Archive | octobre 2008

Critique : Salon de thé Pignol, place Bellecour.

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Situé à deux pas de la place Bellecour, le célèbre traiteur-pâtissier Pignol s’est installé dans la très chic rue Emile Zola. Impossible de passer devant les vitrines de ce salon de thé sans résister à ses gâteaux alléchants. Vers 17h les places sont chères mais il faut savoir être patient, le jeu en vaut la chandelle.Il vaut mieux être installé dans la salle principale devant les étales de gâteaux plutôt que dans la sinistre salle du fond sans fenêtres. La pièce principale pourrait être intimiste mais il n’y a pas assez d’espace et les gens vous frottent ostensiblement en passant d’une salle à l’autre. On se croirait presque en boite …

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La carte. Les prix sont sacrément bon marché. 3,60 euros le thé, 2,90 euros le coca, 2,20 euros la pâtisserie.  Le rocher coco-chocolat est délicieux, mais le goût de coco devrait être plus prononcé. Le thé « goût russe » est correct mais la maison rationne ses sucres : un seul pour une théière entière (environ 3 tasses). Enfin, le cappuccino est réussi même s’il ne respecte pas les règles de l’art. Il s’agit d’un café alongé accompagné de crème chantilly. Malgré quelques petits détails à revoir, ce salon de thé est tout à fait correct. Pour moins de 6 euros le thé et une pâtisserie, il n’y a presque rien à redire !

Pignol, 17 rue Emile-Zola, Lyon 2ème.

Critique : Le ciel de Lyon, ersatz du Bar Concorde Lafayette.

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Le parisien exilé cherche toujours à retrouver certains repères qui lui rappellent la capitale. Parmi l’un d’entre eux, celui de prendre de la hauteur avec une vue panoramique sur la ville tout entière. Heureusement Lyon possède son bar le « Ciel de Lyon » dans la même veine que le bar panoramique Concorde Lafayette à Paris. Situé au 32ème étage de la tour du Crédit Lyonnais, l’entrée se fait en passant par le hall un peu cheap de l’hôtel Radisson SAS. On accède ensuite au bar en empruntant l’un des ascenseurs qui montent les 32 étages en moins d’une minute. La sortie de l’ascenseur débouche sur la réception de l’hôtel récemment rénovée par Jean Nouvel.

Le bar. Il est assez bas de plafond, l’ensemble fait un peu vieillot et l’on voit tout de suite que la structure du bâtiment n’a pas été pensée pour y accueillir un bar. Les poutres sont trop nombreuses et bouchent considérablement la vue. Malgré cela, on arrive quand même à entrapercevoir Lyon by night assis sur des chaises basses, des pouffes ou perchés sur des tabourets. Autre problème, le bar est orienté vers la gare La Part-Dieu et Villeurbanne et fait dos au centre de Lyon. Dommage.

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Les prix. Ils ne sont pas excessifs, parisiennement parlant. Comptez 13-14 euros pour un cocktail, 6 euros un soda. Nous prenons un Blue Radisson et un Champagne Cocktail. Le service est professionnel, mais les cocktails ne sont pas à la hauteur. La chose est rare, d’habitude je dénonce les quantités d’alcool servies au dé à coudre. Ici ce n’est pas le problème, les cocktails ne manquent pas d’alcool mais ils sont très mal dosés. Le Champagne Cocktail est par exemple noyé par le goût écrasant de l’angustura. Le tout est accompagné d’amuse-gueules tout à fait corrects : méli-mélo chinois, olives et cacahuètes. En résumé, l’endroit est parfait en attendant un train plutôt que d’attendre dans la sinistre gare de la Part-Dieu, mais il vaut mieux se contenter d’une coupe de champagne ou d’un soda et profiter sereinement de la vue restreinte plutôt que de prendre un cocktail raté.

Le Ciel de Lyon, 131 rue Servient, Lyon 3ème

arrêt Part-Dieu-Servient du Tramway T1 ou accès par le centre commercial sortie Porte de l’Esplanade, puis tourner sur la gauche avant l’auditorium.

Critique Lyon : Le Relais de l’Entrecôte, rue de la république. Bien mieux qu’à Paris.

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Ces derniers temps la qualité de l’Entrecôte n’est plus au rendez-vous et bon nombre de personnes se plaignent de ce qui est devenue aujourd’hui une arnaque à touristes. Qualité de la viande médiocre, repas expédié en trente minutes chrono, attente interminable avant d’avoir une table, rapport qualité/prix lamentable … Voici les reproches les plus courants que l’on peut entendre au sujet de l’Entrecôte. Heureusement la situation n’est pas la même en province et le frère Saers a su garder l’authenticité de ses restaurants contrairement à ses deux soeurs qui gèrent les différentes enseignes parisiennes.      entrecotelyon5.jpg

La déco. Elle est identique à l’Entrecôte de Toulouse : tables aux nappes jaunes, plaques en métal affichant les différents trophées de concours de viandes, balustrades en bois avec mezzanine au-dessus de la salle principale. A noter la présence d’une terrasse agréable en été. Ce midi, il n’y a pas grand monde, nous avons toute la place que nous voulons. Surprise, la formule est à 17 euros au lieu des 25 euros parisien ! La salade aux noix est excellente. Aucune feuille verte ni de poudre de noix concassées comme à Paris, ici elles sont entières et la salade n’est pas rabougrie.

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L’entrecôte est tout aussi convaincante, de belles tranches de viande recouvertes par la fameuse sauce, accompagnées d’une montagne de frites. A Paris, on vous propose trois tranches de viande avec quelques frites qui se battent en duel et on ose vous demander un supplément lorsque vous redemandez de la viande. A Lyon le client est resservi une deuxième fois s’il le souhaite et sort repu du restaurant. Seul ombre au tableau ce jour-là, les frites auraient pu être plus croustillantes et la viande moins nerveuse (soyons honnête, la viande proposée n’est pas de l’entrecôte mais plutôt du contre-filet).

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Enfin on retrouve les mêmes desserts que dans les autres restaurants « Entrecôte ». Ils sont à 5,5 € contre 8 € environ à Paris. La coupe de la Jamaïque (glace au rhum raisin accompagnée de copeaux de chocolat) est toujours aussi excellente. Le café à 1,60 € est correct et vraiment très bon marché.

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Conclusion. Le repas est copieux et le service souriant. Pour 22 € par personne, le rapport qualité/prix est tout à fait correct. Pour simple comparaison, à Paris avec 25 € nous n’aurions eu que le plat. A Lyon nous avons le plat, le dessert et le café. Cherchez l’erreur.

Le Relais de l’Entrecôte, 10 rue de la République, Lyon 1er

Critique Lille : Salon de thé Meert, chic et gaufres rue Esquermoise.

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Lille regorge de petites rues pavées où il fait bon se promener. Parmi l’une d’entres elles, la rue Esquermoise allie le chic et l’agréable en accueillant à la fois les plus grandes marques de décoration internationales et la célèbre patisserie Meert. Les vitrines de Flamant Interiors, Roche Bobois ou encore Habitat se contrastent ainsi avec celle de Meert aux allures plus gourmandes. Les gateaux happent le regard des curieux et les attirent inmanquablement à l’intérieur de la boutique. Comme dirait Oscar Wilde, la meilleure facon de résister à la tentation c’est encore d’y céder.A l’intérieur, la salle fait penser à une ancienne pharmacie avec sa balustrade entourant la partie supérieure de la pièce et ses petits pots d’apothicaires. La vente à emporter rencontre un franc succès mais les clients viennent aussi pour le salon de thé.

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C’est ici que se réunit toute la bourgeoisie lilloise : enfants sagemment coiffés, femmes âgées venues entres elles et jeunes couples BCBG en quête de luxe viennent se retrouver autour de tables et chaises patinées en blanc, style Louis XVI. Le lustre Murano blanc, les miroirs tachetés par l’âge et le carellage crème apportent un côté très épuré à la pièce, peut-être même un peu trop glacial. Le premier étage est sûrement plus cosy et surplombe la salle principale. A noter la présence d’une cour intérieure un peu moins luxueuse mais agréable aux premiers rayons de soleil.

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La carte. Les thés sont à 4,20 €, le cappucino à 4,8 €, le chocolat à 5,5 € et les sodas à 3,20 €. Côté desserts, la fameuse gaufre qu’adorait le général de Gaulle est à 2,8 € (elle est assez petite), les petis macarons à 1,5 euros pièce et les pâtisseries à 5 euros environ. Le service est professionnel et efficace.Les macarons Chocolat, Framboise, Caramel et Citron sont croustillants et délicieux, en particulier celui au chocolat. Ils n’ont rien à envier à ceux de Ladurée. Par contre, éviter le macaron « thé des poètes » qui a la même texture qu’une meringue mais qui laisse un arrière goût désagréable. Raté.La religieuse à la framboise est quant à elle étonnante par sa forme : la tête de choux a été remplacée par un macaron framboise.

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Malgré ce crime de lèse-majesté, la faute est réparée par la finesse de la pâtisserie. Enfin les thés sont excellents en particulier le Christmas Tea très riche en arômes et le chocolat est une réussite. Un sans faute.

Patisserie Meert, 27 rue Esquermoise, Lille.

Merci Julie pour ces photos qui mettent l’eau à la bouche ! 

Menu Fraîcheur dans un wagon-bar du TGV.

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Il faut bien le dire, manger au wagon bar du tgv n’a rien d’exaltant. Malheureusement il arrive parfois (trop souvent ?) qu’on attrape son train à la volée et qu’on ait pas eu le temps d’acheter un délicieux sandwich avant son départ. Pour éviter de mourir affamé, le wagon bar reste donc le seul recours sinon d’attendre 3, 4 voire 5h avant d’arriver. Pourtant, la carte a de quoi refroidir les plus téméraires. Les prix s’envolent. 2,70 € pour un thé, 5 ou 6 € le sandwich, 15 € une pauvre formule avec un croque monsieur, une salade, un dessert et une boisson, 2,20 € une barre chocolatée. Sachant pertinemment que cela ne va pas être terrible, je me rabats sur le Menu Fraicheur.

Le Menu Fraicheur. On se demande bien ce qu’il peut y avoir de « fraîcheur » dans ce menu. On s’attendrait à une pluie de légumes et de fruits, une farandole de produits frais qui explosent de saveur dans l’assiette. On se retrouve face à des aliments emballés sous vide. Alors pourquoi employer le mot fraicheur ? Pour préciser que les produits ne sont pas périmés? Encore heureux lorsqu’on paie 10,20 € le menu !

Le sandwich. Semblable à ceux que l’on trouve sur les aires d’autoroutes. En plus mauvais et qui se mange en trois bouchées.

La crème brûlée. Une crème brûlée qui n’est pas brûlée, avouons-le c’est frustrant. C’est un peu comme manger un soufflé qui n’a pas gonflé. Alors certes cela se laisse manger, mais ça n’a pas grand intérêt.

Le coca. Un grand cru.

Le thé. On nage en plein délire. Aujourd’hui, arriver à servir un thé imbuvable est toujours une chose qui me fascine. C’est sûr qu’avec une eau tout juste chaude le pauvre sachet Lipton a bien du mal à infuser. D’ailleurs, Petit sachet Lipton cherche toujours désespérément eau frémissante …

Bref, ce n’est certainement pas avec ce « délicieux » repas que la SNCF nous donnera envie de voyager sur leurs lignes. Heureusement que le confort des sièges et les liaisons régulières vers la capitale sont toujours au rendez-vous.

Critique : La maison de l’Aubrac, déco cheap, repas moyen.

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L’avenue des Champs-Elysées est peut-être la plus belle avenue du monde mais elle n’a jamais été réputée pour avoir de bons restaurants. Il faut donc s’aventurer dans les rues adjacentes pour espérer dégoter la perle rare. Parmi ces rues, Marbeuf fait figure de bonne élève avec de nombreux restaurants aux prix souvent « raisonnables ». Véritable repère des noctambules, on peut y manger à toute heure de la journée. Parmi les restaurants de la rue citons Le relais de l’entrecote (j’ai été surpris, les gens ne font plus la queue de façon anarchique sur le passage piéton mais le long du restaurant sur le trottoir), le World Place ex. Mandala Ray, Chez André (excellente brasserie), la Fermette Marbeuf (uniquement pour la déco avec sa magnifique verrière, le reste n’a aucun intérêt paraît-il), le Bistrot Marbeuf (spécialités lyonnaises, étant à Lyon toute la semaine manger ici aurait été du vice) …

Aujourd’hui direction la Maison de l’Aubrac. Il est 21h, nous avons bien fait de réserver, la salle est complète et les clients font la queue dehors. Désormais le vendredi et samedi soir, il faut systématiquement réserver lorsqu’on souhaite diner dans un restaurant un tant soit peu connu.

La déco. On se croirait dans un chalet avec du lambris en veux-tu en voilà. Il y en a partout, même sur les cloisons qui séparent les tables les unes des autres. Les banquettes sont en velours mais ont souffert de quelques brûlures de cigarettes. La déco « rustique » pourrait être originale mais elle fait vraiment « cheap » et les tables sont trop rapprochées.

La Carte. Passé l’obstacle de la déco qui peut rebuter plus d’un clients, on vient ici pour profiter du large choix de viandes francaises : pièces du boucher, entrecotes, pavés de rumsteack … accompagnés de pommes sautées et salade. Les prix sont raisonnables. Comptez 18 € pour la pièce du boucher, 28€ pour l’entrecôte (300g, le rapport quantité/prix est intéressant), le pavé de rumsteack est à 22€. Si les pommes sautées ne vous conviennent pas il est possible de changer de garniture en prenant de l’aligot, une purée de pommes de terre avec de la tome de Savoie. maisonaubrac2.jpg

Nous prenons un verre de rouge très tanin (5 €) s’accordant parfaitement avec la viande de bonne qualité (mais un peu trop nerveuse). Les pommes sautées sont excellentes et la salade correcte. L’aligot est quant à lui décevant, il manque cruellement d’ail et de fromage et ressemble trop à une purée Mousseline. En le prenant avec la fourchette, on devrait voir se former des filaments de fromage. Au lieu de ça il ne tient pas, il n’a aucune consistance. On est bien loin du délicieux aligot du Plomb du Cantal, rue de la Gaité. Du coup le supplément de 2,5 € pour changer de garniture est un peu dur à avaler.

Enfin, la moutarde en grains sur la table avec une couche de dessèchessement ne fait jamais très bon effet, demandez plutôt de la moutarde de Dijon. Nous n’avons pas essayé les desserts, ils sont à 7 ou 8 € mais n’ont pas l’air transcendantaux. Bref, l’ensemble est correct et à des prix tout à fait raisonnables pour le quartier, mais ce restaurant ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

La Maison de l’Aubrac, 37 rue Marbeuf, Paris 8ème

Critique : Le Vaudeville, restaurant Flo.

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Le Vaudeville a toujours eu la réputation d’être un établissement de qualité, fréquenté par une clientèle aisée et chic. Il y a encore quelques années, le veston et la cravate étaient de rigueur pour les hommes. Aujourd’hui la situation a bien changé, mais le Vaudeville reste toujours fidèle à sa réputation. Racheté par le groupe Flo il est le fleuron de la chaine, probablement le meilleur de leurs restaurants (en même temps ce n’est pas si difficile).
L’été la terrasse ensoleillée est particulièrement agréable face à la Bourse, l’hiver on se réfugie à l’intérieur style Art Nouveau : marbres aux murs et aux plafonds, lampes typiques années 20, banquettes confortables et sol en mosaïque … et au milieu les inévitables pots de fleurs en verre cylindriques pour rajouter une touche de modernité. Nous avons réservé pour 22h. Le Vaudeville a le grand avantage de pouvoir y manger tard. Malgré notre réservation, la table n’était pas prête et nous avons dû attendre une dizaine de minutes dans l’entrée venteuse, bousculés par les gens sortant avec leur verre de vin rouge à la main pour fumer leur cigarette dehors.
Une fois installés, nous n’avons les cartes que cinq minutes plus tard. Cet accueil négligé nous inquiète, on sent qu’on va être déçu. Doit-on rappeler qu’un restaurant doit donner les cartes dès que le client a été installé pour lui éviter de poireauter à table ? Certaines règles de bases sont de plus en plus oubliées. Enfin, par souci de rentabilité les tables sont trop proches et on entend la conversation de son voisin sans l’avoir demandé.

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Heureusement nous avons une place correcte et la suite prend une tournure plus agréable.
La carte. Deux menus principaux sont proposés, l’un à 24,50 € avec plat/dessert, l’autre à 31,50 € avec entrée/plat/dessert. Enfin à partir de 22h30, la formule « Faim de Nuit » avec entrée/plat est proposée à 21,90 €. A la carte, les viandes et les poissons sont à une vingtaine d’euros. Comptez environ 10 € pour les entrées et un peu plus pour les desserts. Nous nous laissons tenter par une formule plat/dessert et un coeur de rumsteack beurre maitre d’hôtel. Le coeur de rumsteack de la formule est excellent. La sauce bordelaise qui l’accompagne se lie particulièrement bien avec les pommes de terre et la moelle n’est pas mauvaise du tout. Quant au rumsteack beurre maitre d’hôtel il est tendre et les frites maison sont croustillantes .

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Le dessert continue sur la même lancée. Le fondant café chocolat est excellent : très vite écoeurant mais délicieux avec le chocolat encore liquide à l’intérieur libéré par un coup de cuillère indélicat. Heureusement, la glace vanille et la crème anglaise qui l’accompagne viennent adoucir la force du chocolat. Enfin, le café gourmand à 9,50 € est correct (mousse au chocolat, macaron etc.).

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Le seul reproche qu’on puisse faire à ce repas serait d’avoir été accompagné d’un verre de Côte du Rhône tout à fait quelconque. Mais la qualité des plats fait vite oublier cette petite erreur. Nous y reviendrons ! 

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Le Vaudeville, 29 rue Vivienne, face à la Bourse, Paris 2ème.

Critique : Salon de thé, le bar Vendome du Ritz Carlton Paris.

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Aller au Ritz fait partie de ces grands clichés parisiens. On atterit le matin à Orly, on court voir la Tour Eiffel puis Notre Dame, on mange dans le quartier Saint-germain avant de passer  son après-midi au Louvre, puis on finit au Ritz pour y boire un whisky au bar Hemingway avant de retourner dans sa chambre d’hôtel.
Ce luxe « à la française » n’est pourtant pas réservé aux touristes et les palaces deviennent de plus en plus accessible aux communs des mortels. Finie l’époque où les messieurs en jeans se faisaient refouler à l’entrée, où les femmes arrivaient avec leur sautoir Chanel.  Seul le Ritz à Londres refuse peut-être encore les tenues trop décontractées comme les jeans mais en France cette époque est bien révolue.
Pour autant aller boire un thé au Ritz n’est toujours pas une chose facile et encore moins spontanée. Il  faut réserver une table le jour même par téléphone, sinon inutile de se déplacer. Je dois dire que l’idée de devoir réserver pour prendre un thé m’agace particulièrement. Bientôt, il faudra prévoir trois mois à l’avance l’heure du thé …

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Le cadre. L’entrée du Ritz est toujours aussi impressionnante avec ses portiers qui vous mènent jusqu’au « célèbre » tourniquet. A l’intérieur, la décoration est « chargée ». On se croirait un peu comme dans un magasin Roméo avec leur moquette bleue triple épaisseur terriblement kitch, leurs bouquets surchargés dans la galerie, vague imitation du Georges V avec des fleurs qui gissent de grandes vasques cylindriques en verre.
L’heure du thé se joue au bar Vendome. L’entrée, sur la gauche, donne sur un salon assez sombre qui s’ouvre sur une grande cour ensoleillée. Le temps est magnifique, nous décidons de nous installer en terrasse. La cour rectangulaire est un écrin de tranquilité avec ses chaises et tables protégées par les feuilles des platanes et le doux bruit des fontaines. De tous les palaces parisiens le Ritz peut se vanter d’avoir la plus belle cour intérieure.

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La carte. On y trouve des patisseries en tout genre à une quinzaine d’euros, des thés à 9 euros, un chocolat à 10 euros, un cake à 10 euros et des cocktails à 28-30 euros mais il suffit d’observer les gens autour de nous pour s’apercevoir que tout le monde vient pour la même chose : la formule ‘Tea Time » à 39 euros (64 euros si vous rajoutez une coupe de champagne). N’étant pas très inspirés, nous décidons de faire de même.

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La formule « Tea Time ».
Au 1er étage : petits sandwiches anglais. Le comcombre/fromage et celui au saumon sont excellents, celui à l’oeuf avec du pain brioche est plus ordinaire, enfin celui avec du pain de sègle et cheddar est décevant.
Au 2ème étage les patisseries : fraisier, verrine de framboise et gateau au chocolat. Ces desserts réalisent un sans faute, en particulier le fraisier qui évite l’écueil de la lourdeur avec une crème patissière divine et onctueuse.
Enfin, au dernier étage les viennoiseries : scones gardés au chaud par un couvercle, madelaine et cake au citron accompagnés de miel, fromage blanc et confiture. Je n’avais pas mangé un miel aussi bon et une madeleine aussi fondante depuis longtemps.
Le tout est accompagné d’un thé, ici un Marco Polo légèrement fruité. Il est assez flotasse mais ratrappé par un chocolat onctueux et jamais écoeurant.

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La présentation est soignée, les couverts réglés au millimètres avec la desserte en argent placée au centre de la table. Le thé est astucieusement gardé au chaud avec une chaussette. C’est terriblement démodé, mais toujours utile. Le service est attentionné, d’un grand professionalisme.

Conclusion. Le Ritz est comme un lingot d’or. Quelles que soient les époques, il ne perd jamais de sa valeur. La formule « Tea Time » est une excellente idée permettant de goûter aux talents du chef patissier tout en ne dépensant pas « trop » d’argent. Enfin la cour intérieure est une véritable bénédiction pour profiter d’un thé au calme durant la belle saison !

Hotel Ritz Carlton, 15 place Vendôme
Bar Vendôme, salon de thé de 16h à 18h30.

Brèves : Le blog reprend des couleurs.

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Après un mois entier d’absence, le blog repart de plus belle avec de nouveaux articles à paraître dans les semaines qui viennent. Finalement, un imprévu de dernière minute m’a envoyé à Lyon pour une durée de 2 à 3 ans. Il n’y aura donc pas de Critik Lille … Je vais continuer à faire de nouvelles critiques de restaurants, expos etc… sur Paris tout en rajoutant de temps en temps des articles sur Lyon. En espérant que la nouvelle formule vous plaise, à très bientôt pour de nouvelles critiques !!!

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