Archive | août 2008

Le Rosebud : un bar à cocktails exceptionnel, années 30, près de Montparnasse.

rosebud.jpg

Lassés des cocktails à la tomate, au concombre ou au gingembre ? Envie de retrouver une vraie carte de cocktails à des prix abordables ? Scandalisés par tout ces bars qui vous dosent l’alcool dans des dés à coudre ? Allez donc faire un tour au Rosebud, 11 bis rue Delambre. En plein cœur de Montparnasse, à deux pas des brasseries du Dôme et de La Coupole se cache l’un des meilleurs bars de la capitale autrefois fréquenté par Sartre, dont il reste pour unique vestige une statuette en bronze posée sur une étagère.

A l’intérieur, déco années trente : bar en bois lustré sur lequel repose toujours un terriblement démodé bouquet de roses blanches, papier peint fatigués et affiches Art Nouveau. En fond, les grands standards de jazz donnent au lieu une atmosphère surannée.

La salle n’est pas très grande, il faut mieux venir tôt. La clientèle est faite essentiellement d’habitués que le barman vient saluer dès leur arrivée.

La carte des cocktails ne propose que des grands classiques : Manhattan, Singapore Sling, Pina Colada, Gin Fizz, Cosmopolitan, Bloody Mary … Ils sont tous à 12€, les sodas à 5 € et les bières à 6€ mais avouez qu’il serait dommage de venir ici pour boire autres choses qu’un cocktail.

Le Rosebud avec sa couleur rose bonbon si caractéristique et le champagne cocktail (angostura, cointreau et champagne) font parties des grands classiques de la maison. Le Gin Fizz et le Pina Colada sont crémeux et parfaitement alcoolisés. Le Singapore Sling est exceptionnel, bien meilleur qu’au palace le Raffle’s à Singapour où il est censé avoir été crée (je peux vous l’affirmer, j’ai fait un petit tour à Singapour cet été). Le Black Russian est très fort, mêlant habilement liqueur de café et vodka.

Enfin, le Rosebud est aussi l’occasion d’essayer des alcools un peu vieillot, trop souvent absent voire inconnu des bars parisiens. Citons par exemple le Porto Flip où le porto se mélange au jaune d’œuf (la recette peut paraître audacieuse mais le résultat est à la hauteur), ou la Marie-Brisart servie « on the rocks ». N’hésitez pas à demander d’autres cocktails qui ne figurent pas sur la carte, le barman dans son costume blanc les connaît tous.

Les cocktails s’accompagnent de chips fines, de crackers et d’olives. Si cela ne vous suffit pas, commandez donc une assiette de saucisson à 8 €. Si votre faim est plus grande encore, vous pouvez vous asseoir sur la banquette et prendre une pièce de bœuf à 16 € ou un Chateaubriand à 27 € puis une crème caramel à 6 €. Une adresse décidément incontournable !

Le Rosebud, 11 bis rue Delambre, 14ème

Ouvert jusqu’à 1h du matin.

Un verre au Park Hyatt Vendôme, au patio terrasse …

 

hyatt2.jpg

Mon histoire d’amour avec le Hyatt n’est désormais plus un secret. Un palace qui a su allier tradition et modernité d’une façon si subtile qu’il est difficilement égalable. D’autres ont voulu se casser les dents à vouloir surfer sur une déco tendance. Ils se sont retrouvés à proposer des établissements terriblement snob et sans âme. Le Hyatt offre donc une belle alternative à ces pièges à gogos et aux palaces à l’ancienne trop conventionnel, pas assez subversif.

En été le Hyatt propose de boire un verre dans sa cour intérieure, protégée par de grands parasols blanc-crème, style Unopiu. On profite ainsi de la sérénité du lieu et des doux soirs d’été : un vrai petit coin de paradis.

Malheureusement, la carte nous fait vite redescendre sur terre. Comptez 21 € pour un champagne brut et 25 € pour un rosé, les cocktails sont à 25 €, les smoothies à 17 €. Toutes les boissons alcoolisées sont servies avec des amuse-gueules : mélange de noix et d’amandes, olives aux petits oignons et noix de pécan. Mention spéciale aux olives parfaitement assaisonnées. Les amuse-gueules sont servis à volonté et accompagnent parfaitement une coupe de Veuve Cliquot Ponsardin.

hyatt1.jpg
Une adresse toujours aussi exceptionnelle qui vaut tout aussi bien à l’heure du thé que pour prendre un verre en terrasse. On dit souvent que l’on reconnaît les bons établissements à la qualité constante de leur service. Celui du Hyatt ne change jamais, il est toujours excellent.

Park Hyatt Vendôme

5 rue de la Paix, Paris 1er

Petit-déjeuner à L’Hotel, 13 rue des Beaux-Arts, déco Garcia.

hotel1.jpg
Appeler un hôtel « L’hôtel » n’est pas forcément le choix le plus judicieux qui soit. Imaginez-vous en train de demander aux renseignements l’adresse de l’hôtel l’hôtel. On se croirait dans un passage du dîner de con où Monsieur Leblanc énonce son nom « Juste Leblanc », ou encore dans le film La vérité si je mens 2 où la mere demande « Pour le traiteur, j’ai pensé qu’on pouvait prendre le Nôtre», réponse : «C’est le Nôtre mais si vous préférez prendre le vôtre… ». «Non, on va prendre le vôtre ».

Histoire de pousser le vice jusqu’au bout, le restaurant s’appelle aussi « Le restaurant ». Imaginez la conversation ubuesque « bonjour je vais manger au restaurant le restaurant de l’hôtel l’hôtel ».

Revenons en à la critique. Mis à part son nom surprenant, L’hôtel est chargé d’histoire. C’est à cet endroit que Oscar Wilde y finit ses jours. Aujourd’hui les stars et parisiens branchés en manque d’intimité viennent se ressourcer dans le restaurant 1 étoile Michelin ou dans l’une des chambres luxueuses de l’hôtel.

L’entrée est discrète, typique des hôtels germanopratins, assez austère avec leur façade en pierre. A l’intérieur, on y découvre une déco intimiste signée Garcia. La salle dédiée au petit-déjeuner mais aussi au repas, se situe au fond du couloir. Les velours aux nuances irisées des fauteuils, la moquette imitation « panthère » tachetés de noir, les abat-jours en accordéon, les miroirs anciens et les colonnes style empire font de cet endroit un véritable petit boudoir. La lumière tamisée est apportée par la verrière et la courette disposant de deux ou trois tables.

      hotel2.jpg
Le petit-déjeuner continental. Pour 18€ vous aurez des viennoiseries (pain au chocolat, croissant, brioche et pain) accompagnées de confiture, miel et beurre, un yaourt nature et des céréales (muesli ou chocolat) servies avec une boisson chaude (thé, café ou chocolat) et un jus de fruits (orange, pamplemousse …). Le service est rapide et efficace mais un peu gauche.

Les céréales présentées dans un sachet en plastique rappellent un peu trop les portions Kellogg’s pour enfants. Les viennoiseries sont quant à elle excellentes, les confitures réussies, le thé Kusmi Tea bien choisi et le jus d’orange parfait.

On reprochera cependant qu’il n’y ait ni œufs ni bacon proposés vu le prix du petit-déjeuner. 18€ c’est un peu cher pour ce que c’est. Enfin, la salle entièrement retapée en 1999 a déjà pris un sérieux coup de vieux, les tissus semblent vraiment défraîchis.

      hotel3.jpg
Pour résumer, une bonne adresse à réserver pour les froides matinées d’hiver pour se retrouver dans une salle cosy confortablement installé en se prenant pour Oscar Wilde le temps d’un petit-déjeuner avant de se promener dans le quartier Saint-Germain embrumé puis de rejoindre le Pont des Arts par la rue Bonaparte. Quitte à se complaire dans le cliché, autant le cultiver jusqu’au bout.

L’Hôtel

13 rue des Beaux-Arts

petit-déjeuner servi jusqu’à 10h30

pour plus d’informations à propos de l’histoire passionnante de cet hôtel, cliquez ici.

Un après-midi au Zimmer : un iceberg devenu banquise.

iceberg1.jpg

Cela faisait un moment que je rêvais de déguster un Iceberg, enchanté il y a fort longtemps par celui du Select, à Montparnasse. Une coupe dans laquelle se retrouve glaces à la menthe et chocolat à moitié immergées dans une sauce à la menthe et au chocolat. Le tout accompagné de crème chantilly puis délicatement saupoudré de quelques amandes effilées.

Malheureusement peu d’endroits proposent ce fabuleux dessert dans leur carte. Probablement trop « has been », pas assez « hype ». C’est donc avec une joie non dissimulée que je découvre inscrit sur la carte du Zimmer cet iceberg à 8,50 € que je commande aussi tôt.

Quelques minutes plus tard les glaces arrivent. Déception totale : une vulgaire coupe en métal proposant 3 boules chocolat-menthe aspergées par une sauce au chocolat chaud Valrhona et sans chantilly. L’iceberg est devenu banquise. Alors qu’on s’attendait à ce qu’il soit servi dans une coupe allongée et transparente laissant refléter les nuances de vert apportées par le sirop à la menthe, on se retrouve avec une glace rappelant la coupe délice chez Hippopotamus. Alors certes ce n’est pas mauvais, cela se laisse manger mais c’est d’une banalité affligeante. Ne parlons pas du service complètement blasé.

Morale de l’histoire, il faut parfois se tenir à ses souvenirs et ne pas chercher à revivre le passé …

Le Zimmer

1 Place du Châtelet, Paris 1er

Critique : Café Carlu VS Café de l’Homme.

        carlu.jpg

L’histoire est toujours la même. Vous allez au café de l’homme en plein après-midi, mais on vous dit que la terrasse est complète. Dépité, vous vous rabattez vers l’un des cafés du Troca sans guère d’intérêt.

Mais heureusement, depuis septembre 2007 le musée de l’architecture et du patrimoine vient d’ouvrir un nouveau café situé dans l’aile gauche du Palais de Chaillot. Son concurrent, le café de l’homme est situé dans l’autre aile du bâtiment, symétriquement par rapport à la place du Trocadéro : même terrasse, même grands volumes, une immense statue en bronze face à cette terrasse et l’intérieur du bâtiment soutenu par d’imposantes colonnades. Pourtant, les deux n’offrent pas les mêmes prestations.

Le Café Carlu est encore peu connue, il est donc facile de trouver une place assise sur la grande terrasse qui donne sur la tour Eiffel et embrasse tout Paris. La vue est magnifique quelque soit l’heure de la journée. Le matin et à midi, l’endroit est idéal pour profiter du soleil, puis l’ombre gagne progressivement la terrasse au cours de l’après-midi. Les courants d’air nombreux permettent de supporter la chaleur écrasante du mois d’août.

Pour consommer il faut se servir soi-même en prenant un plateau comme dans un self et passer la commande à l’intérieur. Rien à voir avec les prix du Café de l’Homme, ici la canette de coca est à 3 €, la délicieuse limonade Lorina à 3€ également, la bouteille ½ l de thé à 6,5 €, le café à 2€. Des salades, tartes salées ou sucrées et sandwiches signés Marc Veyrat sont également proposés et un plat du jour est servi au comptoir. A l’heure du goûter on peut se laisser tenter par une glace, un smoothie, un macaron ou encore un café gourmand.

Bien sur contrairement au Café de l’homme, vous ne croiserez pas ici de « beautiful people », du moins pas encore, et c’est à vous de faire le service. Mais quand on y réfléchit ne vaut il pas mieux se servir soi même que d’avoir le droit à un service misérable et odieux ? Comme on dit on n’est jamais mieux servi que par soi même.

Bref, une adresse parfaite pour siroter une limonade en plein soleil, les pieds dans l’herbe (en plastique) face à la tour Eiffel. Que demander de plus ?

Café Carlu, 1 place du Trocadéro, 16ème

Avis : Les Grandes Eaux Nocturnes de Versailles.

      versailles4.jpg

Dans un article précédent j’avais parlé du Palace Trianon et de son cadre exceptionnel. En réalité, le jour de ma visite dans cet hôtel j’avais d’abord assisté aux Grandes Eaux Nocturnes de Versailles. Pour ceux qui ne connaissent pas, chaque année le château organise un grand spectacle musical et pyrotechnique dans ses jardins. Les parcs et bosquets de la cour du roi Soleil sont alors mis en valeur chaque samedi dans une mise en scène particulièrement soignée accompagnée de musique baroque.

Longtemps, les jardins furent dans un état de décrépitude avancée, les mécanismes d’eau ne fonctionnaient plus, les marbres étaient fissurés et les colonnades prêtent à s’effondrer. Heureusement, grâce au mécénat américain et l’arrivée de dons généreusement offerts par des amoureux de Versailles, les jardins ont pu renaître de leurs cendres et retrouver leur splendeur d’antan.

      versailles1.jpg

Le spectacle a lieu chaque week-end et jours fériés de mars à octobre, de 21h30 à 23h30, clôturé par un feu d’artifice exceptionnel. L’entrée se fait par la cour d’honneur (on remarque en passant la nouvelle grille intérieure dorée fraîchement restaurée). L’entrée des visiteurs est très bien organisée. Pas d’attente, on se gare directement sur la place gratuitement.

Une fois les portes du château franchies, on découvre alors un jardin somptueux avec un ciel offrant ses plus belles couleurs à cette heure de la journée. C’est un moment privilégié pour voir Versailles, le soleil qui se reflète dans les fontaines donne des tons dorés aux fenêtres de la galerie des glaces et les statues sont alors éclairées par un halo de lumière chatoyant. Le coucher de soleil se fait en toile de fond et donne une profondeur toute particulière à la grande perspective.

La mise en scène est un tissu d’idées brillantes, ne faisant jamais de fautes de goût. Des machines soufflent des bulles de toutes tailles sur la fontaine de Diane amusant aussi bien les enfants que les parents, et donnent un côté féerique au lieu. Des effluves de miel, d’abricot et de melon viennent enivrer l’odorat des visiteurs (ce fut parait-il les parfums préférés de Louis XIV) …

      versailles2.jpg
Arrivé devant le tapis vert, on s’enfonce ensuite progressivement dans les bosquets. On s’amuse à se perdre dans ce dédale d’allées de cyprès. La hauteur de ces arbres donne l’impression d’être dans un labyrinthe à la Alice au pays des merveilles. Tous les jardins sont illustrés par des musiques de Lully, Rameau,Haendel …

Parcours Nord :

On commence par le Bosquet de l’Obélisque : Un immense geyser de 15 m de haut déverse son eau sur une première vasque qui se répartit ensuite dans une seconde en descendant progressivement un escalier de marbre. Sublime.

On se dirige ensuite vers le Bosquet de l’Encelade. Au centre, le géant terrassé par Jupiter. La roseraie qui entoure ce jardin est magnifique. La mise en scène l’est tout autant : fumée qui sortent des fontaines et du bassin central et qui donnent une atmosphère fantasmagorique au lieu.

versailles3.jpg
Un peu plus loin on rejoint le Bosquet des Dômes constitué d’un grand jet d’eau en son centre avec une balustrade en marbre où se déverse quantité d’eau. La sortie du parcours nord se fait sur le tapis vert et rejoint ensuite le Bassin du Char d’Apollon.

Parcours Sud :

Direction le Bosquet de la Colonnade : les colonnades en marbre et jets d’eau sont mis en valeur par une mise en scène surprenante : lasers verts et fumigènes qui recrée l’enfer. Un pari osé mais réussi.

      versailles5.jpg
Clou du spectacle, le Bosquet de la Salle de Bal avec ses reproductions de massif rocailleux et ses centaines de bougies aux parfums exquis.

23h00 : une voix invite à rejoindre la grande perspective pour assister au feu d’artifice. Nous sommes surpris par ces 2 heures qui se sont passées si vite. C’est d’ailleurs le seul reproche que j’ai à faire ; 2 heures ne sont pas suffisantes pour visiter l’ensemble des jardins. Pourtant nous n’avons pas traîné …

23h15 : le feu d’artifice commence. Il est tiré derrière le bassin du char d’apollon.

Les feux sont accompagnés de jets de flamme venant du tapis vert et de musique. Vu le prix raisonnable du billet on aurait pu s’attendre à un petit feu d’artifice, et bien là encore Versailles nous surprend en offrant un feu digne de ce nom.

      versailles6.jpg
23h30 : la soirée s’achève avec plein de souvenirs inoubliables, la foule s’amasse aux sorties du château.

Conclusion :

Une soirée royale à la hauteur du lieu. 19€ pour un tel parcours musical, artistique et sensoriel, cela parait bien peu. On ne rêve que d’une chose en sortant : y retourner la semaine suivante.

          planjardin.jpg

Château de Versailles

Des navettes sont prévues entre le château et les gares de Versailles Chantiers et de Versailles Rive Gauche. De Montparnasse, arrivée Versailles Chantiers. Avec le RER C de Paris, arrivée Versailles Rive Gauche.

 

Critique : Brasserie La Taverne.

taverne.jpgMalgré l’expérience désastreuse du Procope, nous avons tous de même décidé de retenter l’expérience des restaurants des Frères Blanc. Situé à quelques pas de l’Opéra et des Grands Magasins, la brasserie alsacienne La Taverne permet de se restaurer entre deux séances shopping ou après un ciné. A ce propos, le quartier est de plus en plus envahi par les chaînes de restauration : de Hippopotamus à Pizza Hut en passant par Starbucks, tout y passe. D’ailleurs on retrouve même un autre restaurant des frères Blanc quelques mètres plus loin : La Grande Brasserie.

Parlons maintenant cuisine. La formule à 14€ avec salade/boisson et café attire immanquablement les regards. Au menu, une salade paysanne pas très copieuse avec saucisse, tomate et fromage avec une énorme feuille de chou en guise de décoration. Pas très convaincant. La choucroute prise à la carte est quant à elle de bonne qualité et permet ainsi d’oublier les détails d’un restaurant qui aurait besoin d’un sacré coup de jeune. La salle est un peu défraîchie, les pieds de tables en bois sont rongés par l’usure et la salle/véranda n’est pas assez confortable.

Enfin, ne parlons pas de l’amateurisme du service qui nous a le plus rapidement expédié vers la sortie. Une fois le café commandé, l’addition est aussitôt arrivée.

Conclusion, encore un resto pour touristes. En témoigne d’ailleurs les menus en langues étrangères et les brochures données avec l’addition qui vous proposent des formules restos + spectacle au Lido ou au Moulin Rouge. Tout s’explique …

Brasserie La Taverne, 24 boulevard des Italiens, Paris 9ème

 

Expo : Peter Doig au musée d’art moderne de la ville de Paris, Palais de Tokyo.

    doig2.jpg

Du 30 Mai au 7 Septembre le peintre écossais Peter Doig expose ses oeuvres au musée d’art moderne. Depuis plusieurs années, les tableaux de Doig connaissent un engouement de plus en plus marqué et ses toiles se disputent dans les salles de ventes du monde entier. Dernier exemple en date avec sa toile White Canoe qui a été adjugée pour plus de 10 millions de $ en février dernier lors d’une vente aux enchères chez Sotheby’s.

      doig3.jpg

Le palais de Tokyo a donc décidé de retracer le parcours de cet artiste pour le moins atypique, devenu en quelques années l’un des peintres vivants les plus chers au monde.

Durant l’exposition, il est amusant de repérer toutes ses influences : Gauguin et la fascination pour le thème des îles, Hopper avec ses lignes fuyantes et l’impression de solitude renforcée par les ombres des personnages et l’utilisation de couleur pastel, Mondrian pour son soucis des figures géométriques de différentes couleurs, Munch pour son expressionnisme et ses personnages déformés … On comprend mieux pourquoi Doig est un artiste à polémique : si certains le considère comme un génie, d’autres lui reprochent d’être un vulgaire copieur.

     doig1.jpg

Pourtant, l’exposition est à voir impérativement durant cet été. On regrettera cependant la climatisation poussive des salles et une chaleur suffocante à l’intérieur des salles d’exposition.
doig4.jpg
Musée d’art moderne de la ville de Paris, Palais de Tokyo,

11 Avenue du Président Wilson, 16ème

5€ plein tarif, 3,5€ tarif réduit, 2,5€ tarif jeune, fermé le lundi

Critique : Le Kaskad Café : des salades généreuses et excellentes.

kaskad.jpg 

Non Kaskad n’est pas une abréviation tirée du langage SMS. Il s’agit plutôt de la traduction espéranto du mot cascade. Mais c’est aussi le nom d’un très bon café parisien qui propose des salades en tout genre.

Situé sur la place Armand Carrel, face à la mairie du 19ème et devant l’entrée principale du parc des Buttes-Chaumont, c’est le seul café de la place résolument moderne et branché. Déco industrielle utilisant le fer forgé, des cornes d’abondance remplies de fleurs, des murs peints  en marron … La mode s’invite également sur les tables avec par exemple ces micro-nappes couleur chocolat/vert anis destinées aux verres avec des petits carrés pour délimiter leur emplacement.

En été, la terrasse ensoleillée est très prisée, et le café peut se targuer d’avoir une carte qui met l’eau à la bouche. On remarque au passage que les prix ont beaucoup augmenté depuis la dernière fois que j’y suis allé. Désormais les salades sont à 13,50€ alors qu’elles devaient être à 10 ou 11€ il y a quelques temps. Leur présentation a également changé. Exit les plats circulaires, dorénavant vous mangerez trapézoïdales avec arrêtes légèrement incurvées. Les quantités ont également diminué, mais elles étaient tellement gargantuesques à l’époque, que même aujourd’hui elles restent généreuses. Et c’est vrai que ce café peut se vanter de faire de bonnes salades, riches et copieuses. Les intitulés et compositions sont originaux. On échappe miraculeusement à la Niçoise ou à la salade Caesar, dieu merci. Ici, la Boyarde, la Norvégienne ou l’Italienne  assurent le spectacle. La Boyarde est toujours aussi bonne : tranches de cantal, jambon de pays, tomates, pomme de terre sautées, salade et œuf sur le plat. Le tout parfaitement assaisonné. Les autres salades ont l’air délicieuses, bien que non testées.

Le café est tout à fait correct tout comme le service.

Le Kaskad est donc toujours une bonne adresse, idéale avant d’entamer une promenade dans le parc des Buttes Chaumont. Les prix ont malheureusement augmentés, 13,50 € une salade pour le quartier, c’est assez cher. Heureusement, la qualité est toujours au rendez-vous et la terrasse est toujours aussi agréable !

 Le Kaskad Café, 2 Place Armand-Carrel, 19ème

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl