Critique : Brunch chez Drouant, Goncourt, vraiment raisonnable ?

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Vous ne rateriez sous aucun prétexte la dictée de Pivot ? Le Drouant est sûrement l’adresse qu’il vous faut pour vous imprégner des arts de la littérature française et de son élitisme exacerbé.
Si le nom de ce restaurant ne vous est pas étranger, c’est peut-être parce qu’il est le rendez-vous de l’Académie Goncourt qui chaque année décerne son célèbre prix dans les murs de ses salons. Une tripotée de vieilles barbes, saperlipopette, se réunit chaque mardi dans le salon Goncourt au 1er étage du restaurant pour discuter de l’actualité littéraire.
Cette bande juvénile officie depuis 1914 et a le couvert garanti à vie par la maison.
Mais les Goncourt ne sont pas les seuls à faire partie des murs de cette institution puisque le prix Renaudot y a également élu domicile.  Avec un si lourd héritage culturel, la cuisine se devait d’être irréprochable. Verdict avec le brunch domenical.

Le Brunch : Le P’tit Traînard par le chef Antoine Westermann, 32 €

Traînons nos vieilles carcasses jusqu’au 1er étage. Difficile de qualifier le fameux salon Goncourt : à mi chemin entre le salon Bussiness d’un Novotel au charme ravageur et une salle polyvalente old school dans le fin fond du 16ème.
Fauteuils en rang d’ognions devant notre table, et moquettes greiges à perte de vue. La gestion de l’espace de restauration n’est pas bien optimisée et la déco aurait sacrement besoin d’être rafraîchie.

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Faisons abstraction de ces peccadilles et commençons par commander les boissons chaudes : thé ou café, chocolat chaud hors programme, dommage. Les viennoiseries suivent rapidement, pas vraiment convaincantes. Et puis l’ensemble des victuailles arrive tout d’un coup. C’est assez frustrant car la désillusion arrive sans retenue. Si les plats avaient défilés les uns après les autres, nous aurions pu garder espoir d’un brunch copieux. Espoir anéanti lorsqu’on nous découvre stupéfait ce qui ressemble à un plateau repas. L’esprit cantoche, pourquoi pas, mais difficile de me convaincre avec une pitance ressemblant incroyablement à un plateau repas d’un vol long courrier, classe Eco.
Le plateau repas est décliné en 4 propositions gastronomiques. Pratique pour la critique et facile à numéroter.
1. L’oeuf mollet accompagné de jambon ibérique grande réserve : très réussi, cuisson de l’oeuf parfaite, jambon de grande qualité.
2. soupe de carottes à l’orange et concombre à la menthe : surfons sur la vague « veggie » et les bonnes poupoutes de grand-mère.
3. fromage blanc à la ciboulette accompagné de saumon fumé : le saumon est gras, le fromage blanc quelconque.
4. une salade de fruits exotiques :  neurasthénique.
Le plateau repas est accompagné d’un jus d’agrumes pressés et d’un verre de crémant d’Alsace. Ce n’est certes pas mauvais, mais pour 32 €, est-ce bien raisonnable ?

Drouant, 16-18 Place Gaillon, Paris 2ème

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