Archive | juin 2008

Critique : Le Rostand, à toute heure de la journée. Luxembourg, café avec belle terrasse.

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          Dans mon billet « où prendre un thé dans le quartier Odéon Saint-Germain » publié il y a quelques mois, je citais le salon de thé La Forêt noire, rue de l’éperon. Mais depuis le début de l’année, il a laissé place à un nouveau restaurant parait-il excellent : l’Epigramme. En attendant de l’essayer, il a fallu chercher un nouvel endroit susceptible de le remplacer. La chose n’a pas été facile et beaucoup de tentatives furent infructueuses, mais le Rostand tira son épingle du jeu. 

Pour ceux qui ne connaissent pas, le Rostand sert régulièrement de décor pour le tournage de films ou d’émissions littéraires comme « Un livre, un jour ». D’ailleurs dernièrement, le film Paris Je t’aime a été tourné dans ce café où Gérard Depardieu jouait le rôle du patron qui servait deux clients : Gena Rowlands et Ben Gazzara. En temps habituel c’est le lieu de rencontres des étudiants, philosophes, professeurs de la Sorbonne et politiques. Il faut dire que même si le service n’est pas très performant (d’une lenteur parfois affligeante), l’ambiance qui y règne est toute particulière avec ses chaises en osier, sa grande horloge en métal, sa mosaïque au sol …

Mais l’atout principal du Rostand est d’avoir une très grande terrasse que les clients se disputent été comme hiver. Quelque soit la saison, le soleil est toujours au rendez-vous et le jardin du Luxembourg juste en face apporte de la fraîcheur au lieu. Assis, on voit même l’exposition photo sur les grilles du Luco sans se lever.

Le Rostand s’apprécie aussi bien au petit-déjeuner que pour un after-work. A l’heure du thé, on peut se laisser tenter par leur chocolat viennois et une part de gâteau ou de quatre-quarts. Le chocolat viennois est vraiment excellent (probablement l’un des meilleurs du quartier) à 5,50€ avec une crème chantilly faite maison délicatement posée à l’aide d’une poche à douille. Le quatre-quarts est quant à lui à 1,60€ pour une part généreuse, autant dire que c’est l’affaire du siècle ! Au total, 7€ le goûter dans un cadre de rêve.

Mais l’endroit est également agréable pour boire un verre (cocktails à 12€) ou pour prendre un petit déjeuner à 10€ (boisson chaude, jus d’orange, tartines et confitures). Personnellement je prends toujours une orange pressée à 5,50€, excellente. L’eau 50cL est à 5,40€.

Enfin à déjeuner leurs sandwiches baguette sont très réussis. Leur pain est croustillant et les crudités sont toujours très fraîches (5,50€ le crudité). Côté plat chaud, le filet de bœuf à 22€ est de belle qualité, mais le plat du jour à 13€ est par contre un peu décevant (les plats ne sont souvent pas très copieux). Il faut donc mieux se rabattre sur la carte « snacking » qui proposent omelettes, salades et sandwiches en tout genre à des prix raisonnables.

Bref, mis à part le service longuet, le Rostand est une valeur sûre dans le quartier. Un sans faute.

 

6 Place Edmond Rostand, 5ème

Les plus belles terrasses de Paris.

L’été arrive et les cafetiers et restaurateurs n’hésitent pas à exploiter la moindre parcelle de trottoir pour y installer leur terrasse. Entre grands classiques et nouveautés, éphémères et indémodables, on ne compte plus leur nombre à Paris. Certaines sont faites pour se montrer, d’autres pour profiter sereinement du calme de l’été mais peu proposent de bien manger.

En cette période estivale, le sujet des terrasses est d’ailleurs un marronnier que les magasines s’empressent de nous ressortir chaque année avec des classements parfois farfelus, à nous faire croire que certains critiques gastronomiques seraient corrompus. C’est ainsi qu’on retrouve souvent dans ces revues des terrasses sans grand intérêt culinaire et aux prix qui frôlent le ridicule. Pourtant ils en existent certaines où l’on peut même accessoirement bien manger. Les autres seront à réserver pour prendre un verre uniquement. Voici donc un résumé des terrasses qu’il faut avoir fait cet été.

Précision : je n’ai pas essayé toutes les terrasses de la liste ci-dessous, il ne s’agit pas de critiques mais de recommandations à partir d’articles de journaux mêlés aux commentaires de clients sur Internet et d’impressions de gens étant déjà allés dans ces restaurants.

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Le diapason : 12 rue Joseph de Maistre, 18ème

On ne soupçonnerait pas une telle terrasse si près de la place Clichy et de son célèbre moulin rouge. Et pourtant, rue Joseph de Maistre se trouve le restaurant du Terrass Hotel. Comme son nom l’indique cet hôtel dispose d’une terrasse panoramique située au 7ème étage de l’immeuble, offrant une vue imprenable sur la capitale. Coté cuisine : classique et relativement cher.

Menus : 31€ et 36€. Carte dîner à 55€, plat à 25€, desserts à 12€. raphael.jpg

Jardins plein ciel : 17 avenue Kléber, 16ème

Voici une adresse méconnue que les habitués se refilent de bouches à oreilles. Situé à quelques pas seulement des Champs-Élysées, le luxueux hôtel Raphaël possède sûrement la terrasse la plus chic de Paris. Du haut du 7ème étage, la vue y est sublime. La terrasse est certes petite mais le cadre est ravissant : végétation luxuriante et mobilier de jardin de style Unopiu.

La paisibilité du lieu permet de se reposer un après-midi entier en profitant du soleil.

Quant à lui, le service est à la hauteur, tout comme les prix (12€ le cappuccino, c’est un record absolu). Les places sont chères et aux heures de repas, il est obligatoire de réserver.

Menu déjeuner 75€, formule buffet 46€, formule dîner 53€, menu dîner 90€.

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Le Mini-Palais : Avenue Winston Churchill, 8ème

Depuis la réouverture du Grand Palais, l’endroit cherche à devenir un pôle important de l’activité culturel et artistique de la capitale : la biennale des antiquaires, les défilés de mode, les expositions d’art contemporain … tout y passe. Dernier nouveauté en date (il y a un an environ), s’est ouvert un nouveau restaurant sous les colonnes du Grand Palais, donnant sur la Seine. Le lieu avec son sol en mosaïque vaut en soi le détour, mais on y viendra surtout pour prendre un verre, car les plats n’ont rien d’extraordinaire. Enfin, le service est parait-il désastreux.

Menu à 20€ à déjeuner, carte de 55 à 70€ vin compris.

La Plage : Port de Javel, 15ème

Difficile de parler de terrasses de cafés sans citer le nom des Costes. C’est chose faite avec le restaurant péniche La Plage. Amarrée non loin du pont Mirabeau, la vue exceptionnelle sur la Tour Eiffel justifie à elle seule le déplacement. La déco est quant à elle soignée : coussins crème installés sur des banquettes en osier sombre … elle rappelle étrangement celle des plages privées cannoises. D’ailleurs la clientèle est un peu la même : très m’as-tu-vu, comme toujours dans ce genre d’endroit.

Réservation vivement recommandée.

Menus : 25 à 30€ à dejeuner, carte de 50 à 60 € lagare.jpg

La Gare : 19 Chaussée de la Muette, 16ème

Dans le quartier résidentiel de la Muette, le choix de restaurants avec terrasse est assez limité. Cependant, au milieu de nulle part, se trouve la Gare. Comme son nom l’indique, le restaurant se trouve dans une ancienne gare désaffectée de la petite ceinture. Le lieu est immense : bar lounge, restaurant aux volumes impressionnants qui donnent un effet un peu trop « cantoche » à mon goût, et surtout une terrasse ensoleillée très agréable.

Menus : 18 à 22€ à déjeuner, 31 à 36€ à dîner.

Bagatelle : Route de Sèvres, 16ème

Les jardins de Bagatelle sont l’endroit idéal pour ceux qui veulent fuir l’agitation de la capitale sans pour autant partir trop loin. Au cœur du bois de Boulogne, le cadre de ce restaurant est idyllique. Pendant des années, on y mangeait (très) mal mais la situation semble avoir changé, sans non plus atteindre des prouesses culinaires. En se contentant d’une salade Cesar ou un club sandwich, on s’en sort relativement bien.

Carte : 30 à 50€.

Le 25ème Est : 10 place Stalingrad, 19ème

Le quartier Stalingrad est en plein renouveau, certains prédisent même qu’il sera bientôt le futur endroit à la mode, comme ce fut le cas par exemple pour Bercy ou Montorgueil. Première étape de cette « modernisation », depuis l’année dernière s’est installé dans un bâtiment à l’abandon, un café qui fait également office de restaurant : le 25° Est. Les pieds dans l’eau, à quelques mètres de la Rotonde, il s’ouvre sur les bassins de la Villette et jouit d’une exposition plein Sud. Au rez-de-chaussée on y vient pour boire un verre, tandis qu’à l’étage on y déguste l’une des formules bon marché du restaurant.

Plat du jour à 8,50€, formules à 11,80€ et 14,80€ (entrée/plat/dessert), carte entre 18 et 25€.

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La Maison de l’Amérique Latine : 217 boulevard Saint-Germain, 7ème

Si le paradis devait exister, il se trouverait certainement à la maison de l’Amérique latine. Fréquentée par une clientèle d’habitués ; ambassadeurs, ministres et membres du PS (la rue Solférino n’est pas très loin) s’y côtoient. La terrasse se situe au centre du parc verdoyant de cet ancien hôtel particulier, dans un cadre intimiste. Idéal pour ceux qui recherchent le calme et la fraîcheur de l’été.

Menus à 40€ au déjeuner, 55€ et 79€ au dîner.

L’Absinthe : 24 place du Marché Saint-Honoré, Paris 1er

La place du Marché Saint-Honoré est un écrin de tranquillité coincé entre l’avenue de l’Opéra et la rue de Rivoli. Articulé autour d’un monument de verre construit en 97 par Richard Bofill, la place est bordée de restaurants en tout genre mais malheureusement la plupart n’ont aucun intérêt. Dans cet océan de médiocrité se dégage pourtant l’absinthe avec sa terrasse privilégie qui propose une cuisine française réussie.

Menu à 30€, formules à 29€ et 37€.

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Le Café de l’Homme : 17 place du Trocadéro, 16ème

Difficile de faire plus cliché que cette vue imprenable depuis la terrasse du café de l’Homme : un 360° sur Paris et sa Tour Eiffel. Situé dans le musée de l’homme, la clientèle est majoritairement constituée de touristes et de la jeunesse dorée du quartier : le lieu est branché et les meilleures tables de la terrasse se disputent férocement. Côté cuisine, c’est correct mais cher.

Menus : 25€ à 32€ à déjeuner, carte 40€ à 73€.

Café Jacquemart-André : 158 boulevard Haussmann, 8ème

La terrasse de ce musée s’ouvre sur la cour d’honneur d’un hotel particulier du XIXème. L’endroit est paisible, particulièrement agréable pour bruncher le dimanche ou pour prendre un thé après la visite du musée.

9 € formule thé + pâtisserie, formule déjeuner 16,50, brunch le dimanche a 26€

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Le Pershing Hall : 49 rue pierre charron, 8ème

J’avais déjà parlé du Pershing Hall dans un article précédent. En été, la toile protectrice est retirée et le soleil s’invite dans la cour et révèle l’originalité du mur végétal (30 mètres de haut) dessiné par Patrick Blanc, maître incontesté en matière de conception floral de ce genre.

L’endroit est surtout à conseiller pour prendre un verre. A l’heure du repas, on y trouve une carte un peu trop « modeuse ». La clientèle est très hype et le soir les places sont chères.

Carte 45 à 128 €, menu déjeuner 60€, menu dîner 80€ ombres.jpg

Les Ombres : 27 quai Branly, 7ème

Voila un restaurant qui a fait couler beaucoup d’encre depuis l’ouverture du musée du Quai Branly. Située sur le toit du musée, la vue est à couper le souffle. Mais l’endroit est victime de son succès, et y manger relève quasiment de l’exploit. Ainsi il faut réserver quasiment 1 mois à l’avance. Cela amuse peut être certains, en tout cas pas moi. Bientôt il faudra se mettre sur une liste d’attente comme dans les restos branchés New-yorkais pour qu’on « accepte » de vous donner une table.

En attendant, le restaurant propose depuis peu un service salon de thé à partir de 15h où il n’est pas nécessaire de réserver (pour combien de temps encore ?).

Menu 38€ (entrée/plat/dessert) à déjeuner, 95€ le soir, plat à 40€, dessert à 15€

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La terrasse Montaigne du Plaza Athénée : 25 avenue Montaigne, 8ème

Donnant directement sur l’avenue Montaigne, cette terrasse propose aussi bien de prendre un thé que pour manger sur le pouce. Le lieu est agréable et tendance, protégée par une haie de buis.

La carte est courte et joue sur le concept du « snacking » chic.

Club-Sandiwch 29€, Salade Cesar 30€ (la démesure ne s’arrêtera donc jamais).

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