Archive | juillet 2009

Critique : Café Louis Philippe, rue des Barres, belle terrasse et bonne cuisine.

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Situé près de la charmante et très bucolique rue des Barres, le Louis Philippe possède une agréable terrasse ombragée. A l’intérieur le décor vieillot a beaucoup de charme, parfait pour y boire un chocolat viennois l’hiver venu. En attendant des périodes moins estivales, nous nous installons en terrasse et commandons deux coeurs de filets de boeuf, sauce béarnaise (15,50 €). La maison propose de nombreuses viandes à des prix raisonnables.

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Notre commande arrive rapidement, les coeurs de filets sont tendres et leur cuisson bien maîtrisée. Le gratin est correct mais la sauce béarnaise est malheureusement décevante. Elle est trop grasse, on a la désagréable impression de plonger sa fourchette dans une plaquette de beurre.

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Mis à part cet impair le repas fut très agréable, complété par un café correct (2,30 €). Pour un quartier aussi touristique, le rapport qualité/prix est tout à fait correct. Une adresse à retenir.
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Café Louis-Philippe, 66 Quai de l’Hôtel de Ville, Paris 4ème

sodas à 3,6 €

Critique : Tavola di Gio, restaurant italien avec terrasse.

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Accablés par la chaleur de l’été ? Pourquoi ne pas vous réfugier sur la terrasse agréable et ombragée du restaurant italien Tavola di Gio. Il ne vaut mieux pas arriver trop tard, car les places à l’extérieur sont chères surtout le soir. La déco intérieure vient d’être refaite, adoptant un style beaucoup plus épuré tout de blanc immaculé. L’occasion de tester pour la première fois cette table italienne.

La formule à 17 €. Elle comprend une entrée/plat du jour ou un plat du jour/dessert. Les entrées et plats sont à choisir parmi la carte (hormis le sabayon). Aujourd’hui des pâtes avec une sauce aux champignons et un osso bucco sont aux plats du jour. Nous prenons deux formules plat/dessert et une entrée/plat.

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En entrée, la sfogliata di zucchine (mille-feuilles de courgettes) s’avère être une grande réussite. Ne soyez pas impatient, il faut tout de même attendre 20 à 25 minutes avant d’être servi, au lieu des 5 minutes promises par le serveur. Les courgettes fondent dans la bouche, mais l’entrée chaude à l’extérieur est malheureusement tiède à l’intérieur.

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L’osso buco. Les deux premiers arrivent à la fin de l’entrée, mais le troisième n’arrive qu’une fois nos assiettes terminées. Il y a visiblement un gros problème de synchronisation des plats surtout quand on sait qu’il n’y avait pas grand monde ce jour-là. L’osso bucco est un peu sec et manque de sauce mais la viande est de qualité. Les pâtes ne sont pas mauvaises, sans plus. Un plat finalement un peu décevant mais heureusement rattrapé par un quart de Valpolicella (6 €) excellent.

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Nous finissons par deux tiramisus et une glace amarena. Là encore les desserts se font désirés avec une attente trop longue. Mais la glace est succulente avec son coulis à la cerise. Quant au tiramisu, il manque un petit peu de cacao en poudre, il aurait pu être un petit plus imbibé de mascarpone, et la crème fraîche n’est pas assez onctueuse (un brin trop grasse).
Enfin le café Illy (2,5 €) n’est vraiment pas bon, un comble pour des italiens rois du café !
Tavola di Gio n’est donc pas un grand resto italien, mais il n’est pas très cher et les plats sont tout de même corrects. Alors pourquoi pas …

Tavola di Gio, 210 boulevard Raspail, Paris 14ème

Critique : Déjeuner à l’Hôtel Saint-James Albany, excellent.

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Le système est toujours le même. Prenez un hôtel ou palace à bout de souffle, mal géré et laissé à l’abandon. Mettez-y une forte personnalité à sa direction et investissez des millions de travaux qui porteront leurs fruits à long terme. Installez-y un Spa, un centre de remise en forme sans oublier la piscine. Proposez bien sûr une cour intérieure ou mieux un jardin sans négliger le bar design à l’ambiance feutrée. Il ne vous reste plus qu’à engager un magnat du marketing pour vous concocter une carte à la mode, des chambres équipées dernier cri et vous obtenez le palace parfait. La presse afflue puis vous rédige des articles mirobolants sous couvert de quelques « avantages ». La clientèle branchée arrive inexorablement en courant, suivie par les étrangers. Les millions tombent et les prix de lancement encore abordables sont rapidement dépassés par des cocktails à 30 €, des plats à 40 € et des cafés à 6 €.

Le Saint James n’en n’est pas encore là. Pour l’instant il s’agit d’un hôtel discret, donnant sur la rue de Rivoli, au 202 à quelques pas du Meurice. De la rue, impossible de soupçonner l’énorme capital de ce lieu : une belle cour jardin pour déjeuner et prendre un verre, une autre pavée pour le « grand » restaurant. L’endroit est encore en plein travaux de rénovations, les fenêtres des chambres viennent d’être posées, les étiquettes sont encore collées dessus. La façade craquelée attend d’être ravalée, les peintures des plafonds sont approximatives et les toilettes au sous-sol ressemblent à celles d’un macdo. Les ouvriers travaillent d’arrache-pied pour faire de ce lieu un havre de paix et de luxe. C’est toujours amusant de venir quand les travaux ne sont pas encore terminés, voir s’installer petit à petit le luxe. Les prix ne sont pas encore là pour vous saper le moral, profitez-en ! Et vous reviendrez dans quelques mois et sortirez la fameuse phrase « mon dieu, c’était mieux avant ».

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La cour. L’endroit est chic, les hommes sont habillés en costard cravate, les plus jeunes en pantalon blanc en lin et grosses lunettes, Rolex au bras, et Blackberry de l’autre main. Certaines femmes déposent délicatement leur Chanel au pied de leur chaise en teck, tandis que d’autres plus simples déjeunent entre copines avec le charme de leur accent marseillais. La clientèle est encore très hétéroclite et les prix ne sont pas encore venus faire leur terrible sélection « naturelle ». Le lieu est calme, les bruits de la rue et les klaxons assourdissants des voitures ont été laissés à la porte de l’hôtel. Grands parasols en toile blanche, tables de jardin en métal blanc et d’autres en teck, coussins sur les chaises et personnel attentif, ça c’est palace ! Les tables sont arrangées autour du jardinet et de sa fontaine.

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La carte. Les entrées sont entre 12 et 15 €, comptez 18 € pour un dos de saumon, 25 € pour un carré d’agneau, 18 € pour une salade ou encore 16,50 € pour un tartare servi avec frites, et 10 € pour les desserts. Mais la vraie bonne affaire de l’endroit, c’est la formule à 19€ comprenant une entrée/plat ou un plat/dessert. C’est un prix de lancement pour attirer le chaland, cela m’étonnerait qu’elle survive bien longtemps. Avant de commencer notre repas, nous commandons de la San Pellegrino, malheureusement ils n’en n’ont pas et nous proposent comme substitut de la Chateldon. Va pour la Chateldon, dernier snobisme parisien qui met en émoi le tout Paris, non content de boire « l’eau du roi soleil ».

La formule à 19€. Nous prenons un tartare de saumon aux fines herbes comme plat. Comme nous pouvions nous y attendre, les quantités sont microscopiques, de la taille d’une entrée. Le saumon est fin, très frais et bien relevé par l’aneth. Les haricots qui l’accompagnent sont croquants et assaisonnés d’huile d’olive et d’ail. Le plat s’accommode parfaitement à la chaleur de l’été.

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Passons aux desserts. Nous prenons un fondant glacé au Carambar et une tarte fine aux pommes et sa glace aux poires. Le fondant est original, un tantinet régressif avec l’utilisation du carambar mais tellement bon en bouche. Quant à la tarte aux pommes, j’ai aimé sa fine pâte qui fond dans la bouche mais j’aurais préféré les pommes un peu moins dures. La glace à la poire qui l’accompagne est délicieuse et change de l’éternelle glace vanille.

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Petite déception en revanche pour le café, type « café de gare » (3,20 €).
On ressort finalement un peu affamé. Les plats ont l’air bien plus copieux lorsqu’ils ne sont pas pris dans la formule. En sortant, j’ai couru à une boulangerie prendre un éclair au chocolat ! Je vous recommande pourtant ce restaurant. La cuisine est bonne et le cadre sublime. J’essayerai sûrement un de ces jours leur brunch à 36€, il paraît que c’est une excellente affaire.

Hôtel Spa Saint James & Albany, 202 rue de Rivoli, Paris 1er
formule à 19 servie uniquement au déjeuner hors week-end et jours fériés

Critique : Musée de la Vie Romantique, un havre de paix, musée gratuit.

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La dernière tendance parisienne pour attirer les gens dans les musées ? Installer une cafétaria avec une belle terrasse au soleil voyons ! Prenez le musée Rodin et son paisible jardin ou encore le musée Jacquemart-André et son très chic salon de thé sans oublier le restaurant les Ombres du Musée du Quai Branly … la cafét de musée est devenue tendance.
Dans le même esprit, le musée de la vie romantique a suivi le pas et offre aujourd’hui un agréable jardinet avec quelques tables entre ombre et soleil.

L’entrée du musée est discrète, il faut traverser un couloir étroit avant d’arriver au « check point » tenu par un homme très gentil qui vous guide et vous montre l’accès du musée et de la buvette. Il est midi pile, nous la jouons stratégique en allant d’abord déjeuner. Les meilleures places au soleil sont déjà prises mais il reste encore une ou deux places mi-ombre mi-soleil. Il faut se servir soi-même à l’intérieur d’une belle véranda en fer forgé peinte en vert foncé. Plusieurs formules sont proposées : tarte (ou cake salé)  + mesclun à 11€, tarte (ou cake salé) + salade cuisinée à 12€, 16 € si vous rajoutez une tarte sucrée en guise de dessert.
Si vous n’avez pas très faim, vous pouvez toujours vous rabattre sur la formule « heure du thé » comprenant un thé et une pâtisserie (10 €), quelque soit l’heure de la journée.

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Verdict. La salade aux lentilles et la tarte aux poireaux sont correctes, mais on regrettera le service en plastique : des verres en passant par les couverts et les assiettes.
Quant au reste, la citronnade (3 €) est trop acide, la tarte rhubarbe l’est tout autant et la salade mesclun et fruits secs lie l’amertume avec l’acidité. Décidément, un repas que l’on pourrait qualifier de très « détartrant ».

Pour terminer, nous avons voulu prendre notre café sur l’une des tables où étaient déjà installés des gens en plein soleil, sur le côté gauche du musée. Mais lorsque les places se sont libérées, une autre personne est arrivée pour plier les chaises et ranger les tables avec une rapidité déconcertante tout en nous répondant froidement « ces tables sont réservées pour les membres du musée ». Autrement dit, ces messieurs se gardent les meilleures tables au soleil, et le « peuple » est relégué à l’ombre dans le potager. C’est toujours agréable …
Sur ce, nous avons finalement visité le musée. Soyons franc, il n’y a pas grand chose à voir et le musée est un prétexte pour venir déjeuner dans le jardin. La maison a du charme et ressemble un peu à l’une de ces villas cannoises avec ses volets vert pomme. Si vous êtes dans le quartier, n’hésitez pas à venir boire un verre et jeter un coup d’oeil au musée gratuit.

Musée de la vie romantique, 16 rue Chaptal, Paris 9ème
(venir à 12h pour être sûr d’avoir une place)

Critique : Petit-déjeuner à la Brasserie l’Européen.

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11h. un lundi matin de juin devant la Gare de Lyon. Il pleut des hallebardes. En attendant de prendre le TGV pour Lyon de 11h54, nous nous réfugions à la brasserie l’Européen pour y prendre un petit-déjeuner.
Quelle belle brasserie : lampes suspendues aux abat-jour en verres colorés, bar en zinc, fauteuils confortables en cuir et fauteuils années 70 pivotants. Le lieu jongle entre le style début du siècle et un modernisme typiquement années 70.
A cette heure-ci, quelques voyageurs en attente, des hommes d’affaires bien mis tapotant frénétiquement sur leur ordinateur et profitant du wifi gratuit, et quelques retraités en goguette un peu égarés. L’accueil est chaleureux, on peut s’installer sur de grandes tables de quatre en prenant la banquette sans se faire méchamment rabrouer. Personne ne viendra vous déranger. Le service est efficace et nos petits-déjeuners arrivent rapidement.

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Le petit-déjeuner. 5,80 € avec une tartine beurrée, un croissant et une boisson chaude, c’est honnête. Le pain est excellent et croustillant. Comme il n’y avait plus de croissant, nous avons hérité d’une deuxième tartine. Le chocolat chaud qui l’accompagne est vraiment merveilleux. Fait maison, épais sans être écoeurant, il ferait presque de la concurrence à celui de chez Angelina. Le crème est également bien réussi. Finalement, ce fut un passage en coup de vent, un service impeccable et un moment fort agréable. Ou une certaine idée du voyage qui s’accompagne de petits détails, presque anecdotiques, qui nous font apprécier ces moments-là.

Brasserie l’Européen, 21bis boulevard Diderot, Paris 12ème
petit-déjeuner à partir de 6h

Critique : Al Taglio, rue Oberkampf, pizza à la découpe, terrasse, un délice !

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           Il y a des souvenirs parfois inoubliables. Comme celui où nous avions pris des pizzas al taglio pour trois fois rien à San Gimignano, petit village construit sur une colline en plein milieu de la région du Chianti. Ou comme lorsqu’à chaque fois que nous allons à Rome, nous prenons de grandes parts de pizzas que nous allons manger Piazza Navona ou Piazza della Medusa derrière le Panthéon.
Pour prolonger le plaisir, depuis quelques mois Paris essaie de se lancer dans la mode des pizzas à la découpe, « al taglio » en italien. Le principe est simple : de grandes plaques de pizzas rectangulaires coupées avec de grands ciseaux, à déguster sur place ou à emporter. Malheureusement, bien souvent le goût ne suit pas.
Il y a quelques semaines, le Figaroscope nous conseillait pourtant de se rendre chez Al Taglio, à deux pas de la rue d’Oberkampf. Le rendez-vous est pris et nous prenons le 96 pour traverser la moitié de Paris. La pizza a intérêt à être bonne.

Al Taglio. Le magasin fait l’angle des rues Neuve Popincourt et Ternaux. Petite boutique à la new-yorkaise, avec tables hautes en bois et tabourets métalliques autour. Lampes industrielles bleues diffusant un doux éclairage et sol brut en béton peint en rouge. Le resto est petit et les gens font la queue depuis le trottoir. La clientèle est faite d’habitués du quartier, des gens de la télé et des bobos branchés. Les pizzas proposées à la carte sont nombreuses mais elles ne sont pas toutes prêtes en même temps car la boutique est petite. Les pizzas sont faites sous l’oeil gourmand du client : le pizzaïolo travaille la pâte puis étale la sauce tomate et la remplit enfin de garniture. Pizza aux quatre fromages, au jambon de parme et mozzarella, au lard et crème de potiron ou encore à la mozzarella de buffle, il y en a pour tous les goûts. A partir de 20,70 € le kilo pour la pizza Margherita et jusqu’à 32,90 € pour la Patate e tartufo. Le flyer disponible à l’entrée sur le comptoir indique toujours les anciens prix. Toutes les pizzas ont augmenté, certaines d’une dizaine d’euros ! La conséquence de leur succès sûrement.
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Nous prenons deux pizzas Prosciutto crudo et une pizza Patate e tartufo. Les pizzas arrivent découpées en petites parts sur une planche en bois. Le vin rouge Anghelia que nous avons pris s’accommode parfaitement à la pizza. Il est divin. La pizza Prosciutto crudo est relevée, très bonne. Quant à celle à la truffe, elle ne manque pas d’originalité avec ses pommes de terre fondantes.
Les fins connaisseurs un peu tatillon sur les bords, pourront cependant leur reprocher de ne pas avoir le même goût qu’en Italie et d’être trop croustillantes.

Nous finissons par une focaccia au Nutella (1,90 euros) réussie.
En comptant 200 grammes de pizza par personne, deux verres de vin, un coca, et un dessert on s’en sort pour 25 € pour 2. Une excellente affaire ! Je vous recommande particulièrement leur terrasse, bien agréable en cette période de l’année. Attention les places sont chères (12 tables). Service adorable et ambiance familiale.

Al Taglio, 2 bis rue Neuve Popincourt, Paris 11ème

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