Archive | février 2010

Critique : Triadou Haussmann, une bonne brasserie près des Galeries Lafayette, Saint-Lazare et Madeleine.

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Dans certains quartiers, il faut parfois se creuser la tête pour trouver un restaurant qui propose des plats à moins de 25€. De plus en plus souvent, les restaurateurs marchent sur la tête et s’enorgueillissent de cartes prétentieuses aux plats frôlant les 25-30 €. En général, l’éternel saumon aux fines herbes et l’assiette de pâtes ou encore le poulet rôti viennent au chevet des petites bourses démunies, mais il faut bien l’avouer, ce n’est pas très excitant comme repas.

Heureusement, en cherchant bien on trouve encore des brasseries/restos abordables (je n’ai pas dit bon marché). C’est le cas dans le quartier des Grands Magasins, à deux pas du Printemps, de la Gare Saint-Lazare et de la Madeleine : bienvenue au Triadou Haussmann.

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Affaire familiale depuis trois générations, le Triadou accueille une clientèle d’habitués qui se mêle aux touristes et gens de passage.Installez-vous au 1er étage, tranquille et plus cosy avec ses fauteuils confortables et ses bois cirés qui donnent une atmosphère feutrée à la pièce.

La carte propose une formule à 21€ (entrée/plat ou plat/dessert) et une formule à 27 € (avec le trio entrée/plat/dessert).
La formule à 21€. En entrée, nous commandons une soupe aux oignons. Elle est simple mais réussie. Elle n’est pas flotte et le fromage est en quantité. Les coeurs de rumsteack saignants qui suivent sont de qualité,avec une sauce au poivre délicieuse et des frites croustillantes. J’aurais cependant préféré un plat un tout petit plus copieux. Enfin le dessert continue sur la même lancée.

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Le croustillant chocolat noisette est vraiment réussi,  accompagné d’une crème anglaise et d’une sauce au chocolat chaud qui vient  vous réveiller le palais. Là aussi, les portions pourraient être plus généreuses.Les verres de vin sont un peu chers, mais le café est correct.

Triadou Haussmann, 80 boulevard Haussmann, Paris 8ème

belle terrasse en été

Critique : Bar du Claridge Hotel, London. Mayfair.

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Sortir du cab londonien la portière tenue par le voiturier portant son chapeau haut de forme et sa jaquette, puis prendre la porte tourniquet pour s’enfoncer  dans le luxe discret d’un palace victorien. En voilà une expérience !

L’entrée du Claridge donne directement sur le salon de thé. Comme tous les palaces londoniens, il faut réserver plusieurs semaines à l’avance pour espérerobtenir le fameux sésame qui vous permettra de goûter au charme du tea time. L’adresse est courue, et tout le monde veut tester la cuisine du célèbre chef Gordon Ramsay (qui officie également dans les cuisines du Trianon Palace à Versailles).

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La clientèle est fortunée, et les tenues chics sont de rigueur. Les anglais sont restés très « Old School ». Au Ritz par exemple, il est hors de question de rentrer avec un jean, même foncé.Si vous n’avez pas l’ensemble veston/cravate, vous pouvez faire demi-tour illico presto. En France, cette rigueur vestimentaire a disparu depuis quelques années. A Paris, il n’est pas rare de voir désormais des clients habillés en jean/baskets arpenter les longs couloirs des palaces.
A Londres, les serveurs sont en queue de pie, les femmes très « pretty » abordent un luxe discret avec leur robe couleur pastel, très british, prêtes à prendre délicatement une cuillère de gelée avec le petit doigt en l’air. Les hommes sont élégants, souvent habillés en smoking. D’autres s’essaient à quelques excentricités avec des couleurs plus vives.

Nous avons pris un verre au Claridge’s Bar, à l’esprit très art déco avec ses plafonds en feuilles d’argent, ses chandeliers en verre et ses banquettes en cuir rouge (on a l’impression de s’asseoir sur un sac Lancel). Les tables en bois ciré sont toutes décorées d’une rose rouge-noir pour la touche glamour.

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Les places sont vite prises d’assaut, mais les gens n’hésitent pas à rester debout pour boire un verre. L’ambiance est très sympa, très new-yorkaise et cosmopolite, propice aux discussions avec des gens qu’on ne connaît pas encore. Paradoxalement les clients très habillés pour l’après-midi, sont plus décontractés qu’en France dans leur attitude.
Les coupes de champagne et bouteilles coulent à flots, les amuse-gueules sont excellents.

Comptez 15 €, service compris pour un cocktail. Les prix sont tout à fait raisonnables. En France on ne pourrait pas s’en sortir pour moins de 20-25 €.Nous avons pris un cocktail à base de gin servi dans un verre en cristal puis plusieurs Gin Tonic avec du Gordon. Le Tonic n’était pas trop acide, et le gin de première qualité.

Difficile ensuite de quitter ce luxe et ce charme anglais …

Claridge’s Bar at Claridge’s, Brook Street Mayfair, London

pas de réservation

Critique : Cococook, soupes, produits bio et gâteaux, rue Charlot, Marais.

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Le Marais regorge de ces adresses où l’on picore des salades  équilibrées, des jus de fruits bio ou encore des quiches et autres soupes en tout genre. Dans l’antre du bobo tout est prétexte à concept. A quelques pas du désormais célèbre Rose Bakery, une autre adresse de la même veine a récemment ouvert ses portes, au 30 de la rue Charlot.

La petite boutique propose des salades, gâteaux bio et livraison a domicile … à velo. A l’intérieur : murs blancs immaculés, garde-manger et mobilier très chics présentant les gâteaux comme s’il s’agissait de chefs-d’oeuvre de maître joaillier. Mais le service est absent, enfermé dans une lenteur gélatineuse.
Durant cette attente, les clients patients en profitent pour triturer nerveusement leur iPhone et repasser de leur main le malheureux pli qui entâche leur costume. C’est précieux, presque fascinant.

Le carrot cake. 3,20 € la part, mais le serveur nous rend 10 centimes de trop.Et quelques minutes plus tard nous goûtons à ce fameux gâteau anglais.  Et là les saveurs explosent dans la bouche, la canelle vient vous titiller le palais tandis que la carotte adoucit vos papilles. On se croirait dans un rêve. La crème du dessus vient jouer les nuages dans ce paradis de gourmandise. Et à 3,20 € on se pressera d’y revenir !

Cococook, 30 rue Charlot, Paris 3eme

Critique : Ouest Express, Bocuse à la Part-Dieu.

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Après nous avoir fait découvrir la grande cuisine, les grands chefs nous proposent maintenant de nous apprendre à manger rapidement, mais sainement.

Face à la folie des fast food, aux méchants et vilains sandwiches imposés par les Subway et Macdo en tout genre, les glaces Häagen-dazs dégoulinantes de matières grasses, le café Starbucks de piètre qualité … les grands chefs au narcissisme démesuré viennent à la rescousse pour sauver notre alimentation, sinon la planète.Les prophètes de la cuisine n’ont peur de rien. D’ailleurs Bocuse vient d’ouvrir son deuxième Ouest Express, le fast food nouvelle génération  qui vous propose de bien manger sans trop vous ruiner.

Situé dans le centre commercial de la Part-Dieu à Lyon, Ouest Express s’est installé dans la nouvelle partie aménagée entre le centre commercial et  l’auditorium de Lyon. A côté du Paradis du fruit, et de deux autres restaurants asiatiques, Ouest Express dispose d’une terrasse pour les beaux jours (le lieu est tellement romantique qu’il mérite bien une terrasse …).

La déco. Minimaliste, futuriste diront les plus conciliants. Neurasthénique à souhait murmureront les plus réalistes. Couleurs rouge et crème,  chaises en plastique, sol en béton ciré et présentoirs à la Macdo … Quitte à choisir, autant s’installer au paradis du fruit à la déco un peu plus cosy et confortable, plutôt que de se retrouver dans un hall de gare aussi chaleureux que la Part-Dieu.

Les prix. Assez chers mais pas « trop » exorbitants.  Menu salade avec un dessert et une boisson à 9,90 € (9,40 € avec un sandwich), petit déjeuner à 5,90 € (grande boisson, viennoiserie et orange pressée), Menu mijoté à 12,90 € avec un plat chaud.

La pause goûter à 5,40 €. La formule comprend une grande boisson chaude  ou froide + une tartelette ou une gaufre. J’ai commandé un chocolat viennois et une gaufre à la chantilly. La gaufre est préparée à la commande, j’ai dû patienter cinq minutes environ. J’ai préféré tout emporter pour ne pas me retrouver  seul face à ma gaufre, dans ce lieu déprimant.Pourtant, je n’ai pas fini dans un endroit bien plus accueillant, puisque j’ai terminé assis sur un banc du centre commercial de la Part-Dieu.  Dans le genre, difficile de faire plus glauque.

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Je me suis ainsi retrouvé à manger ma gaufre dans un emballage en carton avec une fourchette et un couteau, baignant dans la chantilly qui avait fondu sous  la chaleur. La gaufre toute molle n’arrivait même plus à éponger la crème archi-sucrée. Je m’en suis mis partout, j’ai mangé comme un sagouin, et tout le monde m’a regardé comme si j’étais un pestiféré.  Reste le chocolat viennois qui a su me consoler, même s’il était ridiculement petit (oser appeler ça une « grande » boisson, on frise le scandale).

Prévoyant, j’avais quand même commandé un tiramisù aux marrons que j’ai mangé le soir même en rentrant chez moi. J’avais déjà prédit que Ouest Express serait une déception, mais par pure conscience professionnelle je ne voulais pas faire une critique assassine sans avoir goûté au moins un autre produit de leur carte. Résultat, le tiramisù était correct, sans plus, mais guère mieux que celui servi dans le TGV.

Bref, Monsieur Bocuse qui nous impose une leçon de nutrition, c’est un peu  l’hôpital qui se moque de la charité. Vous savez quoi ? Ma gaufre ne valait même pas une gaufre croustillante de la fête à neuneu du coin. Et le reste a fini directement à la poubelle (et pourtant je n’aime pas le gâchis …).

Ouest Express, Centre Commercial de la Part-Dieu Esplanade, Lyon 3ème

Critique : Au bon Saint-Pourçain, rue Servandoni. Resto pour touristes américains.

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Le restaurant « Au bon Saint-Pourçain » fait partie de ces adresses typiquement recherchées par une certaine clientèle américaine qui croit s’approprier le charme de notre cuisine, dans un restaurant qui n’est en réalité qu’un infâme attrape-nigaud. Faites porter le béret et la baguette au patron, les tâches de pinard sur son tablier, l’odeur de saucisson qui ronge les murs et vous obtiendrez le « so french restaurant ».

Installé à deux pas de Saint-Suplice, dans l’une des rues les plus croquignolettes de Paris, le restaurant a un charme indiscutable. A l’intérieur, déco typique de bistrot et ambiance familiale, plats écrits à la craie sur l’ardoise, nappes à carreaux et tout le tralala. Seulement dans l’assiette, ce n’est pas la panacée. Sans parler des prix horriblement chers.12 € l’entrée, 22 € le plat, 12 € le dessert !

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Les plats. En entrée, la timbale de légumes propose ses aubergines, poivrons et tomates revenus dans l’huile d’olive. Le plat est réussi.On ne peut pas en dire autant des crevettes roses noyées sous une montagne de mayonnaise et dignes d’un plat de cantine.
Continuons avec les plats principaux. Le cassoulet émoustillera peut-être les touristes étrangers, mais alors quand vous avez des origines gersoises, vous ne pouvez vous empêcher de pouffer de rire face à une telle mascarade. Les flageolets sont secs et le reste du cassoulet baigne dans l’eau.

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La tête de veau est quant à elle correcte, mais rien de transcendental. Enfin le poulet aux champignons et son gratin sont honnêtes, mais un peu passe-partout. Terminons par les desserts. la crème caramel vient directement du camion réfrigéré du distributeur Métro : ce n’est pas mauvais mais la crème est froide.

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La conclusion est simple : c’est beaucoup trop cher pour ce qu’est, avec une présentation des plus rustiques. Rajoutez à cela, un patron exécrable qui dicte sa loi sur son petit monde. Si vous êtes dans ses petits papiers il pourra venir taper la discute avec vous quelques minutes, mais si vous n’êtes pas content rappelez-vous que la porte n’est jamais très loin. Finalement, c’est un peu le shérif dans son saloon.

Au niveau de la cuisine, la qualité des plats est comparable à celle du Bouillon Chartier (rue Montmartre), mais les prix sont trois fois plus élevés.

Au bon Saint-Pouçain,10 bis rue Servandoni, Paris 6ème
bonne bouteille de vin Saint-Pourçain (19 € la 1/2)

Critique : Pizza Rustica, pizza à la découpe, Saint-Germain, Odéon, Les Halles, Montorgeuil.

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Et une adresse de plus pour déguster des pizzas à la découpe, comme le veut la tradition italienne ! Cette enseigne créée par un italien a d’abord vu le jour aux Etats-Unis (Miami et L.A entre autres) avant de débarquer chez nous.Pourtant Pizza Rustica n’a jamais osé s’installer en Italie, un comble ! Auraient-ils eu peur d’essuyer certaines critiques assassines ? Toujours est-il que le passage par la case USA a largement influencé les recettes de leurs pizzas. La pâte est un peu trop épaisse et la garniture un peu grasse.Mais le choix est important et les pizzas sont tout de même correctes. Comptez 4-5 € la part, 5 € la formule pizza margherita + boisson. L’enseigne propose également des pâtes, panini, salades et focaccie.

Finalement, Pizza Rustica est une bonne adresse pour combler les petites et grandes faims.

Pizza Rustica, 24 rue Saint-André des Arts, Paris 6ème

Autre adresse, 36 rue de Montorgeuil, Paris 1er (avec terrasse) et aux Halles

Critique : Grand Café des Négociants, Lyon.

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Après plusieurs mois passés à Lyon, je commence à me faire un carnet d’adresses de restaurants et de bars qui s’étoffe au fur et à mesure de mes pérégrinations lyonnaises. Parmi mes découvertes, l’une d’entre elles que j’affectionne tout particulièrement : le Grand Café des Négociants, où l’on retrouve tout le charme d’un café parisien. A deux pas des Cordeliers, juste en face du Virgin Megastore, cette belle brasserie du début du siècle accueille une clientèle chic et branchée.

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L’intérieur est une pure merveille baroque : dans un style très second empire avec ses plafonds moulurés et peints, ses tentures colorées se marient parfaitement avec ses camaïeux de bordeaux. La salle avec ses grands rideaux et miroirs anciens rappelle les foyers de théâtres ou l’on vient prendre une coupe de champagne ou un verre de vin avant la reprise du spectacle.Le lieu est chaleureux et confortable. On peut s’installer dans l’un de ses fauteuils en velours marrons autour de tables en marbre et parler business comme le faisaient autrefois les diamantaires, soyeux et chevillards qui y menaient d’actives négociations (d’où le nom du café).

Le Café des Négociants s’apprécie à toute heure de la journée. Le matin pour prendre son petit-déjeuner ou encore à l’heure du thé pour commander leur fabuleux chocolat chaud à l’ancienne prisé de tous les habitués. Il est onctueux sans être écoeurant, appuyé par des arômes de cannelle qui viennent vous titiller les papilles. Le soir, le lieu se veut plus branché et accueille la jeunesse dorée locale.

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Une ambiance bien parisienne qui se paie au niveau des prix, eux aussi très parisiens. Comptez 5 € pour un soda, 7 € pour un chocolat chaud.A l’heure du repas, comptez 18 à 25 € pour un plat, 8 à 9 € pour les desserts. En semaine à midi, une formule à 17,90 € propose un plat et un dessert.

Grand Café des Négociants, 1 place Francisque Régaud, Lyon 2ème

7j/7, jusqu’à 3h du matin (un miracle à Lyon)
dernière prise de commande pour manger, à minuit

Critique : Brasserie Flore, Lille, un désastre.

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Sortons nos pertuisanes, dégainons nos hallebardes et parons pour un combat qui s’annonce épique : faire une critique de cette gargotte, le café Flore à Lille. Tout avait pourtant bien commencé. Il est 14h30, le rush de midi est passé et il devrait être facile de manger rapidement à cette heure-ci. La salle intérieure se veut cosy, ce n’est pas parfaitement réussi mais l’ensemble tient la route et le lieu est confortable.

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La carte. Une formule plat/dessert à 16,50 € (19,60 € avec une entrée), un tartare frites à 10,60 €, un onglet et un pavé de rumsteack à 12 €, des desserts à 4 ou 5 €.Les prix sont tout à fait raisonnables, voilà un bon point.Malheureusement la cuisine ne suit pas et les plats sont bien transparents. Le saumon est trop cuit avec une sauce béarnaise quelconque, quant au cabillaud accompagné de sa poêlée de légumes et pommes de terre, l’ensemble est assez fade. Mon onglet de boeuf ne s’en sort pas vraiment mieux avec une viande beaucoup trop filandreuse et qui n’a pas beaucoup de goût. Seul point positif la salade de lardons, tomates et fromage en entrée était réussie et bien assaisonnée.

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Enfin, les desserts n’ont rien d’extraordinaire eux non plus : le tiramisù de fruits est correct, mais la composition d’abricots accompagnée de sa glace n’a vraiment aucun intérêt. Les abricots sortent directement de la boîte de conserve Andros, ils crient au désespoir d’être mangé : « épargnez-nous, par pitié ! ». On devrait plus souvent écouter les recommandations des fruits lorsqu’ils nous parlent …

Le service. Parlons-en. Un service à rallonge qui se perd dans un marasme incontrôlé. Mais parlons plutôt de notre mésaventure, que nous aurions pu intituler « l’épisode de la gaufre maudite ». Nous sommes revenus au café de Flore le lendemain. Nous voulions aller chez Meert mais le dimanche, ils n’ouvrent pas avant 15h. Comme nous n’avions pas envie d’attendre 50 minutes sous le crachat lillois, nous nous sommes donc rabattus sur le Flore. Bien mal nous en a pris.

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Nous nous installons à 6 en terrasse après quelques réticences de la part du serveur qui estimait qu’il n’y avait plus de places disponibles alors que 13 tables restaient inoccupées. En réalité, le serveur préférait prétexter l’indisponibilité des tables plutôt que d’avoir à les débarrasser. Malin le bougre !
Finalement nos tables ne sont pas propres, nous finissons par faire le boulot à sa place en prenant les nappes, les roulant en boule et les jetant sur la table voisine. Nous ne savions pas où était la blanchisserie, sinon nous aurions pu les y porter.

30 minutes plus tard, les cartes arrivent ! Hourra ! Après avoir hélé, alpagué, attrapé au lasso le serveur, nous prenons enfin la commande : 5 gaufres dont 3 au chocolat/chantilly, une au chocolat et l’autre à la confiture, plus un café gourmand accompagné d’un coca et de 4 thés. Le serveur très sûr de lui ne prend pas de notes sur son calepin. Après tout il n’y a que les gugusses qui ont besoin de noter les commandes pour s’en rappeler, n’est-ce pas ?Mais qui voit-on 5 minutes plus tard ruer dans les brancards, l’air tout penaud comme s’il avait commis une bêtise ? Notre cher serveur qui avait oublié la moitié de notre commande. Un peu d’humilité de sa part n’aurait pas été du luxe.

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Puis un quart d’heure plus tard, le serveur revient nous annonçant froidement qu’il ne reste plus que 2 gaufres en cuisine et qu’il faut changer notre commande`après 1h10 d’attente. Foutage de gueule ? Nous troquons donc nos 3 autres gaufres contre des crêpes. Et les minutes continuent de défiler, jusqu’à ce que notre commande arrive enfin, 1h30 plus tard. Les gaufres sont lamentables, molles, réchauffées. La sauce chocolat est industrielle. Les crêpes ne s’en sortent guère mieux. La confiture est servie dans un pot individuel, la chantilly sort de la bombe. Et pour les thés, c’est le pompon. Une théière d’eau chaude pour 2 et bien sûr pas de sucre. Exaspéré, j’ai fini par me lever pour aller le chercher moi-même. Je suis tombé sur une serveuse qui me promettait de m’apporter mon sucre dans quelques instants, le temps qu’elle termine tranquillement sa conversation avec une autre serveuse. Ne l’entendant pas de cette oreille, j’ai dû vivement insister pour obtenir le sucre immédiatement, ne voulant pas encore attendre 1h de plus (nous lui avions déjà demandé une carafe d’eau et des verres, nous les attendons toujours). D’ailleurs les gens derrière nous et nos voisins de gauche semblaient tout aussi exaspérés que nous, la serveuse les ayant conscencieusement oubliés.

Il faudrait remettre les pendules à l’heure. On ne travaille pas dans la restauration quand on exécre les clients et qu’on a une mémoire digne d’un escargot agonisant. C’est comme une institutrice qui détesterait les enfants ou encore une sage-femme qui pousserait des cris d’orfraie à la simple vue d’un bébé.

Mais la plaisanterie ne s’est malheureusement pas arrêtée là. Lorsque le serveur est venu nous apporter notre commande, il nous a ordonné de payer immédiatement car il finissait son service. Nous avions attendu 1h30 pour avoir 3 pauvres crèpes, et ce seigneur exigeait le paiement à la seconde près. Je ne vous retranscrirai pas la suite de l’histoire, mais nous n’avons pas été très polis avec le monsieur. Parfois, il y a vraiment des claques qui se perdent …

Brasserie Flore, 11 Place Rihour, Lille
bouteille de Muscadet correct (14,50 €), café pas terrible 1,50 €

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