Critique : restaurant Congrès Auteuil, Brasserie Gérard Jolie, 16ème. Menu Affaires.

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En plein cœur du 16ème arrondissement, à la lisière de Paris et de Boulogne, le quartier Auteuil fait figure de village dans la jungle parisienne. Une petite concentration de restos anime le quartier et aiguise les appétits bien rangés d’une clientèle bien nait. Les prix des restaurants sont étonnamment raisonnables, comme s’ils voulaient nous remercier d’être arrivé jusque là sans avoir cédé en cours de route aux sirènes des autres restaurants.

Le Congrès Auteuil trône fièrement à l’angle de la rue Chanez et du boulevard Exelmans. Appartenant à Gérard Jolie – propriétaire du Congrès Maillot, Chez André et bien d’autres brasseries parisiennes – M. Jolie nous offre une de ces brasseries dont il a le secret. Les habitants du quartier en ont fait leur QG et le week-end, la réservation est nécessaire même à déjeuner.

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Le lieu. Ambiance sobre et feutrée avec moquettes triple épaisseur et éclairage tamisé se mariant aux tons grège et chocolat des murs. Les tables du bar sont très prisées, tout comme celles donnant sur le Boulevard Exelmans, très agréables en été lorsque la chaleur accablante s’abat sur la capitale. Le soir, préférez le premier étage plus confortable et intimiste, en demandant à être installé près de la verrière. La vue sur la place d’Auteuil est imprenable.

La carte. Je ne saurai vous recommander le Menu Club Affaires à 34 € comprenant apéritif, entrée, plat, fromage, dessert, café et demi-bouteille de vin (ou eau minérale). Le rapport qualité/prix est inégalable dans le quartier. Si vous êtes deux, la meilleure solution consiste encore à partager un menu accompagné d’un plat individuel. La carte n’est certes pas bien bavarde mais propose quelques classiques de brasserie : poulet fermier à 14,20 €, tartare à 14,80 € ou encore onglet de bœuf (300 g) à 18,50 €. En usant de cette astuce, l’addition ne dépasse guère les 50 € pour 2 personnes.

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Le menu Club Affaires à 34 €. Le repas commence par un apéritif (kir, Lillet rouge ou blanc ou americano) suivi d’une entrée. Le foie gras et sa marmelade de figue sont tout simplement divins, la marmelade amenant une belle touche sucrée à l’onctueux foie. Quant aux 6 huitres, leur fraicheur est toujours constante qu’elle que soit la saison, même lorsqu’on les commande hors mois en R.

Les plats. Le choix n’est pas bien grand mais suffira à contenter les appétits les plus tenaces : confit de canard, filet de daurade ou onglet de bœuf. Le confit de canard est irréprochable, arrosé d’une sauce légère et accompagné de belles pommes de terres rissolées. L’onglet de bœuf servi en quantité XXL (300 g environ) et recouvert d’échalotes, est tout aussi convaincant. La viande est tendre et les pommes allumettes qui l’accompagnent sont croustillantes.

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La valse des plats continue en accueillant ensuite le plateau de fromages fastueux, avec de belles propositions de livarot, camembert, chèvre et pont l’évêque. Là non plus, on ne lésine pas sur les portions, il faut que vous sortiez rassasiés.

Comme toutes les belles histoires ont une fin, le dessert vient sonner le glas de ce menu. Au choix : carpaccio d’ananas, ile flottante ou crème brulée. L’ananas n’a pas grand intérêt, mais l’ile flottante brille par sa légèreté (et son immensité).

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Le repas se termine enfin par un café, et un « Open chatines ». N’y voyez rien d’indécent, il s’agit uniquement de petites noisettes enrobées de chocolat servies avec le café, à volonté. La formule comporte également une 1/2 bouteille de Buzet (rouge, rosé ou blanc) ou 1/2 bouteille d’eau minérale. Si le Buzet rouge est une excellente affaire, le Buzet blanc est bien plus ordinaire.

Le Congrès d’Auteuil fait figure d’institution dans ce quartier habitué à bien manger. Le menu est imbattable et vaut certainement le coup de pousser l’accélérateur de sa voiture jusqu’aux portes de Paris. Le week-end, pensez à réserver. Et dès les beaux jours, profitez d’un midi en terrasse pour boire un verre et manger sur le pouce un carpaccio de bœuf accompagné de pommes allumettes. La deuxième assiette est offerte. Le tout accompagné d’une ½ eau de Perrier et d’un café, et l’affaire est dans le sac !

Congrès Auteuil, 114 boulevard Exelmans, Paris 16ème

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Une réponse à “Critique : restaurant Congrès Auteuil, Brasserie Gérard Jolie, 16ème. Menu Affaires.”

  1. patrick montois orbel
    4 mars 2011 à 9:14 #

    Il est possible de mettre en valeur votre restaurant grâce à un poème, selon votre texte et vos mots, le concernant.
    Je peux également mettre vos menus en alexandrins
    Patrick Montois Orbel
    corinne.zogata@orange.fr

    A la Bonne Heure

    Je me suis présenté, ce jour, A la Bonne Heure ;
    Six heures trente, tôt !, mais dans ce restaurant
    Un petit déjeuner, ainsi qu’en ma demeure,
    M’attendait tel le rire aimable d’un gérant

    Grégory, très courtois, m’a présenté sa carte ;
    Et j’ai, de celle-ci, compulsé l’éventail !
    Comme de l’estomac, je respecte la charte
    J’ai choisi mon repas sans omettre un détail

    Et j’ai pris, à mon goût, la meilleure formule ;
    Parmi dix, très souvent, le choix paraît ardu !
    Mais la faim du matin, sans doute, nous stimule !
    Aux fourneaux, Gabriel prépare notre dû

    Vous voulez savourer à côté de la gare
    Un petit déjeuner qui vous fait un repas
    Suivez-moi car, jamais, mon ventre ne s’égare
    Et je peux vous montrer où diriger vos pas

    J’ai retrouvé ma table en fin de matinée ;
    Des soixante couverts, j’ai reconnu le mien !
    Il me fallait manger pour finir la journée
    Car, toujours, je travaille ainsi qu’un galérien

    Le matin, j’avais vu le grand choix de salades
    Et que Greg et Gaby mettent trois plats du jour
    Au menu ! les voici prêts pour les accolades
    Qu’un palais peut offrir quand bon est le séjour

    Mais vous pouvez choisir la carte régionale !
    Quelques spécialités vous donnent le plaisir
    De garder en l’esprit l’odeur originale
    Du pays ! l’occasion, vous devez la saisir

    Vous aimez les desserts, vous adorez les glaces !
    Les premiers, succulents, sont faits par la maison !
    Artisanales sont, comme dans les palaces,
    Les secondes étant, de vos yeux, l’horizon

    Le temps passe si vite et le restaurant ferme ;
    Déjà Seize heures trente et je quitte à présent
    Cet endroit chaleureux qui flatte l’épiderme
    Avant votre estomac d’un repas bienfaisant

    Vivement le printemps et la nature verte
    Que je puisse venir déguster au soleil
    Mon petit déjeuner à la terrasse ouverte
    Avec Greg et Gaby, les premiers à l’éveil

    De l’Orient à l’Elysée

    Au lieu De l’Orient, chalands, à l’Elysée
    Vous pouvez contempler avant votre repas,
    La carte séduisante et singularisée !
    Devant ce restaurant, arrêtez votre pas

    Vous y découvrirez dans une salle vaste
    La place nécessaire au délicat gourmand !
    Votre palais, ici, connaît un moment faste
    En existant au cœur de cet endroit charmant

    Quand Gilles vous accueille, un sourire agréable
    Vous invite à choisir un savoureux menu !
    Un plat de l’Orient toujours si délectable
    Un mets de la région peut-être méconnu

    Gilles vous servira la carte marocaine
    Et vous dégusterez les mets orientaux !
    Mais la France, jamais, n’est mise en quarantaine
    Les gourmets raffolant des plats occidentaux

    Vous vous amuserez lors de soirées à thème
    Grâce à l’animateur stimulant l’air ambiant !
    Cette nuit, vous vivrez des heures de bohème
    En goûtant les saveurs du meilleur ingrédient

    Fêtez un mariage ou votre anniversaire
    Dans ce cher restaurant où l’on offre un accueil
    Que savait réserver, au roi, son émissaire !
    N’hésitez pas, chalands, et prenez un fauteuil

    Un buffet campagnard, des mets gastronomiques
    Eclaireront, ce jour, les indolents regards !
    Les additions, jamais, n’étant astronomiques
    Gilles, vous le verrez, vous entoure d’égards

    Ainsi grâce aux desserts venus en farandole,
    A la pièce artistique, œuvre de tant de soins,
    Car elle est de l’amour le splendide symbole !
    Afin de bien aimer, peut-on demander moins !

    Du restaurant, sachez qu’il fait garder sa porte
    Car Gilles, souhaitant que propre soit son nom,
    Veut que chaque client, avec bonheur, l’emporte,
    Le bien-être faisant sa joie et son renom

    Face au restaurant « De l’Orient à l’Elysée »
    Arrêtez-vous, chalands, et glissez le bon œil,
    Car Gilles vous attend avec Marie-Josée
    Afin que le plaisir vous vienne dès le seuil

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