Archive | décembre 2010

Critique : Brunch chez Tsé, Porte d’Auteuil, 30 euros.

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La plupart des anciennes gares de la petite ceinture ont subi le même et triste sort : elles ont toutes été transformées en restaurant branché. La gare d’Auteuil n’échappe pas à la règle, et accueille le restaurant asiatique Tsé, appartenant au groupe Bertrand.

Après les travaux de rénovation de cet été, où le restaurant avait du fermer pendant plusieurs semaines, la salle est comme neuve. En été, deux terrasses sont courues de tout le quartier. La première, au 1er étage de la gare avec des tables serrées comme des sardines, et la seconde sur le trottoir fréquentée par une clientèle de quartier, bling bling mais pas trop, venue boire un verre (cocktails à 10 €).

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Le dimanche, Tsé propose un brunch sous forme de buffet. Le brunch connaît un fort succès, en particulier auprès des familles venant avec leurs chers bambins (des animations leur sont proposées par le restaurant).

Le brunch à 30 €, à volonté. L’éternel jus d’orange, et les boissons chaudes viennent sonner la cloche du départ. Le jus d’orange vient d’être fraichement pressé, le chocolat est excellent. Suivent les viennoiseries correctes mais surgelées. Beau choix de confitures et de pain : mention particulière à la confiture au lait parfumé au chocolat, on dirait du Cacolac à tartiner.

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Le buffet salé est très orienté cuisine fusion. Des nems et samossas, des brochettes de poulet, mais aussi des nouilles chinoises ou encore des raviolis vapeur. Et pour les plus « traditionnels », des œufs brouillés accompagnés de bacon. Vient ensuite la valse des fromages et pour finir la partie la plus intéressante : le buffet sucré. Au menu : excellentes crèmes caramel et tartes, mais aussi faisselles et salades de fruits.

Service. Vaillant, mais pas forcément très compétent.

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Le brunch chez Tsé est donc tout à fait correct. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais le brunch est copieux et certains plats sont vraiment réussis (feuilles de laitues cuisinées, brochettes de poulet et crème caramel pour ne citer qu’eux). 

Tsé, 78 rue d’Auteuil, Paris 16ème

Métro Porte d’Auteuil, ligne 9

Critique : Café Tournesol, rue de la Gaité, cocktails décevants.

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Dans la très vivante rue de la Gaité, se tient l’un des bars les plus animés du quartier : le Tournesol. Installé dans ce qui semble être un ancien garage, le Tournesol a récemment récupéré l’ancien sex-shop attenant pour le reconvertir en terrasse « intérieure » pour les fumeurs (le résultat est  sûrement plus glauque que l’ancien palais des plaisirs).

Sur Internet, on ne compte même plus les vitupérations des clients qui reprochent la nonchalance des serveurs et la médiocrité des cocktails.

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A l’intérieur, ambiance de troquet avec un côté Indiana Café/Charlie Birdy, voire de café alternatif reprenant l’esprit « Oberkampf » : tables en formica, sol brut, canalisations apparentes et bar coloré faïencé.

La carte. Les prix sont corrects pour le quartier (sauf les bières beaucoup trop chères) : café à 2,2 €, kir à 4 €, cocktails et coupe de champagne à 8 €. Majoration de 0,50 € après 22h.

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Les cocktails. La carte ne cherche pas l’originalité et se concentre sur les classiques : Pina colada, Gin fizz, Alexandra ou encore Black Russian. Verdict ? Le Dry martini : aïe, trop de gin ! Irish Coffee : complètement raté, on ne mélange jamais le whisky avec le café, malotru !

Je rejoins donc les critiques lues par-ci par-là sur internet. Le service n’était pas désagréable, mais les cocktails ne cassent pas trois pattes à un canard.

Café Tournesol, 9 rue de la Gaité, Paris 14ème

Critique : Salon de thé Meurice, Le Dali.

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Le Meurice fait partie des plus beaux palaces parisiens. Récemment rénové, le salon de thé offre un cadre idéal pour s’adonner aux charmes du luxe. Fini l’ambiance jardin d’hiver poussiéreux avec ses tons vert pomme et sa belle verrière, et place à la splendeur du style Empire. Belles colonnades aux chapiteaux corinthiens, moquette beige et abat-jours plissés, tons noir laqué et doré dominants et disposition du mobilier suivant les diagonales imaginaires de la salle. Tout a été repensé par l’ami Starck et Ara Starck (vas-y que je te case ma fille). Comme quoi, le talent n’est pas forcément héréditaire. Comment a t’on pu recouvrir la belle verrière d’une telle verrue (à rayer) toile ?

Service. Une inhabituelle incompétence flottait dans les couloirs du palace. Vingt minutes après notre arrivée, toujours personne pour prendre notre commande, les deux pauvres serveuses courant en talons aiguilles aux quatre coins de la pièce. On n’était pas loin de la comédie de Boulevard. On s’attendait presque à voir la serveuse trébucher en s’empêtrant les pieds dans le tapis Starck, poussant des cris d’orfraies. Et la tarte meringuée lui échapper de son plateau argenté et qui aurait directement atterrit sur le visage pommadé d’une bourgeoise éructant « appelez-moi le directeur ».

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Nous n’aurons pas eu le droit à un tel spectacle, mais seulement au regard éberlué d’une serveuse s’étonnant lorsqu’on lui demande quelles sont les pâtisseries proposées. Nous n’aurions pas été dans ces lieux si prestigieux, la bougonne m’aurait sûrement répondu « bah mon p’tit vieux, t’as qu’à te lever et regarder tout seul, tu crois quand même pas que je vais t’amener la desserte à gâteaux ».

La carte. C’est tout le paradoxe de Paris. Les desserts sont à 12 €, en cherchant bien on peut même dégoter une quiche/salade à 15 €. Autrement dit, ce n’est pas plus cher que certains restos branchés de la capitale, le cadre palace en sus. Pour Noel, le salon de thé le Dali propose un beau buffet de pâtisseries de Noel, signé Camille Lesecq. Mais à loucher sur nos voisins, je ne pense pas que ce soit une très bonne affaire.

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Notre commande. Deux chocolats chauds accompagnés d’un gâteau noix et carotte (plus communément appelé carrot cake). Les chocolats (12 €) sont servis dans un mug, hum on se croirait chez Starbucks 5 étoiles. Celui à la cannelle est délicieux, l’autre à l’orange l’est un peu moins. Quant au carrot cake, on le sent intimidé par les lieux : tout en retenu, presque effacé, il ne risque pas de vous effriter le palais. Heureusement, il ne coûte « que » 5 €, une babiole dans le jargon palace.

Finalement, le Dali est un salon de thé aux prix encore abordables. Rien d’inoubliable certes, mais la salle Empire vaut vraiment le détour.

Le Meurice, Salon de thé Dali, 228 rue de Rivoli, Paris 1er

Réservation obligatoire

Critique : Restaurant Bon, rue de la Pompe, Starck.

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Pour un restaurant, ce genre de nom prétentieux est une arme à double tranchant. En cas de déception, le restaurateur doit s’attendre à recevoir de belles diatribes enflammées. Heureusement, ce ne sera pas nécessaire, car Bon nous a entièrement convaincu … de sa bonté.

Bon est installé dans un magnifique immeuble Art Déco, au 25 rue de la Pompe. L’entrée est discrète, et seules les files ininterrompues de voitures garées en double file indiquent que vous n’êtes pas très loin du restaurant. Le voiturier peine chaque soir à garer tous ces carrosses mais le XVIème a toujours connu un impressionnant laxisme en terme de règlementation de la circulation, où il est tout à fait permis de se garer en double voire triple file, sans jamais risquer de se faire verbaliser.

En été, le restaurant dispose d’une petite terrasse installée dans la cour de l’immeuble avec de grandes tablées rustique en bois façon Mama Shelter (les voisins doivent être ravis des nuisances sonores). A l’intérieur, le restaurant est constituée d’une succession de pièces : d’abord le bar lounge avec ses canapés capitonnés et ses tables haut perchés, puis le couloir et ses quelques tables longitudinales. Enfin, la véranda et sa belle baie vitrée, et pour finir la bibliothèque. Toutes les pièces sont griffées Starck, avec un goût marqué pour les couleurs crème et les matériaux nobles.

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La véranda. Belle salle dominée par un lustre tentaculaire embrassant une bonne partie de la pièce. Fauteuils et canapés crème comme à la Société Costes, abat-jours ocre style Garcia plissés et suspendus comme dans un loft, parquet en teck et tables noir laqué comme au Fumoir. Ce patchwork d’influence est assez réussi. La salle est seulement un peu bruyante et la musique un poil trop forte.

Clientèle. Une belle clientèle de quartier faite de trentenaires/quadras très branchés, la réussite clinquant dans leur sourire Colgate. Le dress code est strict : veston et col blanc de rigueur pour ces messieurs. Les magnats de la pub se retrouvent ici comme poissons dans l’eau, accompagnés de femmes directrices de com’ pour Vogue ou que sais-je encore. Pour mesdames, tuniques ultra moulantes marquant leur silhouette svelte et talons surdimensionnés pour affirmer leur pouvoir de séduction. Les conversations tournent rapidement autour du dernier voyage à la Réunion ou à Meurice, naturellement.

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La carte. Hum, les prix sont aussi exquis que le nom du restaurant. Pour déchiffrer la carte, les clients doivent s’armer de leur iPhone en guise de liseuse, et vaincre ainsi l’obscurité de la salle. La cuisine est très fortement orientée « fusion ». Nems entre 10 et 16 €, plats asiatiques à 22-25 € et plats plus frenchies à 25-30 € (cabillaud vapeur et bouillon à la badiane, tartare de bar épicé ou encore Saint-Jacques). Sans oublier l’arnaque du restaurant : les accompagnements sont en supplément (9-10 €). Enfin les desserts sont estampillés made in France : tarte au citron, baba au rhum, profiteroles … pour 7 à 14 €.

Les plats. Le bœuf haché basilic (22 €) est trop épicé alors qu’il avait été demandé légèrement relevé et la présentation rappelle le Ronron pour minet. Mais le plat est parfumé et se laisse docilement accompagner par le riz au curry (9 €). De son côté, le porc mijoté, coco caramel  (22 €) est fondant, mais les portions sont assez ridicules. Le riz blanc qui l’accompagne n’a pas grand intérêt (5 €).

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Les desserts. Le Classic Mont-Blanc (11 €) n’a rien de classique, il est revisité, légèrement destroy. Tous les ingrédients de l’habituel dessert sont présents mais de façon désordonnée : la crème de marrons est recouverte de crème fraiche et de morceaux entiers de marrons glacés. Des bâtons de meringue trônent sur le dessert en guise de victoire. De son côté, la Ice cream cup (7 €) se laisse fondre dans la bouche, elle n’excelle peut-être pas dans la gourmandise mais reste convenable.

Enfin, le café est servi avec des tranches de gingembre confit. Je n’ai jamais vraiment apprécié le gingembre, mais il faut bien avouer qu’il se marie particulièrement bien avec l’amertume du café. Le repas fut accompagné d’une bouteille de vin rouge chilien doux et fruité – cuvée 2009 à 26 € (la carte ne propose pas de ½ bouteille).

Service. Professionnel et efficace. Rien de prétentieux ni trop pédant, mais on est jamais très loin d’une ambiance wachi-wacha.

Restaurant Bon, 25 rue de la Pompe, Paris 16ème

Avis : Vitrines de Noël 2010 Galeries Lafayette Mamma Mia, Printemps Lanvin.

vitrinesnoel1.jpgComme chaque année, les parents enjoués et leurs marmailles viennent découvrir les nouvelles vitrines de Noël que leur ont concocté les grands magasins. Les galeries Lafayette continuent de toucher le fond tandis que Le Printemps fait sa petite révolution : le magasin se redessine et devient le nouvel emblème du chic parisien.

Les Galeries. L’empire du fric a encore frappé : ce Noël, les vitrines mettent à l’honneur la comédie musicale Mamma Mia qui a débarqué depuis quelques semaines au théâtre Mogador, en français. Les antipubs seraient ravis de barbouiller ces vitrines, véritable temple du marketing. Mamma mia de part le sujet de l’histoire, n’a pas vraiment de rapport avec la magie de Noël, du moins pas pour un enfant. Ne parlons même pas des vitrines où sont exhibés jeux Mattel et poupées Barbie. Les galeries sont peut être connus pour leurs Soldissimes, mais leurs vitrines se rapprochent plutôt du Nullisime.

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Le Printemps.Les vitrines sont signées Lanvin, mais la signature de la marque est discrète. Cette fois-ci on revient aux fondamentaux de Noël : des gâteaux, des perles colorés, des ambiances feutrées et des marionnettes qui jouent à se faire peur ou à transporter des mets exquis. Les pantins ne sont peut-être pas d’une grande beauté, on aurait préféré des nounours onctueux, mais l’impair n’est pas répréhensible.

Vous allez sûrement sourire, mais ces vitrines expriment presque une crise existentialiste. Deux conceptions qui s’affrontent tout du moins. D’un côté Les Galeries mettent en exergue le malaise de nos sociétés : le culte de l’événementiel, de l’éphémère qui laisse place à la nouveauté (regardez ces films au cinéma qui ne reste même pas deux semaines en salle, ou encore le boom des expositions temporaires comme Monet, vidant les musées traditionnels, devenus désertiques).

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De l’autre Le Printemps, néoconservateur qui mise sur le retour aux traditions avec quelques pointes de modernité. Même les vitrines de luxe du Printemps jouent sur ce même tableau : les vêtements haute couture s’affichent à côté d’animaux empaillés, hommage au charme rétro de la taxidermie.

Vitrines de Noël – Le printemps et Les Galeries Lafayette, Boulevard Haussmann, Paris 8ème

Critique : Bar du Shangri-La Paris, prix, Tour Eiffel, Avenue Iena.

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Paris vient d’accueillir cette semaine un nouveau palace : le Shangri-La. La capitale n’avait pas connu telle inauguration depuis 1928 (hormis le Fouquet’s Champs-Elysées, mais est-ce vraiment un palace ?). Premier hôtel du groupe asiatique installé en Europe, le Shangri-la Paris a su redonner sa splendeur à un hôtel particulier autrefois occupé par la CFCE (Centre Français du Commerce Extérieur, devenu aujourd’hui Ubifrance). L’hôtel de 81 chambres et 27 suites a été inauguré vendredi 17 Décembre, à 17h, dans les murs de l’ancien hôtel particulier du prince Rolland Bonaparte, petit-neveu de Napoléon Bonaparte.

Installé au 10 Avenue d’Iena, le palace affiche un luxe discret accompagné de quelques touches orientales. Quelques palmiers rafraîchis par la neige accueillent les clients dès l’entrée. A l’intérieur, la modernité se marie à la décoration raffinée de l’hôtel. Des hôtesses vous accueillent dans le hall tel des voyageurs en Business sur la Singapore Airlines.

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Le bar propose de boire un verre dans une ambiance feutrée. On peut également s’installer dans l’un des salons de l’hôtel particulier. Certains sont recouverts de boiseries, d’autres sont décorés style Empire.

Nous nous sommes installés dans le salon disposant d’une belle cheminée. La décoration Empire est soignée avec ses plafonds peints de style pompéien, son parquet en bois et ses tentures crème. Le salon est agrémenté d’objets chinois et de compositions florales. Le mélange des genres est parfaitement équilibré. Confortablement installés dans des fauteuils Louis XVI, nous pouvions nous réchauffer devant la cheminée, les serveurs ravivant les flammes éparses avec bûches et tisonniers.

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La carte. Elle oppose sa résistance à être effeuillé, telle une femme hésitant à dévoiler ses charmes. On l’effleure du regard et voit subrepticement quelques prix s’échapper, jaillissant tels des lames aiguisées de pertuisanes. Coupe de champagne brut à 22 €, 26 € pour le rosé. Cocktails à 25 €, verres de vin avoisinant les vingt euros. En cherchant bien, on finit par débusquer un verre de Riesling blanc ou un Sauvignon rouge Haut-Médoc à 12 €.

Les ascètes ne désirant pas perdre leur conscience dans les vapeurs éthyliques de l’alcool, se réfugieront vers des valeurs sûres : thés à 9 €, chocolat à 10 € et sodas à 9 €. Pour les petites faims, fingers foods à 15-18 € (fois gras toastés, focaccia, saumon).

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Nous nous sommes laissés tenter par un verre de Sauvignon Haut-Médoc. La robe est belle mais le vin est pourtant un peu faible. Les amuses-gueules ont finalement récupéré l’affaire avec de belles noisettes enrobées au gingembre et des amandes grillées. Les qualités de l’un masquaient les faiblesses de l’autre.

Piqués par notre curiosité et par notre gourmandise, une assiette de blinis au saumon s’est vite retrouvée sur notre table (15 €). Les bouchées furent excellentes : le saumon était fondant, les blinis légèrement citronnés tout comme les concombres. Par-dessus, des œufs de lump prolongeaient le goût de la mignardise. On aurait seulement pu reprocher leur prix vertigineux : 5 € l’unité.

Service. Avenant et plein d’attention.

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Verdict. Difficile de ne pas comparer le Shangri-La au Royal Monceau, deux palaces qui ont ouvert à quelques semaines d’intervalle. Pourtant, le Shangri-La garde une belle longueur d’avance. Le Royal Monceau est partie tête baissée, enorgueilli de son vieux succès imprimé sur carte postale. Le palace a succombé aux sirènes de la mode en faisant appel à l’inénarrable Starck. Le résultat est certes plaisant, mais terriblement surfait. Ne parlons même pas du bar où la maison a préféré entasser ses clients dans un lieu exigu, plutôt que de leur offrir un salon confortable. Au contraire, le Shangri-la est partie sur une base saine : l’humilité. Pas de superflu, le palace a su habillement marier le luxe français au charme oriental. Le résultat est plus que réussi.

Hôtel Shangri-La, 10 Avenue d’Iena, Paris 16ème

Bientôt de nouveaux articles !

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Bientôt de nouveaux articles !

Une grosse charge de travail m’empêche actuellement d’écrire de nouveaux articles. Mais rassurez-vous, dès Dimanche 19 Décembre, de nouveaux articles arrivent !

Ce qui vous attend prochainement :

  • Un thé au nouveau palace Shangri-La (ouverture le 17 Décembre 2010),
  • Galerie Kugel – exposition Anticomania,
  • Restaurant Bon by Starck, Paris 16ème,
  • Nouveautés 2011 à Paris : les ouvertures attendues de restaurants et musées,
  • Restaurant gastronomique Les Ambassadeurs, Hôtel de Crillon,
  • Marché de Noël de Strasbourg,
  • Caveau Gurtlerhoft, à Strasbourg,
  • Casa & Bottega à Rome,
  • Le Congrès Auteuil, Paris 16ème.

Critique : Hôtel Vendome, Place Vendôme, restaurant salon de thé.

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1 Place Vendôme. En voilà une belle adresse pour un hôtel fraichement rénové et placé sous le feu des projecteurs grâce à son nouveau restaurant dirigé par le chef Nicolas Rucheton.

Une fois le portillon franchi, il faut rejoindre le premier étage pour découvrir la salle tant adulée par toutes les fines bouches parisiennes. Voici un beau décor de bonbonnière, charmant sa clientèle élevée aux vestons Jacadi et jacquards Bonpoint dès sa plus tendre enfance. On frôle quasiment le too much avec une ambiance ouatée limite coton tige ponctuée de moquette couleur crème et de fauteuils en tweed imitation Chanel.

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Un dimanche d’octobre, à 17h. La salle était presque vide et les serveurs n’étaient sans doute pas prêts de s’occuper des quelques gougnafiers venus les importuner. Les tables du diner étaient déjà dressées. Seules deux ou trois étaient réservées aux enquiquineurs de première qui auraient voulu prendre un thé ou un gâteau.
La carte. Verres de vin à 9 €, boissons chaudes (cappuccino, thés et chocolat chaud) à 7 €. Tandis que le chocolat chaud nous éblouissait, les truffes au chocolat sorties du freezer nous ravivaient secrètement les gencives. Un délicieux moment chaud/froid nous rappelant de programmer notre prochain rendez-vous chez Monsieur Clou de Girofle.

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Trêve de plaisanterie. L’adresse est certes plaisante, mais elle s’enferme dans un conformisme assez effrayant. Le restaurant devient un lieu presque suranné. On en ressort avec un Spleen baudelairien, à se murmurer « Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées, ou gît tout un fouillis de modes surannées ».

Hôtel 1 place Vendôme, 1 Place Vendôme, Paris 1er

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