Archive | septembre 2009

Critique : Yaki, restaurant sushi, brochettes, rue de la Gaité.

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Dans la jungle des restaurants asiatiques de la rue de la gaité, certains tirent leur épingle du jeu. C’est le cas de Yaki, situé au milieu de la rue des théâtres.
La salle est très étroite, toute en longueur mais la place sur le devant en entrant à droite est probablement la meilleure. Vous pouvez aussi vous laisser tenter par la micro-terrasse. Le lieu est propre et design. On ne s’attardera pas trop sur les canapés pas très confortables et la musique qui crache les derniers tubes du top 50.

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Pour se distinguer des autres concurrents de la rue qui proposent exactement les mêmes menus à des prix quasiment identiques, Yaki propose un apéritif gratuit.
Ne soyez donc pas étonné si l’on vous demande au début du repas de choisir entre un kir et un jus d’orange. La première fois j’ai cru que c’était un « pousse à la consommation », mais en fait l’apéro est offert par la maison. D’ailleurs, leur kir n’est pas mal du tout.

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La carte. Une vingtaine de menus différents repérés par les lettres de l’alphabet. Ici on ne s’embête pas avec des intitulés ronflants, on est assez terre-à-terre.
Seul choix à faire, brochettes ou sushis/yakitori. Après c’est toujours la même ritournelle.
D’abord la soupe aux champignons accompagnée d’une salade de chou blanc aux graines de sésame (comparable au coleslaw scandinave). Puis les brochettes servies avec un bol de riz blanc, ou la planche de sushis (nigri et maki, comme sur la photo).
La soupe est un peu flotte mais tout de même correcte, le chou blanc est bien assaisonnée. Quant aux brochettes, j’aime bien celle au canard et au poulet-fromage, mais un peu moins celle qui ressemble à des boulettes suédoises. Du côté des sushis, le poisson n’a quasiment aucun goût, mais une fois trempés dans la sauce, cela se mange sans faim. Dans l’ensemble c’est correct.

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Finalement, ce genre de restos aux concepts rigoureusement identiques dépannent bien un soir où l’on veut manger sans se ruiner avant d’aller au ciné ou au théâtre. Et il faut reconnaître que le rapport qualité/prix est  excellent.

Yaki, 22 rue de la Gaité, Paris 14ème

Golf Bellême, Orne. Magnifique.

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Le golf de Bellême est situé dans l’Orne, à quelques kilomètres de Nogent le Rotrou.
Le parcours valloné est magnifique et vaut vraiment le détour. La clientèle est chic sans être snob. Ne vous étonnez pas si vous rencontrez quelques joueurs en train de labourer le parcours, ce ne sont que des novices qui profitent de la Smartbox « séjours golf » qu’on leur a offerte.

Le club house est installé dans une vieille batisse en pierres et l’accueil est courtois contrairement à ce qu’on le peut lire sur le site golf-lounge.com.Le golf dispose d’un hôtel avec piscine. Le tout fait un peu trop « Disney » à mon goût.

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Le parcours. Les 5 premiers trous n’ont guère d’intérêt, ce sont des couloirs où il faut éviter de sortir du jeu sous peine de se retrouver sur le trou suivant.
Le reste du parcours est très valloné, d’ou la nécessité absolue de louer une voiturette si vous faites 18 trous. Attention avec la golfette, il ne faut pas affronter la pente des trous 11 et 15 directement, mais passer sur les côtés pour éviter un éventuel accident.

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A de nombreux endroits, des points de vue permettent de profiter d’un beau panorama sur la région. Certains trous sont difficiles car la pente est importante. De nombreux plans d’eau viennent agrémenter le parcours et le rendent difficile et technique. A noter le redoutable trou n°16 où le green est situé sur une presqu’ile. Il faut arriver à franchir l’eau pour atterir à proximité du green, sans taper trop fort pour ne pas tomber de l’autre côté du lac.
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Le golf dispose d’un restaurant où il est possible de boire un verre après son parcours. Mais il paraît que les consos sont à 5€. Je vous conseille plutôt d’aller boire
un verre dans le centre historique de Bellême. Vous découvrirez une charmante ville ancienne et pourrez boire un coca et un kir pour 3,8 € !

Prix  (pas besoin d’avoir un handicap) :

Tarifs 2006 :
Green-fee semaine 33 €
Green-fee week-end 45 €

Golf de Bellême, Les Sablons, Bellême

Critique : Le Relais Saint-Louis, Bellême. Excellent.

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De passage à Bellême, nous sommes tombés par hasard sur ce relais construit sur les ruines des remparts de l’ancienne cité médiévale de Bellême. Le Relais Saint-Louis est membre des Logis de France et propose des formules en partenariat avec le golf de Bellême.

La décoration intérieure est croquignolette. Du rustique en veux-tu en voilà : les tire-bouchons et les fourches accrochés aux murs, les armures de chevalier tenant leur pertuisane, les chaises aux tapisseries terriblement démodées, et un beau carrelage ancien au sol. C’est très ringard, mais c’est amusant. Sur la table, on trouve même des porte-couteaux et des ronds de serviette, que c’est démodé ! Pour ceux qui seraient allergiques à cet esprit « vieille France », vous pouvez vous installer dans la nouvelle véranda à la décoration plus moderne. Pour notre part, nous nous sommes installés dans la première salle, c’est quand même plus typique.

Le menu Martin du Gard à 19 €. Nous commençons par un pâté de campagne en croûte accompagné de ses confits d’oignons. Il n’y a rien à dire, c’est parfait. Le pâté a du goût et la touche sucrée apportée par les oignons est une brillante idée. Le retour de pêche à la sauce homardière qui suit est également excellent. La julienne est bien cuisinée, la tulipe de légumes coupés en dé et sa feuille de brick permettent de mettre en valeur les arômes du poisson.Parlons maintenant de l’assiette de fromages. Je n’ai pas souvent l’occasion de critiquer la qualité des fromages dans un restaurant, tout simplement parce que je n’en prends jamais.
A choisir entre un dessert cher et une assiette de fromages hors-de-prix, le dessert l’emporte toujours dans mon jugement. Ici, le camembert, le pont l’évêque et le livarot sont fermes. Le livarot est un délice.
Le repas s’achève avec un tiramisu et croquant de fraises. Là encore c’est bon et léger. Mais ce n’est pas vraiment un tiramisu, le dessert ressemble plutôt à un sabayon.
Il est servi dans un verre disposé sur une ardoise où a été dessiné un oiseau en sucre glace, à l’aide d’un pochoir. La 1/2 bouteille de Gewurtzstraminer (15 €) que nous avons commandé s’accorde parfaitement avec le dessert. Le vin est sucré sans être trop liquoreux.
Nous terminons par un café Nespresso (3 €) et une verveine menthe (2 €). La verveine arrive en sachet, quelle déception. Quant au café à 3 €, c’est beaucoup trop cher par rapport au reste du repas ! Les boissons chaudes sont accompagnées d’une cassette au couvercle transparent avec sucre blanc, roux et cristallisé. Une idée originale.

Le service. Mention spéciale à la jeune fille qui nous a servi tout au long du repas. Rapide, efficace et dynamique. Tout le service de la salle semble reposer sur ses épaules.

L’addition arrive : 58 € pour 2 avec chacun entrée,plat,fromage, dessert, café et vin. Le rapport qualité/prix est excellent. J’ai bien aimé la cuisine que propose le chef, une cuisine française dépoussiérée et décomplexée. Le tout dans un cadre charmant. Seul point à améliorer : le prix du café et la verveine menthe qui devrait être faite maison !

Relais Saint-Louis, 1 Boulevard Bansard des Bois, Bellême
entrée/plat/dessert à 16 €, midi et soir en semaine et samedi midi

Critique : Café de l’Esplanade, Costes, m’as-tu-vu ?

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Le quartier des Invalides attire chaque jour de nombreux touristes. Pourtant, il est difficile de trouver un endroit agréable où boire un verre avant de repartir vers d’autres pélegrinations parisiennes. On peut toujours se rabattre sur l’Esplanade, situé en face des Invalides. Comme le dit le proverbe, faute de grives on mange du merle.
Appartenant aux frères Costes, la déco est comme toujours savamment réfléchie. Boulets accrochés aux lustres et culs de canons érigés comme des colonnes supportant la salle voûtée. Le plafond est peint couleur orange doré, la moquette est épaisse et les fauteuils sont confortables. Une signature Garcia comme vous auriez pu sûrement vous en douter.
Comme toujours, nous retrouvons nos chères serveuses modeuses mais pour une fois pas trop désinvoltes. L’une porte un sac capitonné imitation Chanel en guise de pochette pour mettre les billets de 500 € de ses clients enrichis. Encore une « catwalker » qui prend les couloirs du restaurant pour un podium de défilé.

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La clientèle est égale à elle même : snob et terriblement nombriliste. Quelques touristes égarés et des seniors imperturbables ne se laissent pas dérouter pour autant. A côté de nous, des filles indiennes avec leur Blackberry et leur téléphone Vertu. Le Blackberry pour les affaires professionnelles et pour pouvoir actualiser leur profil Facebook et s’inscrire au groupe « je suis une pouffe et je le reste ». Et le vertu pour le côté nouveau riche avec la coque en cuir et la façade plaquée or. Celui-ci n’était pas serti de diamants 24 carats, mais il n’en faisait pas moins mastoc. Pour information, ce genre de bestiole coûte dans les 1000 €.

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La carte. Toujours aussi chère. Coca à 6 €, café frappé à 6 € et kir à 8 €. Le café frappé est réussi, le kir que nous avions demandé avec peu de cassis contient évidemment beaucoup de cassis. Quelques amandes viennent accompagner les boissons pour vous couper la faim et vous faire passer l’envie de déjeuner ici. Remarque vu les prix, vous pouvez les remercier.

Le café de l’esplanade, 52 rue Fabert, Paris 7ème

Bar de La Gare, porte de la Muette : soirée d’inauguration.

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N’ayant pas pu me libérer ce soir-là, j’ai donné mon invitation à A. contre la rédaction de l’article suivant :

Le champagne coulait à flots pour cette belle inauguration du  bar de la Gare, porte  de  la Muette.  Dommage que le soleil  passait aussi à flots sous les parasols faisant « fondre » le buffet. Le champagne tiède, très peu pour moi. Le ventilateur-brumisateur  n’en pouvant mais…

Mais à l’intérieur, le bar me tendit  ses accueillants tabourets, le barman  nous abreuvant de moult délicieux champagnes blancs et rosés. Dans l’euphorie, j’en ai oublié de relever les marques !

Ce cocktail dînatoire était accompagné d’inévitables verrines, au goût plus ou moins identique. Heureusement, on pouvait toujours se rabattre sur les quelques canapés qui s’osaient au mélange sucré/salé : « bloc » de foie gras  sur pain d’épices ou  « lichette »  de pain sur émincé de jambon.

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Très parisienne cette soirée  ma foi bien agréable, dans un décor de pseudo bibliothèque avec sa cheminée, le tout en trompe l’œil. Une adresse qui laisse présager d’un grand succès et qui saura, nous l’espérons, réveiller ce quartier un peu vide le soir. A noter la sponsorisation de la soirée  par Bacardi Mojitos qui cherche par tous les moyens à s’imposer comme la nouvelle boisson à la mode.

Bar de La Gare, 19 Chaussée de la Muette, Paris 16ème

Critique : Brunch BIA, énorme déception.

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De temps en temps, je vais manger à BIA rue Malher à midi ou le soir. Je ne suis jamais déçu. Il faut dire que leurs hamburgers sont excellents, sans parler
de leur carrot cake et de leur milkshake. Il ne me restait donc plus qu’à tester leur brunch du dimanche à 15,95 €.
Cette fois-ci je suis allé au BIA rue des Ecoles, je n’avais pas envie de traverser la moitié de Paris pour prendre un brunch. La salle est un peu vieillotte, la déco commence
déjà à être défraîchie. Au menu de ce brunch : une boisson, un plat chaud et un dessert.

Nous avons pris un jus d’orange et un jus de chaussette (bottomless mug o’ joe). Le jus est signé « Grand Jury », la marque premier prix de Carrefour. On dirait du Banga.
Franchement, ils pourraient servir un vrai jus d’oranges pressées … Quant au jus de chaussette, il est imbuvable tel quel, il faut rajouter une brique de lait pour enfin arriver à le boire. Les toasts et confitures sont corrects, on fait toaster les tranches de pain de mie à la main avec le toaster juste à côté de la table.

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Les plats chauds. Les oeufs brouillés sont un peu gras, les pommes de terre pas vraiment cuites, et les saucisses … une horreur. Rien que d’y penser ça me donne encore
des frissons. C’était tellement sec que je n’en ai pas mangé la moitié. Enfin, les pancakes ne font pas non plus dans la finesse, et le sirop d’érable est en supplément (+ 1€). Un peu gonflé quand même.

Bref une énorme déception, moi qui adore BIA. Je reviendrai pour leurs délicieux burgers, mais pour le brunch il ne faudra pas compter sur moi.

BIA, 17 rue des Ecoles, Paris 5ème

Classement : Les meilleurs petits-déjeuners de Paris.

Le plus intimiste :

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En plein coeur du quartier Saint-Germain, l’Hôtel propose de copieux petits-déjeuners dans une ambiance intimiste. Fauteuils en velours, moquette « panthère » tachetée de noir, colonnes style empire et lumière tamisée. Le pdj continental comprend des viennoiseries, yaourt, céréales, une boisson chaude et un jus de fruit, confiture, miel et beurre. Un agréable moment à passer dans cet hôtel historique qui accueillit autrefois Oscar Wilde.

18 € le pdj continental, servi jusqu’à 10h30
L’Hôtel, 13 rue des beaux-arts, Paris 6ème

Le plus germanopratin :

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Le Rostand dispose d’une des plus belles terrasses du quartier. Le long des grilles du Luxembourg et toujours exposé au soleil, c’est l’endroit idéal pour prendre un chocolat viennois (5,5 €) et une part de quatre-quart excellent (1,6 €) et vous fondre parmi les  professeurs de facs, les étudiants et intellectuels du quartier. Vous pouvez également vous laisser tenter par la formule pdj comprenant une boisson chaude, jus d’orange, tartines et confitures.

10 € la formule pdj
Le Rostand, 6 Place Edmond Rostand, 5ème

Le plus bistraque :

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A deux pas des grandes brasseries du Dôme et de la Coupole, dans le quartier Montparnasse-Vavin, le Petit Broc est l’endroit idéal pour prendre un bon pdj d’un rapport qualité/prix inégalé. La formule « Petit Broc » comprend une boisson chaude, un jus d’orange et une grande tartine beurrée avec confiture. On aimera traîner sur la terrasse délicieusement ombragée en lisant son journal ou à l’intérieur sur une des banquettes en skaï autour de murs peints couleur prune.

3,50 € la formule « Petit Broc »
Le Petit Broc, 206 Boulevard Raspail, Paris 14ème

Le plus « entre deux trains » :

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Face à la Gare de Lyon, la brasserie l’Européen est une étape obligatoire pour tous les voyageurs qui attendent le départ de leur train. Dès 6h du matin, la maison sert un pdj comprenant une boisson chaude, une tartine beurrée et un croissant. Le pain est excellent et le chocolat à l’ancienne est merveilleux, sans être écoeurant. Le lieu est plein de charme avec ses lampes suspendues aux abat-jour en verres colorés, son bar en zinc et ses fauteuils pivotants années 70. Le lieu allie avec brio le style début du siècle avec le modernisme typique des seventies.

5,80 € le pdj
Brasserie l’Européen, 21 bis boulevard Diderot, Paris 12ème

Critique : Zumo bar, la folie des smoothies.

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Impossible d’y échapper, le smoothie est devenu la boisson tendance de ces dernières années. Réalisé à partir de fruits et légumes mixés, de glace pilée et parfois de yaourt, il joue les intermédiaires entre le simple jus de fruits et le milk-shake. Il représente la boisson idéale pour se faire plaisir sans être trop calorique, et il est riche en vitamines. Une aubaine pour ceux qui surfent sur la vague du bien-être et du « bien manger ».

On les trouve chez Starbucks, Monoprix et dans toutes les grandes surfaces. Et certains illuminés se sont même décidés à ouvrir des boutiques servant exclusivement des smoothies et jus. C’est le cas par exemple de Wanna Juice, rue Saint-André des arts. Il existe même une chaîne qui profite de ce phénomène de mode : Zumo Bar.

Je suis récemment allé à celui situé dans la galerie commerçante de la Part-Dieu à Lyon. La zone est stratégique, on ne peut pas le rater. Le principe est le même que chez Starbucks : une queue pour commander/payer et une autre pour retirer sa boisson en montrant son ticket de caisse. Comptez 10 minutes pour obtenir votre boisson.

J’ai pris un Ibiza : banane, fruit de la passion, pêche, orange et yaourt probiotique allégé. Je vous vois déjà perplexe en train de vous demander : mais qu’est-ce que c’est le yaourt probiotique ? Je suis gentil, pour vous éviter des recherches inutiles sur Wikipédia, je vous fais un bref topo sur le yaourt probiotique. En résumé, les probiotiques sont des bactéries ou levures qu’on ajoute dans le yaourt et qui aident à la digestion des fibres et stimulent le système immunitaire, tout en prévenant les diarrhées. Leur efficacité n’a pourtant jamais été prouvée.

Loin de toutes ces considérations sur leurs présupposées vertues médicinales, le smoothie Ibiza est rafraîchissant, on reconnaît bien tous les fruits qui ont été pressés devant nos yeux quelques minutes auparavant. A l’occasion j’en reprendrai un si je passe devant.

Zumo Bar, Centre commercial La Part-Dieu, Lyon
autres adresses : gare montparnasse, etc.
Jus et smoothies 3,90 € le 34 cl, 4,50 € le 46 cl

Critique : Brasserie Brummel, Casino Barrière Deauville.

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Avant de se ruiner sur les bandits-manchots, le groupe Barrière a pensé à ses clients en leur proposant l’excellent restaurant Brummel, histoire de ne pas tomber d’inanition après avoir perdu des dizaines ou centaines d’euros. Le casino possède deux autres restaurants à l’intérieur même du casino, mais le Brummel dispose d’une agréable terrasse donnant sur la rue longeant le bord de mer.

Nous y sommes allés le soir, bravant inconsciemment le froid. Nous n’étions pas nombreux sur la terrasse : 5 ou 6 tables tout au plus. Tous les clients étaient confinés autour des radiateurs à gaz pour ne pas mourir de froid, chacun portant sa petite laine et son écharpe demi-saison.
Nous aurions évidemment pu manger à l’intérieur. L’ambiance feutrée et cosy de la salle est certes très accueillante, mais rebelles comme nous sommes, nous avons décidé d’assumer notre statut de vacanciers jusqu’au bout, quitte à rentrer avec une bonne bronchite à Paris.

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La carte n’est pas donnée. Nous prenons une formule à 25,50 € avec entrée/plat/dessert et un tajine de poulet et d’agneau servi avec de la semoule. Les plats s’enchaînent assez rapidement, mais jamais assez vite lorsqu’on est rongé par l’air vivifiant du grand nord.L’entrée : les tartines de chèvre chaud accompagnées de leur salade et tomates sont excellentes. Un plat simple, mais bien cuisiné. La tartine a beaucoup de goût, la salade est parfaitement assaisonnée et les tomates, fraîches et mûres.La brochette de boeuf aux herbes provençales qui suit est toute aussi réussie. Un cuisinier la fait au barbecue à quelques mètres devant les clients.

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La viande fumée est excellente et le riz aux légumes revenu dans un court-bouillon accompagne parfaitement le boeuf. Une deuxième brochette n’aurait pas été de trop, dommage. De son côté, le tajine est impeccable, il a une bonne tenue en bouche.

Petit bémol pour le dessert malheureusement. Le crumble aux pommes est assez fade et la glace qui l’accompagne n’est guère convaincante.

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Mais à part le dessert, nous avons très bien mangé et le vin rouge que nous avions choisi s’accordait parfaitement avec nos viandes. On y reviendra !

Pour information, nous n’avons rien gagné au casino et avons même perdu nos mises. Nous qui comptions rembourser notre repas avec nos éventuels gains !

Brasserie Brummel, Casino Barrière de Deauville, 2 rue Edmond Blanc, Deauville

Critique : Petit-déjeuner au Royal Barrière, Deauville.

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Avant de rentrer à Paris, nous voulions tester le petit-déjeuner du Royal, adulé par de nombreux internautes qui l’encensent à tout-va. Nous n’avons pas été déçus du voyage. L’entrée du Royal est moins impressionnante que celle du Normandy. Pourtant à l’intérieur, le palace est bien moins vieillot que son voisin.
Le petit-déjeuner a lieu dans la salle du restaurant. Après avoir hésité quelques instants à nous placer (nous n’étions pas clients de l’hôtel), nous avons finalement hérité d’une bonne table. Fauteuils confortables, moquettes épaisses, salle grandiose tout à fait dans l’esprit de ces palaces de la côte, sans oublier les grandes baies vitrées laissant deviner la mer à l’horizon.

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Faisons à présent un tour au buffet. Au menu : viennoiseries, confitures, miel, compotes, céréales, pain. Sans oublier les oeufs brouillés, saucisses, champignons, pommes de terre, saumon, fruits coupés, charcuterie, yaourt et jus de fruits. A vrai dire, je m’attendais à un buffet plus fastueux avec de vrais plats chauds mijotés par le chef. Mais le palace se la joue un peu pépère en n’osant par sortir du traditionnel oeuf/bacon. De l’audace, voyons ! Et du choix surtout, aurait été appréciables.Les viennoiseries sont correctes mais le saumon est trop gras, les pomme de terre aussi bonnes que dans une cantine d’entreprise. Bien sec et froid comme on les aime. Ne parlons pas de la fadeur des champignons, des tomates et des oeufs brouillés. La charcuterie ne s’en sort pas vraiment mieux, puisqu’elle n’a aucun goût. La maligne, elle s’évite comme ça tout autre reproche. Heureusement le chocolat chaud était excellent et le thé correct. Le jus d’orange est très acide mais les 4 jus de pommes proposés sont exquis.

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Quant au service, il semblait marqué par un grand professionnalisme jusqu’au moment où les serveurs à 10h30 pile commencent à ranger les tables devant vous, et se lancent dans un véritable tohu bohu avec les chaises et les aspirateurs qui volent aux quatre coins de la pièce.

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Et finalement l’addition arrive tranquillement mais sûrement. On aurait aimé qu’elle se promène un peu plus dans les allées du palace avant d’arriver jusqu’à notre table, elle aurait pu même se perdre avec un peu de chance.

Mais non, 60 € pour 2 petits-déjeuners, avec un buffet digne du petit hôtel du coin. Oublions bien vite ce petit-déjeuner dispendieux, et suivez mon conseil. Installez-vous tranquillement dans le hall de l’hôtel dans l’un de ces fauteuils ultra confortables. Prenez ensuite un journal gratuit et commandez un thé et un croissant. Vous en ressortirez satisfait et pas trop ruiné.

Royal Barrière, Boulevard Cornuché, Deauville

pas de réservation pour le petit-déjeuner

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