Archive | novembre 2009

Critique : Maccaroni, rue des Bourdonnais, Samaritaine. Resto italien.

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Lorsque A. nous a annoncé que nous allions mangé dans un bon resto italien à deux pas de la Samaritaine, j’ai fait preuve d’un grand scepticisme. Il faut dire que la rue de Rivoli et les Halles voisines représentent le néant gastronomique. Une sorte de no man’s land peuplé de fast food, de chaines de pizzas et de brasseries toutes aussi quelconques les unes que les autres.
Nous nous dirigeons finalement dans l’expectative, rue des Bourdonnais.
Nous nous installons un peu circonspect. Le serveur nous débite la carte de son restaurant avec un fort accent italien. Ne comprenant rien à tout ce galimatias, nous finissons
par prendre le premier plat que nous avons pu retenir : des tortellini ai porcini (pâtes fraîches) en espérant ne pas les payer trop chers. Pour accompagner notre repas, nous nous partageons une bouteille de blanc Soave Santa Sofia 2007 à 20 €.

La salle est tout à fait dans l’esprit d’une cantine italienne branchée. Le restaurant n’est pas très grand mais dispose d’une petite terrasse agréable installée dans une rue calme à l’écart du brouhaha parisien. Les pâtes sont vraiment excellentes : ni pâteuses, ni bourratives. La crème de cèpes a beaucoup de goût, c’est une franche réussite !
Côté dessert, malheureusement la maison ne propose pas de tiramisu sous prétexte d’être un dessert « trop banal pour un restaurant italien » (pour reprendre les termes du serveur).
Nous sommes donc condamnés à la panna cotta (4,90 €) dont je ne suis vraiment pas fan. Peut-être parce que je n’ai jamais réussi à en manger une seule de correcte.  Finalement l’un d’entre nous en a commandé une. Le dessert n’était pas mauvais et le nappage au caramel réveillait un peu ce dessert de nature fade.

Nous avons fini notre repas par un excellent café à 2 € avant d’accueillir la douloureuse : l’addition. Ô surprise, 12,90 € pour nos pâtes alors que sur l’écriteau derrière nous étaitécrit 8,90 € pour les pâtes aux cèpes. Après demande d’explication, les pâtes sur ardoises sont des pâtes sèches donc moins chers.
Enfin, sur l’addition il n’y avait aucun détail de pris, juste le compte final. Je veux bien croire en la bonne foi du serveur, mais c’est tout de même le meilleur moyen d’entuber le client.

Bref, une bonne petite adresse que les gens du quartier travaillant aux alentours ont vite apprivoisé. La cuisine est bonne, mais les prix manquent de transparence.
A quand une vraie carte ?

Maccaroni, 18 rue des Bourdonnais, Paris 1er

Critique : Chez les anges, Tour Maubourg, une bonne adresse.

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Chez les anges … un nom bien choisi pour un restaurant qui frôle le paradis caché en plein milieu du 7ème arrondissement, à quelques pas des Invalides. Les habitués l’ont bien compris, c’est l’adresse en or qu’on évite de se refiler de peur qu’elle soit prise d’assaut. Un plaisir égoiste qui se comprend lorsqu’on découvre une carte étonnante et relativement abordable à condition de ne pas s’écarter du menu. 17 € le plat, 25 € pour une formule entrée/plat ou plat/dessert et 34 € pour le trio entrée/plat/dessert. En soirée dans le quartier le plus chic de Paris, c’est tout à fait raisonnable. Par contre dès que l’on décide de s’aventurer dans les plats à la carte, c’est le coup de massue. Comptez 30-35 € pour savourer un plat plus sophistiqué à base de lapin, canard, perdreau ou encore de lièvre.

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Nous commandons un filet de sandre et un filet de lieu accompagnés de bols de purée.
La réservation est nécessaire. La salle se remplit rapidement, la clientèle est chic, mélange d’habitués d’un certain âge et de jeunes cadres trentenaires. Le cadre du restaurant
fusionne parfaitement avec sa clientèle : une déco sobre et tendance sans être ostentatoire. Moquette au sol, éclairage tamisée dans la salle principale, lumières rouges éclairant le bar et ses hauts tabourets, bougies Durance diffusant une odeur exquise d’agrumes dans les toilettes …

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Pour vous faire patienter, le repas commence avec des amuse-gueules tout ce qu’il y a de plus classique:  fines tranches de saucisson et tranches de carottes crues. On s’amuse à redécouvrir le plaisir d’un amuse-gueule qui ne se transforme pas en tant redouté introduction bourrative.
Les plats suivent rapidement. Les filets de sandre et de lieu sont présentés avec soin et recherche. Le poisson est de qualité, la cuisson des légumes est parfaite.  Les plats nécessiteraient cependant d’être un peu plus relevés pour ne pas céder à une certaine « platitude » gustative.

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Les desserts font suite et offrent des parts plus généreuses que leurs prédécesseurs. La présentation du vacherin en forme d’escargot est originale, le dessert est plutôt bon.Quant au gâteau au chocolat rafraîchi par sa glace au citron, il est excellent. Vous pouvez également vous laisser tenter par leur tiramisù même s’il ne respecte pas vraiment
la recette originelle (il est servi dans un grand verre à Martini et le fond est trop spongieux). Evitez par contre leur baba au rhum sans grand intérêt.
La carte des vins est impressionnante, mais jusqu’ici nous ne sommes jamais tombés sur des vins « extraordinaires ». Faut-il y voir une explication au droit de bouchon
appliqué par l’établissement ? Concept il faut bien le dire, un peu désuet …

En somme une très bonne adresse qui propose une cuisine élaborée et sophistiquée. On préférera prendre une entrée et un plat, en laissant de côté les desserts un peu moins réussis. Le cadre est agréable et l’équipe en salle accueillante. Dommage que le restaurant ne soit ouvert qu’en semaine !

Chez les Anges, 54 boulevard de la Tour Maubourg, Paris 7ème

Critique : Berko, la folie des cupcakes rue Rambuteau.

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Vous ne connaissez pas la dernière pâtisserie à la mode qui agite le tout Paris ? Le cupcake bien sûr ! Tout droit venu d’Outre-manche, ce gâteau moelleux au glaçage si fondant fait fureur.

Plusieurs adresses se disputent déjà le marché du cupcake à Paris. On trouve même sur internet des blogeurs qui se mettent à faire des études comparatives aussi sérieuses qu’une entreprise qui cherche à conquérir de nouveaux clients. Parmi toutes ces adresses, l’une revient souvent en boucle : le Berko. Située près de Beaubourg, les aficionados ne lui tarissent pas d’éloges, s’émerveillant devant son choix impressionnant de cupcakes et de cheesecakes.Allons de ce pas vérifier ces dires. La boutique n’est pas très grande. Les pâtisseries sont exposées dans de grandes vitrines rectangulaires tels des bijoux de grands joailliers. Une tendance que l’on retrouve d’ailleurs aussi bien à la Pâtisserie des Rêves, 93 rue du Bac, qui fait d’un gâteau une véritable oeuvre d’art qu’on expose aux yeux des gourmands.Malheureusement, le magasin n’est pas très grand et ce ne sont pas les 5 ou 6 tabourets pris d’assauts qui nous ont permis de déguster ces « mignardises » au chaud.
Nous avons donc emporté notre petit cupecake (2€) et notre part de cheese-cake (4€) que nous sommes allés manger Place Tchaikowski, sur les bords de la fontaine Niki de Saint-Phalle.

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Verdict. Le cupcake n’est pas vraiment concluant, disons qu’il ne fait pas dans la finesse. On ne distingue pas vraiment les saveurs, tout est très confus.
Quant au cheese-cake, la crémière n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. Le beurre trop présent étouffe le goût du fromage, c’est vraiment dommage. Bref, on nous a fait tout un pataquès sur Berko. A la simple évocation de son nom, on entendait déjà les fans crier au génie. Rassurez-vous, ils s’essouffleront bien vite.

Berko, 23 rue Rambuteau, Paris 4ème

Critique : Bistrot Chantefable, entrecôte dans le 20ème.

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Les gens vous diront souvent que le 20ème arrondissement est un no man’s land, une sorte de terre aride où les restaurants n’arriveraient pas à pousser et où la vie serait morose. Que nenni ! Halte aux clichés et bienvenue dans un quartier en plein renouveau qui regorge de bonnes adresses où l’on peut manger merveilleusement bien sans trop se ruiner.
Aujourd’hui direction le Bistrot Chantefable réputé pour sa fameuse entrecôte de 300g. Là où certains restaurants vous la proposent pour 2 personnes à 40 ou 50 €, le bistrot situé non loin de la station Gambetta l’affiche à 18,80 € sous le doux nom de « Planche du boucher ».
Avant de s’empresser de commander cette fameuse planche, regardons tout de même ne serait-ce qu’un instant le reste de la carte. Tartare à 14,3 € et magret de canard à 17,80 €, raisonnable, salades ente 9 et 12 €, convenable. Mais au niveau des desserts c’est hors de prix pour le quartier : comptez 7 ou 8 €.

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Le bistrot ne manque pas de charme avec ses reproductions de peintures de Toulouse-Lautrec et ses grands miroirs qui lui donnent un air rétro. Les murs peints couleur ocre et les vieilles affiches de publicité renforcent cette atmosphère de début du siècle.
Les plats. La viande tant attendue contient beaucoup de gras, et on ne mange finalement guère plus qu’une pièce de boeuf servie dans une brasserie lambda. La sauce béarnaise n’a rien d’extraordinaire mais les frites sont bonnes.

Chantefable est donc une bonne brasserie mais avec des prix qui vous rappellent que le 20ème est en train de s’embourgeoiser. Aux beaux jours, les client s’installent en terrasse pour fuir l’agitation du service et  la salle très bruyante.

Bistrot Chantefable, 93 avenue Gambetta, Paris 20ème

Critique : Le grand café des Capucines. Opéra, frères Blanc. Très moyen.

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     On va encore m’accuser d’avoir une dent contre les frères Blancs après avoir descendu en flèche le Procope et l’Alsace mais le café des capucines n’est pas là pour arranger les choses.
C’était un dimanche soir, nous venions de voir au ciné Gaumont Opéra The September Issue, documentaire racontant la fameuse édition de Septembre du magazine Vogue tenue d’une main de fer par la célèbre et terrifiante Anna Wintour (au passage, par rapport au film sur Lagerfeld, ce docu est bien décevant). Comme il se doit, toute sortie au « pestacle » s’accompagne d’un « bon » dîner. Enfin, ça c’est dans la théorie, parce qu’après il s’agit de trouver « le » bon dîner. Faisons la girouette : il n’y a pas grand chose de bien attirant dans le coin : Pizza Hut, Hippopotamus, Macdo, Quick, Pizza Pino … Alors quand on voit une brasserie qui a l’air de ressembler à quelque chose, on saute sur l’occasion, presque en lançant des cris d’orfraies.

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Il est 19h, les gens ne sont pas encore arrivés et nous obtenons une place de premier choix sur le devant. C’est parfait. Enfin presque, car le café des Capucines a redoublé d’ingéniosité pour que vous ne restiez pas plus d’une heure. Passons en revue toutes ces astuces si vous le voulez bien. Commençons par les fauteuils rase-mottes. Ils sont conçus pour que vous n’y restiez pas plus de trois quarts d’heure tellement ils sont inconfortables. Costes l’avait bien compris depuis longtemps puisque bon nombre de leurs adresses sont déjà équipées de ces fauteuils démoniaques. Mais rassurez-vous, il existe bien d’autres subterfuges pour vous faire fuir rapidement. J’ai nommé les « fameux » tabourets haut perchés comme au Plaza Athénée ou au Pershing Hall. Votre circulation sanguine finit par se bloquer au bout de quelques minutes et les jambes vous picotent. Effet garanti. Dernière technique pour la route : la musique. Soit vous assommez les clients avec une musique à toute berzingue qui les empêche de discuter. A moins de tomber sur des jeunes qui continueront à converser par textos ou par msn via leur iPhone, vous êtes sûr qu’ils déguerpiront illico presto. Soit vous leur mettez de la musique de supérette comme au Café des Capucines. Au programme, gigot d’agneau sur fond de Spice Girl et tartare accompagné des démons de minuit. Que c’est excitant !

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Revenons-en à des considérations plus gastronomiques. La soupe à l’oignon se tient, on en a mangé des biens plus mauvaises ailleurs. Le pot au feu est quant à lui réussi,
mais le rôti de dinde aux tagliatelles vient plomber le repas. Les tagliatelles sont sûrement des pâtes à cuisson rapide, ce qui s’en ressent au goût. Elles sont un peu grasses et me rappellent celles qu’on peut manger chez Clément (normal me direz-vous, Clément appartient aussi aux Frères Blancs). J’éviterai de vous parler de la semelle de botte qu’était ce rôti de dinde. Finissons tout de même par une note positive, la tarte aux pommes bien qu’en apparence très « industrielle » n’était pas mauvaise du tout avec sa pâte feuilletée fondante.
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Et les prix ? En prenant un menu Garnier express à 16,30 €, un plat et une eau minérale, on s’en sort pour une quarantaine d’euros. Le service est un peu mou mais le magnifique décor excuse tout le reste. Faut-il pour autant y revenir ? Je vous laisse répondre à cette épineuse question.

Le Grand café des capucines, 4 Boulevard des Capucines, Paris 9ème

Ballet Joyaux à l’Opéra Garnier, chorégraphie Balanchine, costumes Lacroix

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Plus que quelques jours pour assister au ballet Joyaux de l’Opéra de Paris chorégraphié par le célèbre George Balanchine. Ce ballet triptyque résume le parcours du chorégraphe à travers trois tableaux.

Le premier: Émeraudes, sur les notes de Pelléas et Mélisande de Fauré. Probablement, le passage le plus soporifique du ballet.  La chorégraphie tout comme la musique manque de rythme et on nage en plein dans le cucu tartouille. Les costumes pourtant signés Lacroix ne rattrapent pas ce tableau un peu fade. Le vert émeraude des costumes portés par les danseurs et danseuses n’est pas un choix très judicieux.

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Le deuxième tableau Rubis, est plus enjoué. Sur une musique de Stravinsky, l’atmosphère est canaille avec des danseuses habillées en rouge sang façon cabaret.La chorégraphie décolle enfin et on s’éloigne progressivement de l’ennui du premier acte.

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Mais le 3ème tableau Diamants signe le retour de la guimauve avec  une chorégraphie un peu molle, sur une musique pourtant entraînante de Tchaikovski.Les décors minimalistes de Lacroix sont décevants.On s’attendait à des couleurs chatoyantes, à l’univers de ce maître de la haute couture. Au lieu de ça, on se retrouve avec de simples éclairages de fond et une structure métallique accrochée au plafond pour le dernier tableau.

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Heureusement, La grâce et le niveau des danseurs de l’Opéra de Paris redonnent un peu d’épaisseur à ce spectacle.

Joyaux, Opera Garnier, à 19h30, jusqu’au 18 novembre 2009

 

Ouverture Apple Store Carrousel du Louvre, Paris, en images.

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Voici les images du tout nouvel Apple Store, qui vient d’ouvrir aujourd’hui au Carrousel du Louvre, face à la pyramide inversée. Dans quelques jours devrait suivre l’ouverture de l’Apple Store de Montpellier. Puis courant 2010, la célèbre marque à la pomme devrait s’installer dans le quartier Opéra probablement à l’angle de la rue Halévy et de la rue Meyerbeer (en face de la Société Générale).

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Critique : Brunch au Bistrot des Victoires.

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Le week-end des journées du patrimoine, j’ai voulu visiter la Banque de France ouverte spécialement pour l’occasion. Bercé par une tendre naïveté, j’ai cru pouvoir débouler une heure avant la fin des visites. Bien mal m’en a pris, je me suis retrouvé confronté à une queue d’une centaine de personnes.Un peu dérouté, je me suis tout même promené dans le quartier histoire de ne pas avoir traversé tout Paris pour rien. Dans la même rue un bistrot attira soudain mon attention : une carte avec des plats à 10 ou 11 €, des desserts à 4 ou 5 € et un brunch copieux à 15 €. Le dimanche suivant, le rendez-vous fut pris.

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Dans son genre, ce bistrot a un charme fou : le vieux comptoir en étain, les chaises en bois et la banquette au fond qui accueille les habitués. Les écriteaux en ardoise sur lesquels
la craie a marqué ses plats alléchants viennent vous susurrer à l’oreille des doux noms de mets exquis. Et les miroirs Art Nouveau donnent à la salle un éclairage ocre particulier.
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Va pour 3 brunchs. Dès le début, le serveur vous demande de choisir entre carpaccio de boeuf et saumon fumé, puis entre salade d’agrumes, fromage blanc ou pruneaux au Brouilly. Le reste du repas est accompagné de viennoiseries,
confiture d’abricots servie dans son pot et oeufs brouillés accompagnés de toasts. Les mini-viennoiseries et les parts de quatre-quarts sont excellentes et les oeufs brouillés bien assaisonnés. Le carpaccio qui suit ne vient pas décevoir cette belle entrée en la matière. Quant aux pruneaux au Brouilly, c’est l’occasion de regouter un dessert passé de mode mais qui pourtant excelle en bouche. Le Brouilly vient renforcer les arômes du pruneaux, c’est un délice !

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Le brunch est accompagné d’un verre de jus d’orange et d’une boisson chaude. Si vous prenez un crème, vous pouvez demander à être resservi sans supplément.
Soyons honnête, pour 15 €, ce brunch copieux est d’un rapport qualité/prix sans égal. Courez-y !

Bistrot des Victoires, 6 rue de la Vrillière, Paris 1er

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