Archive | mai 2010

Critique : Brasserie Gallopin, plats excellents, devant la Bourse.

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Il faut parfois se creuser la tête avant de trouver LE restaurant idéal pour passer une bonne soirée. Accablé par une masse d’informations venant de sources toutes aussi variées que pseudo objectives, on ne sait plus à quel saint se vouer.

Seule solution, faire confiance à son instinct pour éviter la gargote du coin. Pour les moins inspirés, il y a toujours la solution de  passer par la case « brasserie ». Gentiment conservateur, la brasserie est une valeur sûre.
Malheureusement, les brasseries indépendantes se comptent aujourd’hui sur les doigts de la main. Les unes après les autres sont rachetées par les insatiables frères Blanc et groupe Flo qui ont fait des brasseries leurs choux gras.
Résultat : une uniformisation latente des cartes, des produits de qualité moyenne, des desserts venant directement du distributeur alimentaire « Métro ». Cartes interchangeables, cadres similaires, addition semblable : l’uniformisation nous guète à grands pas.
Heureusement, certains « gaulois » résistent encore aux mastodontes …

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Brasserie Galopin. En voilà un nom peu conventionnel, presque celui d’une boucherie chevaline s’il en existe encore. Face au Palais Brongniart (ancienne Bourse de Paris), la brasserie attire de nombreux clients. Touristes, habitués et familles bourgeoises se rencontrent le soir dans un quartier pourtant bien triste à cette heure si tardive.
Demander à être dans la salle du fond pour découvrir la belle verrière début du siècle, et le carrelage au sol d’époque. Si l’on est confortablement installé sur les banquettes en cuir, on ne peut pas en dire autant de nos guibolles qui se retrouvent congestionnées entre les pieds de la table.

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La salle est vivante mais très bruyante et il y fait une douce chaleur (déjà au mois de mars). Des ventilateurs au plafond et la cloison coulissante séparant le resto de la rue apportent cependant la brise nécessaire pour ne pas succomber au cours du repas.

Côté carte. Entrées à 8-12 €, tartare de bœuf à 17 €, filet mignon de porc à 19,50 €, Chateaubriand à 26,50 €. Coté poissons : bar à 23 € et ballottine de merlan à 17,50 €. Enfin, les desserts s’affichent à 7,50 € hormis les crêpes flambées à 11,50 €.

Nous avons finalement commandé 3 formules « Le Sucré » proposant un plat et un dessert à 23 €.

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Les plats. Le plat du jour, sauté de porc au citron confit et pomme vapeur, est vraiment excellent. La viande est bien cuite et les portions sont justes. Le sauté d’agneau aux olives et petits légumes est du même acabit : les parfums exotiques inhabituels pour une brasserie révèlent une explosion de saveurs en bouche. Malheureusement c’est la douche froide lorsqu’on goûte à l’émincé de bœuf à la Strogonoff, riz aux légumes. Trois pauvres tranches de bœuf archi-cuites sur un dôme de riz insipide. Vraiment sans intérêt. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours le chic de choisir les plats les plus décevants de la carte. Question de flair, certainement.
Côté desserts. Poêlée d’agrumes quelconque (par définition ce genre de dessert est assez passe-partout). Baba au rhum : pas mal du tout. Paris Brest : pâte un peu trop cuite, mais crème pâtissière légère et fondante.

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Finalement, le rapport qualité/prix est correct. Certains plats sont très réussis, d’autres sont vraiment décevants (en mangeant mon Strogonoff, j’avais l’impression de manger un plateau repas en économique sur Lufthansa).

Difficile finalement de conclure, la meilleure solution (en tout cas la plus honnête), serait d’y retourner pour tester les autres plats de la carte et conclure sur cette expérience en ½ teinte.

Brasserie Galopin, 40 rue Notre-Dame des Victoires, Paris 2ème

Critique : Brasserie Wepler, place Clichy, peut mieux faire.

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Doit-on encore présenter cette adresse mythique de la place Clichy ?

Cette brasserie du début du siècle se caractérise par sa déco terriblement old school avec ses tables en formica et ses banquettes en moleskine rouge. Sans oublier ses lustres années 70 et ses grandes glaces accrochées aux murs. La salle art déco est vieillotte mais il règne ici une grande sérénité et une atmosphère toute particulière qu’on ne retrouve pas habituellement dans ce genre de brasserie.

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Notre expérience. L’entrée est vraiment étonnante avec une superposée de saumon, poireaux et oeuf poché généreuse et bien assaisonnée. La cuisson de l’œuf poché est parfaitement maîtrisée. Mention très bien.

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Le reste du repas n’est malheureusement pas du même acabit. La choucroute de saumon est relativement passe-partout. Quant à la pièce de boeuf servie avec ses frites, la viande n’est pas d’une grande qualité, et les frites manquent cruellement de punch. Enfin, le nougat glacé nage dans son océan de coulis à la framboise. Sûrement pas fait maison, il se laisse manger sans faim ni foi.

Bref, si vous êtes de passage pourquoi pas. De là à faire un détour jusqu’à Clichy, c’est une autre paire de manches.

Le Wepler, 14 Place de Clichy, Paris 18ème

Critique : Ladurée Champs-Elysées, déco Garcia, macarons délicieux, luxe.

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Il est parfois bon de se prendre pour un touriste lambda. Se mêler à la foule anonyme et faire mine de découvrir les recommandations de son guide de voyage. On aurait presque envie de sortir la banane et le gros reflex numérique pour se faire passer pour un parfait quidam. Il ne reste plus qu’à prendre l’accent, et le tour est joué.

En parfait touriste, direction Ladurée sur les Champs-Elysées. La célèbre marque mondialement connue pour ses macarons a ouvert sa boutique des Champs en 1997. La décoration a été confiée au sempiternel Jacques Garcia. Le résultat est fort réussi. Préférez le premier étage plus intimiste avec ces 5 salons privés très cosy et luxueux. Même si la queue devant la boutique peut être décourageante, le turnover des clients est rapide, et l’attente jamais très longue.

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Dans un excès flagrant de gourmandise, nous avons commandé un Mont-blanc, un grand macaron framboise, un chocolat viennois et un thé. Le Mont-Blanc est légèrement en deçà de nos attentes,  moins réussi que chez Angelina et servi dans une vulgaire coupelle en plastique.  Mais le macaron framboise est toujours aussi excellent, est-il même nécessaire de le rappeler ?

Et quoi de mieux qu’un sublimissime chocolat viennois pour accompagner ces péchés gourmands, avec sa crème fouettée faite maison.

Un moment hors du temps, dans un cadre enchanteur.

Ladurée, 75 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8ème

Critique : Carette Place des Vosges, Marais, salon de thé sous arcades, et macarons.

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Le célèbre salon de thé de la place du Trocadéro largue les amarres et pose sa nouvelle boutique Place des Vosges. L’annonce de cette ouverture a suscité l’étonnement. Il faut dire que la Place des Vosges n’est pas forcément l’endroit où on aurait l’idée d’aller boire un verre, et encore moins pour y prendre un thé et des petits gâteaux.

A peine le lieu a-t-il ouvert, que l’adresse est déjà envahie par les touristes et parisiens branchés. La clientèle est très cosmopolite. A l’intérieur, la salle n’est pas très grande. Tout juste de quoi accueillir une bonne dizaine de tables et l’étalage de pâtisseries. Le mobilier rappelle celui de la maison mère à Trocadéro, et s’accorde plutôt bien à la salle en vieille pierre, et ses plafonds voûtés.

Dehors, la terrasse installée sous les arcades est prise d’assaut. Dans l’après-midi les rayons de soleil arrivent timidement à percer sous les arcades et n’illuminent que les tables les plus avancées sur le trottoir.

Les premier et deuxième rangs étant séparés par le trottoir, le ballet ininterrompu des passants devient vite lassant. On se croirait en voiture sur une route bordée d’arbres, avec un effet stroboscopique apporté par chaque arbre qui vous cache quelques instants le soleil.

Sans oublier les badauds qui vous frôlent à trois centimètres, prêts à s’asseoir sur vos genoux.

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La carte. Les prix sont les mêmes qu’à Trocadéro. J’ai repris la formule « A l’heure du thé », (cf. article de Décembre 2008 http://critikparis.unblog.fr/2008/12/01/critique-salon-de-the-carette-place-du-trocadero-chic-tres-xvieme-janson-de-sailly-et-tour-eiffel-a-proximite/), toujours à 12 €. Malheureusement, un dimanche après-midi : plus de forêt noire, plus de Paris Brest, plus d’Opéra … navrant. J’ai « dû » me rabattre sur l’assiette de 5 mini-macarons : chocolat, caramel au beurre salé, rose, framboise et coquelicot,  accompagné d’un café crème et d’un verre de Sancerre à 6 € environ.

Le verre de vin est correct et le crème vraiment excellent (leur café est très bon). Les macarons sont délicieux sauf celui au chocolat qui manque un peu de croustillant. Je garde tout de même une petite préférence pour les macarons de chez Ladurée, même si les parfums proposés par Carette sont originaux et ne font pas artificiels.

Carette Place des Vosges est donc une nouvelle adresse fort sympathique. Les macarons sont bons, légers et le café crème est excellent. Mais la gourmandise se paie avec une addition plutôt salée. Enfin la terrasse est un prétexte pour attirer les clients, mais elle aura du mal à rivaliser avec celle de la maison mère à Trocadéro.

Carette, 25 Place des Vosges, Paris 3ème

 

Critique : Nouvelle brasserie Charivari, rue Bréa, Vavin, équipe du Select.

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En lieu et place du très mauvais « Oh Poivrier », le Charivari vient de s’installer à l’angle du boulevard Raspail et de la rue Bréa, dans un quartier peu habitué à l’accueil de nouvelles brasseries.

Aux manettes de ce nouveau restaurant, des vieux de la vieille issus de la même famille que les auvergnats tenant le Select. L’adresse tourne déjà à plein régime, avec une terrasse qui ne désemplit pas grâce à sa belle exposition plein soleil. Les produits sont de qualité et le poisson vient de la Poissonnerie du Dôme, gage de fraîcheur indiscutable.
A l’intérieur, de belles boiseries en chêne, des banquettes confortables et un magnifique carrelage accueillent les nouveaux clients.

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La carte. Les prix sont raisonnables pour le quartier. Plat du jour à 14-16 €, lasagnes de légumes grillés et mozzarella à 15,40 €, pavé de cabillaud/tagliatelles à 17,50 € ou encore  tartare de boeuf à 15 €. Les desserts tournent à 7 ou 8 € (gâteau mi-cuit au chocolat, riz au lait, baba au rhum …).

La formule à 17,50 € : plat du jour, verre de vin et café. J’ai déjà essayé deux fois cette formule. D’abord, avec une selle d’agneau et sa salade (en photo). Le plat était excellent, original et très bien cuisiné. La deuxième fois, j’ai testé la joue de lotte en croûte de Savora et sa compotée de légumes. Le poisson était d’une grande finesse, fondant en bouche et les légumes frais se mariaient parfaitement au plat. Le jeu des textures et des saveurs était fascinant.

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Je vous conseille tout particulièrement leur tartare poêlé aller-retour, servi avec de délicieuses et fondantes pommes de terre « rattes » et sa salade. Le tartare coupé au couteau est rarement aussi bien assaisonné dans les restaurants. Définitivement, le Charivari est une belle brasserie qui trouvera bien vite sa clientèle d’habitués, si ce n’est déjà fait !

Charivari, 143 boulevard Raspail, Paris 6ème

à l’angle de la rue Bréa, métro Vavin

(la brasserie n’est pas encore référencée sur Cityvox et Qype).

Critique : Hugo&Victor, pâtisserie snob.

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Depuis quelques mois, la dernière tendance parisienne est d’ériger la pâtisserie au rang de la joaillerie, en lui associant des prix vertigineux pour quelques grammes seulement de pâte.

Désormais, ce virage déjà largement pris par la célèbre Pâtisserie des rêves (rue du Bac), tourne dans un cynisme à peine dissimulé. Depuis longtemps, le goût est passé au second plan, à l’instar du visuel, de la beauté toute relative des matières et des textures de ces œuvres sucrées. Et tout le monde crie au génie.

Et voilà qu’il y a quelques semaines, deux amis Sylvain Blanc (polytechnicien) et Hugues Pouget (chef pâtissier) décident d’ouvrir leur toute première boutique dans le 6ème arrondissement, à deux pas du Lutetia et du Bon Marché. La boutique s’appelle Hugo&Victor. Ouaf ouaf le jeu de mot renversant et décomplexé, les gâteaux s’appellent tous Hugo et Victor. Ils se déclinent ensuite en différentes versions : Hugo au chocolat, Victor au caramel puis Hugo revient à la vanille etc. C’est un peu comme Martine à la plage qui nous abreuvait à chaque numéro de ses nouvelles péripéties. Les gâteaux sont snobs (il faut le faire pour des pâtisseries), narcissiques, aux intitulés pompeux. Ils se cachent tous derrière une vitre blindée qui marque bien la distance abyssale entre le client et le gâteau. On n’hésite presque à demander la clé pour pouvoir les sentir. D’ailleurs c’est bien ça le problème de ces nouveaux magasins … ils ne sentent strictement plus rien.

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Comptez 5 ou 6 € pour le petit éclair au chocolat,  la sphère chocolat caramel ou encore la tarte au combawa. Heureusement, les créateurs de cette pâtisserie ont même pensé à créer un coin « réservé aux pauvres », avec des viennoiseries à 2 ou 3 €. Nous avons pris un petit gâteau au chocolat et un cake à l’orange (4,40 € au total).

Verdict. Le gâteau au chocolat n’est pas mauvais. Il est croquant et léger avec son chocolat fondu déposé sur le dessus. Mais le cake à l’orange plombe la première impression positive. Pour les autres gâteaux, d’après ce que j’ai lu sur d’autres blogs, le visuel est soigné mais c’est un peu faiblard une fois en bouche.

Vous l’aurez compris, Hugo&Victor propose un choix très restreint de pâtisseries pas forcément mauvaises, mais relativement quelconques pour les prix affichés. Une constatation qui vient confirmer encore une fois que la pâtisserie est devenue terriblement élitiste.

Hugo&Victor, 40 boulevard Raspail, Paris 6ème

Café Marly : un verre en terrasse, face au Louvre. Costes.

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Le premier dimanche de chaque mois, le Louvre a la bonne idée d’ouvrir ses portes gratuitement. L’occasion de redécouvrir quelques-unes de ses œuvres majeures. De notre côté, nous en avons profité pour faire un tour dans les appartements Napoléon III autrefois occupés par le Ministère des Finances. Petit tour aussi par le Salon des Bronzes pour jeter un coup d’œil au plafond repeint par Cy Twombly. Somme toute, pas très réussi.
Pour finir, un détour par la Galerie d’Apollon pour sa vue imprenable sur Paris et la Seine.
Après cette promenade hautement culturelle, retour à des choses plus terre-à-terre en allant prendre un verre au café Marly, exposé plein soleil.

L’hôtesse d’accueil charmante, a visiblement trouvé son aire de jeu avec ce café tout en enfilade le long des colonnades du Louvre. Un véritable podium de défilé que les serveuses n’hésitent pas à utiliser à outrance, comme de vrais mannequins.

L’endroit est très chic avec ses fauteuils en toile blanche et ses tables discrètes. La vue sur le Louvre et sa pyramide est imprenable. On retrouve bien la pâte Costes avec ses serveurs ultra branchés et une carte toujours aussi formatée : club sandwich accompagné de chips à 18 €, cheeseburger à 20 €, coca à 5 € (En pression. C’est nul mais ils ont au moins l’honnêteté de le dire), thés à 6 €, chocolat à 5 €, coupe de champagne à 11 €, verre de vin à 7 €.

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Bien sûr c’est très cher, mais on trouve quelques bonnes surprises comme ce chocolat viennois à 6 €. Et dire que n’importe quel café du coin qui souhaite amortir sa nouvelle déco achetée chez Maison Richard, vous le facturera le même prix. Surprise également pour le gin tonic à 10 € avec du Gordon, tout à fait abordable et même moins cher que dans la plupart des bars parisiens.

Nous avons pris un gin tonic, deux cafés et un verre de Sancerre. Le service est rapide, précis et très courtois (décidément, le mythe des serveurs costiens serait-il infondé, ou datant d’une époque révolue ?). Le gin tonic est excellent, la maison ne lésine pas sur les quantités de Gordon. Le verre de vin est quant à lui moyen, mais les cafés sont corrects.

Malheureusement ce café est installé au royaume des courants d’air. En mi-saison, c’est un peu juste malgré les radiateurs installés au -dessus des clients. Nous y reviendrons sûrement un soir d’été pour boire un verre. Le café Marly ferme à 2h. De-là à y manger, je ne m’aventurerai pas jusque là. Les plats autour de nous avaient l’air bien quelconques pour leur prix.

Café Marly, 93 rue de Rivoli, Paris 1er

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