Nuit Blanche 2010 : rien de nouveau à l’Ouest.

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Pour cette nouvelle édition, la mairie de Paris avait décidé de concentrer les festivités autour du Trocadéro, du centre de Paris et de Belleville. Encore une fois, pas grand chose à se mettre sous la dent avec des œuvres souvent bâclées et manquant de recherches artistiques. La Nuit Blanche n’est finalement qu’un prétexte donné aux parisiens pour redécouvrir leur ville à pieds. Et avec la météo clémente, ce n’était pas si désagréable !

Petit tour de ce que l’on pouvait « admirer » autour du quartier Trocadéro.

Place de l’alma : des lettres faites d’ampoules surpuissantes indiquaient « Respublica ». Un art aveuglant que certains prenaient sûrement pour l’incarnation d’un malaise dans nos sociétés démocratiques (toute autre élucubration peut aussi très bien faire l’affaire).
Finalement ce n’est plus l’œuvre qui fait l’art, mais tout l’enrobage de discours pompeux qui va avec.

Musée Guimet : une longue queue se profilait à l’horizon où quantité de badauds patientaient pour découvrir un montage artistique signé Chen Zhen. Curieux pour un musée dont tout le monde se moque éperdument le reste de l’année (et c’est d’ailleurs bien dommage au regard des œuvres exposées habituellement).

Palais de Tokyo : D’après le site internet de Nuit Blanche « Dans le hall, Apichatpong Weerasethakul proposait une installation vidéo inédite et magique : Red Dog. L’histoire d’un chien racontée sur quatre écrans géants… Un peu plus loin La Cabane – le Monde, un module architectural où intérieur et extérieur se confondent et dans laquelle des moniteurs diffusent une sélection de films. Une façon de rappeler l’un des principes dialectiques du laboratoire : à la fois ouvert sur le monde et concentré sur la création ».

La drogue fait parfois des ravages, vous ne trouvez pas ?

Jardin Galliera : le jardin était ouvert toute la nuit pour accueillir un magnifique lustre Murano qui clignotait au rythme des textes de Georges Bataille, codés en morse. Avec la tour Eiffel en arrière-plan, l’instant était magique.
Trocadéro : sur le parvis de Chaillot trônaient des drapeaux de pays qui avaient été délavés pour devenir des fanions en monochrome. Why not ?

 La Nuit Blanche édition 2010 nous a encore montré à quel point l’art contemporain qu’elle souhaite populariser est élitiste. Réservée à une poignée d’esprits « érudits », elle ne sert finalement qu’à alimenter leurs conversations mondaines de vernissages bien arrosés. 

Une réponse à “Nuit Blanche 2010 : rien de nouveau à l’Ouest.”

  1. hd pussy
    20 février 2011 à 20:41 #

    Nuit blanche 2010 rien de nouveau a louest.. Not so bad :)

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