Archive | juin 2009

Critique : Brunch à l’Hôtel Kube, excellent.

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Ouvrir un hôtel design en plein coeur du 18ème siècle à quelques pas du boulevard de la Chapelle, il fallait oser. Le Kube l’a fait. Petit frère du Murano (rue du Temple, à deux pas de la République), le Kube est avant tout célèbre pour son Ice Bar où l’on peut déguster une vodka en anorak à – 18°. Mais le Kube, c’est aussi chaque dimanche un copieux Art brunch.

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L’hôtel a beaucoup de charme avec sa petite cour intérieure où sont garées une Mini et une berline que les clients de l’hôtel peuvent louer. Au milieu trône fièrement la réception de l’hôtel dans une structure en verre ultra design. Le bâtiment est luxueux. De la cour, on se croirait dans un hôtel particulier en plein milieu du Marais. A se demander si les propriétaires de l’hôtel n’ont pas fait le ravalement de l’immeuble en face pour donner une impression de quartier « riche » (tous les autres immeubles de la rue sont noircis par la pollution).

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Nous avions réservé pour 14h, nous héritons d’une table très agréable. Faites attention à ne pas vous faire placer dans la salle annexe, elle n’a guère d’intérêt. Le buffet sucré est installé dans la salle principale, le salé dans la salle annexe. Vous commandez vos boissons chaudes à votre table tandis que les jus de fruits sont à prendre au bar.

La salle. La déco est surprenante. Les grandes tablées de parents avec leurs enfants installés sur les canapés font de ce lieu un véritable cocon familial. Grands espaces, lustres aux fils en plastique rouges dégoulinants, banquettes en Skaï et canapés en fourrure … la déco est résolument branchée. A cela rajoutez un excellent fond sonore mixé par un dj en live qui remet au goût du jour des vieux tubes, et vous obtenez le brunch parfait.

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Le buffet (la liste n’est pas exhaustive).
Côté salé. Verrines de crabes et de yaourt parsemées de ciboulette, cake au jambon, tranches de saumon ultra frais, légumes cuisinés, rosbeef froid. Sans oublier un plat chaud mijoté par les soins du chef. Ce jour-là, nous avons pu goûter à un fricassé de poulet et sa sauce succulente, accompagné de rates fondantes.

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Ne croyez pas que c’est fini ! C’est reparti pour un tour : oeuf poché accompagné de bacon, charcuterie, verrine de guacamole … Dans l’ensemble, c’est excellent. Simple et gustatif.

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Côté sucré : pas d’essoufflement en vue. Mousse au chocolat, gaufres, crêpes, cakes, fruits, bonbons, chamallows, céréales etc. Les gaufres un peu décevantes sont heureusement rattrapées par des crêpes légères. Les jus de fruits frais sont à volonté et leur jus d’orange sanguine est divin.
Et pour couronner le tout : le service est aux petits soins de sa clientèle.

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En bref, à 32 €, ce brunch est une excellente affaire. C’est copieux, bien cuisiné et le service réalise un sans faute. Le tout dans un lieu atypique à la déco ultra branché. Un pari gagné pour le Kube !

Hôtel kube, 1-5 passage Ruelle, Paris 18ème
voiturier 8€

Critique : Le salon de thé du Bristol, formule à 17 euros, belle cour.

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Tandis que le monde entier tremble à la simple évocation du mot« crise », d’autres comme les grands groupes hôteliers affichent une fierté insolente et annoncent déjà l’ouverture de plusieurs palaces à Paris d’ici 2012. Parmi eux citons Le Royal Monceau (réouverture fin 2009), le Shangri-La (cours 2010) ou encore le très attendu Mandarin Oriental (fin 2010). En attendant, l’occasion est donnée de tester les palaces historiques parisiens. Aujourd’hui, direction le Bristol.

J’étais déjà venu au Bristol il y a quelques années pour y déjeuner. J’ai souvenir d’un repas fabuleux, où s’enchainaient des plats travaillés recherchant l’originalité sans jamais tomber dans le prétentieux. En cette saison, le palace dispose d’une grande cour intérieure où l’on peut se restaurer, prendre le thé ou encore boire un verre. Treillis de roses, clapottis de l’eau dans la fontaine, monceaux de géranium et parasols en bois en toile blanche. Le lieu est d’une grande quiétude.

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La carte à l’heure du thé. thés à 9€, chocolat à 10€, pâtisseries à 12€, cannelés, cake et macarons à 9€.Formule thé + pâtisserie à 17€.

La formule à 17€. Nous prenons un thé aux agrumes. Il n’est pas très fort en bouche, mais correct. Pour les desserts, il faut se déplacer jusqu’au charriot à desserts … à l’autre bout du palace. Macarons, cakes (banane, chocolat ou fruits confits), cannelés, religieuses au chocolat ou encore fondants caramel au beurre salé sauront combler vos attentes les plus gourmandes. Nous prenons chacun deux généreuses parts de cakes. Ne perdons pas de temps à tourner autour du pot et venons en au fait : ils sont divins (surtout celui aux fruits confits). On aurait presque envie d’en reprendre, mais les prix nous rappellent finalement à l’ordre.

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Le gros bémol. Le service dans la cour jardin est majoré de 10%, que c’est mesquin ! Je suis pourtant attentif aux détails de la carte, mais je n’ai vu nulle part la mention de ce coup bas. 3,4 € de supplément pour être installé en terrasse, dans un palace de ce standing c’est vraiment limite.

Le Bristol, 112 Faubourg Saint-Honoré, Paris 8ème

Harry’s New-York Bar : que les cocktails sont bons !

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Au départ, nous étions partis pour aller au Footsie. Le concept est original : les prix des consommations sont affichés sur des écrans plats et varient comme à la bourse en fonction de la demande des clients. La déco est vraiment très réussie : on se croirait dans une salle de réception d’un manoir anglais avec ses murs en lambris, ses grands lustres et ses lumières tamisées. Mais la musique est assez forte et les gens dansent au milieu du bar. J’y reviendrai sûrement une autre fois, mais ce soir là nous avions envie de discuter tranquillement. Nous nous sommes donc rabattus sur le Harry’s bar, juste en face. Cela tombe bien, depuis le temps que je voulais l’essayer !

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Le Harry’s est une véritable institution. Un lieu mythique fréquenté par une majorité d’expats, américains, anglais ou encore australiens. Il sert également de QG aux anglophones venus se réunir les soirs d’élections nationales et de compétitions sportives.
Après avoir franchi les portes Saloon, on pose ses armes et on se laisse captiver par le charme de la salle un brin vieillotte avec ses fanions en bois accrochés aux murs et ses lambris aux quatre coins de la salle. Les serveurs sont de la vieille école, portant encore leur complet blanc.

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La carte. Il n’y en a pas. Nous commandons alors un Alexander (je voulais prendre un B52, mais le serveur m’a sèchement répondu « non » comme si je lui avais demandé la grâce présidentielle) et 3 bières.

Cette fois, je n’aurai pas eu à me plaindre des cocktails. L’Alexander était parfait et on se laisse facilement enivrer par ses vapeurs d’alcool sucrées. Je vous avouerai que je l’ai trouvé aussi bon qu’au Rosebud, c’est pour dire ! Comptez 12 € le cocktail, 6 € la bière (ils n’en proposent que deux). Pour le quartier c’est tout à fait raisonnable.

Harry’s bar, 5 rue Daunou, Paris 2ème

Salon de thé 1728, rue d’Anjou : une perle.

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1728, c’est l’histoire d’un hôtel particulier au charme ravageur entièrement rénové par un couple de passionnés du patrimoine français. Construit par le Duc d’Anjou, l’hôtel du même nom a accueilli bon nombre de courtisans de la Pompadour, sans oublier le général Lafayette. Aujourd’hui l’hôtel s’est transformé en salon de thé, restaurant et galerie d’art. A l’origine de cette aventure, Jean-Francois Chuet, architecte français, et son épouse Yang Lining, artiste reconnue de cithare, qui ont su redonner ses lettres de noblesse à ce lieu chargé d’histoire.Aujourd’hui ne subsistent que le parquet et les frises d’origine. Les boiseries ont été envoyées à Washington, et le reste des meubles est à vendre. Une partie du mobilier reprend d’ailleurs l’esprit des « chinoiseries » du XVIIIème.

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La Carte.
La formule « Instant thé » pour 2 personnes à 35€. Les desserts sont tellement chers que vous avez tout intérêt à prendre cette formule comprenant un thé de Chine et une pâtisserie. Parmi les thés, le choix est à faire entre les thés verts et rouges. Nous prenons tous les deux un thé rouge Yunnan ainsi qu’une tarte au citron meringuée et un fondant chocolat caramel ananas.
J’avais souvenir de ne pas aimer les thés de Chine mais comme ce choix était imposé par la carte, j’ai décidé de passer outre mes inquiétudes. Bien mal m’en a pris. En approchant la tasse, l’odeur m’a étrangement rappelé celle du poulailler quand je jouais petit dans notre maison de campagne. Un mélange de foin et d’odeurs d’animaux pas spécialement agréables. Je vais sûrement passer pour un béotien, mais ces thés sont vraiment …  particuliers.

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Les pâtisseries. La tarte au citron est à se pâmer. Dans ses consonances anglaises, avec une crème au citron parfaitement sucrée et une pâte légère et fondante. Un vrai régal. Quant au fondant au chocolat, j’en reste encore en pâmoison. Le chocolat se marie parfaitement avec le caramel et l’acidité de l’ananas. C’est parfait. Je ne peux que recommander cet endroit méconnu du grand public et découvert par hasard.

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La maison fait aussi office de restaurant en proposant une cuisine inventive s’inspirant des classiques de la gastronomie française comme le tartare, revisités avec des saveurs venues tout droit d’Orient et en particulier de Chine.

1728, 8 rue d’Anjou, Paris 8ème
thés à 10€, carte déjeuner à 35€

Pub Saint-Germain : une petite faim en pleine nuit.

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J’ai toujours considéré que Paris ne s’appréciait à sa juste valeur qu’une fois la nuit tombée. Je dirais même, lorsqu’une certaine langueur s’est emparée de la ville, que les touristes sont allés rejoindre leurs hôtels, que les cadres sont sortis du boulot et que les magasins ont tiré leur rideau. Ces instants se savourent parce qu’ils sont magiques. Quel bonheur de errer dans les rues de Saint-Germain ou de longer les bords de Seine pour se retrouver sur la Passerelle Solférino à 3 ou 4h du matin, sans âme qui vive. Pourtant, quelle bien belle illusion ! Les noctambules ne sont jamais très loin. Dans les bars, dans les rues, aux bornes de taxis s’efforçant de ne pas perdre patience … Revenons à des choses plus terre-à-terre. Que vous sortiez de boite, ou que vous ayez comme nous fait une grande balade nocturne en velib sous la brume parisienne, ne vous êtes vous jamais dit « il est 4h du mat, mon dieu ce que j’ai faim » ! Malheureusement, les choses ne sont pas aussi simples à cette heure-ci. Commence alors un long remue-méninges pour trouver un endroit qui peut bien être ouvert à une heure si tardive. L’hippopotamus ? quelle triste fin de soirée ! un kebab à Saint-Michel ? dommage ils ont déjà fermé boutique. Un hamburger/frites au pub Saint-Germain ? Courons-y !

Le Pub Saint-Germain a toujours été un repère à noctambules. On croirait que Paris est assiégée et que les seuls survivants se sont réunis dans ce pub, sereins. On est ici dans un monde décalé, hors du temps.
Il est 4h du matin, le lieu est plein à craquer. La salle du dessous et le 1er étage sont même encore ouverts. La musique est toujours aussi branchée, tout comme la clientèle. Nous sommes 4, nous nous installons sur des banquettes au fond de la salle du bas et commandons 4 hamburgers, coca.


Les hamburgers.
Ils arrivent rapidement. A cette heure-là, j’aurais été moins regardant sur la rapidité du service et pourtant il fut efficace. La viande est généreuse, de bonne qualité et elle est bien cuite. Le pain est épais, moelleux, bien brioché. Les frites servies dans du papier journal sont croustillantes et chaudes. Bien sûr manger en pleine nuit a un prix. Et de 18€ pour l’hamburger. Mais pourquoi se plaindre ? Le plat était bon, le service rapide et l’ambiance excellente !

Pub Saint Germain, 17 rue de l’Ancienne-Comédie, Paris 6ème

Critique : Le Clou de Paris, ça vaut pas un clou.

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Le quartier Saint-Michel : ses rues pittoresques, ses trottoirs pavés, ses petites places calmes… et ses restaurants à touristes. Le quartier n’est certes pas réputé pour ses grands restaurants. Mais dans une candeur presque enfantine, on essaie de se persuader qu’on va enfin trouver l’exception qui confirme la règle. Bien mal nous en a pris. Nous avons atterri au Clou de Paris sur la charmante petite place Saint-André des Arts, à l’ombre des marronniers.

Le service est rapide, nous avons rapidement les cartes, la table est débarrassée quelques minutes plus tard. Nous sommes un peu à l’étroit, coincés entre nos voisins italiens et les sapins en pot.
La carte est très classique : des salades à 9 ou 10 €, des pièces de viande, une formule plat/dessert à 16 euros, 20 euros si vous ajoutez une entrée.
La carte des vins est largement abordable. Comptez 4 € pour un verre, 6 ou 7 € pour un pichet de 25cl.

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Nous nous laissons finalement tenter par une salade au fromage chaud et un pavé de rumsteack, sauce au poivre. Les plats arrivent rapidement, notre calvaire commence alors. La salade s’excuserait presque de son existence. Trois toasts accompagnés de bleu noyés dans un océan de verdure indigeste. Même les salades de Station Service sont meilleures. Mal rincée, assaisonnement inexistant et trois bouts de jambon cru essayant tant bien que mal de la cacher. L’objet du délit n’en reste pas moins avéré.
La viande n’a pas à faire la fière devant sa congénère la salade. Elle ne relève pas plus le niveau. Elle manque de tendresse et la cuisson, à point, n’est pas celle demandée. Ne comptez pas sur la sauce au poivre lyophilisée pour rattraper le coup, et noyez votre chagrin dans des frites passables.

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Ah j’oubliais, parlons du pichet de 50cl de Côte de Provence rosé (10€). Vive la piquette, reine des piquettes. Comme toutes les bibines, cela vous monte rapidement à la tête. Remarque il fallait bien ça pour oublier ce repas.

Le Clou de Paris, 1 rue Danton, Paris 6ème

Musée Rodin, rue de Varenne.

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Paris regorge de trésors insoupçonnés. Le jardin du musée Rodin dans le 7ème fait partie de ces lieux pleins de charme jalousement protégés par des murs épais et des grilles opaques qui l’entourent.
L’accès se fait 79 rue de Varenne dans un bâtiment néo-gothique fraîchement rénové avec de belles structures en verre, alliant modernisme et tradition.
Le musée est installé dans un très bel hôtel particulier du XVIIIème siècle : lustres, glaces tachetées par la vieillesse, escaliers en pierre, parquet rafistolé par des bouts de planches et fenêtres grandes ouvertes sur le magnifique jardin et ses grands arbres. Les oeuvres de Rodin et de Claudel sont exposées au rez-de-chaussée et au premier étage. On y retrouve le célèbre baiser et les bourgeois de Calais version miniature. Le penseur est quant à lui dans le jardin, et les bourgeois grandeur nature se contemplent au fond du jardin, près de la rue de Varenne.

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Une fois la visite terminée, on prolonge sa promenade dans le jardin de l’hôtel particulier. Immense et fleuri avec goût, le jardin est entouré par des allées d’arbres et finit sur un plan d’eau circulaire. Le lieu est magique et parfaitement calme, on se croirait à la campagne. Sous les arbres touffus ont été installées une cafétéria et quelques tables. Leur muffin pépites de chocolat (3 € environ) est excellent. Attention cependant aux pâtisseries, la religieuse au caramel et les tartes aux fruits sont à 7 € (elles ont cependant l’air délicieuses). Bref ce jardin est un petit coin de paradis et le musée mérite d’être vu pour admirer les oeuvres remarquables de Rodin et de Claudel.

Musée Rodin, 79 rue Varenne, Paris 7ème

métro : Varenne (ligne 13)Entrée 6€ (musée + jardin), entrée jardin seule 1€
gratuit pour les étudiants U.E de moins de 25 ans, moins de 18 ans

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