Bonnes adresses à Budapest Hongrie. Restaurants, cafés et bars. City Guide.

Salon de thé Gerbeaud 

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Salon de thé mythique de Pest, Gerbeaud est situé dans le quartier Belvaros. Les prix très élevés ont déjà eu raison des hongrois. Le salon de thé n’est fréquenté que par des touristes (français en majorité) et hommes d’affaires à qui on privatise une partie de la boutique.

Le salon est très grand et occupe une bonne partie du rez-de-chaussée de l’immeuble. Seule une partie est ouverte au public et les clients sont réunis au même endroit pour donner l’illusion qu’il y a du monde. L’adresse, ouverte depuis plus de 150 ans, garde un certain charme grâce à son décor old school et ses tons rouge, or et pistache.gerbeaudbudapest2.jpg

La carte. Le chocolat chaud (1250 Ft) est léger et crémeux, le caffé latte (890 Ft) est correct, sans plus. Côté gâteaux, la brioche Pogacsa Tokos (450 Ft) est banale. Quant au Maktorta (950 Ft), gâteau aux noix et confiture, son originalité excusera son manque de prestance.

Finalement, il vaut mieux aller chez Gerbeaud le matin pour prendre un bon petit-déjeuner à 10€ comprenant brioche, cookie, croissant, pain, confiture, beurre servis avec un jus d’orange et une boisson chaude. A cette heure-là, l’ambiance est moins touristique et on oublie peut-être plus facilement la superficialité de cette adresse qui semble avoir laissé derrière elle sa période faste.

Cafe Central Karrehaz

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Le Café Central est l’un des plus beaux cafés de Pest. Inauguré en 1887, le café Central fut l’un des plus prestigieux de la capitale avant que les années de plomb le défigurent. Rénové et reconstitué dans les moindres détails en 2000, d’après des photos de la belle époque, le café Central est aujourd’hui un modèle dé réussite, conciliant le moderne et le traditionnel.

La clientèle est variée et branchée. Il n’y a pas de séparation à proprement dit entre le restaurant et le café. Vous pouvez donc vous attabler à côté d’une table nappée pour prendre un verre ou un café. L’atmosphère feutrée est plaisante, prise d’une certaine langueur slave lorsque l’orchestre se met à jouer une musique mélancolique à la guitare classique et au violon. Ce soir, la neige tombant à gros flocons acheva de dessiner cette belle carte postale.

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Service. Comme souvent en Hongrie, service absent. Lent, pas aimable, même empoté. Comptez 1h30 pour un repas entier.

La cuisine. Les plats voisinent les 3500 Ft, tandis que les desserts s’affichent dans les 1000 Ft. Nous avons commandé un Fogasfilé édeshagymakremmel (3600 Ft) et un rap. hacsamell k. majragus burgonya gombo (3500 Ft). La cuisine est excellente, les plats sont fins et recherchés. Le Fogasfilé édeshagymakremmel  proposait de belles tranches de canard cuisinées comme un magret, accompagnées de chou cuit à la vapeur et servies avec des gnocchis. Quant au rap. hacsamell k. majragus burgonya gombo, le brochet était accompagné d’écrevisses cuites à l’aneth.

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Seul le dessert pêcha, aurait dit Devos. L’apple pie servi avec une glace vanille (1100 Ft) était assez grossier, plombant des appétits déjà repus. Nous avons accompagné notre repas d’une bière 33cl (980 Ft) et d’un caffe latte (1300 Ft).

Faut-il y aller ? Et comment, ce fut le meilleur resto de notre séjour. L’addition est certes élevée, 50 € à nous deux, mais la qualité des plats est irréprochable.

Salon de thé Ruszwurm Cukraszda

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Le Ruszwurm est un salon de thé mythique de Buda, fondé en 1827 et fréquenté par des hordes de touristes. Le café est minuscule, décoré par des meubles d’époque Biedermeier. La salle n’a pas vraiment de charme, elle manquerait presque de patine, un comble !

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La carte. Le chocolat chaud alcoolisé (1100 Ft), spécialité de la maison selon la carte, était vraiment désagréable en bouche. Des relents d’alcool mal distillé empêchaient d’apprécier le nectar. Dommage. Les gâteaux ne s’en sortent guère mieux. La Kirschtorte (450 Ft), forêt noire en version française, est là aussi décevante. Manque de fondant, de moelleux … de vie ! La pâtisserie autrichienne, rue des Ecoles à Paris, fait bien mieux !

Bar Hôtel Gresham

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L’hôtel Gresham est un magnifique édifice Art Nouveau accueillant aujourd’hui un palace géré par le groupe hôtelier Four Seasons. Le bâtiment abrite entre autre un bar sur l’aile droite du lobby. L’ensemble est imposant mais manque de chaleur. Les courants d’air s’installent et donnent l’impression d’être dans un hall de gare.

Le bar est fréquenté par une clientèle internationale et des hommes d’affaires. Les prix ne viendront pas nous dépayser : 12 € les verres de vin, 15 € les cocktails.

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Le Four Seasons semble être reclus dans sa tour d’argent. Peu importe l’environnement, peu importe le lieu, les prix restent toujours les mêmes et ne s’efforcent même pas de s’aligner sur les prix des autres établissements haut de gamme de la ville. A ce prix là, on aurait au moins aimé que le pianiste joue sur un piano accordé. Les notes bigrement fausses font toujours taches d’huile dans un hôtel qui se présume palace.

Sofitel Paris Budapest

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Parfois, la flémingite agite son drapeau et nous enveloppe dans sa torpeur. Après avoir cavalé aux quatre coins de la ville, il arrive parfois que le courage nous manque. Et nous cédons alors à la facilité : diner à l’hôtel.

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Le Sofitel propose un restaurant à la cuisine d’inspiration franco-hongroise.

Il n’y avait pas grand monde ce jour là. Quelques touristes égarés et surtout des hommes d’affaires venus pour des congrès et autres séminaires. Des regards neurasthéniques et des âmes esseulées se consolant à coups de fourchette dans des plats copieux.

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La déco est moderne, standardisée avec ses couleurs tamisées et chaises confortables. La vue sur les cuisines est rassurante, les chefs ont l’air de grands enfants dans leur terrain de jeu. Le service est aux petits soins malgré quelques longueurs.

La carte. Les plats frisent les 20 €, les desserts se calent aux alentours des 5-6 €. Le poulet servi avec gnocchi sauce paprika s’avère une excellente surprise. Juteux, fondant. La sauce est parfaite et la cuisson des gnocchis parfaitement maitrisée.

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De son côté, le porc servi avec frites est légèrement épicé. Passons sur l’hérésie de servir du porc avec des frites pas très croustillantes et remercions l’effort de servir des plats copieux avec la possibilité de se resservir si le cœur nous en dit.

En entrée, nous voulions essayer le fameux foie gras hongrois qui fait tant jaser en France. Verdict ? Pour 20 €, une simple tranche tristounette qui vient créditer notre snobisme à l’égard de ce foie gras de second rang. Les petits oignons cuits et la gelée au Tokaj n’y changeront rien. Finalement les serveurs avaient raison de nous reprendre lors de notre commande. Ils nous avaient rétorqué « do you want paté ? ». Le summum de l’insulte chez nous.

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Notre repas fut accompagné d’excellents verres de Tokaj (cuvée 2003 et 2001). Le diner se conclut par un caffé latte servi avec mignardises. Résultat des courses, 80 € pour 2 personnes. Très cher pour la Hongrie, mais le repas fut plus que correct.

Bar de l’hôtel Sofitel

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Belle clientèle très Lost in Translation avec hommes d’affaires se retrouvant et échangeant des conversations conventionnelles en anglais. Après tout, les verres de vin passeront en notes de frais.

Les canapés sont confortables, l’éclairage tamisé, l’espace séparé entre zone fumeurs et non-fumeurs.

La carte. Gin tonic avec Bombay Sapphire proposé à 11 €, verres de vin dans les 6 €. Seul ombre au tableau, les amuse-gueules, immangeables.

Restaurant Robinson

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A lire l’ensemble de mes critiques, on va croire que je me spécialise dans le « flingage » de restaurants. Pourtant, force est de constater que les restaurants hongrois ne nous ont pas vraiment convaincus lors de notre séjour. Sans parler du service éminemment désagréable, rigoureux (au premier sens du terme) et lent.

Le Robinson est recommandé par plusieurs guides touristiques. Le résultat est immédiat : il n’y a que des touristes. Pour reprendre les phrases lyriques de notre guide « Robinson est un resto de rêve, qui séduit par son cadre cosy. Pas étonnant que l’on s’y presse comme à un défilé de mode ». Ah, ca doit y aller les pots de vin car la déco n’a rien d’affriolante. Elle est terriblement has been.

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La vue sur le parc est tout de même agréable. En été, la terrasse a l’air fantastique. Cela m’a fait un peu penser au Chalet des Iles au Bois de Boulogne. C’est le même concept.

La cuisine ? Tout faux, de A à Z. Nous avons opté pour le menu à 4500 Ft avec E/P/D et un plat à la carte (entre 3000 et 5000 Ft).

Le menu. En entrée, un pâté servi avec du pain brioché sur un amas de confiture à la groseille. Un bain de sucre rendant l’entrée écœurante, une véritable hérésie. Le plat du jour ne fit pas mieux. Ce fut un poisson servi comme un fish&chips avec une macédoine de pomme de terres. Le poisson était certes excellent, mais la friture mole au lieu d’être croustillante. Quel gâchis !

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Pendant ce temps là, A. dégustait une soupe hongroise ou plutôt un bouillon Knorr parsemé de quelques bouts de gnocchis qui se battaient en duel. Puis son plat arriva. Ce fut des filets d’oie mal cuits, servis avec des pommes et des fraises. Mars, est-ce vraiment la saison des fraises ?

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Le dessert acheva le naufrage. L’apple pie revisité était présenté sous forme de brick laissant dévoiler une compotée de pommes à la cannelle. Les pommes n’étaient pas assez cuites, le dessert fut lourd, plombant la fin du repas.

Bilan des courses : 46 € à 2 pour un repas frôlant le naufrage, et l’assurance de ne jamais revenir.

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