Archive | octobre 2007

Critique : La Maison du thé, salon de thé de l’hôtel Scribe.

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C’est l’une des nouveautés de la rentrée, et le résultat est tout à fait étonnant.

Situé 1 rue Scribe, à l’angle de la même rue et du boulevard de la Madeleine, il est idéalement situé avec ses quelques mètres qui le séparent des Galeries Lafayette et du Printemps.

Il donne directement sur la rue, face au Old England. On garde ainsi toujours un œil sur l’extérieur, ce qui le distingue des autres salons de thé des palaces parisiens, qui se cachent bien à l’abri du regard des curieux.

Le salon de thé s’est largement inspiré du charme japonais : déco sobre (certains la trouveront un peu froide), orchidées, ustensiles pour faire le thé etc. tout en conservant un esprit à la française avec des banquettes de velours, du marbre au sol et une bibliothèque. Le mélange est réussi. Un escalier en colimaçon donne accès au premier étage qui offre plus d’intimité. La vue est plus « aérienne » et cela évite le décor un peu froid du rez-de-chaussée.

Coté carte le choix de thés est à la hauteur (8-9€) : thés de chine, du Japon ou encore venant d’Inde. A ne pas manquer, le thé de la maison ; le thé Scribe. Le Brume du Soir n’a quant à lui rien d’extraordinaire. On peut prendre également une pâtisserie. Les macarons sont correctes mais manquent de croquant (6 €). Les marshmallows (4 €) sont vraiment délicieux et très légers. Service correct.

Remarquons que le salon de thé joue la carte du « japonisant » jusqu’au bout, même dans l’assiette avec des quantités ridiculement petites.

En bref, une réussite et surtout un salon de thé aux prix abordables, ce qui est rare à Paris. Un bon point de chute et qui évite de toujours finir au Starbucks, au café de la Paix, à l’Intercontinental ou sur la terrasse des Galeries Lafayette.

Remarques : Attention le salon de thé ferme dès 17h30-18h et il y a peu de places !

L’entrée se fait directement sur la rue ou par l’hôtel.

critique : Le bar du Lutetia, à deux pas du Bon Marché.

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Quoi de plus agréable après avoir flâner devant les vitrines du Bon Marché que d’aller boire un verre au Lutetia ? Ce palace a pour particularité d’être le seul à s’être installé rive gauche. Une fois poussée la porte tourniquet on accède au bar. Verrière et lustres au plafond, tapis carrelés, et dominantes de velours font de cette salle un endroit chaleureux à toute moment de la journée. Les grands rideaux rouges donnent des allures de foyer de théâtre à cette salle. A l’heure du thé des portes dérobées, cachées par de grands miroirs, donnent accès à une deuxième salle encore plus confortable. Les thés ont été bien choisis pour leur saveur et les gâteaux sont réussis (des gâteaux classiques qui ne se perdent pas dans leur « complexité » en voulant à tout prix surfer sur la mode du fooding).

Au niveau du bar les cocktails sont réussis. Boissons dans les 10€, cocktails à 14-15€ (moins chers que dans les palaces de la rive droite). Seul souci vraiment agaçant : il n’y a jamais de place passé 16h-16h30. Cela fait trois ou quatre fois que j’essaie d’y aller, à chaque fois c’est complet !

Nuit Blanche 2007 : compte-rendu et photos.

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Samedi dernier, pendant que certains fêtaient la victoire de la France aux ¼ de Finale de Rugby, d’autres se promenaient dans Paris pour profiter de la Nuit Blanche.

On nous avait suffisamment bassiné à la télé et dans les journaux avec cette soirée, qu’il était impossible de ne pas y faire un petit tour. Mais soyons clair, rien ne vaut tout ce tapage médiatique qu’on a pu avoir. Il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat.

Le Triptych palais royal n’avait rien à voir avec ce qu’on avait pu regarder sur Dailymotion : trois vulgaires écrans qui étaient censés réagir aux mouvements des gens qui s’agitaient devant.

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Du côté de la BNF, pas mieux. Deux ou trois trucs sur l’esplanade qui reprenait l’idée d’une œuvre « work in progress ». Mais sinon au niveau des tours et du jardin, rien. L’année dernière, une ambiance étrange avait été crée avec de la musique et un jeu de lumières qui éclairaient les tours, mais cette année, rien du tout. Si on n’exploite pas l’architecture de la BNF, je ne vois pas vraiment pas l’intérêt de s’y installer …

La seule chose qui valait le détour était au jardin des Tuileries. Des milliers de torches étaient disséminées dans tout le jardin ainsi que des sphères de feu dans les allées centrales, et même les bassins étaient en feu. Un peu plus loin, une idée très originale avec un lustre de flammes flottant dans les airs, tenu par une gigantesque grue. Une ambiance fantasmagorique qui donnait une autre vision de ce jardin.

Place de la Madelaine on atteignait des sommets dans le néant artistique. Le marché de la place avait été remplacé par des cubes recouverts d’une toile blanche, éclairés de plusieurs couleurs, sur quelques dizaines de mètres. Et un peu plus loin, un panneau où des hommes collaient des affiches tous les ¼ d’heures. Y aurait-il restriction de budget à la mairie de Paris ?

Question transport, l’ouverture de la ligne 14 était une très bonne idée. Du côté des Velib, n’en parlons pas, à 5h du matin, il était impossible d’en trouver un. Quant aux taxis, un vrai désastre, nous avons mis 1h30 avant d’en trouver un de libre !

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Conclusion :

La mairie a voulu voir grand en s’installant dans plusieurs quartiers de la capitale, du coup on avait un peu l’impression qu’il n’y avait pas grand chose. Ensuite, on s’étonne qu’aucun monument de Paris n’ait été exploité comme le Louvre ou Notre Dame, ou encore les ponts de Paris en y projetant par exemple des diapositives, ou en créant des jeux de lumières (comme à la fête de la lumière à Lyon). Autre grand absent : la musique. Il n’y avait que des bruitages.

Mais ce qui m’a surtout marqué c’est l’absence de magie, de véritable création artistique qui amène le spectateur à rêver. La majorité des œuvres étaient sans intérêt, bonne à émoustiller les quelques intellos de la rive gauche.

En fin de compte cette soirée qui se vantait d’ouvrir le monde de l’art contemporain au plus grand nombre d’entres nous, est tombé dans le méchant piège de l’art élitiste.

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