Archive | 28 juillet 2008

Critique : Le Procope, piège à touristes.

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Le Procope est à Paris ce que le Café Gréco est à Rome. C’est du moins ce que prétendent beau nombre de guides touristiques sur Paris.

Situé rue de l’Ancienne Comédie, le Procope est l’un des plus anciens café parisiens. Inauguré à la fin du 17ème siècle, il fut un café d’artistes et d’intellectuels accueillant de grandes figures de l’histoire. Révolutionnaires d’abord, avec le club des cordeliers et Danton ainsi que les Jacobins et Robespierre. Intellectuels comme Diderot, Voltaire, Rousseau et d’Alembert qui y rédigèrent l’Encyclopédie. Politique, comme Benjamin Franklin qui, dit-on,  y fonda la constitution des Etats-Unis.

Des centaines d’années plus tard, le Procope existe toujours pour le meilleur et surtout pour le pire. Comme quoi la longévité n’est pas forcément gage de qualité.

Aujourd’hui, le Procope est une usine à touristes appartenant aux frères Blanc qui exploite jusqu’à la corde le filon historique de leur restaurant. Il est vrai que la salle est somptueuse en particulier au 1er étage avec moquettes au sol, boiseries au murs, moulures au plafond … et un mur de guingois que l’on peut apercevoir du Cour du Commerce Saint-André.

Dès l’entrée on sent le danger, la carte est écrite en plusieurs langues. Pourtant la formule à midi avec plat/dessert ou entrée/plat à 21€ ouvre l’appétit. Ce jour là, il fallait choisir entre le plat du jour, la truite amende ou la joue de bœuf puis entre le dessert du jour, le sorbet ananas et son macaron ou la crème brûlée. Le reste de la carte propose des poissons à 20€, des viandes entre 25 et 30 €.

Malgré le peu de gens en salle, le service fut long.

Le tartare de bœuf est insipide, les frites correctes mais sans plus. Le plat devient vite écoeurant et ressemble un peu trop à de la pâté pour le chien.

Le plat du jour n’est pas plus convaincant : Osso bucco de dinde. Originalité ou recherche du profit maximal avec des plats les moins chers possibles ? En tout cas, deux malheureux bouts de viandes avec quasiment que des os, et quelques pommes de terre qui se battent en duel. Là encore un chien aurait trouvé son bonheur.

Prions pour que le dessert soit une révélation. Le croustillant deux chocolats arrive. La première impression est bonne, le gâteau est croquant. Pourtant le chocolat est immangeable sans le croquant et on a la désagréable impression de manger une plaquette de beurre.
Enfin pour parfaire le tout, le café est brûlé.

Conclusion, gargote en vue droit devant, fuyez ! Dommage car le lieu est fantastique mais tellement desservi par une cuisine nullissime.

Le Procope, 13 rue de l’Ancienne Comédie, 6ème

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