comme pour excuser la tarte orange honteusement chimique. L’infusion appelle à l’ascétisme diurétique mais s’avère légère et forte en bouche. Mention bien.

Faut-il y aller ? Peut-on rêver mieux qu’un programme verveine, suppo, dodo ? La Pâtisserie des rêves s’inscrit dans l’ère du temps, qui à défaut d’être chaleureuse, propose de bonnes gourmandises revisitées.

Salon de thé -- La Pâtisserie des Rêves, 111 rue de Longchamp, Paris 16

Critique : Café de Paris, Biarritz.

Il faut savoir parfois décrocher et s’accorder quelques moments de répits pour profiter de la vie à pleines dents. Vous voilà alors transporté à Biarritz, au Café de Paris, avec une magnifique vue sur la Grande Plage, ses rouleaux impressionnants dessinant une écume fractale, et un soleil d’automne encore assez chaud pour se permettre de rêvasser aux terrasses des cafés.

La carte. Prix très « station balnéaire » avec des plats dans les 20-30 €, des desserts à 10 € et des vins franchement pas donnés. Pour faire sobre, nous avons commandé un tartare de bœuf et un filet de merlan et son risotto.

La table est soignée, presqu’endimanchée, les plats arrivent lentement mais sûrement. Le tartare est correct, sans atteindre des niveaux transcendantaux, et le poisson est adapté à la légèreté de la vie. Le risotto n’est heureusement pas collant. Ouf !

Une San Pellegrino, un verre de vin et deux cafés puis l’addition vient clore cet agréable repas.

Café de Paris, 5 Place Bellevue, Biarritz

Critique : Café Bivouac, Hôtel Napoléon. Avenue Friedland. Bonne pioche.

Certaines adresses mériteraient d’être connues et je suis toujours effaré de voir certains spots pompeux et sans intérêts attirer les foules lorsque d’autres, discrets et paisibles, sont ignorés. Triste constat ; la restauration flirte trop souvent avec le marketing. Mais gardons espoir, le fond l’emporte encore parfois sur la forme.

Le café Bivouac se trouve au rez-de-chaussée de l’hôtel Napoléon, avenue de Friedland. Les façades de l’hôtel se reconnaissent aux massifs de géraniums qui fleurissent les balcons à la manière d’un Plaza Athénée naissant. Le café est indiqué par une devanture faite de néons rappelant celle des sex shops amstellodamois …

Pourtant l’intérieur est un havre de paix et de confort, style Napoléon III. Grands canapés, éclairage tamisé et musique délicieusement lounge swinguant aux doux sons de Parov Stelar & co. L’ambiance sonne comme celle du bar de l’hôtel L’Hôtel, rue des Beaux-Arts, à Saint-Germain-des-Prés.

La carte. Cocktails à 15 €, verres de vin dans les 8-10 €, boissons chaudes et sodas à 6 €. Nous avons commandé en parfaits gentlemans un verre de Brouilly et un verre de Cointreau on the rocks.

Service. Rodé aux clientèles exigeantes, professionnel et rapide.

Faut-il y aller ? Oh que oui, il serait dommage de ne pas savourer la genèse d’un lieu qui a tout pour réussir, avec une belle terrasse qui fera le bonheur des aigris de la plus belle avenue du monde.

Café Bivouac, Hôtel Napoléon, 40 avenue de Friedland, Paris 8ème

Critique : Ouverture Marks & Spencer, Champs-Elysées. Food hall pas cher, sandwiches délicieux.

Après nous avoir froidement abandonné un dur soir de mars 2001, Marks & Spencer vient finalement de signer son retour sur le territoire français. La marque veut s’internationaliser et compte ouvrir plusieurs de ses boutiques dans de grands centres commerciaux (Carrousel du Louvre à la place du Virgin dont le bail arrive à expiration, futurs centres Beaugrenelle et Levallois Perret, etc.).

La fermeture brutale du flagship -- Boulevard Haussmann -- et les milliers de salariés laissés sur le carreau n’auront pas écorné l’image de la marque anglaise. Restée ancrée dans nos cœurs, les parisiens sont nombreux à se presser au nouveau flagship du 100 Avenue des Champs-Elysées pour retrouver leurs sandwiches, marmelades et puddings.

Le magasin n’est pourtant pas très grand, incapable de répondre à l’afflux des curieux qui n’ont que faire des rayons de petites culottes, et qui s’agrippent tant bien que mal pour atteindre le « Food hall ». L’enseigne semble déborder par les événements, elle qui ne comptait pas faire de son coin épicerie son principal revenu. Mais les clients en ont décidé autrement à l’heure où les vêtements présentés et la disposition du magasin peut sembler un peu « cheap » par rapport à ses concurrents.

Le Food hall doit se chercher au fond du magasin, les gens se bousculent dans ce petit espace et les ruptures de stock sont fréquentes. Ils arrivent même que des livraisons supplémentaires soient effectuées en pleine journée avec des cageots entiers se faufilant entre les clients.

Le coin épicerie. Nickel chrome, les prix sont étonnement serrés et le choix impressionnant. Les sandwiches sont fabriqués le jour même en Angleterre et sans conservateur. De quoi couper l’herbe sous le pied de « Prêt-à-manger » qui comptait s’installer dans le courant 2012 en lui reprenant le même concept.

Les prix. Sandwiches entre 2 et 4,5 € (jambon à 2,09 € par exemple), salades à 4,75 € et plats préparés entre 4,5 et 6 €. Desserts à 1-3 € (yaourt à 1,09 €, profiteroles et crumble granola à 3 €).

Verdict. Le sandwich fromage et oignon à 1,79 € est tout simplement délicieux, d’une fraicheur éclatante. Lorsque j’en achète, je coupe le sandwich en format « canapés » et les déguste avec un gin tonic à la maison. De quoi épater ses amis avec un apéritif gourmand, anglais et pas cher.




Critique : Exposition Hotel Particulier. Une ambition parisienne. Cité Architecture.

La Cité de l’Architecture du Palais Chaillot propose jusqu’au 19 Février 2012, une riche exposition retraçant l’histoire des hôtels particuliers parisiens. L’occasion de découvrir les logements les plus somptueux de la capitale.

L’exposition se décompose en trois parties distinctes.

Dans la première section, un hôtel particulier est reconstitué pour expliquer la structure même de ces habitations : vestibule, escalier d’honneur, antichambre, etc. Il s’agit d’une introduction que les connaisseurs trouveront peut-être un peu rébarbative. La reconstitution est un peu « cheap » (lino imitant le carrelage et absence de meubles d’époque).

La deuxième section de l’exposition présente toute une série de maquettes d’hôtels emblématiques comme l’Hôtel de Cluny, l’Hôtel de Lambert, ou encore le Palais Rose. Des croquis, des plans mais aussi des reconstitutions d’intérieur permettent de comprendre la richesse architecturale de ces logements d’apparats. Des écrans tactiles complètent l’exposition et proposent de parcourir en image plus de 300 hôtels parisiens.

La dernière section précise les liens qu’entretiennent les hôtels particuliers avec la ville, leur incorporation architecturale et parfois leur rejet. L’exposition s’achève avec une série de clichés en Noir & Blanc montrant la folie destructrice entamée vers 1950 et ayant atteint son paroxysme dans les années 60. De nombreux hôtels particuliers ont alors été littéralement rasés pour faire place à de vulgaires immeubles de bureaux.

Le plus bel exemple est sans doute celui du Palais Rose, inspiré du Grand Trianon de Versailles qui siégeait au 50 Avenue Foch, dans le XVIème arrondissement. Suite à des bisbilles familiales, l’Hôtel fut finalement détruit en 1969 pour accueillir à sa place une résidence composée d’appartements et de locaux commerciaux.

Faut-il y aller ? Assurément, l’exposition est à la fois riche et pédagogique. Maquettes, reconstitutions, plans et photos, vous ressortirez avec l’envie irrépressible d’entamer la visite de tous les hôtels particuliers parisiens ouverts au public.

Exposition -- L’hôtel particulier. Une ambition parisienne,

Cité de l’Architecture et du Patrimoine, 1 Place du Trocadéro, Paris 16ème

Critique : Café La Palette, Paris 6, St-Germain. Bonne affaire.

A quelques encablures des poncifs germanopratins (Les Deux Magots, le Flore, le Bonaparte et j’en passe), navigue en solitaire un bon petit bistrot : La Palette. Disposant d’une belle terrasse fleurie, le lieu est propice aux badinages printaniers autour d’un verre et d’un plat du jour.

La déco. Très parisienne avec ses miroirs fatigués et tachetés, ses banquettes en moleskine marrons, ses patères en cuivre et ses tableaux à la Utrillo représentant des scènes parisiennes du siècle dernier. Les clients sont installés sur des tables et chaises de bistrots en bois avec chose rare : de la place. Le lointain sifflement du percolateur trônant sur le comptoir en zinc annonce la carte, tonitruante.

La clientèle. Un joyeux mélange d’habitués habitants le quartier et de galeristes se croisant avec des touristes américains venus se parfumer à l’odeur du quartier.

La carte. Des salades entre 10 et 15 €, des œufs bio de 7 à 9 € (nature, au jambon, champignons et fines herbes), puis des plats traditionnels tels une bavette à l’échalote (15 €), un tartare de bœuf (14 €), des côtes d’agneau (15 €) ou encore un filet de bar (17 €). Des assiettes de fromage et de charcuterie (14 €) sont également proposées, mais elles ne sont pas très copieuses.

Les plats. De retour de Russie, nous voulions manger de la bonne viande française. Les bavettes furent exquises avec une qualité de viande remarquable. Le plat généreux était accompagné de petites pommes de terre grenailles.

Les desserts. Le bistrot propose un plateau de pâtisseries alléchant avec des éclairs au café, tartelettes et tartes tatin (7,5 €). Mais ce jour là, de belles bûches de Noel au chocolat et au marron n’attendaient que notre consentement. Et nous dîmes, oui !

Service. Efficace et sympathique.

Faut-il y aller ? Evidemment, le Café La Palette joue la partition de Saint-Germain-des-Prés en version un peu plus off et moins superficielle que ses congénères du boulevard voisin. Bon rapport qualité/prix en sus.

Café La Palette, 43 rue de Seine, Paris 6ème

café à 3 €, sodas à 5 €, bouteilles de vin entre 26 et 40 €, verre à 5 €

Critique : Salon de thé L’Entracte, Place Trinité, Toulouse.

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Lorsque les jours commencent à raccourcir et la température à chuter, les gourmands ont toujours une propension naturelle à chercher les petits endroits cosys où se nicher autour d’un chocolat chaud et d’une pâtisserie. L’Entracte, place de la Trinité, est alors le lieu tout trouvé pour répondre à ces envies assassines.

Le lieu. Un salon de thé feutré avec ses banquettes confortables en velours rouge, ses murs en briques apparentes et ses jeux de miroirs.

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La carte. La maison propose de délicieuses pâtisseries (5 € environ) à accompagner d’un thé, d’une orange pressée ou d’un chocolat viennois (4-5 €). Le banoffee fut superbe, rassérénant et décomplexé de sa splendeur calorique, et la tarte tatin fut tout simplement renversante.

La clientèle. Les vieilles dames croisent les jeunes trentenaires dans un joyeux mélange des genres. Parfait.

L’Entracte, 57 rue des Filatiers, Toulouse

Protégé : La résidence du bonheur.

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Critique : Sushi Shop, Galeries Lafayette rooftop, Toulouse.

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Il y a encore quelques années, le dernier étage des Galeries Lafayette de Toulouse ressemblait à une vulgaire cafeteria où grabataires en séries venaient se réunir en toute quiétude. Désormais, le lieu s’est modernisé et propose une partie dédiée à la vente de produits comestibles de luxe : Hédiard, Fauchon et même un stand Kusmi Tea.

Le rooftop accueille également un Sushi Shop qui permet de siroter un verre en terrasse et jouir d’une vue panoramique sur la ville rose. En hiver, la salle intérieure ne désemplit pas pour un sou. Quelque soit l’heure de la journée, les places sont toujours aussi chères.

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La carte. A midi, une formule honnête propose un plateau de maki accompagné de riz ou de soupe Miso et une salade au choix pour environ 13 €.  Les makis de Sushi Shop sont probablement les meilleurs que puissent offrir une chaine de ce genre, la fraicheur est toujours au rendez-vous et l’exécution est plutôt bien faite. La salade de choux est excellente et le riz colmate les estomacs un peu endoloris.

Le service. Particularité de ce Sushi Shop, il faut se servir soi-même. Des serveurs, très aimables, viennent tout de même débarrasser et évitent l’exploit de tomber dans la cafeteria déshumanisée. Une aubaine !

Sushi Shop au 6ème étage des Galeries Lafayette, 4-8 rue Lapeyrouse, Toulouse