Archive | mars 2010

Critique : Fish la Boissonerie, rue de Seine. QG Américain.

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Heureux jeu de mots pour cette ancienne poissonnerie reconvertie en bar à vins et bistrot branché, tenue par des restaurateurs anglais. Sa façade classée fait figure dans le quartier avec ses belles céramiques au ton vert et ses motifs fruités.Les grandes baies vitrées plongent la salle d’une lumière diffuse qui vient mettre en valeur les poutres du plafond et la déco rustico-bobo.
On ne compte même plus le nombre de blogs et articles de journaux qui nous ont fait l’éloge de ce restaurant comme s’il s’agissait du Saint Graal, tout le monde vous le dira d’un ton presque présomptueux : Fish, il n’y a pas mieux dans le quartier. Reste à s’accoutumer aux prix très germanopratins et à la clientèle largement américaine qui a transformé ce resto en son QG.

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Le menu. Ca n’a visiblement l’air de déranger personne, mais la Boissonnerie ne propose que des menus. Ne vous avisezpas de demander un plat unique. Si vous n’avez pas d’argent, vous êtes bien mal tombé pour réclamer la charité.
La formule entrée/plat ou plat/dessert s’affiche à 31€. Mais voilà que la course aux suppléments est lancée. Et de +6€ pour le bar, +3€ pour les Saint-Jacques ou encore +2€ pour la joue de boeuf. A ce jeu là, il ne reste plus que le saumon et les penne à l’estragon accompagnés de leur tristesse neurasthénique pour éviter ces suppléments à tire-larigot. Sur 8 plats, proposer 6 plats en supplément, c’est d’une malhonnêteté sans nom. Même plaisanterie d’ailleurs pour les entrées et les desserts. L’addition s’annonce salée.

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Les plats. La soupe au potiron en entrée est d’une simplicité enfantine, mais il faut avouer qu’elle est exquise, relevée d’une pointe de crème fraîche légère. Les joues de boeuf qui suivent continuent sur la même lancée. La viande est fondante, les légumes qui l’accompagnent sont bien cuits et savoureux. Le plat rappelle un peu le pot-au-feu mis au placard depuis belle lurette dans les restos. Quant au dessert, le crumble aux poires est un peu sec, ce n’est pas très réussi.

Tout le battage médiatique qui tourne autour de cette adresse parait donc parfaitement injustifié. Certes, la cuisine est tout à fait correct, mais faut-il dépenser autant d’argent pour manger des plats empruntés à la cuisine du terroir ? 33€ pour une joue de boeuf et une soupe au potiron, c’est clairement trop cher.

Fish la Boissonerie, 69 rue de Seine, Paris 6ème

café 2,20 €
1/2 bouteille de vin blanc : 19 €

Critique : The Serpentine Bar & Kitchen, Hyde Park

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Situé à l’extrémité Est du lac Serpentine, en plein coeur de Hyde Park, le restaurant Serpentine est l’endroit idéal pour prendre un encas lors d’une belle journée ensoleillée. Ouvert en 2009, l’architecte P. Gwynne a su créer une structure élancée alliant design et élégance. De grandes baies vitrées offrent une vue exceptionnelle sur le lac. Les tables à l’extérieur du restaurant donnent l’impression de manger sur le ponton d’un bateau. La vue est imprenable.

Le Serpentine propose une large variété de snacking, sandwiches et salades, mais aussi de puddings et gâteaux en tout genre.
Malheureusement, à l’heure du déjeuner les tables sont souvent prises d’assaut. Les gens affamés tournent autour des clients déjà servis comme des vautours attendant désespérément qu’une place se libère. Mais ce jeu des chaises musicales devient vite lassant, surtout lorsque vous êtes installés et que vous avez la désagréable impression que votre repas est chronométré.

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Nous avons pris deux sandwiches au porc rôti, avec mayonnaise et cornichons. Le tout accompagné de frites excellentes.  Pour tout vous dire, je ne suis pas fande ce genre de viande archi-cuite et contenant beaucoup de gras, mais les produits étaient de qualité. Comptez 10 £ pour un sandwich et un coca.

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Le Serpentine est donc une adresse en or, permettant de faire une pause avant de reprendre la vie trépidante de Londres. Les plus courageux iront s’adonner au shopping vers Oxford Street en affrontant la cohue des magasins.

Serpentine Bar and Kitchen, Serpentine Road Hyde Park, London W2 2UH
possibilité de prendre des paniers repas pour les déguster sur l’herbe

Critique : Brasserie Zeyer, Alesia.

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Aujourd’hui, direction la brasserie Zeyer, place d’Alésia. Cette vieille brasserie fréquentée par les habitués du quartier (d’un certain âge) propose une cuisine correcte, quoi que relativement quelconque, à toute heure de la journée.

L’intérieur est cosy avec ses banquettes de velours rouge et sa grande horloge style « industriel » qui surveille d’un regard bien veillant les clients.Dommage que les tables en Formica viennent jouer les trouble-fêtes.

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En semaine, le Zeyer propose une formule très discrète à 17,40 € comprenant un plat, un dessert et un café. N’hésitez pas à demander la carte de la formule, sinon les serveurs vous apporteront d’office la grande carte aux prix nettement moins intéressants.Ce jour-là dans la formule, nous pouvions choisir entre le poisson du jour (du thon), ou un faux-filet sauce béarnaise frites.

Nous avons opté pour le faux-filet, solution de repli face à un thon qui ne nous emballait pas plus que ça. La viande était de qualité moyenne, manquant de tendresse, un peu semelle de botte sur les bords, mais les frites étaient croustillantes et la saucebéarnaise excellente.

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Quant au dessert, la carte est assez austère : mousse au chocolat ou glace vanille/chocolat. On croirait lire une carte neurasthénique comme on en trouve par exemple chez Hippopotamus. Face à ce choix « cornélien », nous avons commandé deux glaces. Bien entendu, les glaces criaient leur provenance : Carte d’or sans équivoque.
Petite parenthèse à propos de leur site internet. On y apprend que le Zeyer est, je cite, « à deux pas de Montparnasse ». Le webmaster de doit pas vraiment avoir le compas dans l’oeil. Montparnasse est tout de même à 4 stations de métro, et quelques kilomètres à vol d’oiseaux !

En bref, Le Zeyer me rappelle un peu le Wepler place de Clichy. La nourriture est moyenne, et trois jours après vous seriez bien incapablede dire ce que vous aviez mangé. Mais si vous êtes dans le quartier, pourquoi pas …

Le Zeyer, 62 rue d’Alésia, Paris 14ème

formule du lundi au samedi midi

Critique : Salon de thé Dalloyau, place Edmond Rostand, Luxembourg.

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Cela faisait une éternité que je n’étais pas allé chez Dalloyau. A l’époque la déco devenait vieillissante, et les prix très élevés. C’est donc avec un réel plaisir que j’ai redécouvert ce salon de thé samedi dernier.
Le rez-de-chaussée est consacré à la vente à emporter (traiteur et pâtisserie). C’est au premier étage que l’on découvre la partie salon de thé, avec une belle vue sur la place Edmon Rostand et le jardin du Luxembourg. Aujourd’hui les prix ne sont plus si affolants, ils sont dans l’air du temps, on n’y porte même plus attention.
Le célèbre Opéra est toujours aussi délicieux, mais le kouglof manque par contre de tendresse, un peu trop sec à notre goût. Le thé est quant à lui correct, et le sirop de melon … original plus que bon.

Je dois vous avouer que j’étais rentré chez Dalloyau avec une certaine appréhension. Presque la boule au ventre de peur d’être immensément déçu par un salon de thé que je n’aurai pas reconnu. Et pourtant rien n’a changé, les pâtisseries sont toujours aussi bonnes, et le service est adorable !


Dalloyau Luxembourg, 2 Place Edmon Rostand, Paris 6ème

Critique : Ninkasi Opera

ninkasi1.jpgUne bonne adresse lyonnaise pour manger des hamburgers succulents. Le service est rapide, l’ambiance détendue et la clientèle jeune. Les plats sont très copieux. Les frites maison rappellent un peu celles du restaurant l’Entrecôte. Quant aux hamburgers, ils peuvent être customisables à loisir.

ninkasi2.jpgVous choissisez la quantité de viande, la garniture et la sauce. Le choix de garnitures est assez incroyable : des classiques cheddar, tomates et cornichons en passant par le chèvre, les poivrons ou encore le reblochon. Le burger et les frites sont servis dans des corbeilles à pain. Le tout accompagné par l’une des nombreuses bières proposées à la carte, et le repas s’annonce prometteur !

Ninkasi Opera, 27 rue de l’Arbre Sec, Lyon
10 € l’hamburger/frites environ

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