Archive | mars 2008

Critique : Rival Deluxe, nouveau Costes avenue Matignon, Champs-Elysées.

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L’empire Costes a encore frappé. Cette fois-ci direction la très chic avenue Matignon à deux pas du rond point des Champs-Elysées pour ce nouveau restaurant club lounge : le Rival Deluxe, en lieu et place de l’ancien Nirvana Café. Ironie de l’histoire, c’est ici que Costes avait déjà fait vibrer les folles nuits parisiennes avec la villa Barclay avant de s’en débarrasser … pour finalement racheter le lieu en 2006. Entre temps la clientèle avait pu se rabattre sur le très jet-set Berkeley juste à coté (article à venir), où s’affolent Porsche et Bentley en tout genre, ou encore au 1er étage de l’immeuble chez le célèbre coiffeur Alexandre.

Nous ne présentons plus la décoration « costienne » : ensemble minimaliste avec lumières tamisées jouant sur les tons pourpre,rouge et marron, fauteuils confortables mais quasiment impossible à bouger (seraient-ils en plomb ?) le tout accompagné par une musique électro bien mixée. Encore une fois, l’intérieur est signé par l’inévitable Jacques Garcia qui n’a pas semblé être très inspiré cette fois-ci.
Venons-en au plus important : la carte. A première vue les cocktails rappellent ceux du Murano avec des mélanges improbables tel que du gin avec des concombres ou encore des elderflowers. Merci, le fooding … Ils sont à 12€ tout comme la coupe de champagne (un Landon). Nous nous sommes laissés tenter par un Costes Addict et un Cosmopolitan façon Carry Bradshaw. Dans le premier on se demande encore de quoi peut-on être addict, si ce n’est cet horrible goût de médoc avec ce mélange de menthe fraîche, liqueur Costes et gin. Au début on trouve les quantités un peu chiches, mais vu le cocktail on est content lorsqu’on l’a terminé. En ce qui concerne le Cosmo il est servi dans un shaker ce qui permet de se resservir un ou deux verres. Le goût du citron est très prononcé au détriment de la vodka trop absente. Pas mal quand même. Attaquons maintenant les desserts en prenant un Cheese cake (9€). Le gâteau en question qui ressemble à tout sauf un Cheese Cake est accompagné d’une glace au caramel faite à base de lait condensé. Bizarrement on a vite l’impression d’avaler de la poudre de lait en berlingot. Pour ma part je n’ai pas aimé mais cet avis n’était pas unanime. Soucieux de ne pas avoir un avis trop tranché sur ce Costes, nous finissons par prendre un Soy Delight (8€). Il s’agit d’un smoothie, d’un milk-shake si vous préférez, à base de lait de soja, de banane, de fraise et de miel. Cette fois-ci c’est plutôt une bonne surprise : les quantités sont généreuses, et ma foi ce n’est pas mauvais du tout. Enfin, le reste de la carte est à des prix assez élevés : le tartare est à 18€, l’escalope milanaise à 23€, la pièce de boeuf à 25€. Quant au club sandwich à 15€, ne vous faites pas avoir, il ne s’agit que de tramezzini pour appétits d’oiseaux.

Pour résumer, encore un de ces endroits branchés qui ne cassent pas trois pattes à un canard.
L’endroit a l’avantage d’être grand et à proximité des Champs. Le service, quant à lui, est correct, on en est presque étonné (j’ai dit correct, je n’ai pas dit aimable, il ne faut pas exagérer non plus ! On est chez Costes tout de même …).

Le Rival Deluxe, 3 avenue Matignon 8ème
A noter au sous-sol une partie club.

Critique : Expo Vlaminck au Musée du Luxembourg, orangerie du Senat.

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Vlaminck et ses couleurs chatoyantes.

C’est toujours la même histoire : celle d’un musée qui déçoit plus qu’il ne plait. Déjà, beau nombre de personnes avait maugréé à propos de l’expo consacrée à Arcimboldo où étaient exposés trois tableaux qui se battaient en duel (cf. l’article sur ce blog passionnant http://www.buzzeum.com/2007/10/29/au-cours-de-mes-expos-exposition-arcimboldo/ qui résume assez bien la situation).
Puis il y a eu Matisse, guère mieux, avec cependant quelques tableaux à voir.
Cette année, ce sont les œuvres de Vlaminck qui investissent l’Orangerie jusqu’au 20 Juillet. La promo à la radio, dans les journaux, sur les bus ou arrêts de métros… a été encore une fois savamment orchestrée puisque se réunissent chaque jour des centaines de personnes qui font patiemment la queue dehors pendant parfois plus d’une heure. Heureusement, nous avions des billets coupe-file achetés sur Internet 2€ plus cher, mais qui évitent ainsi de passer plus de temps à faire la queue qu’à visiter le musée.
Parlons de l’expo : une soixantaine de tableaux mal éclairés et peu mis en valeur retracent chronologiquement l’œuvre du peintre. Rapidement, on s’étonne de ne pas voir les toiles les plus célèbres de sa période fauviste. Quand une expo s’intitule « un instinct fauviste », c’est un peu gênant. Bref, on a l’impression d’une expo au rabais qui coûte pourtant 12€ au visiteur. Il y a du monde, les gens s’entassent devant chaque tableau et le lieu ne se prête pas vraiment aux expos (ou du moins il est mal exploité). Au final, on ressort au bout de 20-30 minutes en ayant dépensé 12€, avec l’étrange impression de s’être fait avoir.

Exposition Vlaminck au Senat, Orangerie 19 rue Vaugirard, 6ème
jusqu’au 20 Juillet.

Critique : K10 à la Défense les 4 temps à la place du Yo !Sushi.

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(il ne s’agit que d’une photo d’illustration, ici un restaurant Yo!Sushi)

Le centre commercial les 4 temps de la Défense, récemment rénové, offre une pléiade de restaurants. Parmi eux, se trouve en plein centre de la galerie le K10. Anciennement appelé Yo !Sushi, il n’y a que le nom qui a changé. Pour le reste, la déco et le concept sont les mêmes. Des plats défilent dans des coupelles de différentes couleurs sur un tapis roulant et vous choisissez ceux qui vous plaisent que ce soient les entrées, les plats ou les desserts. Chaque couleur correspond à un prix entre 2,30€ et 5,80€. Vous pouvez aussi commander les éventuels plats qui ne défileraient pas sur le tapis et qui figurent sur la carte. Pour cela il suffit simplement d’appuyer sur le bouton rouge situé sur la table afin d’appeler un serveur. Petite parenthèse, certains restaurants devraient s’inspirer de ce système génial qui évite ainsi de partir à la chasse aux serveurs. Maintenant question nourriture, c’est tout de suite moins original. Les plats arrivent froids (peut-être devraient-ils tourner un peu moins longtemps sur le tapis) et c’est assez insipide. De plus les quantités sont vraiment chiches. En ce qui concerne la déco, elle est très kitch reprenant les couleurs fluos chères à la mode nippone. Les tables sont toutes orientées vers le tapis roulant pour pouvoir facilement prendre les plats. Certains auront d’ailleurs remarqué que les robinets qui distribuaient à volonté de l’eau gazeuse à chaque table ont disparu, cela devait leur coûter trop cher.

Bref pour résumer, le concept est original et ludique. C’est à essayer au moins une fois, mais plus dans le but de s’amuser que de bien manger.

K10, centre commercial des 4 temps, La Défense.

Et pour ceux qui passerait par Londres, le resto d’origine K10
K10 MOORGATE Shop 5, Northern Line Arcade Moorgate London

Critique : Le café du métro, rue de rennes, vieux colombier.

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Voici une brasserie idéalement située, agréable à toute heure de la journée. En plein cœur de Saint-Sulpice, au croisement de la rue du vieux colombier et de la rue de rennes, c’est l’endroit idéal pour faire une halte entre deux courses.
La salle est cosy avec ses banquettes confortables en velours pourpres et ses lumières tamisées. Pour autant, le comptoir en zinc, le carrelage mosaïque au sol et les chaises en bois façon bistrot n’ont pas disparus. La café du métro a ainsi tenu le pari audacieux de mêler une déco dans le vent sans renier son côté « troquet du coin ».
A midi, les plats sont à 12-16€ et de bonne qualité. L’après-midi, on peut y déguster un chocolat viennois servi dans des mugs, ou un lait cannelle à tomber tellement il est bon. Le crème n’est pas mal non plus. Tout cela pour des prix corrects.
Enfin à l’heure de l’happy hours la clientèle est plus jeune. Les cocktails sont alors à 8€ et là encore c’est une réussite.
Du coté du service, il est efficace et toujours sympathique. Assurément, un café parfait.
Seul reproche, le café ferme à 21h en semaine et 20h en week-end. C’est trop tôt !

Remarque : Le café du métro, pionnier dans l’offre du wifi sur Paris, met à disposition gratuitement sa connexion wifi pour toute consommation.

La café du Metro, 67 rue de Rennes(à l’angle du 13 rue du Vieux Colombier) 6ème
(juste devant la bouche de métro Saint-Sulpice)

Critique Bistrot Romain Champs-Élysées, galerie Elysée-26, terrasse ensoleillée.

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C’est au hasard d’une promenade sur les champs que j’ai découvert cette galerie commerçante qui mène à une cour intérieure où se trouve le restaurant.

En été le lieu est idyllique. A quelques mètres seulement des Champs et pourtant si loin de la cohue et du bruit de l’avenue avec de la verdure tout autour et une fontaine en son centre.

A l’intérieur du restaurant, le cadre est tout aussi plaisant. Au début on a du mal à croire qu’on est dans un Bistrot Romain, on dirait plutôt un resto haut de gamme avec sa déco faite de velours et de tapisseries, jouant sur les tons de rouge et d’ocre. Même le service est à la hauteur.
Bon après, côté assiette il ne faut pas s’attendre à des merveilles, il s’agit du Bistrot Romain. C’est correct mais sans plus. L’escalope de veau est assez insipide, et les spaghettis qui l’accompagnent baignent dans l’huile. Du coté de la bavette, on dirait une selle de cheval.

Bref, on vient ici surtout pour le cadre et le prix. La cuisine n’a rien d’extraordinaire mais la terrasse ensoleillée pardonne ces écarts culinaires.

Bistrot Romain, Galerie Elysées-26, 8ème
(au niveau du rond-point des Champs-Elysées)

Critique : Le Crocodile, rue Royer-Collard.

Le Croco, quand le crocodile se mord la queue.

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Encore un de ces innombrables bars du quartier étudiant. Celui-ci est à deux pas de la station Luxembourg, dans la petite rue Royer-Collard et a comme particularité de proposer pas moins de 300 cocktails classés par ordre alphabétique. Tous portent des noms plus loufoques les uns que les autres : le plouc, le libertin, le traîne-savate …

C’est à vous de prendre la commande : le serveur vous donne un papier et un stylo, et vous noter les cocktails que vous voulez boire. Il faut le reconnaître, c’est une idée originale et amusante. Côté cocktails, voici ceux que nous avons essayé :

Thomassino : à base de mezcal (alcool d’agave), il faut vraiment aimer le goût de chaussette,

Sans gêne : pas mauvais

Libertin : ce n’est que du Passoa

Coquelicot : pour ceux qui aiment la marie Brisart, c’est plutôt pas mal, mais vite écoeurant

On comprend mieux maintenant certaines annotations sur la carte rajoutées par les clients du genre « ça donne envie de … » ou encore « bon courage ».

Les cocktails sont à 6 € avant minuit du lundi au jeudi, 9€ le reste du temps ce qui est hors de prix lorsque vous savez qu’un Mabillon ou un Pub Saint-germain font leurs cocktails à 11€ alors qu’ils doivent payer des loyers démesurés vu leur emplacement, ainsi que leur nombreux personnel.

Le service est très amateur, avec le barman qui regarde la recette du cocktail que vous avez commandé en se demandant perplexe « mais qu’est ce que c’est que cet ingrédient ? ».

Bref, on vient ici surtout pour l’ambiance jeune avec ces écritoires d’écoliers en guise de tables, ces affiches sur les murs annotées de commentaires plus ou moins fins des clients, et la « promiscuité » avec les autres clients.

Pour résumer, la carte des 300 cocktails est alléchante, mais comme l’on dit, il vaut mieux parfois privilégier la qualité à la quantité. La maison devrait plancher sur cet adage.

Préférez le Teddy’s Bar rue Thouin, à côté de la place de la contrescarpe, bien meilleur.

Le Crocodile, 6 rue Royer-Collard 5ème
Ouvert à partir de 22h, le bar est souvent pris d’assaut, pensez à venir tôt.

Critique Le Bowling Mouffetard, une pause entre amis à quelques pas de la Contrescarpe.

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Vous souhaitez passer une bonne soirée entre amis ? Ce bowling est fait pour vous. Situé en plein cœur de la rue Mouffetard, à quelques mètres de la place de la Contrescarpe dans un quartier envahi par les étudiants et étrangers, il est idéalement placé.

Composé de 8 pistes de bowling, on y trouve également billards, curling et flippers. 8 personnes maximum par piste, avec 10 coups chacun pour 8,20€. L’endroit est assez petit comparé à d’autres bowling mais l’ambiance estudiantine fait tout le charme du lieu. Musique et éclairage donnant une atmosphère digne d’une boite. Tous les éléments sont réunis pour passer une bonne soirée.

Par contre pour les boissons même si ce n’est pas très cher (5€ le cocktail), elles ne sont absolument pas alcoolisées. Vu le nombre de cafés et bars dans le quartier, vous n’aurez que l’embarras du choix pour trouver de bien meilleurs cocktails.

Bowling Mouffetard, 73 rue Mouffetard 5ème Paris
(franchir le hall de l’immeuble, et aller jusqu’au fond de la cour intérieure).

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