Critique : La pâtisserie des rêves, la génération des pâtisseries cliniques.

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La nouvelle vague de la pâtisserie a quelque chose d’assez éffrayant : elle fait totalement abstraction de l’olfactif. La mise en scène est pourtant réussie : blanc immaculé, boutique coffret et gâteaux présentés sous cloche. Mais il manque quelque chose ; le parfum du chocolat, les effluves de gâteaux sortant du four, les réminiscences de l’enfance désormais révolue.
Ces pâtisseries que j’aime appeler « pâtisseries cliniques » fleurissent pourtant à Paris à vitesse éclair. Toutes sur le même ton, anesthésiées, et affichant bientôt la mention « Don’t touch » sur leurs gâteaux.


Le packaging est une belle réussite.
Le gâteau trône sur un socle en polystyrène épais et bloqué par des pics au sigle de la marque. Le socle est lui même posé délicatement dans une boite rose fuchsia, scellée au nom de la marque et de son logo. Et comme le jeu des poupées matriochka ne s’arrête pas là, la belle boite est elle-même placée dans un sac très chic.
De loin, on pourrait penser que vous sortez d’une boutique de luxe. La Pâtisserie des Rêves, c’est un peu le Bonpoint du gâteau, pour enfants gâtés des beaux quartiers, bercés par l’insouciance et la gourmandise. Il ne manque plus que les filles à chignons accompagnées de leur maman amenant leur chipie au salon de thé, après leur cour de solfège.

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Et les gâteaux dans tout ça ? Comptez 5 à 6 € pour un ticket d’entrée. L’éclair au chocolat à 5,40 €. En quelques mois, le petit boutchou a pris 0,60 € dans le ventre. Il fallait bien rentabiliser l’ouverturede la deuxième boutique dans le 16ème arrondissement. La présentation est superbe. Au nez, de bonnes effluves de chocolat et de cacao parcourent toute la pièce. Au goût : mousse très fine à la texture d’une émulsion ou d’une mousse chocolat légère plutôt que l’habituelle crème pâtissière. Histoire de se démarquer et de proposer un dessert somme toute originale, l’éclair est entouré d’une fine couche de chocolat. La pâte à choux est bonne mais manque de consistance. Finalement, l’éclair ressemble plutôt à une verrine une fois en bouche, il ne manque pas d’originalité mais est-il vraiment si bon ?

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La nouvelle boutique/salon de thé. Ouverte depuis quelques mois dans un immeuble de la rue de Longchamp, la boutique accueille une minuscule terrasse avec 4 tables en blanc immaculé entourés de tabourets aux coussins couleurs flashy. Je suis rentré par curiosité, mais l’endroit était si glacial que j’ai préféré profiter de la délicieuse terrasse du salon de thé/pâtisserie Carton juste en face.
Il faut dire que la concurrence est rude dans ce quartier avec les ancestraux salons de thé Carton et Béchu. Et ils ne sont sûrement pas prêts de perdre leur clientèle à mon humble avis.

La Pâtisserie des Rêves, 93 rue du Bac, Paris 7ème
et Salon de thé 111 rue de Longchamp, Paris 16ème

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