Archive | 5 août 2009

Critique : L’oie qui fume, menu à 10 € à Saint-Michel.

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Le week-end dernier je suis parti à l’étranger vers des contrées lointaines. D’ailleurs nous n’étions pas les seuls touristes : des américains, des allemands, des chinois ou encore quelques français égarés. Pourtant il se peut fort bien que vous connaissiez cet endroit. Les rues pavées y sont étroites, les murs des maisons ne sont pas toujours droits, et les touristes flânent jusqu’à tard dans la nuit dans ces ruelles au charme certain. Il s’agit bien entendu du quartier Saint-Michel et de ses restos pour touristes concentrés rue de la Harpe, rue Saint-Séverin et rue de la Huchette.
Avec leurs formules très attractives à 10 ou 12 € avec entrée/plat/dessert. On se demande comment est-ce encore possible dans ces temps de « crise » et on y va à reculons avec tout un lot d’a-priori : produits surgelés, voire avariés ou même encore tombés du camion …

Le dépaysement commence dans la rue lorsqu’on se fait alpaguer par les restaurateurs qui vous parlent dans toutes les langues espérant tomber sur la votre pour vous attirer dans leur resto. Nous l’avons joué fine bouche. Comme il y a pléthore de restaurants se ressemblant tous autant les uns que les autres, nous avons décidé de jeter notre dévolu sur le seul qui ne viendrait pas nous harceler de la rue. Ce fut finalement L’oie qui fume qui remporta le jeu.
Excusez moi pour la vulgarité, mais en rentrant on a plutôt l’impression d’être rentré chez l’oie aux flatulences excessives que chez l’oie qui fume. Mais une fois qu’on s’est habitué à l’odeur de roquefort omniprésente dans la salle, on a déjà franchi un grand pas.
La salle. Décoré avec les moyens du bord, on se croirait un peu dans un salon d’appart avec ces coussins sur les banquettes, ces lumières tamisées et ces bibelots éparpillés aux quatre coins de la pièce.
La carte. Vraiment pas cher. Deux menus, l’un à 10 € l’autre à 14 €. Dans le menu à 14 € les plats sont plus élaborés : sole meunière, magret de canard ou encore pavé de rumsteack sans oublier les fameuses profiteroles au chocolat.
Nous décidons de tester l’improbable menu à 10 €.

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Entrées. Les beignets de calamars et crevettes frits sauce cocktail sont correctes, chauds et croustillants. La salade qui l’accompagne se tient plutôt bien, mais la sauce cocktail est un peu faiblarde avec un goût industriel trop prononcé. La soupe à l’oignon n’a rien de mirobolant, mais on la trouve parfois à plus d’une dizaine d’euros dans certaines brasseries et elle n’est souvent pas meilleure. Enfin les tranches de saumon fumé à l’aneth ne sont pas mal du tout pour leur prix. On va dire que le premier round est réussi avec succès.
Passons aux plats. Nous poursuivons notre aventure avec des moules frites, une paëlla aux fruits de mer et une tartiflette. Les moules sont bonnes même si j’en ai mangé des meilleures, les frites surgelées se laissent manger. La paëlla est plutôt réussie, le riz n’est pas trop gras et les fruits de mer sont nombreux. Quant à la tartiflette, malheureusement les pommes de terre ne sont pas assez cuites et le plat est vite écoeurant.
Terminons par les desserts. La crème brûlée est bonne, le dessus est légèrement caramélisé et la crème n’est ni trop légère ni trop beurrée. Quant à la Dame Blanche, voilà une Dame un peu pauvrette sur les bords qui nous proposent une glace vanille premier prix et une sauce chocolat tout droit sortie du tube. Mais là encore dans certains endroits on ose vous la faire payer une dizaine d’euros et ce n’est pas bien meilleure.
Enfin le café n’a rien d’extra (2,50 €) mais le verre de sauvignon bordeaux blanc (3,20 €) n’est pas mal du tout. Le service a été efficace tout au long du repas.
En résumé, nous avons été sacrement surpris. Arriver à proposer un menu à 10 € dans un des quartiers les plus chers de Paris avec des loyers vertigineux, nous a véritablement bluffé. Ce n’est certes pas de la grande gastronomie, les bidons de sauces toutes prêtes, les plats surgelés et le micro-onde ne sont jamais très loin mais l’ensemble est tout à fait honnête. Une sacré leçon d’humilité que devrait prendre pour exemple bon nombre de restaurants parisiens qui proposent une cuisine pas franchement meilleure et à des tarifs bien plus importants.

L’oie qui fume, 37 rue de la harpe, Paris 5ème 

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