Critique : Royal Monceau réouverture avenue Hoche. Salon de thé.

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Évènement cette semaine sur la luxueuse avenue Hoche avec la réouverture lundi dernier du Royal Monceau. Après la très médiatisée « Démolition party » qui avait réuni les happy few parisiens dans une orgie destructrice, le Royal rouvre ses portes après des mois de rénovation.

Entre temps, le palace a été racheté par le groupe asiatique Rafles. Rafles est surtout connu pour son célèbre palace singapourien qui en réalité n’en est pas un. Lors d’un voyage dans cette ville il y a quelques années, j’avais été particulièrement déçu par cette attraction touristique attirant des milliers de badauds qui rentrent et sortent comme dans un moulin. Et le fameux cocktail Singapore Sling tant acclamé dans les guides touristiques n’était guère plus convaincant. Servi dans un bar où les clients jettent frénétiquement les coquilles de cacahuètes à même le sol et où les pigeons s’invitent volontiers à votre table, ce cocktail payé au prix fort n’avait pas une once d’alcool. Alors lorsqu’on a appris que le Royal Monceau allait passer sous le joug asiatique, les craintes se sont réveillées.

La carte. Prix standards de palaces : salade Caesar à 23 €, club sandwich à 22 €, cheeseburger à 35 €. Côté sucré : pâtisseries Pierre Hermé à 15 € et formule à 37 € « Tea time » proposant scones, confiture, pâtisseries et macarons accompagnés d’une boisson chaude. On remarquera déjà les coupes budgétaires de la maison qui s’épargne l’embauche d’un pâtissier et cède à la facilité en se fournissant chez un chocolatier renommé.
Côté boisson, prix très classiques : thés à 8 €, chocolat chaud Pierre Hermé à 7 € aux parfums originaux (banane, noix de coco, cannelle de Ceylan …) et café à 6 €.

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Le lieu. La rénovation de ce palace rappelle que ses volumes ne sont finalement pas si grands qu’ils en paraissent avec un lobby manquant cruellement de place. Le résultat est plaisant à l’œil mais la disposition du mobilier est mal conçue : les chaises ne sont pas assez espacées et les serveurs vous effleurent, caressent les lustres et manquent de faire chuter les soliflores.

La salle années 30 a pourtant retrouvé toute sa splendeur : plafonds voûtés, voilures couleur crème, lustres magnifiques et mobilier années 30 peu habituel pour un palace. Sans oublier le magnifique escalier en acajou et ses jeux de miroirs mettant en abîme les nombreux lustres de différentes tailles. Une sorte de palais des glaces version miniature.

Le verdict. Le chocolat chaud est servi dans une tasse qui vous fait de l’œil, il ne réussira pourtant pas à draguer votre palais. Le breuvage paraît très liquide lorsqu’il passe l’épreuve du « relevé vertical » de cuillère, mais est étrangement épais une fois en bouche. La cannelle se substitue bien vite à un arrière goût particulièrement âpre. Il m’a rappelé un ancien médoc à base de bleu de méthylène – le Colubleu – contre les maux de gorge. Quant au thé, les deux petites tasses que la théière eut du mal à remplir nous a rappelé combien Paris chérissait cette mode du « Détox - goût de foin ».

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Et les sandwiches ? 3 € pièce pour des fingers food bien loin des traditionnels sandwiches anglais. Le pain est trop sec, le tout manque de fondant, de moelleux et la garniture simpliste n’arrange rien. Au choix : œuf mimosa, saumon fumé, concombre fromage blanc et rosbeef moutarde anglaise. Vous hésitez ? N’en prenez aucun.

Service. Pas vraiment Palace avec une nonchalance à peine dissimulée. Certes, pas désagréable mais glacial comme cette fin de journée automnale.

Le Royal Monceau possède ainsi l’enveloppe d’un palace, le magnifique papier cadeau nécessaire à ce genre d’adresses. Mais, il lui manque encore le contenu. Laissons un peu de temps à cet hôtel pour s’affirmer et ne pas s’enfermer dans les carcans d’un palace qui ne vivrait que sur son nom et ses critiques élogieuses. On sera sûrement d’ici là abreuvé d’articles dithyrambiques dans les magazines et journaux, mais rassurons-nous la révolution des palaces ne fait que commencer avec plusieurs ouvertures prévues d’ici 2012. La concurrence s’annonce féroce !

Royal Monceau, 37 Avenue Hoche, Paris 8ème

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Une réponse à “Critique : Royal Monceau réouverture avenue Hoche. Salon de thé.”

  1. Mr Debotom
    21 novembre 2010 à 10:41 #

    J’ai été diner au Bar Long, le bar du Royal Monceau, et je dois dire que j’ai été très déçu !

    Au niveau de l’hôtel, la decoration est fulgurante, féerique, luxueuse…. et il n’y a rien à dire. Tout est de bon gout.

    L’accueil à notre arrivée (réception et concierge) fut aussi parfait, et digne d’un palace.

    Cependant, le service et la cuisine du Bar Long laissent à desirer et ne sont pas dignes d’un Palace :

    Certe, le Hamburger est très bon, mais le service ne suit pas. On demande 3 ou 4 fois les choses avant d’être servi. La majorité des serveurs ne s’intéressent pas à vous.

    Bref, le service du Bar Long est catastrophique.

    Petit détail : les frites qui accompagnaient nos hamburgers étaient des frites congelées ! Incroyable pour un Palace digne de ce nom.

    Pour résumer : le Royal Monceau est un très bel établissement…. mais le Bar Long n’est pas à la hauteur d’un établissement haut de gamme.

    Le décor ne fait pas tout.

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