Archive | août 2010

Critique : Café Restaurant Atmosphère, canal Saint-Martin : l’adresse rêvée.

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« Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » claironnait Arletty en 1938 dans le célèbre film Hôtel du Nord. Aujourd’hui, c’est un café/restaurant qui reprend un extrait de cette fameuse réplique pour accueillir ses clients au bord du Canal Saint-Martin. Le soir, le canal est envahi par la jeunesse venue « pique-nicoler ». L’ambiance est festive et les cafés sont parfaits pour profiter de cette « atmosphère » si joyeuse.

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Ce soir là, nous avions deux jeunes anglais style Charlie Winston, néo-bohémiens, guitares à la main qui chantaient talentueusement du folk. Ce n’était pas un groupe payé par le restaurateur, juste des clients parmi tant d’autres qui chantaient doucement comme s’ils se parlaient entre eux.

L’instant était hors du commun, même s’il nous plongeait plus ou moins volontairement dans une ambiance surannée un brin « clichée ». Mais les clichés ont parfois du bon !

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La carte. Sodas à 4 €, café à 1,8 €, verre de sauvignon à 4 €. Les prix sont raisonnables. Subjugués par les lieux et titillés par notre gourmandise, nous n’avons pas résisté au feuilleté pommes cannelle façon Malika, la patronne du bar, à 6,5 €. Le dessert est généreux et s’accompagne sans rechigner d’un bon verre de blanc. Et en plus, le service est efficace et l’accueil charmant.

Atmosphère, 49 rue Lucien Sampaix, Paris 10ème

Air France : plateaux repas, petit-déjeuner et dîner.

Les vacances riment souvent avec transport. Transport avec avion, et avion parfois avec Air France. Mais la compagnie française résonne depuis quelques temps avec plateaux repas low cost. Un comble pour un transporteur qui a toujours voulu garder une certaine image « haut de gamme » !

En juin, je me suis accordé quelques jours de vacances à Cannes, et voilà comment AF traite ses voyageurs.

Vol AF 6206, Départ 9h30 Paris Orly --> Nice

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Le soleil vient de se lever, c’est l’ami du petit-déjeuner qui a du faire la bringue toute la soirée et qui se lève la gueule enfarinée avec un breakfast neurasthénique. Croissant à la texture plastique, thé qui n’infusera probablement jamais. Hum … heureusement que l’issue de secours de l’avion est verrouillée.

Vol AF 6241, Départ 21h05 Nice --> Paris Orly

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Près de 3/4 d’heure de retard à cause d’une grève du zèle de ces messieurs contrôleurs aériens. Heureusement, un bon diner nous attend à bord de l’avion :
fini le vieux sandwich au goût de carton, désormais place au gâteau sec et boisson fraîche en guise de dîner.

Air France chercherait-elle à nous mettre à la diète ? ou chercherait-elle à nous faire payer ses beaux plateaux repas signés Starck qu’elle distribue sur les vols moyens-courriers ?

Critique : Fouquet’s Cannes, Hôtel Majestic. Poudre aux yeux.

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Aller au Fouquet’s, c’est assouvir une attirance pour le bling-bling, se risquer à fréquenter les hautes sphères du pouvoir et des people. C’est aussi, affronter une cuisine toute aussi superficielle que la clientèle venue la tester.

Le restaurant est chic, cela va sans dire, avec ses parasols rouges et son mobilier en osier. En basse saison, la clientèle est un peu moins « too much » que pendant le festival ou l’été, mais le service est déjà gangrené par la mauvaise humeur de leurs serveurs. La demoiselle râle dès le début du repas parce qu’elle s’est trompée en amenant une Badoit au lieu d’une Saint-Pellegrino. Le déjeuner s’annonce … charmant.

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Nous n’avons plus qu’à nous plonger dans la carte formatée du restaurant.  Au menu, une formule à 29 € comprenant une entrée/plat ou un plat/dessert. Le choix des plats frôle la neurasthénie et leur carte ne change pas d’un iota d’une semaine à l’autre. Pour un restaurant de cette catégorie, c’est un peu limite … Désabusés, nous commandons les deux seuls plats disponibles dans la formule : le foie de veau poilé et le suprême de pintade.

Arrivée des plats. Dans le premier, la salière a dû être renversée au petit bonheur la chance. La viande est trop cuite alors que nous l’avions demandée rosée. Heureusement la purée qui l’accompagne est correcte. Du côté de la pintade, elle ressemble à ses congères assises aux tables voisines : fade et sévère. Et ce n’est pas les endives très acides ni les pommes de terre sorties de la boîte qui vont rattraper le plat.
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Deuxième round : les desserts. La crème brûlée est vraiment réussie avec sa glace framboise servie dans une verrine. Mais le fondant chocolat est écoeurant, avec une présentation cantoche pas des plus appétissantes. Je vous vois venir, non ce n’est pas une bouse de vache, mécréants ! Le dessert est tout de même rattrapé par une glace pistache excellente, faite maison.

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Et le clou du spectacle : le café accompagné de son quart d’heure d’attente. On ronchonne face à la lenteur du service, et on finit par s’asseoir sur des excuses qui n’arriveront jamais. Il n’y a plus qu’à se consoler avec les bonbons servis dans un bocal accompagnant l’excellent café.

Que conclure ? C’est snob, cher, sans grand intérêt et le service manque cruellement de professionnalisme. On sent bien que si on forçait un peu notre exigence, on se ferait vite rabrouer par des serveurs à la limite de l’insolence.

Le Fouquet’s Cannes, Hôtel Majestic, 10 Boulevard de la Croisette, 06400 Cannes

Exposition Monet et l’abstraction au Musée Marmottan, Ranelagh

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Claude Monet – Impression, soleil levant, 1873 – Huile sur toile,48 × 63 cm – Paris, musée Marmottan Monet, inv. 4014 – © musée Marmottan Monet, Paris / Bridgeman Giraudon 

Le musée Marmottan accueille jusqu’au 26 septembre l’exposition « Monet et l’abstraction », dans les sous-sols de son hôtel particulier. Installé dans le quartier Ranelagh, le musée tente de nous démontrer avec plus ou moins de succès le lien entre les tableaux de l’impressionniste et ceux de maîtres de l’abstraction qui en aurait puisé leur inspiration.
Sur les cartels à côté des oeuvres, on peut lire ici et là qu’il existe des « affinités évidentes avec l’oeuvre du peintre impressionniste français ».
Pourtant, il n’y a rien de moins évident que de démontrer une évidence.
Certaines explications sont tirées par les cheveux, manquant considérablement de rigueur et exposant des explications pour le moins alambiquées, pour ne pas dire aussi nuageuses que certains tableaux de Monet.  La démarche était pourtant intéressante mais mériterait une exposition plus riche en tableaux et des explications plus étoffées.

On s’en remettra à son imaginiation pour une exposition qui reste tout de même intéressante, si ce n’est que pour redécouvrir certains tableaux du maître impressionniste et attendre la grande exposition Monet qui doit se tenir au Grand Palais à la rentrée, à partir du 22 Septembre 2010.

Musée Marmottan, 2 rue Louis-Boilly, Paris 16ème
jusqu’au 26 septembre
de 11h à 18h, nocturne le mardi jusqu’à 21h, fermé le lundi
plein tarif 9 €, tarif réduit 5 €

Point WC : les toilettes tendances, Caroussel Louvre, Champs-Elysées, Printemps.

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Ah la France : pays de la mode, de l’architecture, du glamour et du luxe … Et pourtant, notre cher pays a toujours été fâché avec la propreté de ses toilettes publiques. Odeurs nauséabondes, propreté douteuse, entretien à la dérive, équipements désuets …
A Paris, JC Decaux essaie pourtant de nous réconcilier avec ses nouvelles sanisettes à la ligne plus épurée : distributeur d’eau, voie suave féminine qui vous intime l’ordre de sortir pour lui permettre d’effectuer son nettoyage … Pourtant rien n’y fait, les toilettes publiques ne réussissent pas à faire oublier leur réputation sulfureuse.

Mais le vent tourne, et une brise de propreté souffle sur la planète terre boostée par le boom de la déco d’intérieur. Je me souviens lors d’un voyage en Chine avoir vu le spectacle effarant  des toilettes du monastère des moines Shaolin, dans la province du Henan. Depuis cette expérience, la relative saleté des toilettes françaises me laisse dans une indifférence totale. Là-bas à l’époque, c’était l’apocalypse : des monticules de défécations, des murets de séparation hauts comme trois pommes, et une rigole d’urine pour simuler l’écoulement d’un tranquille petit ruisseau.
Je vais sûrement en décevoir certains, mais vous n’aurez plus la chance d’assister à ce spectacle inoubliable puisqu’en 2008 ce champ de ruine a été remplacé par des toilettes flambant neuves de 430 000 $ toutes équipées avec télés LCD et personnels assurant la propreté des lieux.
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En France, certains opportunistes ont flairé la bonne affaire et se sont lancés dans le filon des  toilettes tendances. C’est ainsi que l’ancien publicitaire Eric Salles, a eu l’ingénieuse idée d’ouvrir des cabines WC haut-de-gamme dans Paris pour le plus grand plaisir des propriétaires des lieux comme le Printemps Haussmann, qui se libèrent ainsi d’une charge d’exploitation  qui ne les intéressait guère.
Au Carrousel du Louvre, c’est encore mieux. Les toilettes publiques gratuites ont été supprimées lors de la rénovation des « Restaurants du monde » gérés par Autogrill. Désormais, la seule solution pour se soulager est d’aller chez Point WC et s’acquitter d’un euro. Face à ce monopole de la cuvette, le pigeon, en outre le client lambda, n’a plus qu’à alléger sa vessie pleine en payant.

Le test. Commençons par jeter un coup d’œil au profil Facebook de la marque, il vaut son pesant de cacahuètes. Je cite : Point WC est un « véritable boudoir du XXème siècle, lieu magique où il fait bon se ressourcer, pause détente, POINTWC est un lieu unique ».
Mais la grande force de Point WC, c’est aussi de proposer un véritable show-room. Tous les articles sont à vendre : cuvettes, rouleaux Renova, brosses WC, abattants … il y en a pour tous les goûts.
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Comme je suis consciencieux dans la rédaction de mes articles, j’ai dû me dévouer et aller tester ces fameuses cabines. Sèche-mains Tyson, lumières tamisées et cabines thématiques : zen, enfant, bcbg et ethnique pour les femmes, high-tech pour les hommes. Pourtant rien de très high-tech. Seulement, un simple habillage en bois et quelques faux-plafonds cachant les chemins de câbles. On confond parfois luxe et propreté. L’un n’implique pas forcément l’autre.

Le prix.
Cabine WC tendance, 1 €, Toilettes SPA japonais, 1,5 €

Pour ceux qui ne connaissent pas, le WC japonais permet de s’affranchir de l’usage abusif du papier toilette, grâce à un système révolutionnaire qui vous asperge le siège arrière d’eau pure.

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin, le listing des services scatologiques proposés par Point WC. D’abord le personnel shopper qui vous aidera à, je cite, « réaliser vos envies ». Il fallait oser l’expression « réaliser vos envies », ils l’ont fait.
Enfin, vous pouvez toujours vous replier sur l’abonnement papier toilette, « l’idée cadeau chic de Noël ». Comme le dit si bien le site internet de Point WC : « Un cadeau unique et personnalisable à offrir à votre famille et vos amis : Sous le sapin, une boîte luxe avec trois rouleaux de couleur. Dedans, un bon abonnement pour 3, 6 ou 12 mois de papier toilettes. Choisissez vos couleurs, retournez votre bon à POINTWC et recevez tout au long  de l’année votre papier toilette à domicile. A partir de 45 euros l’abonnement de 3 mois ».
Le premier qui aurait le bon goût de m’offrir un cadeau pareil à Noël, se verra obligé de le déguster jusqu’à la dernière feuille, rouleau carton inclus.

Adresses :

Galerie Elysées 26, 26 avenue des Champs-Elysées, Paris 8ème
Printemps Haussmann, 69 boulevard Haussmann, Paris 9ème
Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli, Paris 1er 

Exposition Willy Ronis, Monnaie de Paris, derniers jours.

Willy Ronis, une poétique de l’engagement

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Plus que quelques jours pour voir cette exposition très réussie retraçant la carrière de Willy Ronis, au Musée de la Monnaie. L’occasion de découvrir certains clichés méconnus de l’artiste photographe et de revoir quelques instants volés pris au fil du temps dans Paris et ses environs.

Monnaie de Paris, 11 Quai de Conti, Paris 6ème
Jusqu’au 22 Août, Plein tarif 7 €, Tarif réduit 5 €
Longues queues à prévoir si vous n’avez pas de billets coupe-file
tous les jours de 11h à 19h, nocturne jusqu’à 21h30 le jeudi, fermé le lundi

La Rhumerie Saint-Germain en travaux, réouverture prochaine.

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Bouffées de stress, mouvements de panique … c’est au moins la réaction qu’on est en droit de ressentir lorsqu’on découvre la Rhumerie fermée, vitres au blanc d’Espagne, et sans âme qui vive. On se dit que ça y est, cela devait arriver un jour, la Rhumerie est morte. Carte trop bon marché, adresse prestigieuse … et on se met à fantasmer les histoires les plus fantasques pour expliquer sa fermeture.
Que les anxieux se rassurent, il ne s’agit pourtant que de travaux de réaménagement. La Rhumerie devrait réouvrir neuve et clinquante lundi 23 août 2010. Espérons que le décor cubain ne changera pas, et que les futurs clients ne paieront pas les frais de la nouvelle déco …

 En photo, la fameuse Assiette Créole.

Critique : Jardin du Petit Palais, café au soleil.

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Pour parler dans le jargon abscond actuel, le temps est aux lieux « multimodaux ». Les lieux d’échanges deviennent multimodaux, la culture est multimodale, et la sottise … l’est parfois tout autant.
Le domaine de la restauration n’est pas épargné et joue parfois la carte de cette complexité. Les hôtels doivent impérativement avoir leur petit bar branché, le salon de thé doit également proposer une bibliothèque et le musée doit impérativement avoir … son restaurant. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est amplifié.

Exit la cafet’ du musée, on n’est pas ici pour fluncher, mais pour snacker chic.
Les exemples sont légions : le Saut du Loup au Arts Décoratifs, les Ombres au Quai Branly, le Mini-palais au Grand Palais, le George au Centre Pompidou … sans oublier le Jardin du Petit Palais installé comme son nom l’indique, dans le Petit Palais.
Joyau de l’architecture du XIXème siècle, le Petit Palais a longtemps été délaissé par les parisiens. Il faut dire qu’avant sa fermeture pour rénovation, le Musée n’était guère attirant. Pour climatiser l’espace et préserver ses œuvres, le musée s’enlaidit de stores et de faux plafonds filtrant la lumière et anéantissant la splendeur de cet édifice.
Mais après d’importants travaux de rénovation, le Musée a enfin retrouvé sa beauté d’antan : verrières et baies vitrées, péristyle ouvert et bain de lumière envahissant ce bâtiment conçu par l’architecte Charles Guirault.
Depuis 2006, le musée propose de se restaurer dans son nouveau café installé sous les arcades de la cour intérieure. L’atmosphère est paisible, face au bassin d’eau aménagé autour de palmiers et autres arbres exotiques.
La terrasse étant exposée plein soleil, les places sont vite prises d’assaut. Si bien que certains s’installent sur les marches même si les pancartes l’interdisent en théorie.
Il faut se servir soi-même à l’intérieur mais les prix sont corrects. Les plateaux et couverts ont un design soigné, très épuré et géométrique.
Assurément un endroit idéal pour prendre le petit-déjeuner ou un « goûter », un livre à la main et les lunettes de soleil à proximité.

La carte : extraits.
Sandwiches 4-6 € et club Sandwich 12 €
Salades 8 €, Tartare 10,60 €
Desserts (cheese cake, riz au lait, crumble, fontainebleau, brownie …) 4 €
Café 2,50 €, Thé 3,5 €, Sodas 3 €

Jardin du Petit Palais, 5 Avenue Dutuit, Paris 8ème
de 10h à 17h, accès au café gratuit

Critique : restaurant Ralph’s Lauren, Saint-Germain des Près, l’excellence au service du chic.

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 Certains restaurants ne sont destinés qu’à alimenter les conversations des dîners mondains et soirées branchées parisiennes. Mais heureusement d’autres ne servent pas qu’à bavasser, ils sont accessoirement de véritables bonnes adresses, comme le Ralph’s. La campagne publicitaire fut remarquable, extrêmement bien léchée. Certains journaux ont même franchi la frontière déontologique qui sépare leurs articles du véritable encart publicitaire. A peine, si le Ralph’s ne faisait pas partie du carnet du jour du Figaro, rubrique « Naissances ».

Obtenir une table dans le patio tant convoité n’est pas chose aisée. Il faut y aller au courage, essayer, réessayer et encore persister. Le tout est de ne jamais se décourager. L’affaire n’est pourtant pas gagnée tant que vous n’êtes pas installés. Pour obtenir une table dans le patio, il faut se la jouer « upper class », c’est patio non négociable, Darling.

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Et une fois à l’intérieur, le charme opère à une vitesse folle. Le patio très minéral est égayé par une masse végétale faite d’oliviers et de treillis installés sous les ogives des murets.Les lanternes et le sol pavé se chargent du reste en apportant leur charme à l’ambiance tamisée du lieu. Confortablement installés sur les coussins blancs des fauteuils en fer forgé, attablés devant des nappes blanches et pétunias en pot, il n’y a plus qu’à savourer l’instant présent. La réhabilitation de cet hôtel particulier germanopratin est particulièrement réussie. De quoi reléguer La Société des Costes au rang de has been. Sans parler des ring’ Deux magots et Flore, et de la nouvelle terrasse de l’Armani café plus proche de l’enclos à lapins que du dernier endroit tendance de Saint-Germain.

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La carte. Écrite en anglais, c’est une arme à double tranchant. Soit ça fait gargote infâme pour touristes déboulant de leur car, soit c’est le comble du chic pour un restaurant s’annonçant de haute volée gastronomique. Franchouillard adepte du « aïe woude laïke eu botteul of ouateur, plize, fank’iou », le déchiffrage de la carte s’annonce difficile.
Au menu : des burgers de 22 à 27 €, des viandes issues du ranch de Ralph et des fish&chips à des prix laissant échapper des tremolos dans la voix.
Nous laissons porter notre appétit par deux Ralph’s Burger à 27 € accompagnés d’une bouteille de Twin Oak Cabernet à 28 €. Le docile burger se laisse manger sans présenter la moindre résistance. La viande est tendre et épaisse, bien saignante. Le pain est moelleux, les « vegetables » les accompagnant pas mal non plus. Les frites sont croustillantes et servies généreusement.
Quant au vin, ce cabernet américain est une belle découverte qu’il serait dommage d’ignorer.

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Enivrés par les vapeurs éthyliques du Cabernet, nous commandons « négligemment » deux Carrot cake à 12 € l’unité, accompagnés de deux cafés. Le Carrot cake est un « awesome carrot cake ». Le café à 4 € est correct, à la française.

D’une manière générale, le service est efficace et serviable. Hormis la fin de notre repas, où le service de 22h sonnait déjà le glas de notre départ pour accueillir d’autres clients. S’ils avaient pu nous transporter sur les chaises assis, ils l’auraient fait sans aucune gêne. Malgré cette peccadille, le Ralph’s est une démonstration de tout ce que peut faire de mieux Paris : offrir des lieux résolument modernes, chics … et très onéreux.  

Restaurant Ralph’s, 173 Boulevard Saint-Germain, Paris 6ème
Compter 60 € par personne

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