Archive | avril 2011

Critique : 7th rooftop, terrasse Abbesses Terrass Hotel, Paris 18.

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Voici le dernier hotspot parisien dont tout le monde parle. Ancien restaurant le Diapason, la terrasse s’est reconvertie cette année en bar rooftop, à la new-yorkaise. Ouverte depuis le 1er avril, l’adresse est déjà victime de son succès. Le soir, à l’heure du coucher de soleil, comptez une bonne heure de « préliminaires » avant d’atteindre le 7ème ciel.

Le cadre. Il vous faut franchir le perron de l’hôtel et sourire au vigile, puis traverser la réception de l’hôtel pour atteindre l’ascenseur. L’accès au 7ème et dernier étage est un brin vieillot avec ses coffrages en bois clair décorant les murs, et l’ascenseur aurait besoin d’un sacré lifting.

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Ding Dong. Nous voilà au 7ème étage. Voici donc la fameuse terrasse tant commentée sur Facebook. Une dizaine de tables sont disposées sur ce toit aménagé, dont une poignée permet de profiter de la vue sur la capitale. Soyons honnête, le panorama n’a rien d’extraordinaire avec en ligne de mire le cimetière de Montmartre et l’immonde bâtiment Ibis. Je préfère nettement celui du Printemps et son bar sur caillebotis. Mais l’adresse est agréable surtout lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Pour la déco, il faudrait balancer ce kitchissime gazon vert en plastique, en total désaccord avec le genre que veut se donner l’établissement.

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La clientèle. Très « cosmo» dans la journée. Des familles avec enfants, des couples de touristes et des mannequins en devenir batifolant au soleil. Sans oublier les flambeurs du dimanche tout droit sortis d’un Carré VIP, préparant leur bronzage avant de chavirer à Ibiza cet été. En signe d’entrainement, les bouteilles de rosé coulent déjà à flots. Le soir, les espadrilles et ballerines grandissent et deviennent Louboutin, les visages se font plus fermés, les rictus crient bling-bling.

La carte. Verres de vin à 5-6 €, bières à 5 €, sodas à 6 € et cocktails à 14 €. En parallèle, une carte de snacking propose des risottos, carpaccios de bœuf et clubs sandwiches à 17 €. Mais aussi des desserts à 12 € et des assiettes de macarons (8 € les 4).

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Service. A la ramasse, perdu entre un cumulus et un cumulonimbus.

Faut-il y aller ? Comme écrit sur leur site internet, le 7th est « le tout nouveau concept du Terrass Hôtel ». Si vous cherchez du concept, celui-ci est plutôt réussi dans son genre.

Le 7th, Terrass Hôtel, 12 rue Joseph de Maistre, Paris 18ème

Ouvert tous les jours de 11h à 00h

Critique : Glacier La Marquisette, Saint-Ouen, Clichy. Meilleures glaces de Paris …

marquisette1.jpgEn me promenant récemment du côté de la Place Clichy et du Moulin Rouge, j’ai découvert l’excellent glacier La Marquisette. Le Parisien en parlait déjà en 2007 dans un article dédié aux glaciers artisanaux, bien loin des poids lourds de la glace que sont les Berthillon, Grom ou encore Amorino.

Le glacier est une véritable institution dans le quartier, tenu par la famille Zanettin. Les gourmands du quartier se pressent autour de la petite boutique pour goûter aux glaces de Roberto et prendre des nouvelles de la petite famille.

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La maison propose un beau choix de parfums. Nous avons pu tester les goûts suivants : cannelle, chocolat, fraise, rhum raisin et vanille. Chapeau, les glaces sont succulentes et naturelles, parfumées et sucrées comme il se doit. Cela vaut bien le coup de traverser tout Paris !

Les prix. Une boule : 2,5 €, Deux boules : 4 €, Trois boules : 5 €.

Glacier La Marquisette, 31 Avenue de Saint-Ouen, Paris 17ème

Critique : Zango, restaurant africain, Les Halles, Etienne Marcel. Terrasse.

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On dit souvent que le Quartier des Halles n’a aucun intérêt gastronomique. Un comble pour l’ancien « Ventre de Paris » décrit par l’illustre Zola, qui fut rasé au début des années 70 pour construire la belle verrue que l’on connait aujourd’hui (rassurons-nous, nous en serons bientôt débarrassés, la destruction a déjà commencé).

Le restaurant Zango n’est pas là pour déroger à cette « règle géographique de gastronomie ». Installé rue du Cygne, à deux pas de la station de métro Etienne Marcel, le Zango est un restaurant de cuisine africaine. La déco se veut ethnique, les peintures sont fatiguées et la terrasse n’est accessible que sur réservation, même en semaine. Il ne manque plus que l’odeur de patchouli, et ce serait le pompon.

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La carte. Pas donnée pour un resto de cet acabit. Plats à 15-20 €, menus apéritif/entrée/plat ou apéritif/plat/dessert à 23 €, et le trio apéritif/E/P/D à 26,50 €. Desserts à 5,5 €. En prenant ce magret de canard laqué, je ne me faisais guère d’illusion (17 €). La supputation fut confirmée. Le magret arriva trop cuit, on ne m’avait pas demandé la cuisson lors de la commande. Mais je n’avais rien dit, curieux de voir comment ils allaient pouvoir se débrouiller en cuisine. Le plat était accompagné de frites de patate douce délicieuses. La sauce caramélisée était réussie, mais sûrement pas cette soupe de châtaignes indescriptible. De leurs côtés, le tagine d’agneau n’offrait que des os à ronger et la salade, des morceaux de poulet tièdes.
Service. Inexistant.

Faut-il y aller ? Vous voulez vraiment la réponse ?

Zango, 12 rue des Cygnes, Paris 1er

Café à 2 €, verre de vin à 3,5 €

Critique : Fogon, restaurant espagnol. Quai Grands Augustins, tapas.

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Difficile de décrocher une table chez Fogon le vendredi et samedi soir. Depuis sa récente 1ère étoile au guide Michelin et son abondant arrosage médiatique qui l’a fait connaître, le restaurant ne désemplit pas.

L’adresse est idéale, Quai des Grands Augustins. Rive gauche, au bord de la seine et à deux pas de Saint-Michel et Saint-Germain. On laisse sa citadine au voiturier et on court s’installer à table.
L’intérieur est simple, la déco est sobre et chic mais un brin banale. Le vin est servi dans des verres à eau, les couverts sont cachés dans des tiroirs incorporés à la table.

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La carte. Pas donnée avec des plats de riz à 25 € et des assiettes de charcuterie. Puis un menu que tout le monde semble suivre à 48 €, comprenant des tapas en entrée, un riz à choisir dans la carte (supplément pour celui aux langoustines) et un dessert. La carte des vins sent bon l’Espagne et augure d’une addition dispendieuse. Première bouteille de rouge à 18 €, suivante à 25 € puis envolées à 30-50 €. Quelques vins au verre mais pas de ½ bouteille. Le menu riz. Par simple mimétisme, nous avons pris ce menu à 48 € (obligation de prendre 2 menus et le même riz, vous ne pouvez pas mixer un menu avec un plat à la carte).
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Les tapas introduisaient parfaitement le repas. Au menu : une mousseline de légumes, des grosses olives marinées dans une huile parfumée puis une trilogie de bouchées. Raviole au champignon, carré d’agneau et sa purée de pommes de terre ainsi qu’une émulsion de morilles et asperges. Les tapas sont arrivées un peu tièdes, la compotée de légumes était trop salée alors que la raviole en aurait mérité davantage, mais nous chipotons.
S’ensuit le plateau de riz noir à la seiche et aux calamars, servi dans une grande écuelle métallique. Pour le glamour on repassera, la texture ni l’apparence ne sont très engageantes. Mais heureusement le goût aura eu raison du reste ; la paella est onctueuse, les saveurs s’entremêlent et offrent un plat d’une grande finesse.

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Les desserts. Nous avons opté pour les tapas sucrés. Deux petites bouchées nous régalâmes. Une petite poire marinée dans son jus et une crème au café et au rhum. Délicieuses mais mangées en trois bectées. En parallèle, deux cafés, à 4 € chacun.

Le vin. Pas mal du tout ce petit Navalegua millésime 2009, très capiteux.

Faut-il y aller ? Oui malgré une addition gratinée. Les plats sont recherchés et le riz à la seiche est vraiment original.

Fogon, 45 Quai des Grands Augustins, Paris 6ème

Critique : Chez Pommette, quartier des Abesses. Terrasse, moulin de la Galette.

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Le parisien a parfois envie de se complaire dans le cliché. Montmartre, un verre de vin, une soirée d’été sur une table de jardin brinquebalante et une rue pavée dégringolant de ses hauteurs vertigineuses.

Bienvenue chez Pommette, au pied du Moulin de la Galette. Sortez le réflex numérique, et souriez. Il faut bien reconnaitre que l’endroit est plein de charme avec ses rues éclairées entre chien et loup par des candélabres, ses chats minaudant sur les murets des maisonnettes et ses cyclistes prenant leur vélo sous le bras pour descendre à pied les escaliers.

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Pour s’enivrer de cette légèreté, quoi de mieux que d’aller picorer quelques victuailles bien senties sur une belle terrasse parisienne ? A ma grande surprise, le serveur accepta volontiers de nous installer sur l’une des trois tables de la terrasse, pour nous « laisser grignoter ».

La carte. Des entrées à 10 €, des plats avoisinant les 20 € et des desserts à 10 € environ. Une carte un peu fourre-tout, passant du coq à l’âne, mais pourquoi pas si l’ensemble est maitrisé.

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Nous avons commandé une assiette de charcuterie (15 €), accompagnée d’un pichet de 50cl d’Edelzwicker (8 €). L’assiette offrait chorizo, saucisson et jambon de pays accompagnés de pommes de terre fondantes et d’une petite salade. Rien de très copieux, mais à l’image de notre maigre appétit. Ce fut parfait.

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Nous avons terminé par deux cafés (2,20 € chacun) et l’addition. Le service fut agréable, l’endroit reposant, et la nourriture frivole. J’y retournerai volontiers pour tester un de leur plat en terrasse ou dans leur belle petite salle intérieure.

Chez Pommette, 86 bis rue Lepic, Paris 18ème

Exposition Dogon au musée du Quai Branly. Très belle réussite.

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Si les peintres français et hollandais vous ennuient, les sculptures italiennes vous barbent et le mobilier Napoléon III  vous fait bayer aux corneilles, peut-être aimerez-vous découvrir un art méconnu : celui du pays Dogon. Jusqu’au 24 Juillet 2011, le Musée du Quai Branly accueille une exposition particulièrement riche présentant l’art Dogon depuis le 10ème siècle jusqu’à nos jours, à travers plus de trois cents œuvres. Les pièces présentées, principalement en bois, sont dans un état de conservation remarquable et mises en valeur grâce à un subtil éclairage mordoré. L’exposition est didactique et permet de découvrir la richesse de cette civilisation malienne.

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Le Quai Branly, là où dialoguent les cultures … mais pas l’orthographe

Musée du Quai Branly, 37 Quai Branly, Paris 7ème

Exposition dans la Galerie Jardin, 7 €

Billet combiné Exposition + collection permanente 10 €

Ouvert tlj sauf lundi

Critique : Restaurant San Antonio, Paris Marais, italien près Hotel de Ville.

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Paris regorge de petites places aux charmes désuets. Des carrefours vivants où l’on souhaiterait voir surgir au coin de la rue des flonflons à la française et des fancy-fair à la fraise. Ce sont surtout des lieux de convergence, où l’on se retrouve quand l’inspiration nous fait défaut, et qu’on cherche désespérément un restaurant.

Ce soir là, en pleine semaine du mois d’avril, M. N. et moi tournions comme des âmes esseulées à la recherche d’une gargote qui aurait pu consoler notre faim. Nous avons finalement atterri au San Antonio, l’archétype du restaurant touristique qui régale des appétits distraits.

La carte. Tendre avec des prix abordables et un large choix de spécialités italiennes. Une carte façonnée au marteau, laissant l’anglais traduire les intitulés en italien.

L’escalope milanaise (13,20 €) fut honorable, même si les pâtes suintaient le beurre. La calzone (12 €) était oubliable, asséchée par un fromage surabondant. Et les spaghettis bolognaise (9,50 €) criaient « Buitoni ! ».

Côté boisson, la bouteille de Valpolicella (14,70 €) était abordable et plus que correcte. Elle nous rappela notre présence dans un restaurant italien, au cas où nous l’aurions oubliée.

Faut-il y aller ? Le charme de la place est incontestable et appelle sûrement à la mansuétude.

San Antonio, 1 rue de la Verrerie, Paris 4ème

Promenade aux jardins Albert-Kahn, expo photo, Boulogne Billancourt, japonais.

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Albert-Kahn était un banquier et mécène français, passionné de voyages et de photographies. Lors de ces pérégrinations, il eut l’idée loufoque de recréer l’atmosphère de plusieurs jardins emblématiques, chez lui en France.

Les jardins Albert-Kahn sont situés à Boulogne, de même que le musée portant son nom. La galerie, construite en 1990, présente aujourd’hui des expositions temporaires puisant ces photos dans la fameuse collection privée du mécène. Il s’agit d’un des plus importants fonds photographiques couleurs du début du XXème siècle.

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Les jardins s’étendent sur près de 4 hectares. En réalité, il ne s’agit pas d’un jardin mais d’un véritable patchwork de jardinets qui font voyager le visiteur aux quatre coins du globe :

-       le village japonais avec ses 2 maisons typiques en bois,

-       le jardin japonais : le jardin le plus connu est organisé autour d’un cours d’eau qui nait dans un cône de galets pour venir mourir dans un tourbillon inversé, tout un symbole ! Les allées du chemin sont tortueuses, entrecoupées de ponts peints en rouge vif, et agrémentées de magnifiques fleurs (magnifiques azalées).

-       Un jardin à la française comprenant des parterres de gazon symétriques devant les serres d’un Palmarium. Un peu plus loin, un verger abrite des rosiers et arbres fruitiers (poiriers et pommiers principalement).

-       Un jardin anglais avec ses massifs rocailleux,

-       Une forêt vosgienne plantée de pins et d’épicéa, et parsemée de rochers de granit et de grès.

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Accès depuis Paris. En voiture depuis la Porte d’Auteuil, prenez l’avenue qui passe devant les serres d’Auteuil jusqu’à déboucher sur un rond-point. Prendre alors l’Avenue Jean-Baptiste Clément et continuez jusqu’au prochain rond-point. Vous êtes arrivés ! En métro, prendre la ligne 10 et descendre à la station Boulogne Pont de Saint-Cloud (terminus).

Prix. Entrée à 3€ pour l’exposition et les jardins. Tarif réduit à 1,5 €.
Quand y aller ? Au Printemps ou à l’Automne pour admirer les couleurs des arbres et sentir le parfum des fleurs. Evitez de préférence le samedi et dimanche après-midi où il vous faudra souvent patienter plus d’une heure avant d’entrer. Privilégiez les matinées en semaine, ou le lundi et jeudi après-midi. J’y suis allé un dimanche pour profiter du soleil éclatant et de ces 22° degrés. L’attente fut tout de même longue : 50 minutes ! Pour vous donner un repère, lorsque vous êtes dans la queue et que vous franchissez la grille d’entrée, il vous reste encore 40 minutes avant d’atteindre les caisses.

Horaires. En hiver, fermeture à 18h mais les caisses ferment à 17h30 et l’évacuation du jardin commence à 17h40. En été, fermeture à 19h.

Jardins Albert-Kahn, 14 rue du Port, Boulogne-Billancourt

Pour télécharger le plan du jardin, cliquez ici

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/92/Jardin_du_Mus%C3%A9e_Albert-Kahn.Plan_02_by_Line1.JPG

Ouverture du Mcdonald’s Orly Sud. Service à table, iPad et wifi gratuit.

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Décembre 2010. La célèbre chaine de fast food décide d’ouvrir son premier restaurant à l’aéroport Orly Sud. Pour l’occasion, Mcdonald’s a vu les choses en grand et propose un service « haut de gamme ». Prises électriques intégrées aux tables pour brancher son ordinateur portable, wifi gratuit, places pour les bagages et affichage des départs/arrivées : tout a été prévu pour améliorer le confort des passagers. On trouve même les actualités internationales diffusées sur tablettes iPad. En été, une grande terrasse permet d’observer les avions décoller.

McDonald’s en profite ici pour tester son nouveau dada : le service à table. Il faut obligatoirement payer à une borne automatique et indiquer la zone du restaurant où l’on souhaite s’asseoir (repère « avion bleu », « avion vert » etc.). Le zonage n’est pas très clair mais on finit par repérer sur les tables les étiquettes collées en forme d’avion.

Il faut bien l’avouer, le service à table n’apporte pas grand chose puisque les commandes effectuées en borne automatique sont déjà en soi rapide. A la fin de la phase de test prévue fin 2011, la chaine décidera ou non d’étendre ce service à ses autres restaurants.

Le McDonald’s Orly Sud est une bonne et agréable surprise, et marque le renouveau de l’aéroport qui malgré son allure vieillissante tente avec succès de se moderniser sans entreprendre de travaux trop importants.

McDonald’s Orly Sud, Aéroport de Paris – Orly Sud

La pauvreté de la presse française. Seisme au Japon.

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Voilà une photo qui n’a rien à voir avec les restaurants, les expositions ou autres sorties parisiennes. Mais je ne résiste pas à vous montrer cette photo qui pour moi relève toute la misérable vacuité de la presse française. De gauche à droite : Paris Match, Le Point et le Nouvel Observateur. 3 styles de rédaction différents, mais … 1 seule et même photo.

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