Archive | janvier 2010

Critique : Park Hyatt Madeleine, bar La Chinoiserie.

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A force de parler du Hyatt Vendôme rue de la Paix, on oublierait presque que la célèbre chaîne hôtelière dispose d’une autre adresse toute aussi luxueuse à quelques pas de la Madeleine. L’adresse est moins courue,et accueille une clientèle plus discrète, moins tape-à-l’oeil.

La déco est soignée avec ses meubles en bois noir laqué très chic, éclairés par des lampes tamisées aux tons ocre et doré.Des fauteuils marrons sont disposés autour d’une grande statue de tigre et d’une cheminée à l’éthanol installée au fond de la salle.De grandes bibliothèques complètent le décor de ce bar/salon de thé, décorées d’oeuvres d’art contemporain choisies avec goût.

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La carte. Des prix beaucoup plus abordables que son voisin le Hyatt Vendôme. Les thés de la célèbre maison Betjeman & Barton sont à 6 €,le cappuccino à 7 € mais le chocolat chaud à 10 €, les sodas à 6 €. Les pâtisseries viennent de chez Ladurée (12 €). Les thés sont excellents, on regrettera cependant la pauvreté de la carte qui ne propose que 6 ou 7 thés différents.Mention spéciale au Club Sandwich à 15 €, prix tout à fait honorable pour ce genre d’endroit (au Hyatt Vendôme il frôle les 25 €).
Il est excellent même si je l’aurai préféré chaud. Le service est au petit soin sans être imposant.

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Le Hyatt Madeleine cultive donc la différence avec une déco qui change des autres palaces parisiens. Les prix sont abordables et le club sandwich est une très bonne affaire !

Bar La chinoiserie, Park Hyatt Madeleine,

24 boulevard Malesherbes, Paris 8ème

attention, ouvert uniquement du lundi au vendredi, de 17h30 à 1h

Critique : Lao Tseu, restaurant chinois chic Saint-Germain, rue du Bac.

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Lorsque je vais faire un tour rive droite, je prends souvent le bus 68  pour rentrer chez moi. Je passe alors rue de Solférino, puis longe le boulevard Saint-Germain avant de reprendre le Boulevard Raspail. Et à chaque fois je passe devant ce restaurant assez mystérieux, à la facade austère et cachée par d’épais rideaux : Lao Tseu.

Coincé entre deux boutiques de l’antiquaire Sant’Angelo, ce restaurantchinois se fait d’une discrétion rare. Pourtant à l’intérieur, les habitants du quartier ont vite trouvé leur marque. Une clientèle bourgeoise d’habitués vient goûter aux spécialités cantonnaises et szetchuannaises pour un rapport qualité/prix excellent. Souvent les restaurants asiatiques réputés vous attendent au tournant au moment de payer, vous faisant parfois regretter vos envies d’exotisme.

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Ici, comptez 17 € pour le menu du midi en semaine, 23 € le soir. Les autres plats à la carte sont à des prix raisonnables. Les desserts sont à 6-7 €. Nous prenons deux menus du soir. En entrée, nous choisissons un assortiment de raviolis vapeurs et une soupede ravioles. La qualité est au rendez-vous. Rien à voir avec ces choses gluantes et grasses servies dans la plupart des traiteurs asiatiques de la capitale.La farce est fine, parfumée et jamais sèche. Les entrées sont légères et nous invitent à poursuivre notre repas.

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La suite est toute aussi convaincante. Les grosses crevettes arrivent  sur une plaque chauffante avec la sauce encore frémissante. Attention à ne pas vous brûler, la table n’est vraiment pas grande. La cuisson des crevettes est juste, précise, et la sauce qui l’accompagne accentue les saveurs du plat. Quant à la marmitte chinoise de poulet,cela me rappelle mon séjour en Chine : même qualité et même fraîcheur.

Le gingembre et les champignons se marient parfaitement avec les morceaux de poulet. Le riz cantonnais qui accompagnait nos plats était excellent, mais peut être manquait-il un peu de goût.

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Pour terminer ce repas, je me suis laissé tenter par des beignets de bananes flambées. J’ai cru ma dernière heure arriver, lorsque la serveuse s’est mise à flamber le rhum à quelques centimètres de moi, manquant cruellement de place.  Sorti indemne, j’ai pu goûter à ce dessert simple, mais excellent.

Lao Tseu propose donc une cuisine de qualité avec un excellent rapport qualité/prix, surtout pour ce quartier huppé de la capitale. Seule déconvenue, notre table un peu à l’écart du reste de la salle. Disons que si vous n’êtes pas dans les petits papiers du patron, vous vous retrouvez punis au 1er étage coincé au fond à l’angle comme les bonnets d’ânes. Pour sortir aux toilettes, il ne faut pas avoir peur de raboter la chaise de son voisin, sinon de l’enjamber …

Lao Tseu, 209 Boulevard Saint-Germain, Paris 7ème
thé au jasmin correct à 4 €
réservation recommandée

Critique : La Société, Costes à Saint-germain des Près.

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En lieu et place de la boite de Jazz « le Bilboquet », la dynastie Costes a récemment ouvert les portes de sa « Société », comme elle l’entend. Installée dans les bâtiments de la Société de Géographie, le nom n’a certainement pas été choisi par hasard. La société représente un cercle fermé réservé aux gens hype, un microcosme de trentenaires branchés, de starlettes épiant le regard des autres pour voir si on les a reconnus. Mais aussi, des retraités branchés à la découverte des derniers endroits hype de la capitale, des bandes de copines qui se la jouent Sex&the city. Finalement, la clientèle est assez hétéroclite.
Aller dans un Costes, c’est souvent l’occasion de ricaner, de se fendre la poire d’un échec assuré. Il faut dire qu’en quelques années les restaurants Costes se sont attirés une méchante réputation : service inexpérimenté et odieux, prix exorbitants, ambiance terriblement snob et nourriture tout à fait quelconque.
Pour certains, la sortie au Costes est presque devenue un jeu. Pour le plaisir de déglinguer le restaurant à la sortie, de rédiger une diatribe incendiaire en se promettant de ne jamais y remettre les pieds … jusqu’à la prochaine fois. Et parce que les Costes attirent, on finit toujours par y revenir avec un masochisme inavoué. Histoire d’assister au défilé pompeux de ses clients et à l’allure nonchalante des serveuses-catwalk qui prennent les couloirs du restaurant pour un podium de défilé.

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Nous avions réservé plusieurs jours à l’avance afin d’avoir une table samedi soir. La décoration de la salle est une pure réussite signée Christian Liaigre. Les escaliers recouverts de marbre définissent plusieurs espaces intimes et donnent de la profondeur à la salle, de grandes lampes en forme de poutres métalliques  signées Stéphane Balini sont suspendues à des cordes et offrent un bel éclairage tamisé, et de grands rideaux complètent l’ambiance feutrée et cosy. Pour tout dire, il fait très sombre dans ce restaurant, on peine même à lire la carte.

Parlons-en de la carte. Toute en horizontalité, avec ses rabats qu’on ouvre comme une lettre. Une carte très visuelle avec des prix conséquents. Turbo à 42 €, poulet
doré minute au curry et chutney à 23 €, foi de veau à 32 €, filet château à 36 €, salers aller-retour à 25 €, côte de veau à 36 € et un club saint-germain à 19 €, seul
exutoire à une addition s’annonçant salée. Du côté des desserts, les prix continuent sur la même lancée : tartelette citron à 8 €, mille-feuille framboise à 14 €, fraises et framboises à 16 € (j’espère qu’elles viennent de chez Hédiard à ce prix-là).

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Nous prenons un poulet chutney et un canard
(29 €) accompagnés d’une demi-bouteille de Chabli (19 €). Ne vous avisez pas de demander une carafe d’eau, « ils n’en n’ont pas ». Pour éviter le scandale d’un éventuel client colérique, ils vous proposent tout de même un verre d’eau glacée … qu’ils sont gentils ! (en réalité, la loi les y oblige).
Les plats arrivent rapidement. Les escalopes de poulet sont exquises, moelleuses et fondantes. Le chutney et les fruits au sirop qui les accompagnent réinventent ce plat traditionnel, nous faisant découvrir des mélanges sucrés-salés plutôt réussis. La purée qui les accompagne est légère et ne baigne pas dans la matière grasse. Le plat est copieux.
On ne peut pas en dire autant du canard laqué réservé aux appétits d’oiseaux. Oui, mais le canard est un mets de luxe me diront certains … bon, ça passe pour cette fois-ci. Et puis là encore, les saveurs sont nouvelles, créatives et originales. Le riz qui l’accompagne est bien cuit, donnant du liant au canard et sa sauce.
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Nous continuons cet excellent repas par deux desserts : le crackers cheese-cake (12 €) et la crème glacée minute au café (8 €). Là encore, rien à dire. Le traditionnel cheese-cake a été revisité avec un contour en crackers qui joue le mélange sucré-salé à la perfection. Quant à la crème glacée, elle excelle de légèreté avec sa feuillantine aux amandes qui l’accompagne et qui révèle tous les arômes de la glace au café.

Le service. On se croirait parfois plus dans un club d’escort que dans un restaurant, avec certaines serveuses portant cuissardes avec jupe ultra-courte, top à paillettes accompagné du célèbre sac capitonné typique des serveuses costiennes. Mais le service fut souriant, bien plus efficace et agréable que dans la plupart des restaurants parisiens. On en tomberait presque des nues. Elles arrivent même à vous faire avaler une addition de 105 € à deux, sans que vous vous étrangliez.
Bien sûr c’est cher, très cher mais le rapport qualité/prix est au rendez-vous et la situation de ce restaurant, en plein coeur de Saint-Germain, justifie presque tout.
Costes remporte là une victoire bien méritée. Une réussite insolente bien désopilante, voire agaçante pour ses détracteurs …

La Société, 4 Place Saint-Germain-des-Près, Paris 6ème

Critique : L’harmonie des vins, rue Neuve, Lyon. Excellente oenothèque, fromages et charcuterie.

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Le vin est à la mode. Autrefois réservé à l’élite, il se démocratise. Dans les grandes villes françaises, les cours d’oenologie se multiplient à tire-larigot et les salons internationaux du vin s’ouvrent petit à petit aux particuliers.Des oenothèques à l’italienne fleurissent chaque jour dans les quartiers tendances. Le vin se déguste entre amis, à la bonne franquette ou dans une déco chic et épurée, accompagné d’assiettes de charcuteries et de fromages.

A Lyon, l’Harmonie des vins propose de découvrir les joies enivrantes du vin à deux pas des Cordeliers. Le lieu fréquenté majoritairement par une clientèle 30-40 ans, attire de nombreux clients surtout le week-end. On peut s’asseoir au bar sur l’une des chaises hautes, ou s’installer autour d’une table en forme de tonneau assis sur des tabourets en forme de bouchons de Champagne. La salle ne manque pas de charme avec ses poutres apparentes, ses alcôves et son plafond voûté en pierres.

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La carte des vins n’est pas très grande, mais les verres de vin proposés sont excellents et abordables (4-5 €). Je vous conseille leur Xérès Blanc ou encore leur Riesling Alsace.
Les assiettes de charcuteries artisanales (5,6 €) et de fromages affinés par la Bressane (6,1 €) viennent accompagner les arômes du vin et les mettent en exergue : saucisson, chorizo, pâté, comté, roquefort … On peut également se laisser tenter par l’assiette mixte pour goûter à la charcuterie et aux fromages (9 €).

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Avant de partir, faites un détour aux toilettes au sous-sol. Vous passerez par la cave et marcherez sur le gravier jonchant le sol. Très original.
En résumé, l’Harmonie des vins est une excellente adresse pour boire de bons vins et picorer fromages et charcuteries.

L’Harmonie des vins, 9 rue Neuve, Lyon 1er
nouvelle adresse dans la gare des Brotteaux, « La consigne de l’Harmonie des Vins »
nécessité de réserver pour dîner

Critique : Brasserie des Brotteaux, Lyon, excellente adresse.

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Avant que la Part Dieu ne devienne l’une des gares les plus fréquentées de France, la gare des Brotteaux accueillait une bonne partie du trafic ferroviaire lyonnais. Fermée en 1983, la gare a été restaurée et accueille depuis quelques années une brasserie, une salle d’enchères et une boite de nuit, entre autres. Aujourd’hui, Le quartier des Brotteaux vit au rythme de ses trois brasseries mythiques : la brasserie de l’Est installée dans la gare elle-même et appartenant à Paul Bocuse, la brasserie du Splendid juste en face tenue par Georges Blanc, et enfin la brasserie des Brotteaux.

Cette dernière a gardé son décor pur jus Art Nouveau. Carrelage au sol et céramiques de grès aux murs, grands miroirs ornant la salle principale, beau comptoir avec une trancheuse à jambon mécanique rouge qui trône fièrement à l’entrée, et confortables banquettes en cuir accueillant les clients.

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La carte. On évitera les entrées excessivement chères (10 à 15 €, vont-ils bien ?) pour s’attaquer directement aux plats (entre 14 et 22 €).  On regrettera l’absence de menus abordables. Le seul et unique est à 32 € !

Nous prenons un tartare de boeuf 200g (16,50 €) et un tajine d’agneau safrané aux artichauts et petits pois (13,90 €). Le tartare est excellent, la viande est de qualité mais pourrait être plus relevée. La salade et les pommes de terre sautées à l’ancienne qui l’accompagnent sont irréprochables. La peau des pommes de terre est croustillante, leur coeur est fondant.Quant au tajine, il est correct mais peut-être un peu sec, il manque de sauce pour parfaire le lien entre les différents arômes du plat.Passons aux desserts (5 € environ) et surtout au tiramisù aux marrons.

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D’habitude ce genre de dessert est assez casse-gueule. Le chef tente à tout prix de revisiter un dessert archi-connu tout en voulant le moderniser, et tombe finalement dans une véritable hérésie gastronomique.
Mais ici le chef réussit avec brio une tâche qui s’annonçait pourtant difficile et le résultat est époustouflant. Il réussit le pari de réinventer ce dessert en lui ajoutant une efficace touche de modernité. Les mikados qui l’ornent sont comme un pied-de-nez à ses éventuels détracteurs. Le dessert n’est jamais écoeurant, et le marron se marie parfaitement avec le biscuit imbibé. Chapeau.

La Brasserie des Brotteaux est donc un excellent restaurant. Certains trouveront que la carte n’est pas très bien ficelée, mais en cherchant bien on arrive à manger sans se ruiner.
Le dessert fut de grande volée, et les portions sont généreuses. Nous ne manquerons pas d’y faire un tour les beaux jours revenus pour s’attabler à la terrasse, protégés par la belle marquise du restaurant.


Brasserie des Brotteaux, 1 Place Jules Ferry, Lyon 6ème

eau minérale (50 cl) 3,10 €, (1l) 4,20 €
café 2€ (correct)

Meilleurs voeux

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Bonne année 2010 et bonne santé!

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