Archive | mai 2009

Critique : Le Pain Quotidien, rue de Varenne. bof, bof, bof.

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Non je ne vous propose pas de ressortir vos missels pour préparer la communion ou pour vous faire une leçon de catéchisme. Je veux juste vous parler de cette chaîne belge de boulangerie/restauration qui surfe sur la vague de l’Ecological food. La recette du succès est simple : proposer des soupes, yaourts, jus de fruits bios et quiches en tout genre. Après avoir ricané longuement sur la cuisine « du coeur », rien de plus chic désormais que de renouer avec les charmes du terroir.  Concept éculé jusqu’à la corde, bienvenue dans le temple du bio : confitures à 10 €, thé en sachets et jus de fruits bio dans les mêmes prix … sans oublier le vin à 18 € appelé RN13 avec une photo noir&blanc dessus pour nous rappeler l’époque où les familles descendaient la RN pour rejoindre Cherbourg.

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Le décor. Une cour intérieure aménagée style loft aux belles hauteurs sous plafond, de grandes tables en bois pour s’attabler en famille, des lampes design suspendues au toit et des baies vitrées pour un éclairage naturel. Histoire de continuer dans le rustique, rajoutez un sol jonché de détritus et saletés en tout genre, des tables collantes de confiture et vous obtiendrez le charme de la « campagne » selon le « Pain Quotidien ».

La carte. Boissons chaudes à 4€ environ, jus de fruits bios 20cl à 3€ environ, gâteaux à 6€, soupes à 5/6€ et salades entre 12 et 13 €.

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La gaufre de Liège. La pâte n’est pas assez cuite, la gaufre est tiédasse, pas assez croustillante. On se demande ce que font ces fruits des bois tout droit sortis de chez Picard. C’est bien la peine de venir dans une boulangerie bio.
La tarte au citron. La pâte est trop épaisse mais la crème est onctueuse. Correct.
Les boissons : le cappuccino et le café crème sont servis dans des bols. Ni bien ni mal.

Au total on s’en sort pour 17 euros avec 2 boissons chaudes et 2 desserts. Cela reste raisonnable, mais faut-il vraiment y retourner ? Je vous laisse le soin de répondre.

Le Pain Quotidien, 25 rue de Varenne, Paris 7ème

Critique : Bistrot de la Muette, une perle.

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Un samedi d’Avril. Nous étions partis pour manger à La Gare, porte de la Muette. La formule déjeuner à 22 euros nous avait attirés mais une fois sur place, la formule avait disparu. Tant pis, nous nous sommes rabattus sur le Bistrot de la Muette juste en face. La clientèle n’est pas toute jeune : une majorité de retraités BCBG venus profiter de la belle affaire. Cela dit passant, une clientèle âgée est souvent un bon indicateur de la qualité d’un restaurant. Il faut dire qu’on ne la fait pas aux « vieux de la vieille », et qu’il est difficile de leur faire passer des vessies pour des lanternes. Si l’endroit n’était pas bon, ils auraient été les premiers à avoir fuit.

Le Bistrot de la muette fait partie des « Bistrots&Cie » appartenant au célèbre Willy Dorr (le Breteuil, 17ème, Deux Théâtres, Saint-Ferdinand, Melrose, Champêtre). Le concept est toujours le même : un menu élaboré à 38 euros comprenant apéritif/entrée/plat/dessert, café et vin. A midi, des formules moins chères sont proposées. On retrouve d’ailleurs la même déco branchée que le Bistrot Saint-Ferdinand de la Porte Maillot : lustres de Murano noir, éclairage violet et coffrages en bois, moquette au sol et ambiance feutrée.

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La formule à 26 euros : entrée/plat ou plat/dessert. A première vue, cela peut paraître cher mais quand on voit ce qui est proposé à la carte, on se dit que c’est une sacrée bonne affaire. Des plats qu’on ne retrouve pas habituellement dans ce genre de formules. Ici les ennuyeux pavés de saumon, bavettes à l’échalote, salades de fruits et mousses au chocolat ont été remplacés par un magret de canard avec sauce aux morilles, un dos de bar au beurre blanc, des rognons de veau, des gambas etc. pour terminer avec des crêpes flambées au Grand-Marnier, un millefeuille, un baba au rhum ou encore un gâteau craquant au chocolat noir.
Nous prenons deux pièces de Charolais grillées béarnaise, timbale de frites maison.
La table est soignée, les plats arrivent rapidement. Le service est efficace et courtois. La pièce de boeuf est honorable, la cuisson bien maîtrisée, les frites croustillantes, la sauce béarnaise excellente.

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Continuons avec le dessert. Nous commandons un millefeuille caramel au beurre ½ sel et une crêpe flambée au Grand-Marnier et à l’extrait d’orange. Le millefeuille est servi astucieusement côté tranche permettant de le couper sans détruire toute sa structure. La crème pâtissière est un peu lourde mais la pâte, croustillante, rattrape le dessert. Dans l’ensemble c’est plutôt bon. Gardons le meilleur pour la fin : les fameuses crêpes flambées. Le serveur arrive avec sa petite casserole en cuivre remplie de Grand-Marnier puis approche une allumette devant vous et finit par verser le mélange « en feu » sur les crêpes. Une vraie réussite.

Vous l’aurez compris, Le bistrot de la muette fait partie de ces brasseries de « haut niveau ». La formule n’est pas « si chère » par rapport à la richesse de la carte proposée. Pour une brasserie en plein 16ème, cela reste raisonnable. Les plats sont copieux et bien maîtrisés, le service est aimable et prévenant. Voilà une bien belle brasserie parisienne !

Le Bistrot de la Muette, 10 Chaussée de la Muette, Paris 16ème

Critique : Tudor Inn, Lille.

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Suite de notre soirée lilloise, un dimanche d’avril. Nous ne pouvions pas finir sur notre mauvaise expérience au Windsor où nous n’avons même pas été servis. Nous nous sommes donc rabattus sur le Tudor Inn, quelques rues plus loin.
A peine rentrés, c’est le gros coup de coeur. La déco est sensationnelle avec cette modernité qui ne renie pas le charme ancien du lieu. Briques rouges apparentes, grands lustres et bar immense. L’endroit ressemble à une usine désaffectée du Nord revisitée à la sauce new-yorkaise avec cet esprit « industriel » et son exploitation des grands volumes façon loft. Nous nous sommes installés dans la salle du fond plus intimiste. L’ambiance est ici plus «cabaret » avec ses tonalités dominantes de rouge, ses velours et ses tapis panthère, agrémenté de photos noir et blanc sur les murs. Lorsque nous voulons commander, nous demandons à voir la carte lorsque soudain le garçon nous répond avec une assurance déconcertante « La carte, c’est moi ». Nous nous sommes demandés si le serveur plaisantait, mais le naturel du serveur semblait tellement sincère … que nous nous sommes laissés prendre au jeu. Finalement le serveur s’est avéré de très bons conseils. Sec ou fruité ? cocktails classiques ? Plutôt rhum, gin, vodka ? Gordon ou Beefeater ? On se serait presque cru sur le site Voyage-Sncf.com avec les différents onglets qui défilent et votre choix qui s’affine au fur et à mesure.

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Finalement nous commandons un Pina Colada, un Cosmopolitan et un autre cocktail à 9 euros chacun. Le Pina Colada est réussi, il a été fait avec du lait de coco comme je l’aime, mais manque peut-être un peu d’alcool … Même constatation avec les autres cocktails.

Deuxième tournée. Nous prenons cette fois-ci un B52 et un autre Cosmo. Le B52 est là encore réussi, j’adore ce cocktail mélangeant les arômes de café, de whisky et de Cointreau.

Une bien belle adresse que je recommande fortement. Branché tout en restant décontracté.

Tudor Inn, 12 rue de la Vieille Comédie, Lille

Fleuriste Yoshika Yamamoto, rue Vavin.

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Dans la très chic rue Vavin se trouve un charmant fleuriste tenu d’une main de maître par la japonaise Yoshika Yamamoto. La boutique est exiguë mais les odeurs enivrantes viennent frapper les badauds dans la rue et les attirent irrésistiblement vers l’intérieur. Ses compositions florales associent le charme et le chic français avec la rigueur asiatique et l’esthétisme de l’Orient. Une beauté presque picturale qui ne manque pas de goût.
Les fleurs sont de qualité. Vous n’avez qu’à voir et sentir ce fabuleux muguet acheté le 1er Mai et cet emballage méticuleusement préparé avec patience par la fleuriste. Sans parler de ces pivoines, éblouissantes et majestueuses.
Qualité oblige, les prix sont assez élevés. Mais quand on n’aime, on ne lésine pas sur les moyens. Une adresse à garder précieusement dans son agenda.

Fleuriste Yoshika Yamamoto, 13 rue Vavin, Paris 6ème

Critique : Salon de thé Une nuit des thés, rue Beaune.

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En « pèlerinage » dans le 7ème arrondissement, nous avions prévu de boire un verre à la terrasse de l’hôtel Montalembert. Pas de chance, il n’y avait personne et la pluie menaçait. J’ai cru  alors avoir une idée de génie en allant quelques rues plus loin au Télégramme en me persuadant qu’ils étaient ouverts à l’heure du thé. Que nenni.
Un peu dépités, nous sommes finalement tombés par hasard sur un charmant petit salon de thé, rue Beaune. La devanture ancienne est curieuse. Ne reste de boulangerie que le nom sur la façade.
A l’intérieur, la déco est gentiment désuète : petites armoires en pin, nappes de Jouy roses et vaisselle de porcelaine blanche. Ambiance familiale. Par contre le sel et le poivre dans leur emballage Leader Price font un peu tâche, surtout dans ce quartier cossu.

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La carte. Les sodas sont à 3,9 €, l’orange pressée à 5,5 €, le thé à 5,5 €. Les pâtisseries du jour sont à 7,20 €. On y trouve également des salades entre 12 et 15 euros. Je m’attache peut-être à des détails sans importance, mais le Perrier servi en canette dans un tel quartier à ces prix-là c’est limite. On a la gentille impression de se faire entuber en payant une canette quasiment 4 €, alors qu’au Proxi Market juste en face, elle ne doit même pas coûter 2 euros. nuitdesthes1.jpg

Le thé est réussi mais il n’est pas très fort en bouche. Enfin le gâteau, le minuscule petit gâteau, est avalé en quelques bouchées. Ce fut un cake à l’orange, ou plutôt aux résidus d’orange. Autant le thé n’est pas « trop » cher, autant le gâteau ne vaut absolument pas son prix. Il ne devrait pas dépasser les 5 euros. Clairement trop cher, mais le lieu a du potentiel et la patronne est adorable.

Une nuit des thés, 22 rue Beaune, Paris 7ème

Exposition Bijoux Art-Déco et avant-garde.Musée Arts Décoratifs.

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Petit article pour vous informer de l’exposition qui se tient au Musée d’Arts Décoratifs jusqu’au 12 Juillet 2009. L’occasion de découvrir de magnifiques bijoux style Art-déco et avant-garde exposés dans la nef du musée. L’expo est illustrée de photos d’époque et d’ébauches de bijoux sur papier. A noter la présence de magnifiques boîtes à cigarettes, reflétant le goût de l’époque pour les couleurs et la géométrie. A la fin de la visite, profitez-en pour visiter les autres étages du musée sans manquer ses fabuleux meubles Art-Déco.

Musée des Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1er

Exposition Bijoux Art-Déco et avant-garde. Jean Desprès et les bijoutiers modernes.Jusqu’au 12 Juillet 2009

Critique : Hôtel du Louvre, salon de thé.

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Ancien hôtel poussiéreux, l’Hôtel du Louvre s’est offert une cure de jouvence et offre désormais un bar très agréable.Dans un décor Napoléon III, les colonnades se marient parfaitement avec le plafond rouge, le bar en bois et sa rampe en zinc. Les fauteuils et canapés sont confortables et permettent de rester une bonne partie de l’après-midi à feuilleter son journal ou à bavarder.

Rapide aperçu de la carte : cocktails de 18 à 22 €, thés à 9 €, café à 6,5 €, coupe de champagne à 17,5 €, sodas et eau à 9 €, 1er verre de vin rouge à 9,5 €. Côté restauration : desserts à 12 €, club sandwiches à 21 €. On retrouve les prix désormais « habituels » de ce genre de lieux.

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Nous prenons un thé et un verre de vin rouge. Le vin est moelleux, correct. Au niveau du thé, comment dire … Je n’ai jamais trop aimé les tasses d’eau chaude parfumées, si vous voyez ce que je veux dire. Même une tisane est plus « corsée ». Bref, contentez-vous d’un soda et ne croyez surtout pas que le thé est une valeur refuge. Que nenni.

Hôtel du Louvre, Place André Malraux, Paris 1er

Critique : Polidor, rue Monsieur Le Prince, pas mal.

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On associe souvent la rue Monsieur le Prince à ses restaurants japonais. On en oublierait presque le restaurant Polidor, célèbre institution du quartier Odéon.
A deux pas du Luxembourg et de Saint-Michel, le Polidor accueillait autrefois les artistes et étudiants fauchés du quartier, en proposant des plats simples et traditionnels.
Ouvert depuis 1845, les touristes se sont aujourd’hui appropriés les lieux mais le charme reste intact.

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Tables en bois avec nappes vichy, boiseries et miroirs abîmés par l’âge où sont écrits les suggestions du jour et les vins du mois. Le bar trône au milieu de la pièce. Au dessus figurent les prix des vins les plus chers comme ce château Latour à plus de 2000 €. L’ambiance est un peu la même qu’au Bouillon Chartier, la cuisine est simple et l’on fait table commune avec ses voisins.

La carte. Menu à 22 €, plat du jour à 11 ou 12 € en semaine, 15 € le week-end. Le pavé de rumsteack est à 16 €, la bavette à 10 €, le boeuf bourguignon à 11 €. Les autres plats sont entre 11 et 15 €. Rajoutez 4 ou 5 € pour les desserts.

Nous commandons un jaret au lentille et un pavé de rumsteack. Les plats arrivent rapidement, une fois que vous avez réussi à alpaguer le serveur. La viande est de bonne qualité, les frites correctes et parfaitement cuites. La sauce au poivre est par contre trop épaisse, trop industrielle.

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Le plat du jour est quant à lui correct, mais trop gras. D’ailleurs sur Cityvox, la cuisine est globalement jugée trop grasse.
Ne soyons pas difficile. Pour 11 €, les plats sont tout à fait honorables.
Le Polidor est donc une adresse correcte, sans prétention. Les prix sont raisonnables et on peut s’en sortir pour 15 € avec un plat et un verre de vin.

Polidor, 41 rue Monsieur le Prince, Paris 6ème

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