Critique : Mini-palais, terrasse sous les arcades.

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Tandis que l’arrivée de l’été ravie touristes et badauds, d’autres en profitent pour inaugurer en grande pompe leur nouveau restaurant. Hasard fortuit du calendrier, c’est au même moment que sortent revues branchées en tout genre qui dressent le palmarès des nouvelles terrasses qu’il faut absolument avoir fait cet été. Parmi elles ressort souvent le restaurant le Mini-palais qui se proclame lui-même lounge, bar et accessoirement restaurant.

Sous cette dénomination pompeuse se cache le chef Georges Choukroun et le groupe Ludéric spécialisé dans la com et l’événementiel. L’appui d’un groupe de marketting n’est pas forcément très rassurant au premier abord. Un peu dubitatif, nous souhaitons en avoir le cœur net.

L’entrée se fait sur l’angle de l’avenue Winston Churchill et du Cours Albert Ier, par un grand escalier style belle époque. Passé le hall sans âme on se retrouve face à une hôtesse d’accueil. Concept tout droit venu des Etats-Unis et de ces hôtesses, gardiennes des clés de ces restaurants où il faut avoir réserver 3 mois à l’avance pour espérer avoir une place. Seulement en France, le principe ne semble pas être encore rentré dans les mœurs puisque l’hôtesse ne sert strictement à rien. Une autre personne vous demandant quelques mètres plus loin exactement la même question qu’elle vient de vous poser à l’entrée. Passons.

La déco intérieure est assez réussie. Dans un style studio de cinéma avec de très grands volumes aux murs noirs, décorés avec goût avec un mobilier industriel. Appliques en cristal Baccarat, un frigo Smeg vintage couleur flashy, fauteuils en velours pourpre

Autre atout important de ce restaurant : sa terrasse sous les arcades particulièrement agréables lorsque la chaleur s’abat sur la capitale. Mosaïques au sol et sur les murs, statues protégeant des regard indiscrets, on est tout de suite envoûté par le lieu qui est relativement calme malgré sa proximité au boulevard.

Côté cuisine, la carte n’offre pas grand choix. Peut être est-ce mieux ainsi, cela évite de se perdre dans une démonstration de cuisine ennuyeuse et souvent ratée.

Sur la carte on retrouve des plats à la formulation un peu ampoulée, on joue aux devinettes avec ces intitulés aux termes savants qui font bien, qui cherchent à donner une touche exotique : cabillaud cuit au bouillon (23€), émulsion de yaourt quinoa au tandori ou encore lomo de cochon ibaïona snacké, caponatta de légumes et jus de viande (23€) et une formule à 20€ avec plat du jour, verre de vin et café.

Mais lorsque nous demandons à avoir un tartare poêlé cuit à point, on nous fait savoir que c’est impossible. La viande peut être servie saignante, mais à point ce n’est pas possible. Parfois, il ne faut pas chercher à comprendre certaine subtilité, inaccessible aux communs des clients.

Nous prenons finalement deux tartares de bœuf à 19€.

Pour nous faire patienter, des croûtons de pain servies avec un émincée de tomates à l’ail : simple mais réussi. Les plats arrivent assez rapidement, le service est complètement impersonnel mais moins désastreux que le préfigurait les rumeurs entendues par ci et par là.

Le tartare arrive. Pourquoi le servir en cercle alors qu’on peut le servir en forme de brique ? On craint alors les effets de style, la volonté de masquer une insuffisance culinaire par un malin subterfuge.

Mais finalement au palet c’est une bonne surprise. Un tartare réinventé en étant servi parfaitement assaisonné avec quelques inhabituels feuilles de basilic qui lui donnent un goût agréable en bouche. Il est fondant et surtout pas baveux comme c’est trop souvent le cas. Les frites qui l’accompagnent sont croustillantes, bien cuites et la salade, rafraîchissante et parfaitement assaisonnée. Malheureusement, George Choukroun le chef restaurateur, est assez pingre sur les quantités.

Passons au dessert. Cela ne semble pas être le fort de cet établissement : poêlée de fraises et sa confiture de tomates (11€), milk-shake tagada (8€), mars pané fondant, coupe de framboise (11€) ou Crazy pot (meringue, glace vanille, cookies, crème fouettée, sauce chocolat à 24 € !).

On se croirait chez Haagen Daz’s. Ce n’est plus de la cuisine, c’est de la nourriture gadget.

Nous préférons donc prendre 2 cafés gourmand (7€ chacun). Bon café, macaron au chocolat convenable, le millefeuille correct et la ½ fraise trop « demie » pour nous. La glace au foin qui l’accompagne est hors sujet. La aussi les quantités sont a revoir, on ne vient pas au restaurant pour faire de la dînette.

Pour conclure. Le Mini-palais est une bonne surprise estivale à réessayer pour prendre un verre le soir (une partie de la terrasse y est consacrée). Si les desserts ne valent sûrement par leur prix, le compromis plat/café est tout à fait convenable et les produits sont de qualité.

Le Mini-Palais, avenue Winston Churchill, 8ème Paris

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2 Réponses à “Critique : Mini-palais, terrasse sous les arcades.”

  1. frechon
    23 septembre 2010 à 19:02 #

    cela a changer de chef

  2. 23 septembre 2010 à 19:34 #

    Oui, et j’ai prévu d’y retourner incessamment sous peu, tester la nouvelle carte !

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