Critique : Fouquet’s Cannes, Hôtel Majestic. Poudre aux yeux.

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Aller au Fouquet’s, c’est assouvir une attirance pour le bling-bling, se risquer à fréquenter les hautes sphères du pouvoir et des people. C’est aussi, affronter une cuisine toute aussi superficielle que la clientèle venue la tester.

Le restaurant est chic, cela va sans dire, avec ses parasols rouges et son mobilier en osier. En basse saison, la clientèle est un peu moins « too much » que pendant le festival ou l’été, mais le service est déjà gangrené par la mauvaise humeur de leurs serveurs. La demoiselle râle dès le début du repas parce qu’elle s’est trompée en amenant une Badoit au lieu d’une Saint-Pellegrino. Le déjeuner s’annonce … charmant.

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Nous n’avons plus qu’à nous plonger dans la carte formatée du restaurant.  Au menu, une formule à 29 € comprenant une entrée/plat ou un plat/dessert. Le choix des plats frôle la neurasthénie et leur carte ne change pas d’un iota d’une semaine à l’autre. Pour un restaurant de cette catégorie, c’est un peu limite … Désabusés, nous commandons les deux seuls plats disponibles dans la formule : le foie de veau poilé et le suprême de pintade.

Arrivée des plats. Dans le premier, la salière a dû être renversée au petit bonheur la chance. La viande est trop cuite alors que nous l’avions demandée rosée. Heureusement la purée qui l’accompagne est correcte. Du côté de la pintade, elle ressemble à ses congères assises aux tables voisines : fade et sévère. Et ce n’est pas les endives très acides ni les pommes de terre sorties de la boîte qui vont rattraper le plat.
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Deuxième round : les desserts. La crème brûlée est vraiment réussie avec sa glace framboise servie dans une verrine. Mais le fondant chocolat est écoeurant, avec une présentation cantoche pas des plus appétissantes. Je vous vois venir, non ce n’est pas une bouse de vache, mécréants ! Le dessert est tout de même rattrapé par une glace pistache excellente, faite maison.

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Et le clou du spectacle : le café accompagné de son quart d’heure d’attente. On ronchonne face à la lenteur du service, et on finit par s’asseoir sur des excuses qui n’arriveront jamais. Il n’y a plus qu’à se consoler avec les bonbons servis dans un bocal accompagnant l’excellent café.

Que conclure ? C’est snob, cher, sans grand intérêt et le service manque cruellement de professionnalisme. On sent bien que si on forçait un peu notre exigence, on se ferait vite rabrouer par des serveurs à la limite de l’insolence.

Le Fouquet’s Cannes, Hôtel Majestic, 10 Boulevard de la Croisette, 06400 Cannes

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