Archive | mai 2011

Critique : Café Wepler, Place Clichy.

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J’avais déjà fait un article sur le Wepler, il y a tout juste un an. A l’époque j’avais trouvé la brasserie tout à fait quelconque, et excusé la médiocrité de leur cuisine par le poids historique du lieu.

J’ai remis le couvert mardi dernier, en essayant cette fois la partie snacking, au Café Wepler. Le lieu est nettement moins endimanché que la partie brasserie, mais tout aussi décevant.

L’intérieur est sacrément vieillot : les tables formica vous accueillent tristement dans cette partie du Wepler longeant le trottoir. Si vous faites abstraction de l’intérieur, le lieu permet de profiter de l’agitation fascinante de la Place Clichy sans affronter les hordes de touristes bâtant le pavé parisien.

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La carte. Plutôt bon marché au regard des prix de la brasserie. Salades dans les 10 €, plats dans les 15 € et desserts à 7-8 €. Nous voulions diner léger, nous fûmes punis. L’omelette au jambon (6 €) fut baveuse et maigrichonne. La salade ne jouait que l’accompagnement décoratif, la fioriture inutile. Quant à la salade Wepler (10 €), peut-on appeler une telle chose une salade ? Il s’agissait plutôt d’un océan de verdure sans assaisonnement et une garniture ayant échappé à la dernière guerre. Mais ce fut finalement la carafe de 50cl de vin blanc Riesling (12,80 €) servie tiède qui compléta cette bérézina !

Le service. Absent et cause toujours. Les tables non desservies vingt minutes après le départ des clients. L’obligation d’insister plusieurs fois avant d’obtenir un vin « frais » et l’assaisonnement de la salade. Paradoxal pour une brasserie qui veut jouer les grandes mais qui ne possède pas le b.a.-ba du service imposé par ce genre d’adresses.

Le Wepler, 14 Place de Clichy, Paris 18ème

café à 2,4 €

Critique : Le Café Constant, rue Saint Dominique. Bon marché, Christian Constant.

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Depuis plus d’une dizaine d’années, le chef étoilé Christian Constant exerce son hégémonie gastronomique rue Saint-Dominique, dans le 7ème arrondissement, à quelques pas du Champs de Mars. Le chef originaire de Montauban, assume son goût pour le terroir et il le fait avec brio. Récemment, le chef Constant s’est illustré avec toute sa faconde qu’on lui connait, dans l’émission télévisée Top Chef, où il faisait partie des jurés évaluant les futurs lauréats cuisiniers.

Aujourd’hui, Christian Constant est à la tête de 4 restaurants, tous situés dans la même rue. La palette est large : du gastronomique Le Violon d’Ingres, en passant par les fruits de mer des Fables de la Fontaine, sans oublier le bistronomique Café Constant et enfin sa dernière fierté, les Cocottes.

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C’est au Café Constant, que se jouera aujourd’hui la scène du diner. Pas de réservation possible, il faut s’armer de patience ou arriver très tôt. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

Le lieu. Ambiance bistrot avec tables et chaises en bois, vieux comptoir lustré et tesselles au sol. Le restaurant possède également une petite salle à l’étage.

La carte. Pour un restaurant placé sous la houlette d’un grand chef, les prix sont plus que raisonnables : entrées à 11 €, plats à 16 € et desserts à 7 €. Quelques plats du jour sont également proposés entre 20 et 30 €.

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Les plats. En entrée, l’œuf poché, légumes à la provençale et émulsion au vieux parmesan (11 €) est un vrai régal. On pourrait aisément le trouver sur la carte d’un restaurant gastronomique. Suivent le filet de bar grillé à la plancha et mousseline de patates douces (16 €) et la côte de veau roulé au jambon, haricots tarbais à la graisse d’oie (16 €). Les filets bien que délicieux auraient pu être un peu plus généreux. La patate douce se mariait judicieusement aux subtilités gustatives du poisson. Quant à la côte de veau, voilà un plat « gourmand » comme dirait le chef Cyril Lignac. Maigrichons vilipendant le gras, s’abstenir.

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En dessert, les pruneaux au vin rouge et épices douces concluaient le repas d’une touche sucrée (7 €), et les profiteroles maison (7 €) étaient honorables avec leur bonne pâte à choux fondante.

Les vins. Variés, des très bons verres de Morgon (5 €) au bon verre de Cheverny (3,50 €) en passant par un 25cl de Quincy (11 €) plus ordinaire.

Le service. Professionnel et de bon aloi.

Café Constant, 139 rue Saint-Dominique, Paris 7ème

A midi : formule E/P ou P/D à 16 €, E/P/D à 23 €

Café à 2,2 €

Critique : Top of the Standard, Bar, New York Meatpacking District. Boom Boom Room.

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De tous les bars d’hôtels, celui-ci est sans doute le plus surprenant, le plus amusant et le plus washi-washa de tout ce qui peut exister à New-York ou ailleurs. Ce bar panoramique est installé au dernier étage de l’Hôtel The Standard, en plein cœur du nouveau quartier ultra-branché de New York : Meatpacking District. Ancien quartier où l’on emballait la viande, il ne reste plus aujourd’hui que de magnifiques immeubles industriels et une vieille voie ferrée, la High Line, reconvertie en promenade plantée. Depuis quelques années, le lieu attire les jeunes créateurs mais aussi les restaurants, bars et hôtels les plus branchés de la ville.

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Le bar, anciennement le Boom Boom Room, attire tout le gratin du show-biz : Madonna, Beyonce, Jay-Z etc. Une chose est certaine : impossible d’y rentrer si vous n’êtes pas une star. Alors comment faire partie des happy few ayant le privilège de voir ce haut lieu d’encanaillement ? Venir tout simplement entre 16h et 21h, où le bar est ouvert au « simple » quidam.

Le lieu. Le bar est imposant, dominé par un palmier en bois de noyer trônant au beau milieu de la salle. On se croirait sur un vieux paquebot filant vers l’horizon newyorkais. Les barmans, d’ailleurs habillés en marin, seraient les matelots de ce voyage un peu particulier. La vue est époustouflante : d’un côté l’Hudson et son port, de l’autre le Midtown et le Lower Manhattan. Le coucher de soleil est captivant, reflétant ses rayons sur les buildings voisins en briques.

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La carte. Cocktails à 18-20 $, verres de vin à 15 $, boissons chaudes à 7 $. Quelques grignotages également : burgers (18 $), frites (10 $) et desserts (14 $). Le Bourgogne aligoté (15 $) est divin, tout comme le Montbazillac (11 $). L’addition grimpe très vite vers des sommets dès qu’on s’échappe à quelques verres de plus. En rajoutant le Gratuity (service) de 18%, l’addition finit par être salée : 75 $.

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La clientèle. Fascinante dans sa démarche ultra branchée. Vers 18h, les sorties de bureaux viennent prendre l’after-work et le niveau sonore s’emballe. Talons stiletto, sacs de marque, lunettes de soleil estampillées des grands noms de la mode : tout y passe. Et pourtant, chose étonnante, le service n’est ni guindé ni puant. Rien de snob, service même aimable, vous vous rendez compte ?

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Comme toutes les bonnes choses ont une fin, vers 21h les inconnus sont reconduits à la porte. Un peu de ménage puis vers 23h, le Top of the Standard est prêt à recevoir les plus grandes stars du moment et devient l’un des clubs les plus selects de Big Apple.

Top of the Standard at Standard Hotel, 848 Washington St, New York

Abbaye de Royaumont : un havre de paix, salon de thé. Asnieres sur Oise.

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Les belles journées printanières sont l’occasion de découvrir les richesses de notre patrimoine. Aujourd’hui, en route pour l’abbaye de Royaumont, à une trentaine de kilomètres au Nord de Paris.

Située dans la commune d’Asnières-sur-Oise dans le Val d’Oise, Royaumont est la plus grande abbaye cistercienne d’Ile de France, construite entre 1228 et 1235, sous Louis IX.
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L’abbaye a connu de multiples péripéties : la destruction de son église abbatiale sous la Commune qui n’épargna qu’une curieuse tourelle, puis sa reconversion en filature de coton, sans oublier ses fastueuses soirées mondaines qui réunissaient toute la bourgeoisie parisienne.
Aujourd’hui, l’Abbaye abrite la Fondation du même nom, qui a pour but de promouvoir l’art sous toutes ses formes (en particulier le chant vocal).

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L’abbaye est peu connue des touristes, ce qui en fait un havre de paix qu’affectionnent particulièrement les habitants d’Asnières (l’entrée est gratuite pour eux). Le parc et ses canaux sont magnifiques, tout comme l’abbaye qui est dans un état de conservation remarquable. Pour ponctuer la visite, on peut se restaurer sous l’ombre des arbres, au café/salon de thé pour prendre une boisson et une pâtisserie.

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Le salon de thé. Les prix sont légers : expresso à 2 €, sodas et chocolat chaud à 3 €, café et chocolat viennois à 3,5 € et pâtisseries à 3,5 €. Les pâtisseries sont à peine plus chères qu’achetées en boulangerie, alors pourquoi se priver. Il faut faire son choix entre tartes au citron, Paris Brest ou encore mousses au chocolat.

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J’ai finalement pris un chocolat chaud accompagné d’une charlotte au chocolat.
Le chocolat épais était divin. Quant à la charlotte, elle était délicieuse même si elle ne remplissait pas tous les critères « techniques » d’une charlotte : elle fut plutôt une mousse au chocolat aux éclats de noisettes entourée de boudoirs.

Abbaye de Royaumont, Asnières-sur-Oise

Entrée 6 €

Critique : Dédé la frite, quartier Bourse, fish&chips délicieux, frites excellentes, pas cher.

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La semaine dernière, j’ai fait un tour chez Dédé la frite. Le genre de nom qui ne passe pas inaperçu. D’un côté, on voit déjà les vieux loubards qui gueulent frénétiquement  « Dédé envoie le pastis ! », de l’autre on imagine un Dédé patachon, jouant les « Bob l’éponge ».

Trèves de vaticinations et venons en au sujet : le lieu. Niché dans l’improbable quartier de la Bourse, Dédé est l’âme du quartier. Ici tout le monde se connait, les serveuses claquent la bise aux clients, on n’est là entre potes. Le café fait dans le brut, le minimalisme fondamentaliste. Les murs « destroy » jouent les œuvres « working in progress » où chacun peut barbouiller ses pensées au feutre ou au fusain. Les faux plafonds ont sauté depuis longtemps et les canalisations font la loi.

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La carte. Simple, exempt de tout snobisme parisien. Des tartares, des salades et quelques viandes. Mais surtout une carte de snacking où l’on peut grignoter à tout heure des fish & chips, hot dog ou barquettes de frites. Va pour un fish (6 €) servi avec des frites dans une grande barquette. Splatch fait le tube de mayo sous la pression de nos mains. Ting font les verres de bière (3,5 € le 25cl, 6,9 € le 50cl) servis à la pression (belle sélection de bières d’ailleurs). Le poisson est fondant, les frites à tomber (elles ne sont certes pas croustillantes, mais tout de même délicieuses).

Le service. Débordé mais sympathique.

Faut-il y aller ? Dédé la frite est la dépanne idéale pour combler des faims revanchardes et tardives (fermeture tous les soirs à 2h).

Dédé la frite, 55 rue Notre-Dame des Victoires, Paris 2ème

Snacking à 6 €

Critique : The Lobby Bar, Mandarin Oriental Hotel, New York.

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Depuis 2003, la chaine Mandarin Oriental s’est installée dans l’une des deux tours jumelles (230 m de haut) du Time Warner Center. Ce complexe qui accueille restaurants et magasins remplace l’ancien New York Coliseum démoli en 2000. Au pied de Columbus Circle, le palace dispose de magnifiques vues sur Central Park et la skyline newyorkaise.

Le bar. Perché au 35ème étage du building, The Lobby Lounge offre une vue éblouissante sur Central Park. Le panorama est encore plus somptueux au coucher du soleil lorsque la lumière joue les tons mordorés avec les arbres touffus.

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Le bar est conçu en amphithéâtre pour que tous les clients puissent profiter de la belle vue. Malheureusement, le lieu est surclimatisé et les courants d’air se faufilent entre les écharpes. La décoration austère n’ajoute rien à ce lieu déjà glacial.

La clientèle. Internationale et adoptant un dress code très smart casual.

La carte. Cocktails à 19 $, verres de vin à 14 – 20 $. Nous avons pris un cocktail Brumble et un verre de Pinot Grigio 2009. Le Brumble est un cocktail à base de gin macéré dans des fruits rouges et du citron. Les fruits étaient encore congelées, le cocktail noyé dans la glace (toujours cette manie américaine !). Je ne vous raconte même pas l’explosion acido-glacée dans la bouche lorsqu’on croquait dans les fruits. Le cocktail aurait pu être réussi s’il n’avait pas été aqueux et si mal dosé.

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Quant au verre de vin blanc, ce fut un désastre. En France, on râle parfois de se voir servir des verres de vin blanc tièdes, ici ils sont à l’inverse glacés. Une hérésie à vous réveiller les sinus, le froid anesthésiant totalement les saveurs du vin.

Service. Brut et impersonnel.

Faut-il y aller ? Entre la déco froide, la clim à fond les manettes, les boissons gelées, le service glacial et les prix givrés, on se demande comment faire pire. Finalement il ne manquait plus qu’une seule chose pour compléter le tableau : des amuse-gueules servis dans leur bain d’azote.

Mandarin Oriental, 80 Columbus Circle, entrée sur la 60th Street, New-York

Versailles : cafés et restaurants du quartier Saint-Louis, cathédrale, belles terrasses.

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Versailles se réduit trop souvent à son château et ses fastueux jardins et bosquets. On en oublierait presque ses autres centres d’intérêt, comme le quartier Saint-Louis et sa cathédrale. C’est sur la Place Saint-Louis que j’ai déjeuné la semaine dernière, assis sur une sympathique terrasse devant la cathédrale. Le décor digne d’un plateau de cinéma fait à lui seul l’animation. Des lignes épurées, une parfaite symétrie des bâtiments, quelques palmiers pour la touche exotique et des pavés bien ordonnés battus par les quelques quidams perdus.

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Trois cafés/restaurants se partagent la place, chacun disposant d’une exposition au soleil différente. Pedro pour les timorés des rayons de soleil, le Bar-Tabac Saint-Honoré pour sa délicieuse terrasse ombragée par de beaux marronniers. Et l’Esplanade en plein soleil, idéal pour profiter du cagnard estival. Niveau cuisine, ces trois restos ont un point commun : on n’y mange rien de fabuleux mais les prix sont « cléments ».

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L’Espérance propose couscous et tajines. A midi, plusieurs formules sont à la carte. Plat du jour à 9 €, entrée/plat ou plat/dessert à 10,90 € et trio E/P/D à 12,90 €. J’ai déjà pu tester leur formule plat/dessert. En plat, j’avais mangé une escalope milanaise accompagnée de tagliatelles. La viande était croustillante, mais les pâtes un peu huileuses. Pour le dessert, on retrouve le même excès de matières grasses avec un tiramisu ne lésinant pas dans les plaquettes de beurre. Ca ne fait pas dans la légèreté, mais la vue se charge de nous alléger l’esprit.

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Le Bar Tabac propose une formule à une dizaine d’euros, des croquemonsieurs et quelques salades. J’ai essayé leur salade crudités chèvre chaud. Les associations sont curieuses et se mélangent salade, jambon coupé en dés, tomates sans goût et chèvre chaud sur pain de mie bas de gamme. Mais avec un livre dans la main, installé en plein soleil, j’ai été d’une docilité étonnante.

L’Espérance, 2 rue Tournelles, Versailles

Chez Pedro, 3 rue de la cathédrale, Versailles

Bar Tabac Saint-Honoré, 7 rue Saint-Honoré, Versailles

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