Critique : Bistrot de la Muette, une perle.

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Un samedi d’Avril. Nous étions partis pour manger à La Gare, porte de la Muette. La formule déjeuner à 22 euros nous avait attirés mais une fois sur place, la formule avait disparu. Tant pis, nous nous sommes rabattus sur le Bistrot de la Muette juste en face. La clientèle n’est pas toute jeune : une majorité de retraités BCBG venus profiter de la belle affaire. Cela dit passant, une clientèle âgée est souvent un bon indicateur de la qualité d’un restaurant. Il faut dire qu’on ne la fait pas aux « vieux de la vieille », et qu’il est difficile de leur faire passer des vessies pour des lanternes. Si l’endroit n’était pas bon, ils auraient été les premiers à avoir fuit.

Le Bistrot de la muette fait partie des « Bistrots&Cie » appartenant au célèbre Willy Dorr (le Breteuil, 17ème, Deux Théâtres, Saint-Ferdinand, Melrose, Champêtre). Le concept est toujours le même : un menu élaboré à 38 euros comprenant apéritif/entrée/plat/dessert, café et vin. A midi, des formules moins chères sont proposées. On retrouve d’ailleurs la même déco branchée que le Bistrot Saint-Ferdinand de la Porte Maillot : lustres de Murano noir, éclairage violet et coffrages en bois, moquette au sol et ambiance feutrée.

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La formule à 26 euros : entrée/plat ou plat/dessert. A première vue, cela peut paraître cher mais quand on voit ce qui est proposé à la carte, on se dit que c’est une sacrée bonne affaire. Des plats qu’on ne retrouve pas habituellement dans ce genre de formules. Ici les ennuyeux pavés de saumon, bavettes à l’échalote, salades de fruits et mousses au chocolat ont été remplacés par un magret de canard avec sauce aux morilles, un dos de bar au beurre blanc, des rognons de veau, des gambas etc. pour terminer avec des crêpes flambées au Grand-Marnier, un millefeuille, un baba au rhum ou encore un gâteau craquant au chocolat noir.
Nous prenons deux pièces de Charolais grillées béarnaise, timbale de frites maison.
La table est soignée, les plats arrivent rapidement. Le service est efficace et courtois. La pièce de boeuf est honorable, la cuisson bien maîtrisée, les frites croustillantes, la sauce béarnaise excellente.

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Continuons avec le dessert. Nous commandons un millefeuille caramel au beurre ½ sel et une crêpe flambée au Grand-Marnier et à l’extrait d’orange. Le millefeuille est servi astucieusement côté tranche permettant de le couper sans détruire toute sa structure. La crème pâtissière est un peu lourde mais la pâte, croustillante, rattrape le dessert. Dans l’ensemble c’est plutôt bon. Gardons le meilleur pour la fin : les fameuses crêpes flambées. Le serveur arrive avec sa petite casserole en cuivre remplie de Grand-Marnier puis approche une allumette devant vous et finit par verser le mélange « en feu » sur les crêpes. Une vraie réussite.

Vous l’aurez compris, Le bistrot de la muette fait partie de ces brasseries de « haut niveau ». La formule n’est pas « si chère » par rapport à la richesse de la carte proposée. Pour une brasserie en plein 16ème, cela reste raisonnable. Les plats sont copieux et bien maîtrisés, le service est aimable et prévenant. Voilà une bien belle brasserie parisienne !

Le Bistrot de la Muette, 10 Chaussée de la Muette, Paris 16ème

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