Critique : Matsuri Passy, coupelles et tapis roulant.

matsuri2.jpg

Après une séance ciné au Majestic Passy, l’appétit pointait le bout de son nez et ce fut l’occasion de s’arrêter à la première adresse venue : Matsuri.
Ce restaurant japonais propose de nombreux plats servis dans des coupelles de différentes couleurs qui défilent sur un tapis roulant parcourant la salle toute entière. Chaque couleur est associée à un prix : de 2 € à 6 €.

J’avais déjà expérimenté le concept à La Défense, et plus récemment à Londres. Il faut dire que le concept marketing est plutôt bien léché.
D’abord le client est amusé par ce dispositif original, cela lui rappelle son enfance lorsqu’il admirait les yeux béat d’admiration son petit train qui faisait tchou-tchou sous le sapin de Noël.

Ensuite, le client a l’impression que ce n’est pas cher. Après tout, ce n’est que 3 € l’assiette, 4 € celle là, 6€ l’autre … Pourtant l’adage est bien connu, les petits rivières font les grands ruisseaux … et les petits plats qui s’enchainent finissent par faire des additions salées. Comptez 20 à 30 € par personne si vous ne désirez pas mourir de faim en sortant.Le concept est assez vicelard et les gérants ont compris toute la puissance du visuel. Comment voulez-vous résister à tous ces plats qui défilent devant vos yeux ?

matsuri1.jpg
Et dans l’assiette ? Finie la plaisanterie, c’est là que le bât blesse car tous ces plats n’ont vraiment rien d’extraordinaire. Ils arrivent froids, alors que certains devraient être servis
chauds et croustillants. De leur côté, les sushis finissent par perdre de leur punch à force de défiler comme des stars.

On peut toujours commander un plat qui ne figure pas sur le tapis, il devrait avoir plus de chance d’arriver chaud. Enfin, lorsqu’on voit que les plats tout juste mis sur le tapis par les cuistos ne sont même pas chauds, on a matière à en douter.
Ensuite les ingrédients ne sont pas d’une grande qualité, il suffit de voir les toques blanches ouvrir froidement les sachets de surimi Coraya devant leurs clients, puis de les mettre en charpi pour ensuite les incorporer dans d’autres préparations.

matsuri3.jpg

Même leur yokan est particulièrement fade. Moi qui adore pourtant cette pâtisserie à base d’haricots rouges que l’on peut déguster au salon de thé Toraya ou encore à l’épicerie japonaise Kioko (46 rue des Petits Champs, Paris 2ème).

Matsuri est donc un restaurant excessivement cher pour un repas expédié en trente minutes chrono.
Si vous voulez vraiment bien manger japonais, courez rue Sainte-Anne, on y mange divinement pour une dizaine d’euros !

Matsuri, 2 rue de Passy, Paris 16ème

Inscrivez-vous

Subscribe to our e-mail newsletter to receive updates.

Aucun commentaire.

Laisser un commentaire

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl