Archive | avril 2008

Critique : Restaurant du Palais Royal, terrasse soleil, près du Louvre.

                         terrassepalaisroyal.jpg

Les beaux jours reviennent et les parisiens s’affairent à nouveau aux terrasses de cafés. C’est ainsi l’occasion de découvrir (ou de redécouvrir) un endroit idyllique auquel on ne pense pas forcément.

Il s’agit du Palais Royal avec son magnifique jardin et ses allées ombragées. Passé les colonnes de Buren, qui en passant sont dans un état de décrépitude avancée assez lamentable, les touristes en goguette aiment s’y promener et se pavanent chaque jour devant la fontaine centrale avant de poursuivre leur course effrénée dans la visite de la capitale.

Sur l’aile Ouest se trouvent trois ou quatre restaurants malheureusement à l’ombre les trois quarts de l’année, cachés par des arbres trop touffus. Mais du côté Est, un café bien plus agréable possède l’immense privilège d’avoir une terrasse exposée plein Sud.

palaisroyal2.jpg

Situé à quelques mètres du célèbre restaurant classé monument historique le Grand Vefour, les places y sont particulièrement chères. Comptez 6€ pour une boisson fraîche, 5€ pour un cappuccino et 7€ pour un chocolat viennois. Le jour où nous y sommes allés leur percolateur venait « soi-disant » de tomber en panne, et ils n’avaient plus d’oranges pressées ni de Perrier. Pour un café, c’est un peu ennuyeux tout de même … Heureusement le lieu est calme et agréable, idéal pour se reposer après une longue promenade.

110 Galerie de Valois, Paris 1er

Flamant, magasin de décoration Saint-Germain, place Furstenberg paris, luxe, haut de gamme et chic.

Flamant Home Interiors : la référence par excellence de la décoration d’intérieure.

flamant1.jpg

A l’heure où de plus en plus de français se passionnent pour la décoration d’intérieure le nombre de boutiques de ce genre ne cessent de se multiplier à Paris et en province. Zara Home, Roche Bobois, Habitat, Ikea … et le plus haut de gamme d’entre eux : Flamant. Spécialisé dans la réédition de meubles et d’objets anciens, chaque magasin Flamant est une véritable démonstration de luxe et de bon goût. Le magasin principal se trouve sur la charmante petite place Fürstenberg en plein cœur de Saint-germain. On retrouve également Flamant rue Saint-Honoré à quelques pas de la rue royale et de la Madeleine. Mais cette maison est aussi une marque de luxe internationale puisque déjà implantée dans la plupart des grandes villes du monde (Londres, Milan, Bruxelles …).
Leur originalité est d’avoir eu cette idée brillante de faire évoluer le visiteur dans un appartement entièrement décoré par la marque. On se promène ainsi dans les différentes pièces à l’atmosphère feutrée en passant par le salon avec ses bibliothèques en bois cirés et ses fauteuils en cuir lustré puis on rejoint la cuisine de style provençale avec tables de travail en bois, garde-manger patiné et four La Cornue. Accessoires, vaisselles, mobiliers de jardin en passant par les textiles et les papiers peints ( à travers The Original Paint Collection), rien n’a été oublié.

flamant2.jpg

Flamant joue donc dans la catégorie supérieure : celle du très haut de gamme, du luxe raffiné sans jamais tomber dans le too much (vous n’êtes pas chez Roméo ici). Les articles sont de grande facture, et de bonne qualité. On apprécie vraiment cet effort de la marque de mêler le charme de l’ancien avec les contraintes de confort imposées par notre époque. La disposition des objets dans les pièces et la structure des magasins sont savamment étudiées et tout est fait pour vous faire regretter, en sortant du magasin, de ne pas avoir une déco de style Flamant.
Bien entendu les prix sont à la hauteur du lieu, la moindre petite babiole est hors de prix. Mais à défaut d’acheter, la simple visite vaut vraiment le coup d’œil.

flamant3.jpg

Pour faire durer le plaisir, on peut s’attarder au restaurant de la boutique de Saint-Germain (non essayé). Enfin, ne ratez pas Flamant pendant Noël où le magasin est encore plus magique.

Flamant Home Interiors,
8 Place Furstenberg Paris 6ème
et 279 rue Saint-Honoré Paris 8ème

expo « 30 ans d’émotions, les photos du figaro magazine » sur les grilles du Sénat, Luxembourg.

fig3.jpg

A l’occasion des 30 ans du Figaro magazine, le sénat propose une exposition retraçant les photos les plus marquantes du magazine. A travers 80 clichés au format 120x180cm, le Figaro nous dévoile aussi bien le talent de photographes de renommée internationale que d’autres moins connus.

Cette exposition s’inscrit dans la lignée de « Terre vue du ciel » en 2001, ou plus récemment « instantanés d’un siècle » en proposant des photos toujours magnifiques et originales mises en valeur par les grilles du Luxembourg qui se prêtent particulièrement bien à ce genre d’événements.

Les photos sont éclairées toute la nuit et bien entendu l’accès est gratuit. Comme quoi le Sénat ne propose pas que des spectacles de piètre qualité (l’opéra en plein air et les expos souvent décevantes de l’Orangerie pour ne pas les citer).

fig2.jpg

fig4.jpg

fig1.jpg

 

Grilles du jardin du Luxembourg, le long de la rue Médicis

Du 15 avril au 15 juillet 2008

Station Luxembourg

 

Classement meilleurs bars d’hotels à Paris, critiques, palaces

Puisque les classements sont à la mode, voici celui des meilleurs bars d’hôtels de la capitale. Il n’a pas été facile de leur attribuer une note et de les départager. N’hésitez pas à laisser vos impressions sur ces bars et ce classement !

La plupart de ces bars ont fait l’objet d’un article sur ce blog, il suffit de cliquer sur le nom du bar souhaité pour voir s’afficher l’article.

cinq2.jpg

Le bar du Georges V : 18/20
Ce qu’on aime : une adresse de grand standing où le luxe est omniprésent avec ses tapisseries aux murs et ses boiseries, le choix de la carte et un service très attentionné dans le plus beau palace de la ville
Ce qu’on n’aime pas : l’obligation de réserver

Le bar panoramique Concorde Lafayette : 17/20
Ce qu’on aime : sa vue panoramique du 33ème étage de l’immeuble (bar le plus haut de Paris après la tour Montparnasse), le service impeccable et les cocktails délicieux
Ce qu’on n’aime pas : l’ambiance musicale qui pourrait être revue et une déco vieillissante trop visible de jour

hyatt.jpg

Le Park Hyatt : 16/20
Ce qu’on aime : sa cheminée en plein centre, son confort et sa tranquillité à deux pas de l’Opéra, sa déco très design et chaleureuse, son choix de thés, les senteurs diffusées
Ce qu’on n’aime pas : les desserts à 15€ sans grand intérêt

Le bar de l’hôtel Crillon : 15/20
Ce qu’on aime : l’ambiance conte de fées, le service sans fausse note. Parfait aussi bien pour prendre un verre que pour l’heure du thé
Ce qu’on n’aime pas : le prix des desserts (la religieuse a du mal à passer)

Le Duke’s Bar de l’hotel Westminster : 14/20
Ce qu’on aime : les prix moins chers que les autres bars de cette catégorie (7€ le thé par exemple), la déco ancienne et un peu vieillotte très british, les fauteuils en cuir vert et l’ambiance feutrée
Ce qu’on n’aime pas : le peu de places, l’entrée banale de l’hôtel

meurice.jpg

Le bar 228 du Meurice : 14/20
Ce qu’on aime : le lieu magnifique et le confort irréprochable, le groupe de jazz en début de soirée
Ce qu’on n’aime pas : le nombre restreint de tables depuis la rénovation faite par Starck

Le Dokhan’s : 13/20
Ce qu’on aime : le côté intimiste de la salle, la dégustation de 3 champagnes avec ses délicieux amuse-gueules, sa salle magnifique
Ce qu’on n’aime pas : service assez lent et très rapidement complet

Le bar du Plaza Athénée : 13/20
Ce qu’on aime : la déco mélangeant avec habilité le charme de l’ancien et du design : lustres, cheminée en écran plasma, comptoir du bar donnant une impression d’être givrée …
Ce qu’on aime pas : le prix qui ne justifie en rien la qualité, les serveurs qui tournent des dizaines de fois à coté de votre table et qui vous nettoient la table toutes les deux minutes, la fermeture le samedi soir pour des soirées privées

Le Pershing Hall : 12/20
Ce qu’on aime : la déco avec cette idée originale d’ouvrir le cœur de l’hôtel sur une ancienne cour intérieure couverte l’hiver, et découverte durant les beaux jours, le mur végétal immense amenant fraîcheur et exotisme … On peut ainsi manger sur les balcons au 1er étage ou au rez-de-chaussée. Musique branchée et ambiance lounge (très sombre le soir).

Ce qu’on n’aime pas : beaucoup de monde, et la salle du bar est sans grand intérêt. Il vaut mieux être installé sur le bord de la cour.

lutetia.jpg

Le bar du Lutetia : 10/20
Ce qu’on aime : sa grande salle avec ses rideaux et fauteuils en velours rouges, sa grande verrière et son coin salon de thé avec des thés délicieux. Sa proximité du Bon Marché est également un atout majeur de ce bar.
Ce qu’on n’aime pas : quasiment toujours complet, et un service digne du troquet du coin.

Le Lucien au Fouquet’s : 9/20
Ce qu’on aime : son emplacement à deux pas des Champs-Élysées, sa terrasse très agréable et tranquille à l’écart du chahut de l’avenue, une déco signée Garcia
Ce qu’on n’aime pas : les quantités d’alcool des cocktails, le rapport qualité/prix, les olives rabougries avec leurs amandes insipides, le service assez impersonnel

murano.jpg

Le Murano : 8/20
Ce qu’on aime : le pari audacieux d’avoir installer un hôtel étoilé à deux pas de République, une déco anticonformiste avec sa cheminée au gaz, la musique bien mixée et le côté tendance du lieu

Ce qu’on n’aime pas : beaucoup de choses en fait : les cocktails uniquement tournés fooding (poivrons, concombre etc.…), les serveurs qui se soucient plus de leur look que de leurs clients, le chanteur qui se déplace avec son micro façon karaoké pour faire chanter les clients qui n’en n’ont manifestement pas envie.

Critique : Le Berkeley, avenue Matignon, Champs-Elysees, jet-set, chic et excellent.

berkeley2.jpg

« Le lieu des rendez-vous parisiens », c’est du moins la formule avancée par le site internet du restaurant pour appâter le fin gourmet. Appartenant au groupe Richard, possédant entre autres l’excellent Chez Francis, il était difficile de ne pas essayer cette adresse phare de la vie parisienne. Autant vous annoncer la couleur tout de suite, la réservation plusieurs jours à l’avance est indispensable si vous désirez être bien placés. Pour notre part nous étions sur le bord de la fenêtre, dominant ainsi la salle toute entière. L’accueil est professionnel et classe, on est dans un restaurant jet-set mais tout en retenue, jamais excessif, toujours sobre et discret. Ici pas de place à la nonchalance « Costienne » : on ne vous balancera pas les plats sèchement, on vous dira « bonjour », et le service sera courtois tout au long du repas. Au-delà de l’accueil et de l’ambiance, on vient au Berkeley pour sa magnifique salle et sa carte de qualité. Certains trouveront la déco un peu vieillotte mais c’est ce qui fait tout le charme du lieu (pitié, ne refaites pas tout à la sauce Garcia !).
Au rez-de-chaussée l’ambiance rappelle l’atmosphère cosy d’un boudoir avec ses abat-jour plissés en accordéon, ses sièges en velours, ses rideaux rouge brique et ses lustres. Au premier étage, une fois franchi l’un des deux escaliers en colimaçon on découvre une partie plus intime avec une véritable bibliothèque qui surplombe la salle entière. Seules places à éviter : près des toilettes. Pour cela il faut réserver et/ou arriver tôt.

La clientèle est chic et d’un certain âge, faite à midi d’hommes d’affaires et de personnalités de la jet-set mais sans tomber dans le m’as-tu vu (le soir c’est un peu moins le cas). A ma gauche, une femme élégante avec manteau de fourrure et sautoir Chanel, à ma droite hommes d’affaires en costumes Lanvin et Kenzo.

Place maintenant à la cuisine. Le menu du marché est à 34 € avec plat/dessert, 40 € avec l’entrée. Les premiers plats à la carte sont à une vingtaine d’euros (l’éternel tartare de bœuf et ses frites), pour le reste comptez 30-40€. Enfin, les desserts sont à 10-12€.
La première bouteille de champagne Pommery est à 65€ (pas très cher vu l’endroit). La coupe est à 12€, le champagne du jour à 14€. Celui que nous avons pris ce jour-là n’était d’ailleurs pas mal du tout, servi à bonne température (c’est suffisamment rare pour avoir à le préciser).

Le service est rapide, le plat arrive quelques minutes après la commande. La lotte accompagnée de sa julienne était vraiment succulente et fondante. Les légumes très fins et parfumés se mélangeaient harmonieusement avec le poisson. Seul regret, les quantités ne sont pas très généreuses et le plat est arrivé tiède. Quant au dessert, il signe une fin de repas réussie. Enfin un endroit où on ose vous servir des desserts traditionnels : une tarte fine aux pommes avec une boule de glace à la vanille (certains s’en excuseraient presque sous prétexte de ne pas être a la mode). Rien à dire c’est parfait, la tarte fond dans la bouche et la glace se marie parfaitement avec le croustillant de la tarte encore chaude.

Conclusion, une très bonne surprise dans ce quartier. Nous étions partis sur des a priori vu la déception du Rival Deluxe juste à côté. Cityvox nous annonçait un endroit très jet-set où les lunettes de soleil noires étaient indispensables. Certes il y a de belles voitures garées devant, quelques personnalités qui attendent d’être reconnues  mais cela reste un m’as-tu-vu discret. Bref, une adresse incontournable dans le quartier.

Réservation indispensable, arrivez avant 13h pour être sûr d’avoir une table.
Vestiaire (pourboire bien venu) et service voiturier.
Le Berkeley, 7 avenue Matignon, Paris 8ème

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl