Archive | novembre 2010

Nouveautés sur les Champs-Elysées, H&M, Tommy Hifilger, Abercrombie, Levi’s.

Je n’ai jamais vraiment apprécié la supposée plus belle Avenue du monde. Fast-foods, mauvais restos, chaines de fringues à tire-larigot et quartier limite craignos passé 1h du mat’. Pourtant, le quartier reste l’un des plus attractifs de Paris. En témoigne le turnover effréné des boutiques qui ne résistent pas bien longtemps aux loyers démesurés de l’avenue. Justement, jetons un œil sur les dernières nouveautés qui vous attendent sur les champs.

La nouvelle boutique H&M

Voici la « fameuse » boutique, tant décriée par la Mairie de Paris qui voyait en elle, un pas de plus vers la « textilisation » rampante de l’Avenue. En vain, car les bons sentiments ont vite été balayés par le pouvoir de l’argent : la boutique H&M a bel et bien inauguré, aux 88-90 Avenue des Champs-Elysées, à la place de l’ancien Club Med.

L’intérieur tout comme la façade sont signés Jean Nouvel qui depuis quelques années ne semble plus très inspiré depuis qu’il nous a proposé sa tour Signal ressemblant à s’y méprendre à un téléphone Nokia en position verticale.

Au programme : plafonds voutés horriblement bas donnant au magasin un côté oppressant, et gestion des flux faite en dépit du bon sens avec des clients qui s’agglutinent au rez-de-chaussée pour rejoindre les escalators.
Seule idée originale : les écrans plasma qui se promènent entre les étages et donnent un côté futuriste au magasin. Pour le reste …

Eclairages de Noël

L’Avenue des Champs a retrouvé ses plus belles parures après le coup d’envoi des illuminations de Noël donné par Mélanie Laurent, lundi dernier. On reprend les mêmes guirlandes et on recommence. On saupoudre de chalets en bois signés Marcel Campion s’étalant sans vergogne de la place de la Concorde jusqu’au rond point Champs-Elysées … et on obtient DisneyLand.

Tommy Hilfiger

Depuis le 17 Novembre 2010, la marque américaine de prêt-à-porter vient d’ouvrir sa nouvelle boutique, la plus grande d’Europe, au 65-67 Avenue des Champs-Élysées.

Et bientôt …
Abercrombie & fitch

Après de longues et âpres batailles judiciaires contre la Mairie de Paris, la marque américaine a fini par avoir gain de cause, et s’installera prochainement au 23 Avenue des Champs-Elysées. Les 1200 m2 de surface commerciale seront loués par Dassault pour la bagatelle de 3,3 millions d’euros par an. Actuellement en cours de travaux, le magasin devrait ouvrir ses portes courant mai-juin 2011.

Levi’s

La célèbre marque de jeans convoite depuis plusieurs mois le 78 Avenue des Champs Elysées, à la place de l’ancien Planet Hollywood. C’est en 2008, que le restaurant avait dû déclarer forfait lorsque son loyer avait été réévalué à 6 millions d’euros par an. Mais aujourd’hui, la Mairie de Paris s’oppose une fois encore à l’implantation d’une  nouvelle marque de vêtements. Le groupe Levi’s a déposé un recours et finira à coup sûr par l’emporter.

Décidément, la Mairie de Paris joue les Cervantès en se battant contre des moulins à vents qui ne cesseront de tourner tant qu’ils seront alimentés par le pouvoir de l’argent. L’Avenue des Champs-Elysées n’est plus à sauver, puisqu’elle a déjà coulé.

Hermes Rive Gauche, rue de Sèvres, ouverture ancienne piscine Lutetia.

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Le célèbre cellier parisien vient d’ouvrir ce vendredi sa nouvelle adresse Rive Gauche, en lieu et place de l’ancienne piscine Lutetia. Le champagne coulait à flot, les guimauves divertissaient nos palais et les gentes dames étaient flattées de recevoir de belles roses aux reflets argentés.

Depuis l’ouverture, la foule s’amasse déjà devant cette nouvelle boutique, à la manière d’un Vuitton sur les Champs-Elysées. Des cerbères canalisent la foule mais le luxe est désormais à portée de vue à défaut d’être à portée de main. Ouvert au simple quidam, fini la peur d’affronter une armée de pisse-froid vous scrutant de la tête au pied. Le luxe se veut dorénavant accessible.

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La boutique est installée dans l’ancienne piscine Lutetia, accolée à l’hôtel du même nom. Désaffectée depuis des années, quelques boutiques de vêtements avaient bien essayé de s’y installer dans les années 70 sans grand succès. Depuis l’immeuble ne retrouvait pas preneur jusqu’à ce que Hermès décide d’inaugurer son flagship.

Pour l’occasion, la maison Hermès a fait appel à l’architecte Denis Montel pour redonner à cette piscine son charme d’antan. Il faut dire que le résultat est époustouflant. Tout le charme des années 30 a été conservé : des coursives où se trouvaient les anciennes cabines pour se changer, en passant par les colonnades aux chapiteaux dorés sans oublier les belles mosaïques au sol couleur grège, bleu et vert.

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Les volumes sont grandioses et pour occuper cet immense espace, des bulles en bois ont été installées pour recréer un environnement convivial et cosy. Sur le bord des coursives, le salon de thé Le Plongeon permet d’admirer les clients à défaut des nageurs, confortablement installés sur des fauteuils en osier. Les pâtisseries s’affichent à 8 €, les thés entre 9 et 29 € (pour les thés exceptionnels et très rares).

La maison Hermès a souhaité étendre sa gamme de produits en proposant de nombreux articles de décoration intérieure. A l’entrée, le client peut trouver les compositions florales de Baptiste, le fleuriste qui sublime les évènements Hermès, déjà installé rue de la Croix des Petits Champs à deux pas du Palais Royal (12 € la tige de pivoine tout de même !).

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S’il vous prend une envie de shopping, vous pourrez toujours craquer pour cette commode style années 20, une réédition du mobilier de Jean-Michel Frank, à 30 000 €. Ou encore, pour cette seule et belle assiette à 100 €, sans oublier ce Poney en peluche pour vos enfants à 600 €. Hermès n’était-il pas le dieu du commerce, dans la mythologie grecque ?

Hermès – Rive Gauche, 17 rue de Sèvres, Paris 6ème

Critique : Salon de thé, Mamie Gâteaux, près Bon Marché. Excellents gâteaux et thés.

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En passant par la librairie Taschen – rue de Buci – j’ai découvert le livre « Taschen’s Paris : Hôtels, Restaurants & Shops ». La maison d’édition allemande pourtant spécialisée dans les beaux livres d’arts, d’architecture et de photographies propose dans ce recueil une belle sélection d’adresses où se délecter de la cuisine française. Les photos sur papier glacé font déjà saliver les curieux, et en particulier celles du salon de thé Mamie Gâteaux, rue du Cherche Midi.

Ni une, ni deux : samedi dernier, nous étions installés à l’une des tables de ce petit salon de thé, à deux pas du Bon Marché.

mamiegateaux3.jpgLa décoration à l’ancienne est particulièrement soignée avec des meubles chinés au fil de brocantes. Les réminiscences de notre enfance ne tardent pas à refaire surface. Un vieux poêle à chauffer d’un côté, puis une ligne de patères en bois sur lequel accrocher son manteau. De l’autre, des assiettes en porcelaine aux motifs floraux accrochées aux murs et une belle collection de bols en guise de frise délimitant la frontière entre murs et plafond. La comtoise a même été dépecée et fait dorénavant office de meuble de rangement où s’entassent torchons et serviettes. La petite salle accueille une dizaine de tables en bois avec des chaises d’église qui ont même conservé leur rangement pour le missel.

mamiegateaux2.jpgLa carte. Le comptoir au fond de la salle présente une belle sélection de gâteaux et de tartes. Le fondant au chocolat (5 €) est un pur délice, tout comme les brioches coupées en deux (4 €) et légèrement grillées, accompagnées de confiture et de beurre. Quant au thé « Pêches de vigne » (5 €), il vous embaume la bouche de ses saveurs sucrés, tel un bonbon fruité. Dès que j’ai le temps, j’y retourne !

Mamie Gâteaux, 70 rue du Cherche Midi, Paris 6ème

Petite restauration le midi

Critique : Café du Trocadéro, comment dire …

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Un vendredi soir comme un autre. Nous devions aller au Rosebud à Vavin, mais pris dans d’incroyables encombrements, nous avons finalement rebroussé chemin avant de finir au café du Trocadéro.

La déco est gentiment vieillissante mais reste cosy. On se croirait transporter dans un de ces nombreux lobbys d’hôtels Accor, la vue imprenable sur la tour Eiffel en plus. Les plats sont excessivement chers, et pour limiter les dégâts nous avions commandé un tartare de salers à 23 € ainsi qu’un filet de rougets tagliatelles au même prix.

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Première impression : la cuisine est grasse, vraiment médiocre. Le tartare est pâteux, l’assaisonnement catastrophique mais rattrapé par des frites à peu près corrects. Quant au rouget, un seul morceau sur les trois était mangeable, les deux autres avaient dû écumer les fonds marins un peu trop longtemps. Le poisson était servi avec des pates huileuses avec persillades histoire de faire encore plus gras. D’ailleurs, les pates ressemblaient à s’y méprendre à celles qui accompagnent parfois les plats sous vide vendus en grandes surfaces. Et ce n’est pas même la carafe 50cl de côte de Bourg capiteux qui sauva le repas du naufrage.

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Il y a des soirs comme ça où l’on devrait finalement rester chez soi. L’énervement des embouteillages, la pluie qui s’acharne sur nos têtes et une porte de restaurant trop vite poussée. Et dire que nous aurions pu aller au Coq juste en face. Adresse Costes où les prix auraient été les mêmes et avec des plats d’une autre facture. Aucun regret, car sans réservation : « même pas en rêve ».

Café du Trocadéro, Place du Trocadéro, Paris 16ème

A l’angle de l’avenue d’Eylau

Critique : Le clocher du village, Village Auteuil, Eglise, pas cher 16eme.

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Il y a de ces adresses qu’on aurait envie de garder jalousement secrètes comme si elles perdaient à être révélées. Pourtant je ne résiste pas à l’envie de vous faire découvrir un de mes endroits préférés. Installé en plein cœur du Village d’Auteuil, face à l’église du même nom, « Le clocher du village » est le seul restaurant à occuper cette charmante place. Tout a l’air du cliché parisien imprimé sur daguerréotype : place pavée légèrement en pente, candélabres anciens, bouche de métro Art Nouveau, et marronniers apportant leur délicieuse ombre les après-midis ensoleillés. La place est tranquille, la circulation limitée et les oiseaux chantent à tue-tête. On retrouve un peu le charme désuet de Montmartre, le flot de touristes en moins. En hiver, l’intérieur du restaurant est tout aussi agréable avec sa salle alambiquée où on s’amuse à suivre les canalisations en cuivre qui s’entrecroisent pour laisser le curieux passer. L’escalier en colimaçon semble mener tout droit au grenier de cette maison toute de guingois.

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Le service. Esprit village avec une décontraction surprenante. Marqué par la gentillesse des serveurs, le service est « relax » sans pour autant perdre de son efficacité. On oublierait presque qu’on est à Paris, surtout en effleurant du regard la carte. Non vous ne rêvez point, pas la peine de vous rafraichir le visage en plongeant la tête entre les cariatides de la fontaine Wallace.

La carte. Club sandwich et tartare de bœuf à 9,50 €, omelette aux figues à 8,5 €, cheeseburger à 11,5 € et pièce du boucher à 12,5 €. On peut également jouer le registre « enoteca » italienne, en prenant une planche de charcuterie (8,5 €) et un assortiment de fromages (7 €) accompagnés d’une bouteille de vin.

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Les plats. L’omelette aux figues est un plat à la fois original et excellent. Cet audacieux mélange sucré/sacré est particulièrement réussi. Quant à elle, la pièce de bœuf joue la carte du classicisme avec une viande de qualité accompagnée de frites correctes et d’une épaisse sauce béarnaise des plus onctueuses. Le tartare est du même acabit et la maison ne lésine pas sur les portions des plats.

Les desserts. Crème brulée au pain d’épices, tarte Tatin, crumble poires et chocolat, mi cuit choco ou riz au lait. Tout est à 6 €. Mention spéciale au crumble très gouteux et ne tombant pas dans l’habituel étouffe-chrétien que les restaurants parisiens sont habitués à nous servir. Et comme les boissons ne sont pas chères, on peut aisément accompagner son repas d’un bon vin (verre à 3,5 €, carafe 50cl 10 €, carafe 75cl entre  20 à 28 €). Et pour ceux qui ne peuvent s’empêcher de prendre un apéritif, sachez que les cocktails sont à 5,5 € (non, il ne s’agit pas d’un tarif Happy Hours).

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Et la clientèle ? Cosmopolite : de l’habitant du quartier très 16ème en passant par la bande d’amis ne s’étant pas vus depuis dix ans, sans oublier les jeunes couples fauchés et les familles trainant leur poussette sous le bras. Chut ! N’ébruitez pas trop la bonne affaire …

Au clocher du village, 8 bis, Rue Verderet, Paris 16ème

Critique : Feltrinelli, Roma.

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 iconedrapeaufrancais.jpgFeltrinelli est ce que la Fnac est à la France. On y trouve toutes les dernières sorties littéraires, des Cds musicaux ou encore des DVDs. Celui qui fait face à l’Area Sacra di Largo Argentina est un endroit que j’aime fréquenter lorsque je vais à Rome. Il permet de boire un café pour trois fois rien tout en lisant gratuitement revues et livres sans avoir à les acheter.

Certains y vont même au culot en amenant papier et crayon pour prendre des notes. Vous pouvez aussi, comme le montre la photo, feuilleter les guides touristiques pour dénicher une bonne adresse de restaurants à l’écart des sentiers battus … et le noter sur votre iPhone (c’est plus discret !).

drapeauitalien.jpg Mi piace molto la Feltrinelli : puoi trovare tutte le ultime uscite letterarie, le chart musicali, o ancora i DVDs. Ci sono molti indirizzi, ma preferisco sopratutto la Feltrinelli davanti all’Aerea Sacra di Largo Argentina. È un luogo che non posso fare a meno di visitare quando vado a Roma. Si può bere un caffé, costa poco o niente, e leggere gratuitamente riviste e libri senza comprarli.

Certe persone hanno una bella faccia tosta, vengono con la foglia e la matita per prendere appunti. Puoi anche, come sulla foto, sfogliare le guide di viaggio per scovare un buon ristorante che esce dagli schemi … e scriverlo sul tuo iPhone (è più discreto !).

Feltrinelli, largo Torre Argentina, 11, Roma

Caffé : meno di 2 € (moins de 2 €)

Critique : Le Petit Saint-Benoit, Paris Saint-Germain-des-Prés.

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L’autre fois en marchant vers l’église Saint-Germain, je suis tombé par hasard sur cette vieille institution – Le Petit Saint Benoit – avec une terrasse délicieusement calme. Bien loin des restaurants bling-bling des environs, le restaurant se veut populaire en servant une gastronomie vieille France dans un décor décrépi. Une façon de s’épargner la rénovation complète d’un établissement en justifiant l’écaillage des peintures et le mobilier élimé, par la volonté de conserver le restaurant « dans son jus ». N’est-ce pas merveilleux ?

Voici donc sorties les nappes à carreaux Vichy, les chaises de bistrot en bois et les banquettes en cuir rapiécées. Sur les murs, des patères en cuivre et un meuble de rangement à ronds de serviettes. Les « outre-Atlantique » autour de nous paraissent déjà subjugués par ce décor. On leur servirait du William Saurin, leur sourire n’en serait que peu atteint.

Boris Vian, tout comme Sartre et Prévert ont passé la porte de ce bistrot. Marguerite Duras avait même ses habitudes paraît-il. A défaut de trouver de grands esprits, vous trouverez à votre gauche des couples d’américains et à votre droite des fiancés japonais avec l’APN greffé à leur main (Appareil Photo Numérique, pour les non-geeks). Collés-serrés, c’est dans une ambiance de métro bondé que l’on vient goûter aux plats traditionnels de ce vieux restaurant.

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La carte. C’est vrai que pour le quartier, les prix sont plus que raisonnables. Comptez 2 à 4 € pour une entrée (rillettes de thon, assiette de crudités, potage de légumes, terrine du jour). Suivent les plats : cuisse de canard et bœuf bourguignon à 13 €, tartare de bœuf et plat du jour à 13,50 €, hachis Parmentier à 12€, souris d’agneau à 14 € et rumsteack à 16,50 €.

Pour le reste il ne vaut mieux pas être très regardant sur la qualité de la cuisine. Le bœuf bourguignon baigne dans un jus de cuisson graisseux alors que la viande est pourtant correcte. Le suprême de pintade (plat du jour) présente 4 petits morceaux insipides cachés par une sauce banale et accompagnés d’un gratin de courgettes qui aurait pu être excellent s’il avait été servi chaud.

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Les desserts. Au menu : crème caramel, fondant chocolat noir, charlotte au parfum du jour, pot Perette etc. Tout est à 4 €. Je n’ai pas résisté à tester leur fondant au chocolat noir. Mauvais choix pour un fondant sec, s’effritant façon « Rians, pays gourmand » avec crème anglaise industrielle. Et pour finir en beauté, rien de tel qu’un café inoubliable (2 €) servi dans des mazagrans aux motifs floraux, délicieusement brûlé.

Que dire ? La cuisine est grasse, les plats sont brouillons. Le service pas vraiment souriant et la CB refusée histoire de nous faire courir au DAB le plus proche dans un froid glacial. Pour le même prix, on mange divinement mieux chez la Cambuse, rue Casimir Delavigne, à deux pas de l’Odéon.

Le Petit Saint-Benoît, 4 rue Saint-Benoît, Paris 6ème

Pot de 50 cl vin rouge de Gamay 8,50 €

Critique : Arcadi Café, tartes à Bruxelles. Catastrophe.

 

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Après avoir crapahuté de longues heures dans les rues et musées de la ville, le touriste est souvent exténué et ne souhaite qu’une seule chose : trouver un café où il pourra enfin se reposer. Comme il ne connaît pas la ville, il s’en remet aux sacro-saints conseils de son guide de voyage. Cette stratégie souvent gagnante n’a pourtant pas porté ses fruits lorsque nous avons décidé d’aller à l’Arcadi Café, à Bruxelles.

Dans l’enceinte des galeries Saint-Hubert, le restaurant possède une belle terrasse débordant sur la très majestueuse galerie de la Reine. A midi, l’adresse est prise d’assaut et il faut jouer des coudes pour obtenir une table. A notre arrivée, nous avions repéré une belle table où nous proposions de nous serrer pour tenir à trois. Refus catégorique du serveur, nous laissant en plan comme deux ronds de flan.

Après de longues allées et venues, nous finissons par trouver une autre table cette fois-ci dans la galerie, mais sans chaises. Cette situation incongrue n’avait pas l’air de déranger les serveurs, et nous avons fini par dénicher nous même les chaises manquantes. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, paraît-il.arcadicafebruxelles1.jpg

La carte. Des tartes salées à 7,50 € (provençal, forestière, épinards, …) des lasagnes à 10 €, et des tartes sucrées à 4 €. A priori, une adresse qui a tout l’air du bon plan. Mais quand il s’agit de commander, le gag commence. Non il n’y a plus de tarte forestière, non il n’y a plus de tarte épinards, un samedi midi vers les 13h. Quel sérieux !

La tarte provençale et les lasagnes. Nous avons mangé divinement mal. Pâte brisée spongieuse, légumes sortis tout droit de leur boîte de conserve, poivrière renversée dans le plat et colorant en veux-tu en voilà laissant présager du passage de la tarte dans une zone radioactive. Ne parlons même pas des lasagnes réchauffées au micro-ondes, signées William Saurin. Au vu des réactions dithyrambiques sur internet, le Arcadi doit sûrement proposer des tartes sucrées correctes. En tout cas, les salées sont terriblement mauvaises.

Le service. Comme dit précédemment : odieux du début à la fin, avec un je-m’en-foutisme assez déconcertant. L’apothéose du repas fut sans doute la petite phrase que m’a lancé le serveur : « si vous pouviez vous pousser, que je passe ». Oui bien sûr, et une tarte dans la figure, c’est possible ?

L’addition. Dans ces cas-là, le désir est grand de partir sans payer, de faire les 400 coups et oublier ce repas diablement mauvais. Mais les deux caméras discrètes scrutant les clients nous auront fait changer d’avis. Il aurait été malheureux de finir la nuit au poste pour une histoire de tarte.

Finalement le malotru aura même refusé que nous payions séparément en espèces. Ce n’est qu’en menaçant de partir sans payer qu’il finit par nous proposer une solution « alternative » : accepter exceptionnellement de prendre la carte, même si la somme plancher n’était pas atteinte. Ca c’est un beau geste !

Rue d’Arenberg 18, 1000 Bruxelles

Grimbergen 25cl à 3,50 €, bouteille d’eau 50 cl à 3,90 €

(la carafe d’eau n’est pas rentrée dans les mœurs bruxelloises)

Ladurée : Nouveau macaron pain d’épices.

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L’heure d’hiver est venue perturber nos pendules, alors que des journées de plus en plus froides s’abattent sur la capitale, repoussant encore un peu plus les rares rayons de soleil. Pour ne pas céder à la neurasthénie, heureusement les pâtisseries ne son jamais à court d’idée et nous proposent de noyer notre chagrin dans de délicieux plaisirs sucrés.

Direction aujourd’hui Ladurée, pour goûter à leur nouveau petit macaron … au pain d’épices. Une coque fondante d’amande épicée garnie de crème de pain d’épices. Le biscuit rappelle des saveurs d’Outre-Rhin. On se voit déjà servi par une soubrette dans un salon de thé bavarois près de Neuschwanstein. Les effluves de miel et de cannelle vous titillant les narines, et le bon feu de bois réchauffant les menottes. Noël est à l’horizon !

Prix de la plénitude : 1,60 € pièce

Dans toutes les boutiques Ladurée

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