Archive | janvier 2009

Critique : Chez Bebert, Montparnasse, restaurant marocain.

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Ces derniers temps j’ai cumulé les mauvaises adresses. Entre le café de l’homme et Mama Shelter j’ai été servi. Alors quand on mange enfin correctement, on est excité comme un gamin de 4 ans qui attend la récré pour le raconter à tous ses camarades. Voici donc l’agréable plaisir de redécouvrir Chez Bebert, célèbre restaurant marocain.

Situé sur la place du 18 Juin 1940, face à la Tour Montparnasse, le succès de Bebert est toujours aussi grand. Comptez 15 € pour un couscous, 16 à 19 € pour un tajine. A midi une formule à 16,90 € avec couscous + dessert est particulièrement intéressante.

A l’intérieur, la salle est très kitch avec ses verrières colorées, son éclairage blafard au néon et ses chaises en fer forgé. Le restaurant aurait sacrément besoin de quelques travaux.

Le couscous et le tajine.

Un repas gargantuesque vous attend. La semoule, les merguez et le piment vert sont servis dans une même assiette en inox. Les légumes sont proposés dans un plat à part et maintenus au chaud sur un feu. Enfin, la sauce et ses pois chiches sont disposés dans une grande coupelle. Au final, le couscous est moelleux, la sauce délicieusement relevée sans arracher la bouche, les légumes fondants, les merguez bien cuites. Les plats sont plus que copieux et on peine à les finir !

Quant au tajine servi dans un plat en terre cuite, il est excellent. Je n’ai pas pris cette fois-ci un brick à l’œuf (4,90 €), mais sauf changement, il est excellent. Je vous conseille également leur thé à la menthe (3€ et quelques).

L’accueil est charmant et le lieu ne manque pas de charme. Une adresse décidémment indémodable à Montparnasse.

Chez Bebert, 71 boulevard du Montparnasse, Paris 6ème.

Autres Bebert : Porte Maillot et Place de Clichy.

Venir avant 19h30 pour éviter la queue.

Critique La Villa Florentine, Les Terrasses de Lyon.

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La Villa Florentine fait régulièrement l’objet d’articles élogieux comme récemment dans le Figaro Magazine. Ce relais et château est connue pour être une excellente adresse de la gastronomie française, classée 1 étoile au guide Michelin. En 1998, durant le G7, Bill Clinton et Jacques Chirac l’avaient plébiscité pour sa vue imprenable sur Lyon et le charme de son hôtel avec sa piscine. Il faut dire que le panorama est époustouflant. On se croirait sur les hauteurs de Rome avec ces cyprès et sa décoration « Renaissance ». On accède au restaurant en empruntant un ascenseur au niveau de l’entrée de l’hôtel. La salle historique est magnifique, finement décorée. La véranda et la terrasse permettent de profiter de la vue exceptionnelle. Le service est extrêmement attentionnécontrairement à ce que j’ai pu lire sur Cityvox où des gens reprochaient un service négligé, mal poli, et une nourriture tout à fait quelconque. Au contraire ! La carte est créative sans tomber dans les travers du fooding et de la cuisine déstructurée insignifiante.

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Pour autant on retrouve les mêmes types de plats que la plupart de ces restos gastros. L’inévitable noix de Saint-Jacques aux cèpes et aux rates (34 €), la sole meunière (55 €), le homard aux girolles (69 €), le ris de veau (52 €) ou encore le cœur de filet de bœuf. On ne nous a pas proposé le turbot ou le bar rôti, c’est étonnant. Le tout accompagné de légumes plus ou moins crus, c’est la mode en ce moment, et une purée azotée de je ne sais quoi. Les mélanges sucrés salés ne sont plus tabous. Et on ose l’utilisation de Nutella ou de Carambar, ô sacrilège. La cuisine se dévergonderait-elle ?

Menu au plaisir des sens, 104 euros.

Les intitulés sont langoureux, on dirait presque un éveil sexuel, un peu grotesque sur les bords. Comme dans toutes ces cartes, on se gargarise de jolis mots censés vous mettre l’ô à la bouche. Un voyage pour vos sens, comme ils disent.

Prémices salées pour éveiller vos sens

Présentation originale avec ces 4 petits mets posés sur un plateau en bois ciré.

L’œuf et son émulsion fondent dans la bouche, le reste n’est pas inoubliable et les pignons sont trop nombreux, on finit par ne plus avoir que le goût des pignons dans la bouche.

tartare de langoustines bretonnes coupé au couteau, blanc manger au citron vert confit, fine Tatin de pommes caramélisées aux douces épices

plat excellent hormis le blanc manger au citron vert qui ressemble à une gelée anglaise et qui a le goût de savon.

timbale de macaronis aux noix de Saint-Jacques d’Erquy, fricassée de girolles et abricots confits, émulsion crémeuse perlée à l’huile de vanille

vraiment rien à dire, excellent. Les noix de Saint-Jacques sont d’une grande fraicheur et fondent dans la bouche. La sauce qui les accompagne se marie parfaitement au plat, et l’utilisation des macaronis, insolente pour ce genre de restaurant est un pied de nez à la cuisine trop endimanchée de ces gastros.

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flanc de volaille de Bresse cuit lentement au four, tian de blettes braisées, cèpe rôti jus de poulette à l’ail doux

Je vais me répéter, mais là encore c’est excellent, rien à redire. La cuisson de la viande est irréprochable et la sauce succulente.

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sélection de fromages de nos maitres affineurs

Très bons fromages.

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petite gourmandise pour patienter tout en douceur et

entremet au chocolat « jivara » poire pochée au galangua, crème légère au Carambar

C’est toujours le moment le plus frustrant du repas, car on n’a vraiment plus faim mais il faut encore faire un petit effort pour affronter le dessert. Et comme dans tous ces gastros on nous colle pour terminer un bon gâteau ou entremet au chocolat bien corsé pour bien finir de nous écœurer. Heureusement la glace esquimau à la noix de coco vient adoucir le repas. Enfin, l’utilisation du Carambar dans l’entremet chocolat est une brillante idée. Par contre, la poire n’est pas mure du tout, beaucoup trop croquante !

festival de mignardises

Les macarons et caramel au beurre salé sont merveilleux.

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Coeur de filet de bœuf.

Excellent avec ces morceaux de moelle qui ressemblent à des bananes sur la photo. Servi avec des pommes de terres évidées. On dirait des madeleines à première vue, mais une fois en bouche leur légèreté est surprenante. Une agréable surprise qui ne manque pas d’originalité.

Petite remarque supplémentaire. Je tenais à souligner l’attention toute particulière du restaurant lorsque vous êtes deux et que l’un prend un menu gastro tandis que l’autre ne prend qu’un plat. Des petits plats lui sont proposés tout au long du repas pour éviter qu’il se retrouve à vous regarder manger. Et comme toujours, c’est excellent.

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Notre repas fut accompagné d’un vin rouge fruité et peu tanin (17 €) ainsi que d’un blanc assez liquoreux (12 €). Le sommelier a su trouver les vins qui nous « correspondaient ». Par contre, il n’y avait pas grand chose à boire dans ces verres immenses et les serveurs poussent à la consommation de bouteille d’eau (8 €) comme dans tous ces restos haut de gamme, en vous resservant fréquemment.

En parlant du service, il fut d’une lenteur excessive. Certes dans ce genre de restaurant on ne vient pas pour manger en ¾ d’heure chrono, on prend le temps de savourer chaque plat, mais un repas de 4 heures, c’est tout de même long pour 2 personnes alors que la salle n’était même pas pleine !

Il n’est pas évident de conclure une critique de restaurant gastronomique. Que dire à part qu’il mérite largement leur étoile Michelin, et qu’une deuxième ne serait pas de trop. Lorsque j’étais allé au restaurant le Cinq du palace le Georges V à Paris (3 étoiles à l’époque), je n’avais pas mieux mangé. La cuisine est de haute volée, le service adorable et la vue sur Lyon époustouflante.

Restaurant Les Terrasses de Lyon, Villa Florentine, 25 montée Saint-Barthélémy, Lyon 5ème

Champagne à 25 euros la coupe, ½ bouteille à 60 euros

Critique : La Chocolaterie, Chartres.

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La Chocolaterie est une figure incontournable du paysage chartrain. Située à cheval entre la place du Cygne et la place Marceau, après toutes ces années l’adresse n’a pas pris une ride. Durant les beaux jours les clients se ruent sur sa terrasse ensoleillée pour savourer leurs délicieuses pâtisseries.

En hiver il vaut mieux se réfugier au 1er étage cosy, plutôt qu’au rez-de-chaussée sans intérêt : fauteuils en cuir confortables, éclairage tamisé et poutres apparentes font de ce lieu un véritable havre de paix.
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La Chocolaterie est avant tout connue pour ses macarons (2,60 € le grand, 4,5 € les 100 g de petits macarons). Ils n’ont rien à voir avec ceux de Ladurée ni au goût ni à la forme, mais valent vraiment la peine d’être goûtés. Chocolat, café, pistache, fraise, framboise … la liste des parfums est impressionnante. D’ailleurs, quand je passe à Chartres je ramène toujours une boite de 12 macarons au chocolat que je mange une fois rentré à Paris.

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Le salon de thé propose également de petites douceurs très réussies tels le cannelé, le congolais ou encore le coco (un succulent gâteau au coco, comme un rocher, avec au centre du chocolat) à 1,90 €. Les boissons sont très bon marché : 1,60 € le petit chocolat, 3,20 € le grand, 3 € les thés, café à 1,25 € et sodas à 3 €.

Malheureusement, le service est variable selon les serveuses : de l’indifférence la plus totale à l’accueil adorable, on ne sait jamais à quoi s’attendre …

La Chocolaterie, 2 Place du Cygne, Chartres

Crêpes à 1,20 €, petits goûters (brownie, financier, cookie, florentin) à 1,25 €.

Critique Mama Shelter : un restaurant catastrophique.

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Depuis quelques mois, le XXème arrondissement est le centre de tous les regards avec l’ouverture de Mama Shelter face à la Flèche d’Or. Il faut dire que ce quartier populaire n’était pas habitué à de tels cataclysmes. C’est ainsi que le tout Paris accourt comme si la sainte vierge était apparue sur les quais de la petite ceinture.

Avouons qu’il fallait une certaine audace pour installer un hôtel restaurant branché à l’autre bout de la capitale. Le pari semble réussi, puisque même un dimanche soir le restaurant était plein et la réservation nécessaire. Cela faisait des années que je n’étais pas venu dans ce quartier. A l’époque la Flèche d’Or était encore un café cracra, bien loin de l’actuelle salle de concert branchée.

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L’entrée de Mama Shelter est discrète voire impossible à trouver s’il n’y avait pas un vigile qui rodait à l’entrée. A peine entré, la déco signée Starck fait mouche. Plafonds noirs et graffitis au plafond avec phrases existentielles, grands rideaux pour cacher les baies vitrées et sol en béton ciré. Mais aussi écrans plats diffusant des photos de clients, fauteuils confortables, tabourets « tronc d’arbre » et canapés (trop) confortables pour dîner. Autant c’est agréable de pouvoir s’enfoncer dans un canapé dans un bar, autant pour manger ce n’est vraiment pas pratique. N’oublions pas non plus le baby-foot géant qui se joue à 4 minimum et les chaises d’école sûrement refourguées gratos par le conseil régional. Le tout sur fond de musique branchée.

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Le bar au milieu de la pièce délimite deux parties bien distinctes du restaurant. La première faite de tables individuelles et de canapés propices aux dîners entres amoureux. La deuxième avec des tables rustiques en bois comme dans les chalets pour assurer une certaine convivialité.

Les cocktails.

Ils sont à 12 €. Bien sûr pas de carte de cocktails après 3 mois d’ouverture.

Le mojito est noyé dans des glaçons, comme on dit sans alcool la fête est plus folle. Enfin, Le Old Kube est aussi mauvais qu’au Rival Deluxe. Le mélange menthe/gingembre n’a jamais fait bon ménage. Ne comptons pas sur le vin pour rattraper l’affaire, il est quelconque.

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Les plats.

Aucun intérêt et mal cuisinés. Un comble quand on sait que la cuisine est supervisée par un ancien chef 3 étoiles. Il ne doit pas souvent traîner dans les allées des cuisines. Cela ne l’empêche pas de changer sa carte tous les mois.

Quand on n’arrive même pas à maîtriser une carte d’une dizaine de plats, on se demande quel est l’intérêt de la changer tous les mois. Travail acharné triomphe de toutes les difficultés pourtant.
La carte est déjà sur les tables, pliée en 4 sur une feuille imprimée de motifs de nappe vichy. Chez Chartier ça passe, dans un resto branché c’est limite.

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La cocotte aux lentilles est servie dans une cocotte Staub. Sachez qu’ici tous les plats sont servis dans des cocottes Staub, ils ont dû les avoir au rabais. L’œuf mollet au milieu est parfaitement cuit, les lentilles correctes mais le plat est trop moutardé.

Les penne sont quant à elles beaucoup trop salées et la sauce est fade. Sans oublier la cuisson ratée, elles sont trop cuites. 14 € pour un plat de pâtes raté avec trois pâtes qui se battent en duel, il vaut mieux en rire.

Enfin, le filet de cabillaud accompagné d’une purée de pomme de terre n’est pas plus concluant. Trouvant la purée d’une fadeur extrême je me risque à la saler. Maladresse ! Je n’avais pas encore vu que le poisson et sa sauce étaient excessivement salés. Du coup le plat était immangeable. Dommage car le poisson était bien cuit et la sauce correcte.

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Quant au dessert, c’est le clou du spectacle. Nous avons pris la spécialité de la maison, le baba au rhum géant à partager. L’intitulé était vague et ne précisait pas pour combien de personnes il était destiné. 20 € tout de même.

Résultat, un énorme gâteau avec une couche épaisse de crème pâtissière. Le gâteau est sec, miséricorde ! Un baba au rhum doit arriver moelleux. Il n’y a plus alors qu’à rajouter du rhum pour qu’il devienne « spongieux ». Ici on aurait dit un pain perdu. La crème n’a aucun goût et le dessert est incroyablement écoeurant. Nous n’en n’avons même pas mangé la moitié.

Finissons sur une note positive.

La seule chose qui m’ait vraiment étonné dans cet endroit, c’est l’amabilité du personnel. Les petits jeunes essayent de bien faire, même s’ils sont encore loin d’être compétents. Du coup cela fend un peu le cœur de devoir descendre cette adresse. Pourtant, on en ressort tout patraque. Cette soirée nous aura coûté 113 € à 3, plus deux digedryl et trois tisanes pour digérer ce repas vraiment pas terrible. Pour le quartier et la qualité, c’est hors de prix. Encore une adresse modeuse qu’on oubliera bien vite. Sans rancune.

Mama Shelter, 109 rue Bagnolet, 20ème Paris

Critique : Bar L’Echiquier de l’hôtel Hilton, La Défense.

 

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La Défense est un endroit parfait pour sa concentration de magasins et son cinéma, mais pour boire un verre dans une ambiance cosy c’est une autre paire de manche. Le centre commercial les Quatre Temps n’accueillent que des chaînes et le lieu immense ne se prête pas vraiment aux confidences de fin de soirée. Le Starbucks est venteux, le paradis du fruit l’est tout autant, et Hippopotamus n’a jamais été l’endroit rêvé pour prendre une boisson alcoolisée. Seule solution face à ce désarroi, tenter de trouver un bar d’hôtel. Nous faisons la girouette sur l’esplanade de la Défense. Nous repérons finalement le Hilton installé dans la CNIT. On y accède par le côté, face à la station de taxi. Le bar se situe au 1er étage.

Le lieu. Le cadre est assez impersonnel, on sent que le bar a mal vieilli, mais l’endroit reste confortable avec ses banquettes et fauteuils en cuir. La clientèle est faite en bonne partie d’ hommes d’affaires et de touristes étrangers.

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La carte. Les cocktails sont à 14 €, les sodas à 6 € et les boissons chaudes à 5 € environ. Côté snacking comptez entre 14 et 20 €, et 10 à 12 € pour les desserts.

Nous prenons finalement un Bacardi Coffee (Bacardi, café, cannelle, sucre et crème liquide) et un Bacardi Cocktail (Bacardi, passoa, jus de passion, jus de banane) à 10 € chacun. La serveuse ne parle quasiment pas français, nous ne devons lui répéter quatre ou cinq fois ce que nous souhaitons, et finissons par lui indiquer avec le doigt.

De notre table, on sent un mouvement de panique à son retour au bar. Visiblement, le barman n’a jamais entendu parler des cocktails que nous avons commandé. Pourtant ils figurent sur la carte dans la catégorie « aujourd’hui, notre barman vous propose … ». Désemparé, le barman se scotche à la carte pour y lire la liste des ingrédients et doser au feeling.

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Finalement nos cocktails arrivent une bonne dizaine de minutes plus tard. Le mien est correct, mais ne comporte pas la moindre goutte d’alcool. Classique à Paris. L’autre est meilleur, plus alcoolisé en tout cas.

Bref, pas une grande adresse, mais faute de mieux on s’en contentera !

Bar L’Echiquier de l’hôtel Hilton, 2 Place de la Défense CNIT, La Défense.

Critique : Restaurant le Café de l’Homme, la grosse débandade.

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Il y a des endroits où l’on sait d’avance qu’on va se faire avoir. Le café de l’homme en est le parfait exemple. Jusqu’ici je m’étais cantonné à la formule glace/boisson. A ce jeu-là, les risques restent limités. Mais lorsqu’on ose s’aventurer dans les profondeurs abyssales de la carte, on n’est pas déçu du voyage.

Le café de l’homme, pour ceux à qui ça ne parle pas, remplace l’ancien café Totem. Déco design jouant sur les tons ocres et dorés, clientèle toute aussi branchée que le lieu, et prix à la hauteur de la vue. C’est d’ailleurs peut être le seul argument qui puisse justifier notre venue : la vue exceptionnelle sur la Tour Eiffel. Mais comme je l’avais déjà dit dans un précédent article, autant aller au café Marly juste en face, votre portefeuille en souffrira moins.

Il est 12h15, nous sommes en semaine. A cette heure-là nous sommes sûrs d’avoir la place que nous souhaitons, une banquette confortable avec vue directe sur la dame de fer. De ce côté-là, rien à dire. Lorsque soudain, les cartes arrivent. C’est la douche froide. Pas de plats avant 23 € hormis des pâtes et un plat du jour à l’intitulé mystérieux, pour éviter qu’on ait l’idée saugrenue de le prendre.

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Finalement nous commandons un tartare à 23 € et un filet mignon à 24 €. On nous demande quel accompagnement nous souhaitons avoir pour le filet. Nous aurions dû alors nous méfier, au royaume de l’arnaque les légumes sont bien entendu en supplément. Le procédé est d’une malhonnêteté totale. 8€ les légumes, la digestion s’annonce difficile.

Les plats arrivent rapidement. Le tartare est correct, la préparation est laissée au soin du client, ce n’est pas plus mal cela évite d’éventuelles catastrophes. Quant au filet mignon, il est accompagné d’une sauce aigre-douce insipide à mon goût et d’haricots croquants, trop croquants. Fichue mode du cru quand tu nous tiens. 8€ le bol d’haricots, on les sent passer.

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En résumé, ce n’est pas mauvais, ce n’est pas transcendantal non plus, mais ça coûte tout de même 32 €.
Parfois, il ne vaut mieux pas s’entêter et fuir pendant qu’il est encore temps, histoire de sauver les meubles et notre porte-monnaie. Nous ne prenons donc pas de desserts ni de cafés. Finalement, 63 € pour 2 en ayant mangé des plats banals, c’est toujours trop. Inutile de dire que nous n’y reviendrons pas pour déjeuner.

Café de l’Homme, 17 Place du Trocadéro, 16ème Paris

Critique : Bar Le Royal, Lyon.

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Quand on ne connaît pas bien une ville, les bars de palace ou d’hôtels luxueux sont toujours des valeurs refuges : on est sûr de ne pas être déçu et de boire tranquillement un verre dans une ambiance feutrée avec un service soigné.

Voici la raison pour laquelle nous nous sommes retrouvés à l’hôtel Royal. Nous avions déjà eu de nombreux échos de cet hôtel, le meilleur de la ville paraît-il, le plus célèbre en tout cas.

L’intérieur est confortable, le charme d’un petit hôtel où le luxe est devenu le maître mot. Le bar de l’hôtel se situe au premier étage. La salle est petite, seules quelques tables sont éparpillées aux quatre coins de la pièce, donnant l’impression d’être dans le salon d’un appartement parisien branché. Les meubles d’imitation coloniale se marient à merveille avec le rouge vif de la pièce, la moquette velours et les tables rouges. Ici, tout est rouge. La vue du bar est imprenable, on plonge directement sur la place Bellecour (pas un vrai avantage en soi), et sa Grande Roue.

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Le service est adorable et soigné, répondant ainsi aux exigences d’une clientèle faite de touristes et d’hommes d’affaires. Le cognac est excellent, tout comme le gin tonic. On reprochera cependant l’impossibilité d’avoir un gin fizz, cocktail pourtant basique d’un bar d’hôtel. Les prix sont élevés pour Lyon, 3,50 € le café, 15,50 € le gin fizz, 15 € le verre de cognac.

Bar de l’Hotel Royal, 20 Place Bellecour, Lyon 2ème.

Fermeture à 00h le samedi, beaucoup trop tôt, il faut bien le dire.

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