Archive | mai 2008

Critique Le Bar du Plaza Athénée : nouveau test.

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S’il est une chose dont Paris peut se vanter, c’est bien du nombre impressionnant de restaurants et de bars branchés qui l’animent chaque soir. Parmi eux trop n’ont aucun intérêt, mais d’autres réservent d’agréables surprises. Les bonnes adresses se comptent sur les doigts de la main et doivent toujours être suivies de près, car leur chute n’est jamais très loin et chacun vit dans une sorte d’équilibre instable qu’il est vite fait de perturber. Le Bar du Plaza en est la parfaite illustration.

 

A lire les critiques sur Cityvox, on se demande si le prestige du lieu et son cadre luxueux ne jouent pas un effet presque lobotomisant sur les gens : tout devient fabuleux, un simple verre devient l’expérience de toute une vie, subjugués par un endroit branché ou se côtoie tout le gotha international. Mais gardons la tête sur les épaules. La salle est globalement réussie, mais le soir le bloc en plâtre ovale au dessus de la cheminée fait étrangement penser à une hotte aspirante pour cuisine Hygiéna. Quant au bar glacé, il a pris un certain coup de vieux avec ces dessous de verres lumineux qui s’allument au passage de la main.

Nous décidons de nous installer cette fois-ci au bar, perchés sur d’immenses tabourets. Alors que nous nous attendions à recevoir la carte des boissons, on nous apporte à la place un cadre photo numérique en nous expliquant que la carte figure sur l’écran et qu’il faut appuyer sur tel ou tel bouton pour passer à la page suivante. Je dois dire que l’idée est originale et assez intéressante, le seul problème c’est que c’est illisible. Remarque, ils sont assez malins parce qu’avec ce système le client n’arrive ni à lire le descriptif des cocktails ni encore moins leur prix. Tout ce qu’on peut dire, c’est que la plupart de leur « décoctions » sont faites à base de Vodka et qu’en quelques années ils sont passés de 22€ à 26€. L’inflation ne semble pas avoir épargné les palaces.

Agacés par cette carte numérique à l’écriture lilliputienne nous abdiquons et prenons finalement deux coupes de Laurent-Perrier à 24€.

Le service est tout aussi brut que le champagne : à peine si les coupes ne nous sont pas lancées sur le bar comme de vulgaires choppes de bière dans un resto moules-frites. Ne contez pas non plus sur les amuse-gueules, ce n’est pas le genre de la maison.

Au bout d’une heure, épuisés par ces chaises hautes inconfortables et les serveurs nous indiquant poliment le chemin de la sortie (1h30 du matin, dieu sait ce qu’ils ferment tôt ces bars), nous réglons l’addition.

 

Cela peut paraître un comble mais dans tous ces endroits le « branché » devient quelque chose de conventionnel avec cette fâcheuse tendance à toujours vouloir surprendre le client. Du coup le bar n’est plus un lieu où l’on vient prendre une boisson, mais un endroit où l’on paie pour profiter d’un « concept ». Le problème c’est qu’à 24€ le concept modeux qu’on retrouve partout ici et là, c’est drôlement cher.

Critique Chez Francis, une terrasse époustouflante, place de l’Alma, près des Champs-Elysées.

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Trouver un restaurant avec terrasse à Paris n’est en soi pas très difficile, mais quand il s’agit d’en choisir un qui allie à la fois qualité, déco de charme et vue exceptionnelle avec terrasse, la tâche devient tout de suite plus ardue. Pourtant ils existent quelques perles rares comme en témoigne la brasserie Chez Francis située dans le fameux triangle d’or, sur la place de l’Alma à quelques encablures des Champs et de l’Avenue Montaigne.

Le restaurant peut se vanter d’avoir une terrasse ombragée et relativement calme d’où l’on voit chaque heure la Tour Eiffel scintiller de mille feux sur fond de carte postale. L’intérieur est tout aussi exceptionnel avec une décoration signée Garcia : abat-jour à pompons, banquettes en velours rouges, miroirs aux figures géométriques sur les murs, colonnes supportant les dorures du plafond … D’ailleurs, certains trouveront un air de ressemblance avec le Berkeley et pour cause les deux maisons appartiennent au groupe Richard.

Place à la nourriture : la brasserie propose deux parties bien distinctes : une consacrée au « snacking » (sans nappe, petite table et un peu les uns sur les autres) et une partie restaurant, plus agréable. Justement côté restaurant, on apprécie les petits buissons qui marquent la séparation entre le trottoir et le restaurant, ne donnant pas ainsi l’impression de manger en plein milieu d’un passage piéton.

Regardons l’état de la carte : on est tout de suite surpris par les prix. Heureusement la brise fraîche ce soir-là vint nous revigorer pour ne pas sombrer dans la neurasthenie générale face à une carte qui débute ses prix à 24€. On pourrait certes se contenter de l’assiette de pâtes (19€) ou d’une salade (19 €), mais c’est un petit triste. 

Le tartare est donc à 24 €, le dos de cabillaud à 28 €, le premier plateau de fruit de mer à 25€ (2 ou 3 huîtres qui se battent en duel) et celui pour 2 à 98€ (avec crabe et tout le tintouin qui va avec).  Les desserts tournent autour de 10-12€, la bouteille d’eau est à 6€ et le café à 5€.

Nous nous laissons tenter par le tartare de bœuf avec ses frites et le dos de cabillaud.

Le serveur nous demande l’accompagnement désiré avec le tartare. En règle général, salade et frites sont des figures imposées pour ce classique de brasserie mais ici il faut choisir entre les deux … Les plats arrivent un quart d’heure plus tard. Verdict : les frites sont tiédasses, le tartare est fondant mais les quantités sont chiches. De son côté, le cabillaud est excellent et très parfumé. Seulement il n’est pas très cuit : bleu voire cru à certains endroits. Les épinards qui l’accompagnent sont quant à eux excellents. Enfin leur café est très bon.

 

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Côté service : assez lent, cela tombe bien nous n’étions pas pressés. A part ça, rien de particulier à signaler si ce n’est que c’est trop cher pour ce que c’est, et je soupçonne la qualité d’avoir un peu baissé depuis l’année dernière. Heureusement le lieu rattrape l’affaire et il faut dire que cette terrasse et sa vue font de cet endroit un restaurant unique.

Chez Francis, 7 place de l’Alma, 8ème

ArtSénat : une exposition navrante.

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L’art contemporain s’invite dans le jardin du Luxembourg pour la désormais traditionnelle exposition ArtSénat. Cette année la charge a été confiée à Chantal Mennesson et se tient du 17 mai au 21 septembre 2008 (jusqu’au 15 juin 2008 pour l’Orangerie).
Le travail d’une quarantaine d’artistes est ainsi réuni sous le thème « Du vent dans les branches ». La majorité des œuvres se trouve aux abords de l’Orangerie et de la fontaine principale. Parmi elles on citera celle qui fait l’affiche de l’exposition, de Robert Combas chef de file de la Figuration libre, mouvement artistique du début des années 80.
Petit tour d’horizon des œuvres présentées :

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        Cela ressemble étrangement à une aire de jeu sur une aire d’autoroute

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                                   Un paravent griffé Ikéa

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          A savourer avec le commentaire de l’œuvre, c’est tellement plus drôle

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Réalisé par l’école maternelle de Bêtise-sur-mer et issu d’un projet pédagogique de longue date

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Une œuvre verte sur fond vert, toujours efficace pour mettre en valeur le travail de l’artiste

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     La révolution rouge est en marche, préparons nous pour le Grand Soir

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       Emballé, c’est pesé. Ils ont sûrement oublié d’enlever l’emballage.

Un petit peu plus sérieux maintenant : (voir 1ère photo)
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Enfin, sur l’une des ailes de la cour principale du jardin est installée une énorme statue en bronze de six mètres de haut pesant plus de 12 tonnes qui a nécessité l’intervention d’un camion grue pour la mettre en place. Intitulée sobrement « le prophète », on doit cette œuvre à Louis Derbré. Vous remarquerez sur la photo que la pauvre statue de Marie de Médicis se sent bien seule face à ce « monstre ».
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Conclusion :
Je dois dire que j’ai toujours été réticent à l’art contemporain de façon générale, et n’ai jamais compris comment des foules entières pouvaient s’extasier pendant des heures devant des tableaux plus blanc que blanc.
Personnellement mises à part quelques œuvres tels les tableaux aux figures géométriques de Mondrian ou le bleu de Klein, j’avoue avoir du mal à ne pas exploser de rire devant tout ce travail. En ce qui concerne l’exposition, je ne vais pas y aller par quatre chemins : elle est franchement consternante. On atteint ici le summum de l’intellectualisme à la française et la quintessence de la bêtise.

 

Starbucks : Nouveautés et augmentation de prix, Frappuccino Dark Moka, Strawberries.

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        Après les Starbucks Odéon, Cluny et Saint-Michel, la marque s’installe aujourd’hui rue Saint-André des Arts. Ouvert depuis déjà quelques mois, l’emplacement est encore une fois stratégique. Situé à deux pas de la rue de Buci, il tire ainsi profit du flot de touristes venant de Saint-Michel et qui rejoignent Saint-germain par cette rue « carte postale ». D’ailleurs dans cette même rue, résiste toujours le bon vieux Malongo qui proposait déjà avant l’heure le même concept que Starbucks mais en version « cubaine » (aujourd’hui un brin « has been »). Après son désir de ruiner Columbus Café, Starbucks s’attaque donc à Malongo.

La boutique :
Au rez-de-chaussée seules 2 places sont agréables : les deux en entrant vers la gauche légèrement surélevées sur le bord de la fenêtre, avec des fauteuils très confortables couleur pourpre. Le reste de la pièce est assez froide et impersonnelle. Par contre le 1er étage est bluffant. Avec Starbucks, on est souvent habitué à des boutiques mal fichues et exiguës, mais ici ce n’est pas le cas : salle donnant sur la rue, faux plafonds design couleur pourpre avec canapés violets confortables et espacés. L’ensemble est neuf et encore en bon état.

Mais comme tout n’est pas rose, parlons maintenant des mauvaises nouvelles.
L’enseigne a encore décidé d’augmenter ses prix à l’occasion de sa nouvelle carte d’été.
Pourtant, les prix avaient déjà été revus à la hausse il y a quelques mois. Ainsi tous les articles accusent une augmentation de 10 centimes d’euros. Les frappucinos passent à 4,80 € le moyen, 5,10 € le grand, 5,50 € le Venti et les muffins à 2,80 €. Cela devient vraiment déraisonnable. D’ailleurs la clientèle n’était pas au rendez-vous ce vendredi après-midi là, pourtant radieux avec 26° à l’ombre et une capitale envahie par les touristes.
Le rare client pourra cependant se consoler sur les quelques nouveautés de la carte. Cette année le Frappucino Banane est abandonnée pour laisser place au Frappuccino Dark Mocha : crème, chocolat, morceaux de biscuits et café : un délice rafraîchissant. On notera également l’arrivée du Frappuccino Strawberry & Cream, moins écoeurant que son aîné le Frappucino Framboise grâce à l’ajout de crème, et enfin le Frappuccino Dulce di Latte qui n’est pas mal non plus.

Finalement, quand on a compris que le café Starbucks était du jus de chaussette et qu’il fallait se contenter uniquement de leurs Frappucinos on s’en sort plutôt bien. Encore faut-il après qu’ils soient réussis, mais ça c’est une autre paire de manches. D’ailleurs, sur le comptoir où l’on retire sa commande est désormais installé un écriteau sur lequel est écrit quelque chose comme « si votre boisson n’est pas réussie, n’hésitez pas à demander à qu’on vous la refasse ! » (je ne me souviens plus de la phrase exacte). Starbucks semble donc revoir sa stratégie. Pour preuve, il y a quelques mois, toutes les boutiques de la chaîne aux Etats-Unis avaient fermé pendant 3h (de 22h à 1h) pour reformer leurs personnels aux rudiments du métier : savoir faire un café, un Frappuccino et un thé.
La chaîne Starbucks semble donc avoir compris que vu les prix qu’elle pratique, elle ne peut plus se contenter de surfer sur un phénomène de mode et qu’elle doit aussi répondre à des clients de plus en plus exigeant. Le client redeviendrait-il le roi ?

Velib’ : Nouveautés et géolocalisation : Stations Bonus et WAP.

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Alors que Velib s’apprête à souffler sa première bougie, faisons un état lieu de ce service qui a réconcilié les parisiens avec la petite reine.

La géolocalisation : Avec la technologie du GPS et des portables il est désormais possible de connaître l’emplacement des stations les plus proches de soi et de savoir s’il reste des places disponibles ou non. Pour se faire, on peut utiliser l’un des solutions suivantes :

Molib : http://www.molib.fr/ Pour les mobiles qui fonctionnent sous Android et qui disposent d’une connexion Internet, autrement dit sur les palm, pda et mobiles équipés de la fonction GPS. Via une interface intuitive, on peut ainsi trouver la station disponible la plus proche pour prendre ou déposer un vélo. Probablement le service le plus au point pour ceux qui disposent de tels appareils. Pour les autres :

iVelib : http://www.ivelib.com Comme l’indique le « i », il s’adresse aux détenteurs de iPhone et permet le même genre de services que le précédent.

WAP Velib : Dernière solution pour le commun des mortels qui ne dispose ni d’iPhone ni de GSM ultra sophistiqués. Il faut d’abord envoyer par sms au 30130 le mot « velib ». En échange, on reçoit un message Push qui fournit un lien Wap à suivre. Une fois sur le site de Velib, il faut descendre tout en bas de la page et cliquer sur « Rechercher un vélo, près d’ici » puis accepter la géolocalisation en cliquant sur « Oui, j’accepte la géolocalisation pour cette fois-ci » (ou « Oui j’accepte la géolocalisation automatique pour ce service »). On obtient alors les stations à proximité et leur disponibilité. Attention cependant, le service n’est pas gratuit contrairement à ce qu’on lit sur de nombreux sites Internet. Il faut compter le prix du sms et le temps de navigation sur le Wap (environ 3 minutes). Pour ma part, j’en ai eu quasiment pour 1€ (ça fait cher l’information).

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Les nouveautés : Au bout de cette première année les problèmes semblent avoir du mal à se résorber : toujours autant de Velib cassés et de sempiternelles soucis techniques de location. Certains donnent pour responsable le système d’exploitation Windows. En effet, tout le système de location tourne sous XP qui n’a jamais été connu pour sa stabilité et sa fiabilité … De plus les vols et casses sont importants. Depuis l’ouverture du service, 10% de la flotte a du être remplacé, ce qui représente un nombre considérable de vélos. Cependant, nous nous devons de féliciter deux belles initiatives de JC Decaux et de la Ville de Paris :

Premièrement : désormais lorsqu’un velib est défectueux, l’utilisateur dispose d’une minute pour le reposer et en prendre immédiatement un autre (avant il fallait attendre 5 minutes). Rappelons à ce propos que : selle du vélo à l’envers = vélo HS. Vérifiez également l’état des pneus et la présence de la chaîne.

Deuxièmement : la création de « Stations Bonus » dès la mi-juin, se distinguant par le pictogramme suivant :

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Ces stations sont situées en « altitude ». Pour récompenser les cyclistes courageux d’avoir déposé leur vélo « si haut », ils seront crédités de 15 minutes supplémentaires. Ainsi par exemple, si notre amie Perrette rend son vélo dans une station « Bonus » 44 minutes après l’avoir pris, elle ne paiera rien du tout. Si par contre, elle le rend dans une station dite « normale », elle paiera 1€ car elle aura dépassée la 1ère demi-heure gratuite.

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Pour finir, voici le plan actuel des stations Velib avec ces « Stations Bonus » (cliquez sur la carte pour la télécharger). Ce plan est également disponible depuis le 25 février sous format de poche à l’échelle 1/35000 et référence les stations de Velib ainsi que leur numéro. En outre, sont indexées les noms de rues, les sens uniques et les lignes de bus et de métro.

« Michelin Paris Velib 2008 », 2,95€ dans tous les kiosques à journaux et distributeurs habituels.

Dossier : Les Champs-Elysées : une avenue où les spéculations vont bon train.

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Alors que la flambée des prix de l’immobilier ne semble pas vouloir s’arrêter dans la plupart des grandes villes du monde, Paris n’est pas épargnée par ces augmentations démesurées contraignant certaines grandes enseignes à quitter leurs emplacements pour de plus modestes. Dans notre capitale, ce combat se joue principalement sur les Champs-Elysées, 3ème avenue la plus chère du monde après la Vème Avenue à New-York et Causeway Bay à Hongkong. Certains magasins sont donc menacés de fermeture. Pourtant, au même moment d’autres sont annoncés en grande pompe. Petit tour d’horizon de ce remue-ménage de printemps.

Les boites de nuit.

Le Queen et le VIP Room pourraient fermer leur porte. Depuis des années la rumeur de la fermeture du Queen se fait entendre, mais aujourd’hui elle devient de plus en plus sérieuse. Recours en justice et bataille judiciaire avec le bailleur, le gérant de la boite Philippe Fatien

arrive difficilement à assumer la hausse de son loyer qui est passé de 140.000 € à 1 M€ par mois en quelques années. Le Queen qui avait selon les propres mots de son propriétaire « relancé l’avenue » dans les années 80, à une époque où les Champs-Élysées n’avaient pas encore autant d’attrait. Le Queen, symbole des nuits parisiennes pourraient donc devenir … un concept store BMW.

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De même le VIP room, célèbre boite select créée par le DJ Jean Roch peine à résister aux spéculations immobilières, en étant placé dans la galerie des Champs-Élysées où Starbucks s’est installé il y a quelques mois. L’emplacement appartient au Planet Hollywood qui vient de fermer ses portes, contraignant ainsi par la même occasion le VIP Room à quitter les lieux. La fermeture était annoncée depuis février mais des soirées sont toujours organisées comme par exemple l’after show de Kylie Minogue il y a quelques jours. Affaire à suivre …

La restauration.

Le domaine de la restauration ne déroge pas non plus à la règle, il est également touché. Pomme de pain serait donc sur le point de fermer sa boutique du 50, tandis que MacDonald’s réfléchirait à la fermeture de son restaurant des Champs ! Cela peut paraître incroyable lorsqu’on sait que le chiffre d’affaire de la firme américaine a atteint les 2,5 milliards de dollars l’année dernière. L’entreprise lance actuellement une procédure contre son bailleur pour s’opposer à l’augmentation excessive de son loyer de 4000 € à 10 000 € le m².

Les magasins de vêtements.

La plus belle avenue du monde accueille également beau nombre de magasins de fringues. Aujourd’hui ces magasins représentent un peu moins de 40% des commerces de l’avenue. Gap, Zara, Benetton …. impossible de passer à côté sans les voir. D’ailleurs, H&M est toujours en négociation pour récupérer les locaux du Club Med mais la mairie s’y oppose invoquant un nombre déjà trop important de magasins d’habillement. Le groupe a cependant déposé un recours en attente de jugement.

De son côté, Abercrombrie & Fitch, célèbre marque de vêtements américaine inconnue en France, pourrait s’installer au 23 à la place de la compagnie aérienne Thai Airways.

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Les champs sont donc le théâtre de spéculations particulièrement importantes, car elle assure pour les enseignes qui s’y installent non seulement le prestige d’une adresse mais aussi une clientèle internationale très nombreuse et des horaires d’ouverture peu contraignantes (ouverture le dimanche et 24h/24 entres autres).

Une inquiétude se lit alors sur tous les visages: risque-t-on d’assister dans les années qui viennent à une uniformisation des magasins sur les Champs où seul les plus grandes marques de luxe, de vêtements et de restauration rapide survivraient ? Le passé a déjà montré que les « petits » ne pouvaient pas résister très longtemps. On ne compte plus le nombre de cinémas qui a fermé depuis une trentaine d’années sur l’avenue (une quarantaine). D’ailleurs, l’UGC Normandie songe lui aussi à plier bagages. De même la dernière pharmacie des champs au 71 vient de quitter les lieux et la Poste est menacée de fermeture.

Mais comme le dit le proverbe, « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Aussi, Orange, Nespresso, Bompard et Starbucks ont inauguré leur boutique au début de cette année, tandis que Fiat prévoit de s’installer en lieu et place de l’ancien Drugstore Matignon sur le rond-point des Champs-Élysées, dans quelques mois. Les Champs ne sont donc pas prêt d’être désertés par les grandes enseignes qui continuent à brasser une clientèle toujours plus internationale. La relève est donc assurée.

Nouvelle adresse pour le relais de l’entrecôte, ouverture 5 Août, Montparnasse.

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Le relais de l’Entrecôte s’apprête à ouvrir une nouvelle adresse en plein cœur de Paris. Cette institution n’est plus à présenter (voir mes articles sur Le relais de l’entrecôte et Où manger dans le quartier de la Porte Maillot ?). Le secret de la réussite ? Une entrecôte fondante avec une sauce délicieuse servie avec des frites croustillantes et une salade aux noix en entrée. Face à un tel succès, la famille de Saers, propriétaire de tous les restaurants de l’enseigne va donc ouvrir une nouvelle brasserie dans les mois qui viennent près de Montparnasse. L’Entrecôte frappe fort aujourd’hui en s’installant dans un quartier symbole de la brasserie parisienne, chic et intemporelle.

Le lieu ? A quelques pas du Dôme et de la Rotonde, en face de la Coupole et du Select, en lieu et place du Lotus Café qui a fermé ses portes il y a deux semaines environ. Cet ancien café avait déjà remplacé le Cosmos café et jouait sur la carte du « branché », attirant une clientèle assez jeune. La cuisine n’a jamais été réputée terrible mais parait-il que les cocktails étaient bons et leurs prix attractifs pendant l’happy-hours.

Aujourd’hui les locaux ont été vidés et l’intérieur est en train d’être démoli. La tâche est grande puisqu’il s’agit de transformer un ancien café lounge en une brasserie type « début du siècle ». Moulures, lustres et pans de bois par ci par là et l’illusion sera parfaite. Le futur touriste croira ainsi manger dans une institution qui existe depuis des années.

 

D’ailleurs les brasseries voisines tremblent déjà à l’idée de voir débarquer le roi de l’entrecôte où chaque soir se bousculent gourmands prêt à faire plus d’une demi-heure de queue pour manger une entrecôte en trente minutes chrono, et être ensuite expédié comme des cabots. J’adorai l’Entrecôte, je la trouve maintenant trop cher (23€) et le rapport qualité/prix n’y est plus (sans parler du service particulièrement odieux quand il s’agit de vous virer au bout d’une demi-heure). Espérons qu’avec cette nouvelle adresse, l’enseigne saura renouer avec les fondamentaux d’une bonne brasserie : un accueil digne de ce nom, des prix abordables et une qualité toujours au rendez-vous.

Ouverture le 5 Août 2008.

Critique : Au petit suisse, bistrot à l’ancienne.

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Idéalement situé derrière le théâtre de l’odéon et face à l’entrée Médicis du Luxembourg, ce bistrot a gardé son jus en affichant des prix raisonnables.

D’ailleurs il doit faire partie des restos cités dans les guides touristiques rubrique « manger pour pas trop cher à Paris », parce qu’il regorgeait de touristes le jour où nous y sommes allés.

La terrasse exposée plein sud est très agréable mais malheureusement trop petite. A l’intérieur le lieu ne manque pas de charme : salle exiguë un peu vieillotte avec son bar en zinc et une mezzanine bas de plafond au dessus du bar. Je vous conseille l’une des deux tables sur le bord de la fenêtre. Placés sur une petite estrade, on voit mieux la rue car ailleurs c’est assez difficile avec toutes ces inscriptions figurant sur la façade.

Le service est plein de bonne volonté avec son patron aveyronnais à l’écoute de ses clients. Maintenant niveau carte ça ne suit pas. Ce jour-là, le plat du jour était un pavé de rumsteak avec pommes de terre : la viande est correcte mais noyée sous une sauce roquefort indigeste et accompagnée de pommes frites peu cuites (normalement elles doivent être dorées et croquer sous la dent). La feuille de salade qui accompagne l’assiette se sent bien seule. Même une vache aurait hésité à la manger tellement elle avait l’air triste.

Les touristes en face de nous se laissent tenter par un croque au pain poilane. Nous compatissons à leur malheur. Là où le pain devrait croustiller sous le poids du couteau qui tente de le couper, ici il cède à son emprise comme une vulgaire guimauve aidé par une fourchette vengeresse. Merci la cuisson au micro-ondes …

Pour ne pas finir sur une mauvaise impression, nous prenons une charlotte aux poires et au chocolat. Elle avait attiré mon attention depuis le début du repas avec ses boudoirs qui la rendaient immense. Verdict : effectivement elle est faite maison, les cuillers sont croquants (ils sont trop souvent spongieux dans les restos mais pas ici), la mousse est onctueuse mais les poires sortent de la boite et gâchent le dessert. Dommage.

Au niveau des prix, c’est très raisonnable. Plat du jour à 13 €, salades à une dizaine d’euros, desserts à 5-6 € (un dessert à moins de 8 € dans le quartier ! Sortons le champagne et les cotillons !), et le café à 2,20 €. D’ailleurs, au comptoir il est à 1,20 €.

Bref, c’est vraiment dommage parce que l’endroit ne manque pas de caractère. Il est bien situé et les prix sont tout à fait abordables mais seulement la nourriture ne suit pas.

Nous y reviendrons une prochaine fois, à l’heure de l’apéro ou au petit déjeuner en espérant revoir notre jugement.

Au petit suisse, 16 rue Vaugirard, Paris 6ème

Critique : Pause goûter à la brasserie du Printemps, coupole magnifique, 6ème étage Mode, thé.

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Reprise l’année dernière par le groupe Bertrand, l’ancienne brasserie Flo a entièrement été rénovée pour laisser place à un endroit convivial et branché. Au 6ème étage du Printemps de la Mode, le lieu ne manque pas de charme avec son imposante coupole datant de 1923. Didier Gomez à qui l’on doit la nouvelle déco a su mêler le design à une architecture pourtant classique. Ainsi la salle s’articule autour d’un bar à huîtres circulaire couleur vert anis et d’un énorme ballon rond qui change de couleurs au fil des heures. Autour, des canapés en cuir blanc avec imprimés de noir et de gris sont confortables et les fauteuils imitation Louis XVI avec leur dossier en plexiglas le sont tout autant. Dessinés par Starck et Kartell, ils ne sont pas sans rappeler ceux du restaurant le Kong, ce qui n’a rien d’étonnant puisque c’est Starck lui-même qui s’en est également chargé. Le reste de la salle joue sur les alternances de gris, de noir et d’orange, c’est un sans faute. Penchons nous maintenant sur le nerf de la guerre : la carte.

Les prix sont corrects, enfin, dans la moyenne parisienne. Nous avons pris deux coupes de glaces 3 boules à 5,50 € chacune (vanille bourbon, lait de coco, chocolat, fraise …), et je dois dire que j’ai été agréablement surpris par leur qualité. Le tout accompagné d’une San Pellegrino 1L à 5,50€ également, pour deux. Voila un goûter à 8,25€ par personne. Ma foi pour le quartier, c’est tout à fait correct. Seule ombre au tableau, le service est d’une lenteur accablante ! Plus d’un quart d’heure pour nous servir deux coupes de glace, je n’ose imaginer la durée d’un repas entier lorsque 400 personnes demandent à être servies en même temps …
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Printemps de la mode, 6ème étage

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