Archive | octobre 2010

Exposition Rubens, Poussin et les peintres du XVIIe siècle, Musée Jacquemart-André. Critique.

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Fort de ses précédentes expositions « Du Gréco à Dali » et « les Primitifs italiens » qui avaient su attirer le tout Paris, le musée Jacquemart André propose jusqu’à fin janvier 2011 une nouvelle exposition au succès prometteur : « Rubens, Poussin et les peintres du XVIIème siècle ».

L’occasion de redécouvrir les luxueux appartements de ce magnifique hôtel particulier avec son salon de musique à deux étages et sa coursive, sans oublier son jardin d’hiver et l’escalier à double révolution orné des fresques de Tiepolo.

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Puis c’est l’heure de patienter longuement avant de découvrir le cœur de l’exposition. Les pièces sont exiguës et il faut souvent jouer des coudes pour espérer lire les cartels et admirer les peintures. Le musée propose une soixantaine de tableaux qui retracent les deux grands mouvements artistiques du XVIIème siècle. D’un côté la peinture baroque flamande dont Rubens est le plus fidèle représentant, de l’autre le classicisme français mené par Poussin. Malheureusement, les œuvres de ces deux derniers ne sont pas très nombreuses et l’exposition est avare de tableaux. Finalement, le nom de ces deux grands peintres sur l’affiche n’est qu’un prétexte pour amadouer le chaland.

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On se consolera au salon de thé du musée toujours aussi agréable avec sa formule thé à 9 € comprenant un thé et une pâtisserie (ce jour-là, un délicieux craquant au chocolat avec une belle couche de nougatine croustillante).

Musée Jacquemart-André, 158 Boulevard Haussmann, Paris 8ème

Exposition jusqu’au 24 janvier 2011,

Entrée 10 € (tarif réduit 8,5 €)

Critique : Royal Monceau réouverture avenue Hoche. Salon de thé.

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Évènement cette semaine sur la luxueuse avenue Hoche avec la réouverture lundi dernier du Royal Monceau. Après la très médiatisée « Démolition party » qui avait réuni les happy few parisiens dans une orgie destructrice, le Royal rouvre ses portes après des mois de rénovation.

Entre temps, le palace a été racheté par le groupe asiatique Rafles. Rafles est surtout connu pour son célèbre palace singapourien qui en réalité n’en est pas un. Lors d’un voyage dans cette ville il y a quelques années, j’avais été particulièrement déçu par cette attraction touristique attirant des milliers de badauds qui rentrent et sortent comme dans un moulin. Et le fameux cocktail Singapore Sling tant acclamé dans les guides touristiques n’était guère plus convaincant. Servi dans un bar où les clients jettent frénétiquement les coquilles de cacahuètes à même le sol et où les pigeons s’invitent volontiers à votre table, ce cocktail payé au prix fort n’avait pas une once d’alcool. Alors lorsqu’on a appris que le Royal Monceau allait passer sous le joug asiatique, les craintes se sont réveillées.

La carte. Prix standards de palaces : salade Caesar à 23 €, club sandwich à 22 €, cheeseburger à 35 €. Côté sucré : pâtisseries Pierre Hermé à 15 € et formule à 37 € « Tea time » proposant scones, confiture, pâtisseries et macarons accompagnés d’une boisson chaude. On remarquera déjà les coupes budgétaires de la maison qui s’épargne l’embauche d’un pâtissier et cède à la facilité en se fournissant chez un chocolatier renommé.
Côté boisson, prix très classiques : thés à 8 €, chocolat chaud Pierre Hermé à 7 € aux parfums originaux (banane, noix de coco, cannelle de Ceylan …) et café à 6 €.

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Le lieu. La rénovation de ce palace rappelle que ses volumes ne sont finalement pas si grands qu’ils en paraissent avec un lobby manquant cruellement de place. Le résultat est plaisant à l’œil mais la disposition du mobilier est mal conçue : les chaises ne sont pas assez espacées et les serveurs vous effleurent, caressent les lustres et manquent de faire chuter les soliflores.

La salle années 30 a pourtant retrouvé toute sa splendeur : plafonds voûtés, voilures couleur crème, lustres magnifiques et mobilier années 30 peu habituel pour un palace. Sans oublier le magnifique escalier en acajou et ses jeux de miroirs mettant en abîme les nombreux lustres de différentes tailles. Une sorte de palais des glaces version miniature.

Le verdict. Le chocolat chaud est servi dans une tasse qui vous fait de l’œil, il ne réussira pourtant pas à draguer votre palais. Le breuvage paraît très liquide lorsqu’il passe l’épreuve du « relevé vertical » de cuillère, mais est étrangement épais une fois en bouche. La cannelle se substitue bien vite à un arrière goût particulièrement âpre. Il m’a rappelé un ancien médoc à base de bleu de méthylène – le Colubleu – contre les maux de gorge. Quant au thé, les deux petites tasses que la théière eut du mal à remplir nous a rappelé combien Paris chérissait cette mode du « Détox - goût de foin ».

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Et les sandwiches ? 3 € pièce pour des fingers food bien loin des traditionnels sandwiches anglais. Le pain est trop sec, le tout manque de fondant, de moelleux et la garniture simpliste n’arrange rien. Au choix : œuf mimosa, saumon fumé, concombre fromage blanc et rosbeef moutarde anglaise. Vous hésitez ? N’en prenez aucun.

Service. Pas vraiment Palace avec une nonchalance à peine dissimulée. Certes, pas désagréable mais glacial comme cette fin de journée automnale.

Le Royal Monceau possède ainsi l’enveloppe d’un palace, le magnifique papier cadeau nécessaire à ce genre d’adresses. Mais, il lui manque encore le contenu. Laissons un peu de temps à cet hôtel pour s’affirmer et ne pas s’enfermer dans les carcans d’un palace qui ne vivrait que sur son nom et ses critiques élogieuses. On sera sûrement d’ici là abreuvé d’articles dithyrambiques dans les magazines et journaux, mais rassurons-nous la révolution des palaces ne fait que commencer avec plusieurs ouvertures prévues d’ici 2012. La concurrence s’annonce féroce !

Royal Monceau, 37 Avenue Hoche, Paris 8ème

Exposition Arman au Centre Pompidou, critique avis.

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Source : http://www.cnac-gp.fr/education/ressources/ENS-nouvrea/images/Arman-XL.jpg

Depuis fin septembre, le centre Pompidou consacre une rétrospective à l’artiste peintre sculpteur et plasticien Arman. Décédé en 2005 à New-York, l’artiste laisse derrière lui un nombre important d’œuvres principalement fondées sur les accumulations, détournements et destructions d’objets du quotidien.

L’exposition est l’occasion de redécouvrir quelques unes de ses œuvres les plus célèbres comme ces malheureux instruments de musique sciés, disséqués, écrasés ou encore ses accumulations de machines à écrire et de rasoirs électriques. On n’oubliera pas non plus son travail sur les combustions d’objets montrant son amour tout relatif pour le monde bourgeois, et ses poubelles en décomposition. L’exposition est particulièrement bien structurée et montre finalement toute l’ambiguïté de l’art contemporain et cette limite jamais très nette entre art et supercherie.

Galerie 2 du Centre Pompidou – Paris 4ème

Jusqu’au 10 janvier 2011, entrée 12 € (tarif réduit 9 €)

Dubaï : Adresses de restaurants et bars.

Que vous soyez en vacances ou simplement en voyage d’affaires à Dubaï, un séjour dans cette ville du désert est  l’occasion rêvée de découvrir des cuisines du monde entier de qualité souvent remarquable. Les restaurants et bars branchés rivalisent d’ingéniosité pour se distinguer de leurs concurrents. Toujours plus de démesure, toujours plus de luxe : cascades d’eau, vue sur les pistes de ski, dîner croisière … la liste n’est pas exhaustive et les idées, intarissables.

Mais la folie dubaïote se paie et les cartes des restaurants/bars sont assez élevées. Dans ces derniers, les cocktails peuvent rapidement dépasser les 20 € et les grands restaurants proposent souvent des plats entre 30 et 40 €. Mais en choisissant bien vos adresses, vous pourrez aisément dépenser moins : comptez 15-20 € dans un restaurant classique, et moins de 10 € pour une restauration rapide de qualité.

Voici une sélection d’adresses testées récemment lors de mon précédent voyage à Dubaï. La localisation des restaurants n’est pas indiquée avec précision. A Dubaï, il n’y a pas de rues à proprement parlé et les transports se font le plus souvent en taxis qui vous emmèneront d’un point A à un point B, ou plutôt d’une attraction à une autre.

Fauchon, Dubaï Mall (au rez-de-chaussée)

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Chauvinisme français ou pure snobisme ? Dans tous les cas, le petit tour chez Fauchon à Dubaï relève du clin d’œil parisien. Fauchon est installé dans le département luxueux du Dubaï Mall, caractérisé par ses nombreux magasins de luxe et ces kilomètres de moquettes « triple épaisseur » moelleuses comme de la ouate.

Le traiteur français partage avec son concurrent italien Emporio Armani Caffé, un immense espace sous la gigantesque coupole sur laquelle est suspendue une guirlande de papillons en papiers. Côté carte, les prix sont les mêmes qu’en France et on retrouve la qualité des produits Fauchon avec un éclair au chocolat succulent et une orange pressée très fraiche.

Barhi Bar de l’hôtel Mina A’Salam Resort – Jumeirah Resort

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Un de mes bars préférés avec une vue imprenable sur le Burj Al Arab, cet immense hôtel en forme de voile élancée sur la mer. Le bar est agréable et profite d’une légère brise venue de la mer. Vue époustouflante sur la piscine et sur le bord de mer. Les cocktails sont réussis et les prix encore abordables. Pour accéder à l’hôtel en venant du Jumeirah Resort, dites que vous venez boire un verre en précisant le nom du bar.

Karam Beirut, Mall of the Emirates (premier étage)

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 Auriez-vous imaginé manger libanais dans un chalet faisant face à l’arrivée d’une piste de ski ?

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A Dubaï, on finit par ne plus s’étonner de rien, et la situation ne paraît même plus incongrue lorsqu’on se retrouve dans un restaurant fréquenté aussi bien par des touristes que des femmes portant l’abbaya, à déguster une cuisine copieuse avec vue enneigée. Malheureusement, les prix sont assez élevés.

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Bar Neos de l’hôtel The Address, Dubaï Mall

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New-York vous ennuie à mourir ? Aller donc boire un verre au 63ème étage de l’hôtel The Address. La nuit tombée, le bar offre une vue spectaculaire sur la ville et le complexe de Dubaï Mall. D’en haut, on peut voir s’animer les fontaines du Burj Khalifa se déchainant au rythme de musiques endiablées.

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A l’intérieur, ambiance lounge avec lumières tamisées et musique branchée pour une clientèle internationale venue goûter aux cocktails hype du barman. Les prix sont élevés (environ 20 € le cocktail), mais le bar est assurément The Address to be.

Restaurant Yum de l’hôtel Radisson SAS (quartier de Deira)

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 Voici une adresse moins connue mais pourtant excellente, située dans le quartier des souks et des dockers. Ce bar à nouilles sert une cuisine thaïlandaise composée principalement de bols de nouilles à base de légumes.

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 Les plats sont préparés devant les clients et permettent de manger sain et équilibré. La déco épurée est certes un peu banale, mais les prix sont plus que corrects.

Vu’s Bar à l’hôtel Emirates Towers

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 Malgré les recommandations de notre guide de voyage, ce bar situé au 51ème étage de l’hôtel Emirates Towers, nous a laissé de marbre. On se croirait un peu comme au Ciel de Lyon, avec un bar finalement mal fichu flanqué de poutres cachant le beau panorama. Ne parlons même pas des prix, excessivement chers.

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Le lieu est fréquenté par une clientèle d’hommes d’affaires et le dress code est strict : « smart casual - gentlemen are requested to wear a shirt with collar, trousers and closed shoes or national dress. Shorts and trainers are not permitted ». Autrement dit, si vous osez vous présenter en short/tong, vous serez directement évacué par la fenêtre.

Restaurant The Edge de l’Hôtel Atlantis

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Difficile d’aller à Dubaï sans faire un tour dans l’hôtel qui s’est autoproclamé palace le plus luxueux du monde avec 7 étoiles à son palmarès. En tout cas, l’hôtel aurait sûrement mérité le prix du mauvais goût avec un décor particulièrement kitsch et un hall à la hauteur de la démesure dubaïote. L’hôtel est situé à l’extrémité de la Palme, ensemble d’îles artificielles accessible en empruntant un immense tunnel passant sous la mer.

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 En théorie, les simples touristes ne peuvent pas quitter l’aile principale de l’hôtel et encore moins rejoindre la plage ni la piscine. Mais il suffit de ruser et de marcher d’un pas assuré en passant par les restaurants du rez-de-chaussée pour atteindre enfin la partie privée de l’hôtel.

Nous avons testé un des restaurants de l’Atlantis, The Edge, situé au centre du complexe hôtelier. Au menu, une carte de snacking avec une cuisine très occidentale adaptée à la clientèle américaine de l’hôtel souhaitant cultiver son ethnocentrisme sans modération.

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Par conséquent, le restaurant offre une cuisine grossière et particulièrement insipide. La salade Caesar est indigeste avec un monceau de verdure immangeable et quelques morceaux de poulets qui se regardent comme deux ronds de flan. L’hamburger ne fait pas non plus dans la dentelle, sans parler de la glace démoniaque, format XXL. Elle est certes très belle à voir, très photogénique, mais alors parfaitement écœurante au bout de quelques cuillérées. Il ne manque plus que Mickey prêt à débarquer d’une seconde à l’autre, et le décor est planté.

Park Hyatt Dubai

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Le Park Hyatt est probablement le seul hôtel de Dubaï qui a du cachet. Ici, pas de luxe ostentatoire, pas d’immeuble mesurant des centaines de mètres ou encore de verre Murano à foison et du mobilier surchargé tout en dorure.

Au contraire, le groupe américain a conçu un hôtel dans un style néo-colonial. La végétation luxuriante faites de bougainvilliers et de palmiers fait de ce lieu un endroit paisible, à l’abri de la Dubaï tape à l’œil. La clientèle est essentiellement internationale, mais le soir les hommes en gandourah viennent fumer un narguilé et se réunissent autour d’un thé à la menthe.

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Un endroit idéal pour découvrir leur excellent restaurant thaïlandais (prix élevés), ou leur restaurant snacking sur le bord de la marina pour admirer les bateaux de milliardaires. Et après le repas, on peut se promener sur le bord de l’eau et s’enivrer des effluves de fleurs et d’air marin. Un endroit fabuleux !

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Eric Kayser, Dubaï Mall (au sous-sol du centre commercial)

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 Il y a certaines adresses françaises qu’il serait bon de ne pas exporter à l’étranger. Laissons parfois la médiocrité aux portes de notre pays, pour ainsi éviter de présenter un sandwich et une quiche dignes d’une station service.

London Fish&Chips, Dubai Mall (Food Court  SF130-31)

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Le dernier étage du Dubaï Mall abrite un véritable conglomérat de boutiques dédiées à la restauration rapide : le Food Court. A priori rien de très exaltant, mais cet espace aux dimensions démesurées regorge de quelques bonnes surprises comme ce bon vieux fish&chips qui trône à côté des mastodontes McDonalds et Burger King. La boutique sert de délicieux fish&chips qui pourraient presque rivaliser avec leurs concurrents anglo-saxons.

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Il suffit de passer commande et on vous remet un palet numérique qui s’éclairera lorsque votre menu sera prêt pour vous indiquer de retirer votre fish. Technologique, pas cher et surtout très bon (menu à 6 € avec fish&chips + boisson)

Critique : Namdo, restaurant vietnamien, Vieux Lyon. Pho.

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Impossible d’évoquer Lyon sans parler de ses inconditionnels bouchons. Tête de veau, saucisson chaud et tout le tintouin. Mais que les réfractaires à la bonne cuisine de terroir se rassurent, ils existent aussi pléthores de restaurants offrant des cuisines toutes aussi variées que délicieuses.

Et pourquoi ne pas se laisser tenter par un restaurant vietnamien ? Et histoire de faire des pieds de nez aux bouchons, c’est en plein coeur du Vieux Lyon que nous irons le dénicher, rue …
Le restaurant est nouveau et la salle sobrement décorée. La carte met tout de suite en appétit : Bo bun, Wok, Pho etc. Malgré ce choix il serait dommage de passer à côté de la spécialité de la maison, le Pho, soupe de nouilles servie avec du boeuf ou du canard.

La carte. Comme les prix n’étaient pas très élevés, nous avons tous opté pour le trio entrée/plat/dessert. Les entrées s’affichent principalement à 6 € comme ces excellents rouleaux de printemps. Comptez un peu plus pour la grande portion de samoussas ou de nems (6 pièces), tout aussi réussis.
Les plats. Commençons par parler du plat que j’ai testé : le bo bun à 8,50 €. Des pâtes de riz accompagnés de boeuf, de légumes et de nems, le tout relevé de coriandre et de sauce aigre-douce. Une cuisine très saine, fraîche et diététique. Poursuivons notre découverte de la cuisine asiatique avec les Pho. L’un est au boeuf sauté à l’ail, l’autre est au canard laqué. Une explosion de saveur une fois en en bouche avec des préparations très parfumés. Les Pho sont proposés en deux tailles : 8,90 € pour le M, 9,90 € pour le L. Je dois dire que nous avons été agréablement surpris par la qualité des plats. Les avis sur internet nous avaient pourtant refroidi. Nous avions pu lire ça et là, que la cuisine du restaurant était assez fade. Que nenni ! Au contraire, elle s’adapte peut-être un chouilla à nos palais occidentaux mais elle n’en conserve pas moins ses saveurs et son empreinte.

Les desserts.
Une carte des desserts propose de terminer le repas par une note sucrée, pour 4 ou 5 €. Exit les traditionnels citrons et orange givrés directement sortis du congélo, souvent proposés dans ce genre d’adresses, et place aux vrais desserts fait maison. Une glace noix de coco à 4 € ni pâteuse ni écoeurante et un beignet aux bananes croustillant et léger. Finalement, il n’y aura eu que le beignet de glace à 5,5 € mi-chaud mi-froid qui nous aura déçu. Le concept était certes intéressant, mais le résultat gustatif un poil décevant.
Les boissons. Le thé au jasmin à 2,80 € ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Trop infusé avec une désagréable impression d’avoir plongé la tête dans un humus d’algues ou de vase.

Le service est très aimable, avec des serveurs prêt à vous faire partager les secrets de leur cuisine. Malheureusement le service est long, très long et la lenteur excessive de la fin du repas aura eu raison de notre fatigue. Plus de 2h pour une table de 6 personnes !

Finalement, il ne manque qu’un petit coup de fouet au service et un meilleur thé au jasmin, et l’adresse serait vraiment parfaite !


Namdo, 4 rue des Trois Maries, Lyon 5ème

métro Vieux-Lyon

Critique : La pâtisserie des rêves, la génération des pâtisseries cliniques.

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La nouvelle vague de la pâtisserie a quelque chose d’assez éffrayant : elle fait totalement abstraction de l’olfactif. La mise en scène est pourtant réussie : blanc immaculé, boutique coffret et gâteaux présentés sous cloche. Mais il manque quelque chose ; le parfum du chocolat, les effluves de gâteaux sortant du four, les réminiscences de l’enfance désormais révolue.
Ces pâtisseries que j’aime appeler « pâtisseries cliniques » fleurissent pourtant à Paris à vitesse éclair. Toutes sur le même ton, anesthésiées, et affichant bientôt la mention « Don’t touch » sur leurs gâteaux.


Le packaging est une belle réussite.
Le gâteau trône sur un socle en polystyrène épais et bloqué par des pics au sigle de la marque. Le socle est lui même posé délicatement dans une boite rose fuchsia, scellée au nom de la marque et de son logo. Et comme le jeu des poupées matriochka ne s’arrête pas là, la belle boite est elle-même placée dans un sac très chic.
De loin, on pourrait penser que vous sortez d’une boutique de luxe. La Pâtisserie des Rêves, c’est un peu le Bonpoint du gâteau, pour enfants gâtés des beaux quartiers, bercés par l’insouciance et la gourmandise. Il ne manque plus que les filles à chignons accompagnées de leur maman amenant leur chipie au salon de thé, après leur cour de solfège.

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Et les gâteaux dans tout ça ? Comptez 5 à 6 € pour un ticket d’entrée. L’éclair au chocolat à 5,40 €. En quelques mois, le petit boutchou a pris 0,60 € dans le ventre. Il fallait bien rentabiliser l’ouverturede la deuxième boutique dans le 16ème arrondissement. La présentation est superbe. Au nez, de bonnes effluves de chocolat et de cacao parcourent toute la pièce. Au goût : mousse très fine à la texture d’une émulsion ou d’une mousse chocolat légère plutôt que l’habituelle crème pâtissière. Histoire de se démarquer et de proposer un dessert somme toute originale, l’éclair est entouré d’une fine couche de chocolat. La pâte à choux est bonne mais manque de consistance. Finalement, l’éclair ressemble plutôt à une verrine une fois en bouche, il ne manque pas d’originalité mais est-il vraiment si bon ?

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La nouvelle boutique/salon de thé. Ouverte depuis quelques mois dans un immeuble de la rue de Longchamp, la boutique accueille une minuscule terrasse avec 4 tables en blanc immaculé entourés de tabourets aux coussins couleurs flashy. Je suis rentré par curiosité, mais l’endroit était si glacial que j’ai préféré profiter de la délicieuse terrasse du salon de thé/pâtisserie Carton juste en face.
Il faut dire que la concurrence est rude dans ce quartier avec les ancestraux salons de thé Carton et Béchu. Et ils ne sont sûrement pas prêts de perdre leur clientèle à mon humble avis.

La Pâtisserie des Rêves, 93 rue du Bac, Paris 7ème
et Salon de thé 111 rue de Longchamp, Paris 16ème

Critique : Restaurant d’application Les Saisons, Institut Bocuse, Chateau Vivier, Ecully.

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Il est toujours délicat de rédiger un article sur le restaurant d’application d’une école hôtelière. On ne peut pas s’attendre à un service 3 étoiles, et c’est bien normal. Il faut alors s’armer d’indulgence pour quitter son œil un peu trop critique de gastronome averti.

Voici aujourd’hui le récit de mon repas gastronomique au restaurant Les Saisons, installé dans l’institut Bocuse, à Ecully. Le restaurant se trouve au rez-de-chaussée d’un château du XIXème, lui-même installé dans le parc du Vivier, à une dizaine de minutes du centre d’Ecully, banlieue chic du Nord-ouest de Lyon.

La salle principale est cosy, mais la déco est ponctuée de quelques horreurs comme ce tableau pseudo-réaliste qui vient « dévisager » l’ensemble des convives.Le nombre de places est relativement limité. Le soir, comptez 1 à 2 mois d’attente avant d’obtenir une table. Le midi, il « suffit » de réserver quelques semaines à l’avance. Les tables des restos d’appli sont toujours très courues, on y mange souvent très bien et à des prix presque dérisoires au vu de la qualité des produits servis.

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La carte. Elle est assez confuse. Un menu Château à 23 € le midi, et un menu le soir à 32 €, plus élaboré et copieux. Mais, équipez-vous d’un sonotone puissant avant de venir au restaurant pour entendre la voix timide du serveur. La carte des vins est bien conçue avec d’un côté une présentation classique, et de l’autre une carte classant les vins par affinités gustatives. Le problème ? Les prix ! Les premières bouteilles s’affichent sans complexe à 40 €. Le restaurant chercherait-il à faire du chiffre sur le dos de ses clients-cobayes ?

Le menu Château à 23 €. Que le spectacle commence avec les amuse-bouches. La générosité des portions ne laisse pas de place aux gros mangeurs. Continuons avec l’entrée : un œuf mollet avec sa mouillette, sauce écrevisse. Cette fois, le plat est succulent. Sûrement le plus réussi du repas avec la cuisson de l’œuf parfaitement maitrisée et une sauce à s’en lécher les papilles.

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Le menu propose ensuite du saumon ou un faux filet. Nous optons tous deux pour le faux filet accompagné de pommes dauphine présentées en bâtons et d’une purée de céleri. La viande manque cruellement de tendresse, les pauvres apprentis travaillerait-ils sur de la marchandise achetée au rabais ? Les pommes dauphines sont correctes, mais la purée de céleri est assez fade.

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Nous avons décidé de troquer l’assiette de fromages pour un présumé « succulent » dessert. Peut-être aurions-nous dû réfléchir plus longuement ? Le mille-feuille à la mangue est complètement raté avec des tranches entières de mangue, comme échouées sur une banquise. Le dessert au chocolat ne s’en sort guère mieux. Il est parfaitement écœurant et l’esquimau qui l’accompagne est à s’en casser les dents tellement la couche de chocolat est épaisse.

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Une chose nous a particulièrement frappés lors de ce repas : le manque d’encadrement des élèves par leurs professeurs. Les erreurs des serveurs ne sont pas expliquées aux étudiants. Comment peuvent-ils alors s’améliorer ? Ce n’est en tout cas pas le rôle du client.

Finalement ce restaurant d’application est assez déconcertant. L’entrée était vraiment excellente, le plat aurait pu être correct si la viande avait été de qualité. Seuls les desserts manquent encore de travail. Ce resto d’application pourrait être une perle, mais le manque d’implication du corps enseignant, les matières premières un peu cheap, et les prix des vins excessivement chers plombent l’ensemble du repas. On notera tout de même une grande implication des élèves, méticuleux et passionnés.

Restaurant d’application Les Saisons, Institut Paul Bocuse, Château du Vivier, 69130 Ecully

Critique : Mini-Palais, nouvelle version Eric Fréchon. Réouverture Grand Palais.

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Après des mois de travaux, le Mini-Palais rouvre enfin ses portes pour nous offrir une cuisine de haute volée. Installé dans une aile du Grand Palais, le restaurant s’est enfin approprié la richesse architecturale de cette ancienne annexe de la fac Paris IV. Fini les couleurs tristes et l’agencement fait en dépit du bon sens, et place à de grands volumes parfaitement maitrisés avec une décoration élégante. Tables en bois sombre, banquettes aux coussins grège, murs couleur taupe et répliques de bustes antiques installées sur de grandes étagères. Sans oublier les poutres métalliques apparentes peintes en vert grisonné pour rappeler la structure « Eiffel » du Grand Palais. Les travaux de restauration ont fait de cette salle sans âme, un lieu chic et cosy.

Et la clientèle ne s’est pas trompée. Le restaurant croule sous les réservations et les « beautiful people » affluent de toute part : mannequins, agents et attachés de presse, happy few japonais à la pointe de la mode, et quelques curieux amusés.

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La carte. Elle aussi fait sa rentrée avec une carte estampillée « Eric Fréchon » – le grand chef, triple étoilé du Bristol. Bien qu’il ne supervise en rien la cuisine, son nom est apposé sur la première page du menu, comme pour donner une certaine crédibilité à la carte. Mais par miracle, les prix ne se sont pas envolés par rapport à l’ancienne version du restaurant. A midi, une formule à 28 € comprend le combo entrée/plat ou plat/dessert. La carte propose également un certain nombre de plats comme un suprême de volaille aux girolles, un cabillaud à la coriandre et citronnelle ou encore un pluma de cochon au tandoori.

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Les plats. Le foie de veau de la formule est impeccable avec un jus de cuisson se mariant au goût de la purée de pommes de terre. Le merlan frit/chips (17 €) ne déçoit pas non plus malgré une présentation bâclée avec un poisson noyé dans une assiette aux dimensions démesurées, ne faisant qu’accentuer la générosité toute relative du plat. Mais au goût, le fish&chips ne résiste pas bien longtemps aux coups de fourchette et aux éloges. Croustillant à l’extérieur avec sa croûte de chapelure frite, et laissant ensuite apparaître un poisson fondant en bouche. La sauce tartare est excellente et les chips aillés sont correctes, quoi qu’un peu grasses.

Les desserts. Pas de grande surprise avec des touches sucrées oscillant entre les 7 et 10 €. L’Irish coffee (7 €) pourrait sortir d’une esquisse de créateur de mode, avec une conception artistique très graphique. L’intérieur n’est pourtant pas aussi surprenant avec un mélange rapidement écœurant de chocolat, crème fraiche et biscuit cuiller imbibé de whisky.

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Quant au dessert de la formule, il est croquignolet. Des chouquettes microscopiques garnies de glace au café et recouvertes de chocolat chaud. Léger mais réservé aux plaisirs polissons d’une clientèle très fashion et soucieuse de sa ligne.

Le repas finit par un café (3 €) accompagné de pets-de-nonne (qu’on pourra aussi appeler bugnes ou roussettes pour remplacer ces propos blasphématoires).

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L’addition. 65 € à deux, pour avoir profiter d’une adresse dans le vent. Ma foi, la cuisine du Mini-Palais n’est pas déplaisante, et mériterait sûrement un autre voyage.

Mini-Palais, Grand Palais, Perron Alexandre-III. Av. Winston-Churchill, Paris 8ème

Réservation indispensable, terrasse agréable aux beaux jours

Nuit Blanche 2010 : rien de nouveau à l’Ouest.

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Pour cette nouvelle édition, la mairie de Paris avait décidé de concentrer les festivités autour du Trocadéro, du centre de Paris et de Belleville. Encore une fois, pas grand chose à se mettre sous la dent avec des œuvres souvent bâclées et manquant de recherches artistiques. La Nuit Blanche n’est finalement qu’un prétexte donné aux parisiens pour redécouvrir leur ville à pieds. Et avec la météo clémente, ce n’était pas si désagréable !

Petit tour de ce que l’on pouvait « admirer » autour du quartier Trocadéro.

Place de l’alma : des lettres faites d’ampoules surpuissantes indiquaient « Respublica ». Un art aveuglant que certains prenaient sûrement pour l’incarnation d’un malaise dans nos sociétés démocratiques (toute autre élucubration peut aussi très bien faire l’affaire).
Finalement ce n’est plus l’œuvre qui fait l’art, mais tout l’enrobage de discours pompeux qui va avec.

Musée Guimet : une longue queue se profilait à l’horizon où quantité de badauds patientaient pour découvrir un montage artistique signé Chen Zhen. Curieux pour un musée dont tout le monde se moque éperdument le reste de l’année (et c’est d’ailleurs bien dommage au regard des œuvres exposées habituellement).

Palais de Tokyo : D’après le site internet de Nuit Blanche « Dans le hall, Apichatpong Weerasethakul proposait une installation vidéo inédite et magique : Red Dog. L’histoire d’un chien racontée sur quatre écrans géants… Un peu plus loin La Cabane – le Monde, un module architectural où intérieur et extérieur se confondent et dans laquelle des moniteurs diffusent une sélection de films. Une façon de rappeler l’un des principes dialectiques du laboratoire : à la fois ouvert sur le monde et concentré sur la création ».

La drogue fait parfois des ravages, vous ne trouvez pas ?

Jardin Galliera : le jardin était ouvert toute la nuit pour accueillir un magnifique lustre Murano qui clignotait au rythme des textes de Georges Bataille, codés en morse. Avec la tour Eiffel en arrière-plan, l’instant était magique.
Trocadéro : sur le parvis de Chaillot trônaient des drapeaux de pays qui avaient été délavés pour devenir des fanions en monochrome. Why not ?

 La Nuit Blanche édition 2010 nous a encore montré à quel point l’art contemporain qu’elle souhaite populariser est élitiste. Réservée à une poignée d’esprits « érudits », elle ne sert finalement qu’à alimenter leurs conversations mondaines de vernissages bien arrosés. 

Critique : Sapporo, rue Sainte-Anne, bons ramens.

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Où ? Dans le quartier nippon, à l’angle de la rue Sainte-Anne et de la rue Thérèse. Pour les nombreux recalés de son concurrent Aki, découragés par la queue trop importante.

Quand ? Pour manger original et à petits prix avant une pièce de théâtre ou une séance ciné.

La carte. Menu A à 11 € comprenant un Niku Yasai itame (légumes sautés) et 3 délicieux Gyora au porc. Le tout accompagné de riz blanc et d’une soupe.
On peut également se laisser tenter par un des nombreux Ramen (pâtes dans un bouillon), comme celui aux crevettes (Gomoku Ramen à 9 €).

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Les plus. Le prix et la qualité des plats.

Les moins. Le service expéditif avec un repas liquidé en 30 minutes chrono dans un décor pour le moins minimaliste. L’obligation de venir à 19h pétante ou en fin de service pour éviter de trop faire la queue.

Sapporo, 37 rue Sainte-Anne, Paris 1er

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