Critique : Fish la Boissonerie, rue de Seine. QG Américain.

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Heureux jeu de mots pour cette ancienne poissonnerie reconvertie en bar à vins et bistrot branché, tenue par des restaurateurs anglais. Sa façade classée fait figure dans le quartier avec ses belles céramiques au ton vert et ses motifs fruités.Les grandes baies vitrées plongent la salle d’une lumière diffuse qui vient mettre en valeur les poutres du plafond et la déco rustico-bobo.
On ne compte même plus le nombre de blogs et articles de journaux qui nous ont fait l’éloge de ce restaurant comme s’il s’agissait du Saint Graal, tout le monde vous le dira d’un ton presque présomptueux : Fish, il n’y a pas mieux dans le quartier. Reste à s’accoutumer aux prix très germanopratins et à la clientèle largement américaine qui a transformé ce resto en son QG.

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Le menu. Ca n’a visiblement l’air de déranger personne, mais la Boissonnerie ne propose que des menus. Ne vous avisezpas de demander un plat unique. Si vous n’avez pas d’argent, vous êtes bien mal tombé pour réclamer la charité.
La formule entrée/plat ou plat/dessert s’affiche à 31€. Mais voilà que la course aux suppléments est lancée. Et de +6€ pour le bar, +3€ pour les Saint-Jacques ou encore +2€ pour la joue de boeuf. A ce jeu là, il ne reste plus que le saumon et les penne à l’estragon accompagnés de leur tristesse neurasthénique pour éviter ces suppléments à tire-larigot. Sur 8 plats, proposer 6 plats en supplément, c’est d’une malhonnêteté sans nom. Même plaisanterie d’ailleurs pour les entrées et les desserts. L’addition s’annonce salée.

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Les plats. La soupe au potiron en entrée est d’une simplicité enfantine, mais il faut avouer qu’elle est exquise, relevée d’une pointe de crème fraîche légère. Les joues de boeuf qui suivent continuent sur la même lancée. La viande est fondante, les légumes qui l’accompagnent sont bien cuits et savoureux. Le plat rappelle un peu le pot-au-feu mis au placard depuis belle lurette dans les restos. Quant au dessert, le crumble aux poires est un peu sec, ce n’est pas très réussi.

Tout le battage médiatique qui tourne autour de cette adresse parait donc parfaitement injustifié. Certes, la cuisine est tout à fait correct, mais faut-il dépenser autant d’argent pour manger des plats empruntés à la cuisine du terroir ? 33€ pour une joue de boeuf et une soupe au potiron, c’est clairement trop cher.

Fish la Boissonerie, 69 rue de Seine, Paris 6ème

café 2,20 €
1/2 bouteille de vin blanc : 19 €

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