Archive | février 2011

Critique : Café des Musées, bistrot rue de Turenne.

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Prenez un ancien bistraque de quartier. Placez-y une équipe jeune et dynamique, puis rajoutez-y des nourritures bien ficelées, et vous obtiendrez une adresse fringante en plein cœur du Marais, qui attire une foule de gourmets. Situé non loin des musées Picasso, Carnavalet et Cognacq-Jay, ce bistrot ne connaît pas la crise.

Alors que les autres restaurants du quartier peinent à remplir leur salle en soirée, le café des Musées affiche une réussite insolente : complet dès 19h, en pleine semaine. Un succès que l’on doit en partie aux éloges flatteuses de la presse (Figaroscope, Fooding …) et au bouche à oreille.

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La salle. Ambiance bistrot de quartier avec de belles boiseries, un carrelage en mosaïque coloré et un vieux comptoir vernis. Le restaurant dispose également d’un sous-sol qui rappelle l’ambiance des caves de Saint-Germain ou de la rue des Lombards.

La carte. Comme les plats seuls frisent les 20 €, nous n’avons pas hésité bien longtemps avant de prendre la formule entrée/plat/dessert à 20 €. Le menu du soir à 20 € débite des nourritures parfaitement calibrées. En entrée, le tartare de saumon relevé de quelques pointes d’aneth est exquis. Il est accompagné d’un nuage de salade. Le plat est fin, le saumon n’est pas gras. Parfait.

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Suit la piccata de bavette de bœuf. Là encore, le plat est très parfumé, la viande est tendre, bien saignante. Le verre de Saumur rouge (4,20 €) se marie bien avec ces bonnes ripailles.

Puis, le repas se termine par une poire pochée au vin et crème fouettée. La poire marinée dans le vin se laisse docilement accompagnée par la crème fouettée, légère. Yummy !

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Faut-il y aller ? Avec une excellente formule au rapport qualité/prix honorable, la question ne se pose même pas. J’y retourne dès que je passe dans le quartier !

Café des musées, 49 rue de Turenne, Paris 3ème

Réservation indispensable

Critique : Bar L’Apicius, le meilleur bar de Paris. Rue Artois, hôtel particulier.

apicius4.jpgL’Apicius est probablement l’un des bars les plus secrets mais aussi les plus chics de la capitale. Méconnu, ce Relais & Château est pourtant un havre de paix au beau milieu du 8ème arrondissement.

L’Apicius est installé rue d’Artois, dans un magnifique hôtel particulier du XVIIIème, appartenant  à Luc Besson. Le restaurant et le bar occupent le rez-de-chaussée tandis que les étages accueillent les bureaux de production de Besson. Si le restaurant double étoilé de Jean-Pierre Vigato s’adresse bien plus volontiers aux rupins qu’aux curieux (carte à 250-300 €, pas de menus), le bar est quant à lui bien plus accessible.

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L’entrée est imposante, presque intimidante. Pour atteindre l’hôtel particulier il faut franchir un magnifique parc arboré s’articulant autour d’une pelouse ovale entourée d’allées en graviers. La nuit, les arbres sont éclairés par des guirlandes couleur ocre et des bougies sont disposées au centre du jardin sur des tables en zinc. Ces jeux de lumières fantasmagoriques se reflètent sur les vitres teintées et les macarons des berlines garées dans la cour.

Le bar. Service « Exclusive Elysée», de l’accueil sur le perron jusqu’aux confortables chaises hautes du bar. Salle magnifique enluminée de dorures, de colonnes corinthiennes et de plafonds peints. Les candélabres à bougies et le magnifique lustre se chargent de diffuser une atmosphère tamisée au sein du bar.

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La carte. Il n’y en a pas. Le barman vous demandera quelles sont vos envies et créera un cocktail de son invention, à votre image. Nous étions partis sur des notes fruitées accompagnées de champagne. Puis sur un cocktail sec à base de gin.

Un peu d’Angustura par-ci, une lichette de Martini par là, rajoutez du kiwi et du concombre, et le tour est joué. Voilà les cocktails présentés par le barman : un champagne kiwi et un dry martini rehaussé d’une pointe d’acidité amenée par le concombre. Les cocktails sont originaux, très fooding. Je ne suis pas un grand amateur de cette « nouvelle vague» de cocktails, mais on ne pourra pas leur reprocher leur créativité.

apicius3.jpgLes cocktails sont accompagnés par des amuse-gueules. Prétexte évidant pour découvrir furtivement la cuisine du restaurant résumée en quelques bouchées. Nous fûmes régalés d’une décoction de foie gras ma foi un peu lourde, mais jouant habilement les accords sucrés salés.

Nous avons poursuivi notre plaisir avec quelques verres d’un délicieux Aloxe Corton (17 € le verre) et achevé notre belle soirée par un café. Il fut corsé à l’image de son prix : 6 €.

La clientèle. Très newyorkaise, très high class sans être bling bling. Dress code : Smart casual impératif (avec tout de même un fort accent mis sur le « smart »).

L’Apicius, 12 rue d’Artois, Paris 8ème

En été, très belle terrasse pour profiter des cocktails sur le perron

Cocktails 18 €

Exposition Paris Avant Après. Académie d’Architecture, place des Vosges.

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Plus que quelques jours pour profiter de l’exposition gratuite Paris Avant-Après organisée par l’Académie d’Architecture et soutenue par le mécénat de la BNP Paribas. L’occasion de découvrir les profondes mutations de la capitale ordonnées par le Baron Haussmann.

Cinquante clichés réalisés entre 1858 et 1878 par Charles Marville sont confrontés aux photos récentes prises sous le même angle de vue. Chaque prise de vue est commentée par l’historien Patrice de Moncan qui nous conte les transformations de la capitale.

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Officiellement ces travaux qui allaient profondément redessiner le cœur de Paris et ses alentours étaient destinés à améliorer les conditions sanitaires d’une ville dite sale. Mais ces chantiers avaient également pour but implicite d’éviter les insurrections du peuple qui inquiétaient Napoléon.

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L’exposition est aussi l’occasion de découvrir l’Hôtel des Chaulnes habituellement fermé au public. L’Hôtel est en mauvais état mais les salles d’exposition ont été fraichement rénovées. Au rez-de-chaussée, la cour permet aussi d’entrapercevoir les salons cossus du restaurant triple étoilé L’Ambroisie.

Exposition Paris Avant-Après : de 1860 à 2011,

Académie d’Architecture, 9 Place des Vosges, Paris 4ème

Critique : It Mylk, le frozen yogurt parisien, rue Ancienne Comédie, Citadium.

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Vous serez peut-être surpris de l’apprendre mais le yaourt est devenu terriblement tendance. C’est du moins ce qu’essaient de nous faire croire les journaux, magazines et blogs. Les yaourts n’en sont pourtant pas à leur premier coup d’essai. Rappelez-vous ces fameuses pubs ultra sensuelles qui sillonnaient nos écrans de cinémas, où une femme en sous-vêtements planait dans les airs sur fond de Daydream in Blue de I Monster, reprise du célèbre tube Daydream de Wallace Collection. Les produits laitiers descendaient alors délicatement sur son nombril pour atteindre la bouche de son amant.

Plusieurs années plus tard, Paris a finit par succomber au charme du yaourt et de sa supposée légèreté. Libre à nous de customiser notre yaourt avec des fruits, des céréales ou encore du chocolat. Le concept n’est pourtant pas nouveau, les yaourts frais et les frozen yogurt font déjà un tabac à Londres, New York ou encore Tokyo.

A Paris, le concept du « yaourt business » a fermenté dans l’esprit de deux jeunes femmes reconverties dans la restauration. Leur idée : copier-coller les concepts transatlantique et transmanche pour les adapter à la clientèle frenchie. Leur boutique s’appelle it Mylk, installée rue de l’Ancienne Comédie depuis Avril 2010.

Le nom flaire bon le concept marketing. Aujourd’hui, les femmes doivent avoir le « it bag », le « it book » et même le « it boyfriend ». Désormais elles auront leur « it yaourt ». Rajoutez ensuite le Mylk écrit avec un y, pour donner un petit côté scandinave. Vous voyez déjà se dessiner les fjords en arrière-plan et les slogans slowfood prônant l’eco-alimentation. Communiqués de presses efficaces, site internet bien léché et le tour est joué.

It Mylk nous propose donc des yaourts frais et glacés à customiser avec des toppings : fraises, éclats de caramel d’Isigny ou granola maison, mini-macarons, confiture de lait ou encore thé Kusmi Detox. La boutique joue la carte du visuel, de la gourmandise excitée par les yeux.

Les prix. Petit yaourt à 4,60 €, grand à 6,50 €. En version frozen avec un topping : 5,50 €. Un peu cher … pour du yaourt.

Verdict. Le mélange a tout l’air d’un gloubi-boulga horriblement froid, réveillant violemment les sinus. La glace n’est pas mauvaise, quoi qu’un peu fade. Mais le yaourt a surtout un goût de lait en poudre extrait de son berlingot qui me dérange. Je vais me faire conspuer, mais je ne vois pas trop la différence avec un Mc Flurry commandé chez McDonald’s, mis à part son apport calorifique bien supérieur.

La déco. Aussi froide que la glace. Les murs sont entièrement revêtus de carreaux bleutés donnant au magasin des faux airs de pédiluve.

Faut-il y aller ? Bof.

It Mylk, 15 rue de l’Ancienne Comédie, Paris 6ème

Critique : Pizzeria Auteuil, la folie des pizzas chics. Al taglio.

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Depuis quelques temps déjà, la pizza s’est imposée comme l’une des valeurs sûres des restaurants tendance. En louchant d’un peu trop près sur nos amis transalpins, certains se sont enfin rendus compte que la Pizza Al Taglio (pizzas à la découpe) pouvait conquérir le cœur des français. Même si Paris n’a pas la culture de la « streetfood » comme on peut si bien l’apprécier à Londres, le phénomène semble se développer petit à petit.

Les pizzas ont déjà conquis notre capitale avec des enseignes comme Pizza Rustica ou Al Taglio. Ces dernières ont enfin compris que leurs clients n’avaient pas forcément envie de manger une pizza entière format XXL. Au contraire, le gourmand est curieux. Il souhaite tester plusieurs parts de pizzas différentes, tout en déculpabilisant.

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D’autres ont décidé d’ériger la pizza toute entière au statut de luxe, de trendy chic. Paris a ainsi fait ce qu’elle sait faire de mieux : transformer les habitudes et coutumes populaires en véritables snobismes. Prenez le restaurant Pizza Chic (13 rue de Mézières, Paris 6ème), les petites rondes s’affichent sans complexe à 18-22 €, dans un décor branché à la new-yorkaise. Paris aurait-elle perdu la tête ?

L’été dernier, j’ai voulu découvrir à quoi pouvaient bien ressembler ces pizzas « new age ». Direction la Pizzeria d’Auteuil, à deux pas de la station Michel-Ange Auteuil. En été, la terrasse est prise d’assaut et les chaises sont collées les unes aux autres. Si vous n’êtes pas sur le bord du trottoir, passez votre chemin. L’intérieur n’est guère plus espacé mais l’atmosphère est conviviale. L’ambiance néo-bistrot se conjugue avec un service branché, jeune et dynamique. Bien sûr, les pizzas sont chers (14-16 euros), mais elles sont impeccables et la carte des vins est judicieusement choisie.

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Faut-il y aller ? Oui si vous dégottez une bonne table qui vous éloignera des coudes et des conversations de vos voisins. Réservation indispensable, l’adresse est plébiscitée par tous les habitants du quartier et il n’est pas rare de voir une queue se former sur le trottoir dès 19h30.

Pizzeria d’Auteuil, 81 rue La Fontaine, Paris 16ème

Fermeture Au Bureau Chartres, ouverture prochaine Café du Général.

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La brasserie emblématique de la ville de Chartres, Au Bureau, vient de céder son activité le 31 janvier dernier après plusieurs années de bons et loyaux services. Au Bureau était une brasserie franchisée qui proposait pizzas, choucroutes, flammekueches et salades pour une addition somme toute raisonnable. C’était aussi l’un des seuls lieux chartrains ouvert tous les jours et disposant d’une belle terrasse sur la Place Marceau.

L’affaire a été reprise par deux professionnels parisiens expérimentés qui ont déjà dirigé plusieurs affaires à Paris.

Des travaux de réaménagement seront réalisés durant tout le mois de Février et permettront de redonner un coup de jeune à ce pub qui ressemblait plus à un vieux bordel qu’à un lieu de restauration. Ce lifting permettra d’accueillir la nouvelle brasserie courant Mars 2011, renommée pour l’occasion Café du Général.

Critique : restaurant Congrès Auteuil, Brasserie Gérard Jolie, 16ème. Menu Affaires.

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En plein cœur du 16ème arrondissement, à la lisière de Paris et de Boulogne, le quartier Auteuil fait figure de village dans la jungle parisienne. Une petite concentration de restos anime le quartier et aiguise les appétits bien rangés d’une clientèle bien nait. Les prix des restaurants sont étonnamment raisonnables, comme s’ils voulaient nous remercier d’être arrivé jusque là sans avoir cédé en cours de route aux sirènes des autres restaurants.

Le Congrès Auteuil trône fièrement à l’angle de la rue Chanez et du boulevard Exelmans. Appartenant à Gérard Jolie – propriétaire du Congrès Maillot, Chez André et bien d’autres brasseries parisiennes – M. Jolie nous offre une de ces brasseries dont il a le secret. Les habitants du quartier en ont fait leur QG et le week-end, la réservation est nécessaire même à déjeuner.

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Le lieu. Ambiance sobre et feutrée avec moquettes triple épaisseur et éclairage tamisé se mariant aux tons grège et chocolat des murs. Les tables du bar sont très prisées, tout comme celles donnant sur le Boulevard Exelmans, très agréables en été lorsque la chaleur accablante s’abat sur la capitale. Le soir, préférez le premier étage plus confortable et intimiste, en demandant à être installé près de la verrière. La vue sur la place d’Auteuil est imprenable.

La carte. Je ne saurai vous recommander le Menu Club Affaires à 34 € comprenant apéritif, entrée, plat, fromage, dessert, café et demi-bouteille de vin (ou eau minérale). Le rapport qualité/prix est inégalable dans le quartier. Si vous êtes deux, la meilleure solution consiste encore à partager un menu accompagné d’un plat individuel. La carte n’est certes pas bien bavarde mais propose quelques classiques de brasserie : poulet fermier à 14,20 €, tartare à 14,80 € ou encore onglet de bœuf (300 g) à 18,50 €. En usant de cette astuce, l’addition ne dépasse guère les 50 € pour 2 personnes.

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Le menu Club Affaires à 34 €. Le repas commence par un apéritif (kir, Lillet rouge ou blanc ou americano) suivi d’une entrée. Le foie gras et sa marmelade de figue sont tout simplement divins, la marmelade amenant une belle touche sucrée à l’onctueux foie. Quant aux 6 huitres, leur fraicheur est toujours constante qu’elle que soit la saison, même lorsqu’on les commande hors mois en R.

Les plats. Le choix n’est pas bien grand mais suffira à contenter les appétits les plus tenaces : confit de canard, filet de daurade ou onglet de bœuf. Le confit de canard est irréprochable, arrosé d’une sauce légère et accompagné de belles pommes de terres rissolées. L’onglet de bœuf servi en quantité XXL (300 g environ) et recouvert d’échalotes, est tout aussi convaincant. La viande est tendre et les pommes allumettes qui l’accompagnent sont croustillantes.

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La valse des plats continue en accueillant ensuite le plateau de fromages fastueux, avec de belles propositions de livarot, camembert, chèvre et pont l’évêque. Là non plus, on ne lésine pas sur les portions, il faut que vous sortiez rassasiés.

Comme toutes les belles histoires ont une fin, le dessert vient sonner le glas de ce menu. Au choix : carpaccio d’ananas, ile flottante ou crème brulée. L’ananas n’a pas grand intérêt, mais l’ile flottante brille par sa légèreté (et son immensité).

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Le repas se termine enfin par un café, et un « Open chatines ». N’y voyez rien d’indécent, il s’agit uniquement de petites noisettes enrobées de chocolat servies avec le café, à volonté. La formule comporte également une 1/2 bouteille de Buzet (rouge, rosé ou blanc) ou 1/2 bouteille d’eau minérale. Si le Buzet rouge est une excellente affaire, le Buzet blanc est bien plus ordinaire.

Le Congrès d’Auteuil fait figure d’institution dans ce quartier habitué à bien manger. Le menu est imbattable et vaut certainement le coup de pousser l’accélérateur de sa voiture jusqu’aux portes de Paris. Le week-end, pensez à réserver. Et dès les beaux jours, profitez d’un midi en terrasse pour boire un verre et manger sur le pouce un carpaccio de bœuf accompagné de pommes allumettes. La deuxième assiette est offerte. Le tout accompagné d’une ½ eau de Perrier et d’un café, et l’affaire est dans le sac !

Congrès Auteuil, 114 boulevard Exelmans, Paris 16ème

Critique : Casa & Bottega, Via dei Coronari, Rome. Enoteca Roma.

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iconedrapeaufrancais.jpg Installée dans un quartier d’antiquaires, la Casa & Bottega a récemment ouvert ses portes dans la très chic Via dei Coronari, à Rome. Malgré sa proximité avec la Piazza Navona, ce quartier est d’une quiétude remarquable. La salle de cette œnothèque possède une décoration épurée, très chic et cosy. Pour les beaux jours, quelques tables sont disposées dehors le long du mur de la « casa ».

La carte. De belles propositions de vins au verre (8 €). Chaque verre est accompagné de chips excellentes (légères et croustillantes) et d’une part de tarte du jour fraiche se mariant parfaitement à la robe du vin rouge.

L’adresse réussit le pari de marier l’esprit rétro des œnothèques avec celui de la mode « veggie », proposant tartes et autres plaisirs déculpabilisant et plus équilibrés. Le prix du verre peut paraître excessif, mais avec les accompagnements la formule est une affaire pour diner léger ! La clientèle est essentiellement girly. Ce qui n’empêchera pas aux hommes d’y faire un tour !

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drapeauitalien.jpg Situata in un quartiere antiquario, la Casa&Bottega ha appena aperto nella molto chic Via dei Coronari, a Roma. Malgrado la prossimità della Piazza Navona, questo quartiere è molto tranquillo. La stanza di questa enoteca ha un’arredamento epurato, molto cosy. I bei giorni, sono disposte alcune tavole fuori, lungo il muro del palazzo.

Il menù. Una bella ed ottima scelta di vino al bicchiere (8 €). Ogni bicchiere è accompagnato di patatine eccellenti (legeri e croccanti) e di una fetta di torta fresca del giorno, il misto dei sapori si abbina perfettamente con un bicchiere di vino rosso.

L’indirizzo mescola lo stile retro delle enoteche con quello della moda « veggie » proponendo torte ed altri piaceri decolpevolizzando, più equilibriti. Il prezzo del bicchiere può sembrare elevato, ma con gli antipasti, il menù è un’affare d’oro per mangiare leggero !

I clienti. Ci sono principalmente donne ma gli uomini sono anche i benvenuti !

Casa & Bottega, Via dei Coronari, 183, Roma

8 € le verre de vin (il bicchiere di vino)

Critique : Un verre au Marriott Champs-Elysées.

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Je suis sûr qu’en lisant ces lignes, vous vous dites comme moi « ah bon, il y a un Marriott sur les Champs ? ». Et bien oui, figurez-vous. Il faut dire que l’entrée est assez confidentielle, coincée entre le Séphora et le Night club Le Montecristo.

L’entrée n’est pas bien accueillante avec un escalier en angle droit, un lustre et un escalator mastoc qui trône telle une verrue dans ce bel immeuble parisien. A l’intérieur on retrouve un joyeux mélange de « US standards » mêlés au modernisme de constructions en verre, s’articulant autour d’un puits de lumière.

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Ce lieu a un énorme potentiel, mais Marriott aurait sacrément besoin de dépoussiérer son hôtel. Il faudrait y aller à la truelle et au marteau-piqueur : bazarder le mobilier vieillot, rajeunir la carte du bar et brûler les desk réception en bois style lambris Pierre & Vacances : c’est devenu terriblement has been.

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La carte du bar. Hum, le chocolat et le thé en sachet sont à 9 €. De notre fauteuil nous pouvions contempler la vue sur les Champs à demi camouflée par les rideaux maronnasses et l’énorme bannière publicitaire de Séphora. Et de l’autre côté, une vue neurasthénique s’offrait à nous : un bar à la décoration d’une autre époque avec ses parois vitrées qui me rappellent les bocaux à fumeurs dans les aéroports américains. Si seulement on pouvait s’en griller une, histoire d’oublier la douloureuse …

Marriott Champs-Elysées, 70 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8ème

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