Critique : Le grand café des Capucines. Opéra, frères Blanc. Très moyen.

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     On va encore m’accuser d’avoir une dent contre les frères Blancs après avoir descendu en flèche le Procope et l’Alsace mais le café des capucines n’est pas là pour arranger les choses.
C’était un dimanche soir, nous venions de voir au ciné Gaumont Opéra The September Issue, documentaire racontant la fameuse édition de Septembre du magazine Vogue tenue d’une main de fer par la célèbre et terrifiante Anna Wintour (au passage, par rapport au film sur Lagerfeld, ce docu est bien décevant). Comme il se doit, toute sortie au « pestacle » s’accompagne d’un « bon » dîner. Enfin, ça c’est dans la théorie, parce qu’après il s’agit de trouver « le » bon dîner. Faisons la girouette : il n’y a pas grand chose de bien attirant dans le coin : Pizza Hut, Hippopotamus, Macdo, Quick, Pizza Pino … Alors quand on voit une brasserie qui a l’air de ressembler à quelque chose, on saute sur l’occasion, presque en lançant des cris d’orfraies.

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Il est 19h, les gens ne sont pas encore arrivés et nous obtenons une place de premier choix sur le devant. C’est parfait. Enfin presque, car le café des Capucines a redoublé d’ingéniosité pour que vous ne restiez pas plus d’une heure. Passons en revue toutes ces astuces si vous le voulez bien. Commençons par les fauteuils rase-mottes. Ils sont conçus pour que vous n’y restiez pas plus de trois quarts d’heure tellement ils sont inconfortables. Costes l’avait bien compris depuis longtemps puisque bon nombre de leurs adresses sont déjà équipées de ces fauteuils démoniaques. Mais rassurez-vous, il existe bien d’autres subterfuges pour vous faire fuir rapidement. J’ai nommé les « fameux » tabourets haut perchés comme au Plaza Athénée ou au Pershing Hall. Votre circulation sanguine finit par se bloquer au bout de quelques minutes et les jambes vous picotent. Effet garanti. Dernière technique pour la route : la musique. Soit vous assommez les clients avec une musique à toute berzingue qui les empêche de discuter. A moins de tomber sur des jeunes qui continueront à converser par textos ou par msn via leur iPhone, vous êtes sûr qu’ils déguerpiront illico presto. Soit vous leur mettez de la musique de supérette comme au Café des Capucines. Au programme, gigot d’agneau sur fond de Spice Girl et tartare accompagné des démons de minuit. Que c’est excitant !

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Revenons-en à des considérations plus gastronomiques. La soupe à l’oignon se tient, on en a mangé des biens plus mauvaises ailleurs. Le pot au feu est quant à lui réussi,
mais le rôti de dinde aux tagliatelles vient plomber le repas. Les tagliatelles sont sûrement des pâtes à cuisson rapide, ce qui s’en ressent au goût. Elles sont un peu grasses et me rappellent celles qu’on peut manger chez Clément (normal me direz-vous, Clément appartient aussi aux Frères Blancs). J’éviterai de vous parler de la semelle de botte qu’était ce rôti de dinde. Finissons tout de même par une note positive, la tarte aux pommes bien qu’en apparence très « industrielle » n’était pas mauvaise du tout avec sa pâte feuilletée fondante.
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Et les prix ? En prenant un menu Garnier express à 16,30 €, un plat et une eau minérale, on s’en sort pour une quarantaine d’euros. Le service est un peu mou mais le magnifique décor excuse tout le reste. Faut-il pour autant y revenir ? Je vous laisse répondre à cette épineuse question.

Le Grand café des capucines, 4 Boulevard des Capucines, Paris 9ème

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