Archive | juillet 2010

Critique : Matsuri Passy, coupelles et tapis roulant.

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Après une séance ciné au Majestic Passy, l’appétit pointait le bout de son nez et ce fut l’occasion de s’arrêter à la première adresse venue : Matsuri.
Ce restaurant japonais propose de nombreux plats servis dans des coupelles de différentes couleurs qui défilent sur un tapis roulant parcourant la salle toute entière. Chaque couleur est associée à un prix : de 2 € à 6 €.

J’avais déjà expérimenté le concept à La Défense, et plus récemment à Londres. Il faut dire que le concept marketing est plutôt bien léché.
D’abord le client est amusé par ce dispositif original, cela lui rappelle son enfance lorsqu’il admirait les yeux béat d’admiration son petit train qui faisait tchou-tchou sous le sapin de Noël.

Ensuite, le client a l’impression que ce n’est pas cher. Après tout, ce n’est que 3 € l’assiette, 4 € celle là, 6€ l’autre … Pourtant l’adage est bien connu, les petits rivières font les grands ruisseaux … et les petits plats qui s’enchainent finissent par faire des additions salées. Comptez 20 à 30 € par personne si vous ne désirez pas mourir de faim en sortant.Le concept est assez vicelard et les gérants ont compris toute la puissance du visuel. Comment voulez-vous résister à tous ces plats qui défilent devant vos yeux ?

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Et dans l’assiette ? Finie la plaisanterie, c’est là que le bât blesse car tous ces plats n’ont vraiment rien d’extraordinaire. Ils arrivent froids, alors que certains devraient être servis
chauds et croustillants. De leur côté, les sushis finissent par perdre de leur punch à force de défiler comme des stars.

On peut toujours commander un plat qui ne figure pas sur le tapis, il devrait avoir plus de chance d’arriver chaud. Enfin, lorsqu’on voit que les plats tout juste mis sur le tapis par les cuistos ne sont même pas chauds, on a matière à en douter.
Ensuite les ingrédients ne sont pas d’une grande qualité, il suffit de voir les toques blanches ouvrir froidement les sachets de surimi Coraya devant leurs clients, puis de les mettre en charpi pour ensuite les incorporer dans d’autres préparations.

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Même leur yokan est particulièrement fade. Moi qui adore pourtant cette pâtisserie à base d’haricots rouges que l’on peut déguster au salon de thé Toraya ou encore à l’épicerie japonaise Kioko (46 rue des Petits Champs, Paris 2ème).

Matsuri est donc un restaurant excessivement cher pour un repas expédié en trente minutes chrono.
Si vous voulez vraiment bien manger japonais, courez rue Sainte-Anne, on y mange divinement pour une dizaine d’euros !

Matsuri, 2 rue de Passy, Paris 16ème

Dossier : Les terrasses de l’été 2010.

Salons de thé

La pâtisserie des rêves de Longchamp

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Philippe Conticini fut l’un des premiers à bousculer les codes de la pâtisserie en élevant le gâteau au rang d’oeuvre d’art. Dans sa boutique, rue du Bac, les pâtisseries sont protégées par des cloches en verre qui les empêchent par la même occasion d’embaumer le magasin de délicieuses odeurs de crème, de chocolat ou encore de fruits. Sa boutique à l’ambiance un brin aseptisée n’en rencontre pas moins un succès incontestable.

D’ailleurs, Philippe Conticini a récemment inauguré une nouvelle adresse en plein coeur du très chic 16ème. Ambiance Alice au Pays des Merveilles, avec une petite terrasse d’une vingtaine de places et une formule pâtisserie + thé à 12 €.

111 rue de Longchamp, Paris 16ème

Métro : Rue de la Pompe ou Victor Hugo

Gelateria Alberto

Alberto est souvent présenté comme l’un des meilleurs glaciers de Paris.
A raison, car ses glaces servies en forme de pétales de roses sont tout simplement excellentes.
Alberto a même été désigné glacier officiel de l’opération politico-marketing Paris Plage.
Vous pourrez donc déguster l’une de ses glaces sur les berges de Seine, ou dans sa boutique, rue Mouffetard !

45 rue Mouffetard, Paris 5ème

Jardin intérieur du Mini Palais

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Un cadre idyllique pour boire un verre au soleil. Les prix sont raisonnables et on peut enchaîner par la visite gratuite du musée.

Sodas : 3 €

1 avenue Dutuit, Paris 8ème

Bars

Hôtel particulier Montmartre

Plus si particulier cet hôtel si l’on compte le nombre incalculable d’articles de journaux lui faisant éloge. L’hôtel particulier n’en reste pas moins une adresse originale à l’écart du vacarme de la ville. Pour entrer, il suffit de sonner et dire que vous venez pour boire un verre. Attention, les prix sont élevés pour le quartier.

Verre de vin 8 €, Cocktail 15 €

Pavillon D, 23 Avenue Junot, Paris 18ème

Hôtel Raphael

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On a beau connaître l’adresse par coeur, elle ne reste pas moins l’une des plus belles de Paris avec une vue imprenable sur la capitale et des prix aussi vertigineux que la hauteur de la terrasse.

Cocktails 23 €, sodas 20cl 7 €, boissons chaudes avant 18h 7 € (12 € après 18h)

17 Avenue Kléber, Paris 16ème

de 15h à 21h30

Apicius

Une envie d’hôtel particulier ? A défaut de vous offrir un charmant 1000 m^2 en plein coeur de Paris, l’Apicius est l’endroit idéal pour boire un verre dans un cadre prestigieux et dans le parc si le temps le permet, à quelques pas des Champs-Elysées.

Cocktails : 18 €

20 rue d’Artois, Paris 8ème
Fermé le samedi et le dimanche. fermeture annuelle en août
de 19h à 21h


Hôtel des grandes écoles

A deux pas de la place de la Contrescarpe, l’hôtel en retrait de la ville et de son agitation offre un cadre de paix idéal pour boire un verre, les pieds caressant le gazon fraîchement tondu. Lorsque le temps le permet, le petit-déjeuner continental à 9 € est servi à l’ombre des arbres.

75, Rue du Cardinal Lemoine, Paris 5ème

Restaurants

Terrasse du Kong

Le terriblement snob Kong en plein déclin de branchitude a décidé de réagir cet été, et inaugure sa nouvelle terrasse installée sous la verrière. Un décor d’intérieur pour un restaurant bel et bien en plein air.

Club sandwich 14 €, cheeseburger 17 €, desserts 10-14 €

1 rue du Pont Neuf, Paris 1er

Batofar

Jusqu’ici personne n’aurait eu l’idée d’aller au Batofar pour faire autre chose que d’y danser. Et pourtant le bateau ne chavire plus seulement sous l’effet de sa programmation musicale éclectique. Depuis quelques semaines, le Batofar offre une nouvelle terrasse sur le ponton de son bateau avec une formule à 19 € le midi comprenant le trio entrée/plat/dessert (25 € le soir).

Quai François Mauriac, Paris 13ème

Institut Goethe

Une adresse cachée où l’on peut manger tartes et salades sans se ruiner, installés sur la terrasse ensoleillée. Malheureusement, les horaires d’ouverture sont assez restreints : de 11h à 15h.

17 Avenue Iéna, Paris 16ème
réouverture le 15 Août 2010

Café Germain

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Un des derniers-nés de la dynastie Costes installé en plein coeur du quartier Saint-Germain-des-Prés. Si vous en avez l’occasion, demandez à être installé sur la micro-terrasse. Attention, seul les couples (d’amis ou d’amour) sont « autorisés » car cette micro-terrasse ne peut accueillir que des clients installés côte à côte. Cuisine de bonne facture et service correct.

Plats à la carte : 19 – 25 €

25 rue de Buci, Paris 6ème

Tir aux pigeons

Pour se sentir à la campagne sans sortir de Paris rien de tel que ce restaurant, ancien cercle privé et réservé à ses adhérents qui s’est ouvert depuis quelques années aux inconnus pour leur faire partager sa cuisine.

tartare à 16 €, filet de bar à 17 €, hamburger à 19 €, desserts à 11 €

Route de l’Etoile, Bois de Boulogne, Paris 16ème

Ralph’s chez Ralph Lauren

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La terrasse de l’été 2010, qui a fait du ramdam (on ne doit plus dire « buzz » paraît-il) dans tous les journaux culinaires, rubriques gastronomiques et blogs branchés. Prévoir une bonne dizaine de jours pour obtenir une table. Plats à la carte : 25 – 40 €

173 boulevard Saint-Germain, Paris 6ème

Critique : Aki, restaurant japonais rue Sainte-Anne, Okonomiyaki.

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Installé au beau milieu du quartier nippon, à quelques encablures de l’Opéra et de la Comédie Française, Aki est l’un des restaurants les plus courus de la rue Sainte-Anne. Espérer avoir une place passées 19h, relève d’une candide volonté. Dans ce genre d’adresses, il faut se la jouer « différent », être à contre courant des autres clients, ie. venir très tôt ou faire la fin du service … voire aider à débarrasser et faire la plonge.

Aki est réputé pour ses célèbres Okonomiyaki, dont raffolent paraît-il les habitants d’Hiroshima. L’okonomiyaki est une galette à base de farine de blé, d’oeufs et de chou accompagnée de morceaux de porc, crevettes ou fruits de mer, le tout cuit sur une plaque chauffante (teppan). Et pour finir une couche de sauce « Okonomi » faite d’un mélange de vinaigre de saké, de miel et de purée de légumes (cf. Wikipedia). Le tout est recouvert de Katsuobushi, autrement dit de bonite séchée, fermentée et fumée (la bonite est un poisson cousin du thon). Cette bonite, sous l’effet de la chaleur se meut comme des ailes de papillons et donne l’impression que la galette vit encore. Le spectacle est assez étonnant mais pas forcément très rassurant …
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Le restaurant dispose d’une petite sale au rez-de-chaussée, et d’une autre salle peu recommandable aux claustraux, en sous-sol. Les gens s’amassent souvent dans l’escalier en attendant de décrocher une table. Lorsqu’on est deux, se poser au comptoir est une expérience originale pour voir le cuisinier élaborer les plats à la demande.

Nous décidons de prendre un menu Okonomiyaki à 13,50 € et un Tori Teriyaki don, poulet sauté et caramélisé sur un lit de riz blanc à 9,50 € (accompagné d’une soupe Miso).
Le menu Okonomiyaki. Pour commencer l’inévitable soupe Miso comme on en trouve dans n’importe quel restaurant asiatique, puis une salade japonaise. La salade n’a vraiment aucun intérêt : des miettes de salade comme on en trouve dans un Bigmac, accompagnées de tomates sans goût et le tout recouvert d’une sauce vinaigrette. Hors sujet. Vient ensuite le plat de résistance, le fameux Okonomiyaki. Comme dit précédemment, le plat n’est pas banal, mais est-ce vraiment bon ? Le plat ne joue pas dans la finesse, le tout est assez pataud. La sauce est très vinaigrée, elle rend le plat écoeurant et bourratif. Personnellement, je n’ai pas aimé mais tout est affaire de goût.

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A. a eu plus de chance en prenant son Tori Teriyaki don. Des morceaux de poulet légèrement sucrés. Un plat fin et parfumé, une vraie réussite.
Nous avons accompagné notre repas de deux thés verts japonais. Nous avons osé réclamer du sucre. Certains me diront que c’est une hérésie, mais je ne suis pas fan du thé sans sucre. Nous avons senti comme un vent de panique en cuisine face à cette demande incongrue. Résultat, une coupelle de sucre rationné comme si la guerre nous menaçait.
Finalement, Aki ne m’a pas pleinement convaincu. Leur spécialité est à réserver aux froides soirées d’hiver où l’estomac réclame une pitence bien généreuse et calante. Pour le reste, le service est un poil désorganisé, et l’attente pour avoir une table déraisonnable.

Aki, 11bis rue Sainte-Anne, Paris 1er
pas de réservation possible

Critique : Bar panoramique du Printemps

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Après avoir consciencieusement ignoré le formidable potentiel de leur terrasse, Le Printemps et les Galeries Lafayette ont aujourd’hui décidé de les aménagerpour accueillir leur clientèle internationale. Depuis le début de l’été, les Galeries ont inauguré leur terrasse « chic », menée par la célèbre chef Fumiko Kono.

De son côté, le Printemps propose son nouveau bar panoramique, au dernier étage du magasin. Le lieu se cherche encore, hésitant entre le bar bling-bling d’une plage d’Ibiza et la guinguette du bord de la plage.

La terrasse est installée sur une plate-forme en teck, et dispose d’un bar rectangulaire en son centre.Il faut se servir soi-même puis s’installer à l’une des tables en plastique pour siroter son soda sur fond de musique dancefloor. Les boissons sont servies en canette (3,30 €).

Finalement, une bonne adresse avec une vue époustouflante et des prix plus que raisonnables. Malheureusement, le sol en lattes de bois rend la terrasse
assez vite insupportable lorsque le soleil approche le zénith.

Bar panoramique du Printemps, 64 Boulevard Haussmann, Paris 9ème

sodas en canette 3,3 €, coupe de champagne 10 €

Critique : Chez Françoise, aérogare des Invalides, le crash culinaire.

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C’est fou ce que les photos peuvent parfois être trompeuses. On sait très bien qu’il faut se méfier de ce genre de filouterie lorsqu’on choisit par exemple un hôtel pour éviter
de se retrouver avec un pédiluve rempli de verrues à la place de la piscine olympique décrite dans la brochure de voyage.
Mais on s’attend moins à ce genre de déconvenues dans le choix d’un restaurant. Et pourtant … Description alléchante, photos truquées, médias qui s’emballent; et vous foncez cahin caha sans même réfléchir.

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Bienvenue chez Françoise. Sur le papier glacé la déco a l’air chiadée, le restaurant installé dans l’aérogare des Invalides semble être un écrin de verdure avec sa belle terrasse
ensoleillée, fréquentée par politiciens et habitués du quartier. Seulement passé l’entrée de l’aérogare, c’est la belle douche froide. Pour accéder au restaurant, une batterie d’escalier glauque digne d’une bouche de RER. Le restaurant est installé au sous-sol, coincé entre un parking sous-terrain et sa sortie, puis quelques malheureux arbustes ici et là pour cacher le bétonnage environnant.
Nous sommes installés sur le côté droit de la terrasse, face au virage emprunté par les voitures sortant du parking. A chaque passage, nous prions pour que la voiture
ne finisse pas dans le décor du restaurant avec nous.

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La cuisine. Nous prenons sans hésitation la formule à 25,50 € comprenant une entrée/plat ou un plat/dessert.
L’entrée. Le caviar d’aubergine au fromage de chèvre décrédibilise déjà la cuisine de ce restaurant. Une épaisse couche de fromage étalée sans complexe en veux-tu
en voilà pour un résultat bien navrant. L’aubergine n’est même pas cuite, nul !
Les plats. Dans la même veine. La canette aux abricots est bien cuite mais son goût fondant est gâché par la fadeur du boulghour qui l’accompagne.
Le boulghour en salade, passe encore, mais l’associé à un plat fin comme la canette, je n’en vois pas l’intérêt. Le poisson rôti et ses légumes ne font pas mieux. Le plat n’a pas de goût, les légumes sont archi crus, qui l’eut cru ?

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Et puis arrive le le pompon du repas : le clafouti aux cerises. Ce dessert traditionnel est tout simplement inratable. Du moins,  c’est ce que je croyais jusqu’à ce jour-là.Wikipedia nous rappelle tout de même que « le clafouti est un gâteau composé de cerises masquées d’un appareil à flan. Traditionnellement, les cerises ne sont pas dénoyautées ».
Mais la pauvre Françoise a sûrement voulu jouer la carte de l’originalité en nous proposant un clafouti aux faux airs de crumble pas cuit, suintant le beurre à outrance. Un véritable étouffe-chrétien.

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Bref, 25,50 € par personne, pour une cuisine digne d’une cantine d’entreprise, ça en est trop !  Franchement, ne même pas arriver à proposer un caviar d’aubergine/chèvre et un clafouti décents, c’est désespérant. Ah j’oubliais, la serveuse trouve visiblement normal qu’on lui réclame 4 fois l’addition avant de l’obtenir. Nous … non.

Chez Françoise, Esplanade des Invalides, Aérogare Air France, Paris 7ème

Critique : La Villa, nouveau temple de la nuit, avenue de Friedland.

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Ouvert en décembre dernier, la Villa est le dernier des bar-restaurants lancé par Addy Bakhtiar, à qui l’on doit déjà la Paiva, le Régine’s ou encore le Showcase.
Avec un tel Curriculum Vitae débordant de ces adresses snobinardes, il fallait s’attendre à un resto de plus flirtant le snobisme.

Et pourtant, la Villa réserve une agréable surprise. A deux pas de l’Arc de Triomphe, le bar/resto a élu domicile sur l’avenue de Friedland peu habituée à accueillir de tels temples
de la mode.

La déco est plaisante avec son élégante terrasse aux sièges recouverts de coussins blancs. A l’intérieur, les tables en marbre se marient aux murs plaqués bois,
miroirs rectangulaires aux contours chocolat, et canapés capitonnés noir et blanc. Un piano trône également au milieu du bar, sublimé par une lumière tamisée.
La clientèle est jeune, belle et glamour comme toujours dans les lieux branchés.

 

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La carte. D’un côté les cocktails classiques à 14 €, de l’autre les créations à base de vodka, rhum, pamplemousse, cerise et autres alcools inconnus, à 16 €.
Il ne vaut mieux pas s’aventurer dans les cocktails créations comme le Hemingway. Ils ne sont certes pas mauvais, mais nagent dans
une banquise de glaçons (on se croirait retourner chez Starbucks à avoir commandé un frappuccino !).
Préférez un grand classique comme le Gin Tonic, très généreux en alcool.

Nous étions venus pour entendre le piano bar censé commencer vers 23h. A minuit passé, toujours rien. La pianiste était encore retenue dans un autre bar, et allait bientôt arriver. Dommage !

La villa est actuellement dans une période de rodage. Le service est encore plaisant et les cocktails classiques corrects.
Avec le temps ils apprendront sûrement à manier l’art d’envoyer promener leurs clients un peu trop exigeants … comme souvent dans ce genre d’adresses . En attendant, courez-y !


La Villa, 37 avenue de Friedland, Paris 8ème

coupe de champagne brut à 14 €, rosé à 18 €

Critique : Starbucks Victor Hugo, le spectacle de rue.

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Aller au Starbucks à Victor Hugo, c’est un peu comme prendre son ticket pour assister à un spectacle qui promet d’être poilant. D’un côté le touriste qui n’a toujours pas compris que le meilleur café se trouvait dans le troquet du coin, de l’autre des jeunes pré-pubères roulant des mécaniques avec leur scoutter, marqués de la tête aux pieds par les logos de grandes marques, accrochés à leur portable et scandant « oh, c’est trop dur la vie en BlackBerry ! ».

Prix du spectacle ? 6,40 € pour un grand jus d’orange et un cookie pépites de chocolat … le temps d’un petit déj honteusement cher. Le jus d’orange est bas de gamme, sûrement coupé à l’eau, et la pâte du cookie n’est même pas cuite. Que du bonheur.
Finalement, il n’y a plus que la terrasse pour se consoler. Cheveux au vent, et fermant les yeux pour ne pas voir les tables jonchées de détritus et les serveurs
extatiques attendant l’option « nettoyage automatique » de leur terrasse.

Starbucks Victor Hugo, 90 Avenue Victor Hugo, Paris 16ème

Critique : Le voltigeur, l’éloge du formica.

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Le Voltigeur est le café « je-m’en-foutiste » par excellence, narguant le quartier enfermé dans ses carcans terriblement snobs. Mais l’insolent connait le chemin des écoliers et ce qui leur fait plaisir.Comme ces michokos servis avec le café, ou encore ces cacahuètes entières accompagnant volontiers un monaco ou un panaché. Et histoire de dire qu’ici on s’en fout, les sodas sont servis en bouteille plastique au format 50 cl.

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Les tables en formica et le service à la cool ne viendront pas noircir le tableau. Tellement déconcertant ce café, et finalement … tellement bien !

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Le voltigeur, 45 rue des Francs Bourgeois, 75004 Paris

(Au croisement de la rue des hospitalières de Saint-Gervais)
Soda (50cl) 4,20 €, Café 2,40 €

Fête Foraine du Jardin des Tuileries : chaises volantes et prix au sommet.

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Cet été si l’ennui commence à vous guetter, pourquoi ne pas faire un tour au jardin des tuileries dans lequel est installé depuis le 26 Juin la célèbre fête foraine.
Cette année la fête s’équipe de manèges à sensations comme la sphère élastique qui vous propulse à des dizaines de mètres de hauteur en vous filmant en train d’agoniser, ou encore le fameux tapis roulant qui vous retournera le cœur.Même les chaises volantes traditionnellement installées à côté de la grande roue a pris du poil de la bête. Fini le côté rétro avec répliques de peintures anciennes. Désormais, les chaises tournent plus vite, et montent plus haut. D’en haut, la vue est à couper le souffle, un sentiment de liberté incommensurable qui donne l’impression de marcher sur les arbres, et d’épouser l’ensemble de la ville, du Louvre jusqu’à la Tour Eiffel. Une belle leçon de voltige à 4 € tout de même.

Pour les moins téméraires, la grande roue se couvre cette année puisque les cabines sont désormais entièrement fermées. Bientôt elles seront certainement climatisées, avec distributeurs de canettes intégrés. En tout cas, ces cages à lapins rencontrent toujours un franc succès, même si désormais il faudra se passer du cliché « cheveux au vent ».

Malgré les protestations des riverains et des défenseurs du parc qui accusent les lourdes installations d’affaisser le sol, la fête des tuileries, sûrement aveuglée par l’argent, semble encore avoir de belles journées d’été devant elle … pour le bonheur des petits et plus grands !

Fête foraine du jardin des Tuileries, Paris 1er

Jusqu’au 22 Août

horaires :

11h à 23h45 en semaine,

11h à 00h45 vendredi samedi et veilles de jours fériés

Métro : Tuileries (ligne 1)

Cococook s’installe rue de Seine, à Saint-Germain.

Début difficile pour Cococook qui vient d’ouvrir sa nouvelle adresse en plein cœur de Saint-Germain, rue de Seine à quelques mètres du glacier Grom. Le succès est timide pour cette enseigne déjà installée rue Charlot en plein cœur du Marais, où j’avais déjà essayé leur excellent carrot cake (voir article …).Pas sûr que cette adresse réussisse à s’imposer dans cette rue à quelques mètres de Da Rosa et du restaurant Pères & Fils. La déco toute de blanc immaculée façon hosto est glaciale, et la terrasse n’est pas « assez » pour le quartier …
peut-être que l’adresse trouvera-t-elle une clientèle du midi ? C’est tout ce qu’on lui souhaite !

Cococook, 64 rue de Seine, Paris 6ème

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