Archive | juin 2011

Critique : L’Ogre, Maison de la Radio. Paris 16ème.

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Voici mon restaurant coup de cœur du Printemps 2011. Un bon bistrot tenu par une bande de joyeux lurons trentenaires prêts à tout pour satisfaire l’appétit insatiable de leurs fidèles clients.

Ancien Oh Poivrier, la mauvaise gargote est devenue un excellent hotspot où les habitués viennent défendre leur bout de gras, à bon entendeur. La cuisine est excellente, franche et sanguine. Les plats sont simples et ne cherchent pas à jouer l’artifice devant nos jolies mirettes.

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Le succès est alors logiquement au rendez-vous. On aurait pu craindre une outrecuidance exacerbée de la part des grands gaillards devant ce succès mérité, mais il n’en n’est rien. Toute cette clique se dépense sans compter à chaque service, pour le plus grand plaisir de leurs clients.

Le lieu. En face de la Maison de la Radio et du Pont Mirabeau sous lequel coule la Seine, le resto fait face au quartier Beaugrenelle et laisse échapper de belles perspectives sur la dame de fer.

La carte. Plaisante avec ses entrées dans les 10 €, puis ses encas et plats à 15-30 €. Des tartares, andouillettes, mais aussi cochons de lait ou têtes de veau. Côté desserts, comptez 9-10 € pour dévorer un baba au rhum, une coupe de fraises ou un café gourmand.

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Service. Bien veillant quoiqu’un peu dépassé par les événements. Quelques réservations oubliées, mais finalement tout rentre dans l’ordre rapidement. Nous n’avions pas réservé, en venant « à l’arrache ». Pourtant le service fut adorable, le saucisson et les verres de vin nous furent offerts en attendant qu’une place se libère. Une demi-heure plus tard nous héritions d’une belle table perchée avec vue sur la tour Eiffel.

Les plats. L’assiette italienne propose une burrata excellente, houmous, poivrons marinés et autres légumes cuisinées. Les portions sont étonnamment généreuses, les produits de grande qualité. Mon cœur de rumsteack s’en sort aussi bien. Difficile d’achever la bête avec ses portions gargantuesques. La viande est de qualité, les frites sont croustillantes. De quoi être tranquillement repu sans avoir à passer par la case « Desserts ».

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Mais notre curiosité est trop forte, et nous succombons finalement à l’appel des plaisirs sucrés. D’un côté, un café gourmand (12 €) proposant gâteau italien, baba au rhum et mousse au chocolat blanc. De l’autre, une mousse au chocolat blanc Valrhona (9 €) fondant à pleines cuillères dans la bouche.

Le vin. Une bouteille de blanc Canet Valette pour accompagner ce beau repas. De quoi nous faire rentrer rond comme des ballons.

Faut-il y aller ? Comment, vous n’y êtes pas déjà ?

L’Ogre, 1 Avenue de Versailles, Paris 16ème

Fermé samedi midi et le dimanche

Critique : Fuxia, quelle cata. Batignolles, 17eme. Terrasse.

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Fuxia est un réseau de restaurants franchisés, créé au début des années 2000, proposant un concept d’épicerie fine italienne. Le « concept » – comme ils aiment le préciser eux-même sur leur site internet – est parfaitement huilé à coup de romarin et olives fraiches. Tables en bois pour l’esprit écolo, chaises en métal pour le côté industriel, et carte « à la bonne franquette » pour une clientèle de trentenaires en mal d’œnothèques. Benchmarking effectué, bussiness plan bouclé, concept élaboré et cible marketing déterminée, Fuxia est fin prêt à débiter des charcutailles de médiocre qualité.

Fuxia est installé dans de bien beaux quartiers : Marché Saint-Honoré, Batignolles, Canal Saint-Martin mais aussi en Province (Rennes, Marseille, Lille, Tours, Brest, etc.). Pour ma part, je suis allé à celui des Batignolles. La terrasse, installée devant l’église, est idéale pour profiter de l’atmosphère village à l’ombre des arbres.

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La carte. Plats de pâtes entre 10 et 14 €, lasagnes et cannelloni à 13 € environ. Bruschette à 12 €, escalopes de veau à 17 € et desserts à 7 € environ. On nage en plein dans le travers réducteur des restaurants italiens français, résumant la cuisine transalpine aux pâtes, à la bruschetta et à l’escalope de veau.

Notre commande. Nous avons choisi non sans hésitation un plat de ravioli fiocchetti gorgonzola (11 €) et un « Salumi Misti » (14 €), assortiment de charcuteries italiennes.

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Le plat de pâtes est décevant, les quantités dignes d’un menu enfant, les pâtes trop sèches malgré l’omniprésente sauce au gorgonzola. Franchement, on n’est pas loin du niveau PastaBox. Quant à l’assiette de charcuterie, ce n’est guère mieux. Comment peut-on proposer des charcuteries suintant le gras, servies sans pain ni beurre ? Elles n’ont rien à envier à celles vendues en supermarché.

Que reste-il à faire ? Prendre ses cliques et ses claques puis courir à quelques rues d’ici, au Bistrot des Dames, qui propose une assiette de charcuterie divine à 16 € !

Fuxia, 69 place du docteur Félix Lobligeois, Paris 17ème

Critique : Angelina Petit Trianon Versailles. Terrasse.

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Depuis quelques mois, le célèbre salon de thé Angelina s’ennuie rue de Rivoli. Enfermé dans son carcan routinier et sa prison dorée du 1er arrondissement, la maison mère a décidé de voir plus grand et de multiplier ses adresses. Sa nouvelle lubie : s’insinuer dans le cadre feutré des musées. En mai 2011, Angelina a ainsi ouvert un salon de thé/restaurant au 1er étage du Louvre, devant les appartements de Napoléon III, sur le balcon autrefois occupé par le Ministère des Finances.

Quelques mois plus tôt, Angelina s’était déjà offert Versailles. D’abord à l’intérieur même du château puis plus récemment devant le Petit Trianon. Et à la fin de l’année 2011, Angelina frappera encore une fois : il s’installera dans l’hôtel de Sully, appartenant à la RMN. La guerre des salons de thé est donc déclarée : Angelina remporte la 1ère manche contre Ladurée (également présent au château de Versailles mais ne proposant que de la vente à emporter) et Carette (avec sa 2ème adresse Place des Vosges).

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Angelina au Petit Trianon. Angelina installe durant les beaux jours une belle terrasse sous les arbres, devant le Petit Trianon. On se sert dans une dépendance du Trianon, puis on apporte son plateau dehors. On est loin ici du service minaudé de la rue de Rivoli, ronds de jambe et soubrettes obligatoires. Angelina s’initie au fast-food chic. Comme il n’y a pas de service à table, les prix ont légèrement été revus à la baisse. En témoigne la carte : sandwiches à 6 €, salades à 8 €, quiches à 10 €, desserts à 6-7 € et sodas à 3 €. Sans oublier une formule Déjeuner à 7,9 € comprenant un sandwich parisien, une eau minérale 50 cl et un mini-macaron au choix.

Le test. Belle surprise avec ce sandwich au chèvre avec pousses d’épinard et miel. Le pain frais est d’excellente qualité, les pousses d’épinard apportent une touche originale au chèvre. Le sandwich poulet crudités est du même acabit.

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Côté dessert, difficile de passer à côté du fameux Mont-Blanc. On est ici bien loin du  service ouaté de la rue de Rivoli. La pâtisserie est servie dans un écrin de plastique. Le pauvre s’insurge : « mais pourquoi n’ai-je pas le droit à une belle assiette en porcelaine ? »

Le choc est rude, les bouteilles d’Evian en plastique s’affichent sans complexe sur les tables, les bières en cannette cautionnent presque les pieds sur la table. Angelina, en entrant à la cour du Roi, a paradoxalement, perdu tout son chic. L’exercice était difficile, j’en conçois, mais ne nuit-il pas finalement à l’image de la marque ?

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Cette terrasse n’en reste pas moins très agréable, et permet de déjeuner tranquillement à l’ombre des arbres, avant de visiter le Domaine de Marie-Antoinette.

Angelina, Le Petit Trianon du Château de Versailles

Entrée en voiture à 5 €, à pied depuis le Boulevard de la Reine, comptez 25 minutes de marche

Critique : Bar Le Passage, Alain Senderens, Madeleine. Menu à 35.

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La mode est aux adresses secrètes, jouant l’intimité réservée aux seuls connaisseurs. Le bouche à oreilles participe évidemment à la mystification de ces lieux, mais si certains sont si courus, c’est qu’ils sont surtout réussis comme le Bar Le Passage d’Alain Senderens.

Situé au 1er étage du restaurant gastronomique d’Alain Senderens, le Passage permet de gouter à la cuisine du chef en version tapas, sans finir la fin du mois sous les ponts de Paris à crier l’aumône.

La réservation fut précoce, plus d’une semaine à l’avance. Le lieu a beau exister depuis plusieurs années, aucune essoufflement ne semble se profiler à l’horizon. L’entrée se fait par le passage de la Madeleine, glauque à souhait. Pour pénétrer dans le restaurant, il faut d’abord sonner à l’interphone et annoncer son nom. Un dernier petit œil pour être sûr de ne pas être suivi, puis vous pouvez vous engouffrer dans ce lieu « peu fréquentable », prêt à voir débouler à tout instant Madame Claude accompagnée de ses gourgandines. L’escalier en colimaçon accentue crescendo le mystère jusqu’à découvrir la fameuse salle de restauration et son bar.

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La décoration est très marquée années 2000, avec ses lampes rectangulaires en plexiglas comme au Kong et ses cabines aux murs mordorés rappelant les hôtels capsules nippons. La salle n’est pas oppressante, mais la seule et unique petite fenêtre laissant entrapercevoir l’Eglise de La Madeleine, ne suffira pas aux plus claustrophobes.

Les clients sont assis devant ces fameuses tables en bakélite, qu’on retrouve également au restaurant gastronomique du rez-de-chaussée. Les belles nappes blanches ont été troquées contre du plastique. A l’époque cette mini-révolution avait fait longuement jaser les puritains. Certains parlaient même de tables en forme de calissons d’Aix …

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La carte. Un menu incroyable à 35 €, midi et soir, transposant les plats de la carte d’Alain Senderens et les déclinant en une série de tapas sucrés et salés. Au fourneau, le chef Jérôme Banctel se charge d’amuser gustativement la galerie avant de venir saluer ses convives à la fin de chaque service. La carte propose également des plats, mais il s’agirait d’une grossière erreur que de prendre ces minuscules portions facturées au prix fort. Ici, le menu n’est pas recommandé, il est obligatoire …

Les plats. Le menu donne carte blanche au chef. Chaque client dégustera des plats différents, chacun évoluant dans un parcours gourmand réfléchi et personnalisé.

Le menu débute avec des amuse-gueules à base de gelée et accompagnées d’une compotée de légumes. L’encas est fin même s’il ne réussit pas vraiment à nous impressionner. Se succède l’entrée avec sa proposition de foie gras et œuf poché dans son bouillon. Le foie est de qualité, la cuisson de l’œuf poché est naturellement parfaite. Le tout est excellent.

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Le menu propose ensuite une deuxième entrée jouant les interludes entre la mise en bouche et le plat. Ce soir-là, ce fut un kouglof au comté et canard servi avec salade. L’idée de proposer un cake au jambon en remplaçant ce dernier par du canard est parfaitement ingénieuse. Les saveurs en bouche sont nombreuses pour un plat pourtant simple.

Le plat principal. Le chef nous concocta de délicieux rognons de veau au beurre d’escargot. Pourtant à l’arrivée du plat, ce fut la soupe à la grimace. Je déteste habituellement les rognons, leur odeur pestilentielle me révulse. Je fus donc surpris d’apprécier le travail du cuistot. Le goût persistant et prononcé des rognons fut adouci par cette sauce au beurre d’escargot, réputée forte en bouche. Un grand bravo au chef pour m’avoir « converti » à de nouvelles saveurs.

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Le repas se conclut par un sablé aux framboises et sa glace à la menthe fraiche. Visuellement très simple, gustativement très sophistiqué. Le dessert cache sa complexité dans une apparente facilité de conception, c’est parfait.

La carte des vins. Très belle carte, courte mais bien choisie. Premiers vins à 24 €, puis dans les 35-45 €.

Service. Lent et poussif. Près de 3h pour enchainer 5 plats, nous avons frôlé l’apoplexie.

En bref. Le Bar Le Passage est une excellente adresse proposant un menu imbattable, prévalant tout aussi bien par sa qualité que par son prix. Les portions ne sont pas si pingres qu’annoncé dans plusieurs articles sur internet. La cuisine n’est certes pas de haute voltige, nous ne sommes ni aux Ambassadeurs ni à L’Espadon, mais la cuisine du chef gagne à être connue et l’addition est plus que correcte pour un tel établissement.

Bar Le Passage, Alain Senderens, Paris 8ème

Critique : Bistrot des Dames, le paradis au coin du jardin.

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Pas de féminisme effronté ni de vague allusion au chef-d’œuvre de Zola comme aurait pu le faire un certain ministre à propos de Zadig&Voltaire. Non, juste un bistrot sis rue des Dames, proposant un petit coin de paradis en plein Paris.

En lisière du quartier des Batignolles, ce bistrot appartenant à l’Hôtel Eldorado, possède une cour ombragée à l’abri des regards indiscrets. De grands arbres, du lierre et des petites tables de jardin plantent le décor de cette cour éclairée par des guirlandes aux grosses ampoules colorées.

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L’ambiance est gentiment arty, jouant les Caravan Palace de la gastronomie et proposant son lot de bons plats et charcuteries à prix raisonnables. Jusqu’à 19h30, la cour permet de se retrouver autour d’un verre et d’une belle sélection de charcuteries ibériques. Puis, le troquet devient restaurant. Pas de réservation possible, il faut venir tôt ou patienter au bar en espérant qu’une table se libère (comptez 30-45 minutes d’attente mais cela vaut le coup).

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La carte du diner propose bien sûr des plats de bistrot dans les 15-20 €. Mais si vous souhaitez jouer la carte de la « bottega », prenez plutôt une assiette ibérique (14 €) et une assiette de charcuterie (16 €) accompagnées d’une ½ bouteille de vin rouge Navajas tout droit venue d’Espagne. Ces deux assiettes proposent des charcuteries de très bonne qualité. La première propose du jambon Serrano, chorizo ibérique et fromage Manchego. La deuxième troque le fromage pour des rillettes, saucisson et beurre. Conseil d’amis, préférez cette dernière, bien plus copieuse et à peine plus chère.

Pour terminer cet agréable diner, nous avions commandé une panna cotta à la vanille avec coulis de fruits rouges (7 €). Simple mais terriblement bon.

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Faut-il y aller ? Le Bistrot des Dames est un bien bel endroit, proposant de bonnes victuailles à déguster autour d’une bouteille de vin. Difficile de ne pas résister au charme suranné de cette cour encerclée par la jungle urbaine. Même l’orage et les hallebardes se déversant sur nous ne suffirent pas à nous déloger ce soir-là.

Bistrot des Dames, 18 rue des Dames, Paris 17ème

Café à 2 €

Terrasses Printemps et Galeries Lafayette, été 2011.

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Cet été, les terrasses ensoleillées des Grands Magasins ont mis les bouchés doubles pour accueillir leurs clients dans une ambiance haut de gamme.

Le Printemps a misé sur une terrasse jet-set avec terrasse en bois et bar débitant par décibels une musique électro-lounge. En l’espace d’un été, les boissons ont sacrément augmenté et sont passées de 3 € à 5 €, mais les canettes ont été remplacées par des bouteilles en plastique de 50 cl (2ème photo).

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Quelques pas plus loin, les Galeries proposent une version 2.0 de leur terrasse chic et glamour, en faisant à nouveau appel à la chef nippone Fumiko Kono. La carte reste accessible pour de telles hauteurs parisiennes (1ère photo).

Critique : La Gare de la Muette, Restaurant avec terrasse. Bel endroit, cuisine à améliorer.

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Conseil : Avant de lire cet article, lancez la musique via Youtube en cliquant ici pour vous mettre dans l’ambiance de La Gare. Vous comprendrez pourquoi en lisant la fin de ce billet.

Installé dans l’ancienne Gare de la Muette, le restaurant La Gare offre une belle leçon d’architecture et de reconversion réussie. On accède au restaurant via un grand escalier monumental. Certaines des tables sont installées au niveau des rames, d’autres directement sur les quais. Les tons mordorés, crème et marron prédominent et l’espace bien que démesuré, est parfaitement approprié.
Les beaux jours, les tables poussent jusque sur la gigantesque terrasse, particulièrement agréable les chaudes soirées d’été. La réservation n’est pas vraiment nécessaire, le restaurant compte des centaines de couverts et même les groupes de 10 ou 20 personnes sont acceptés.

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La clientèle. Très mélangée mais convergeant vers le chic assumé. De belles créatures accompagnées de leur moitié, des habitués du quartier très bcbg, mais aussi des tablées de copains ou de copines trentenaires, sans oublier quelques touristes ayant eu vent de cette adresse pleine de charme.

La carte. Menus E/P ou P/D à 33 €, E/P/D à 38 €. Il faudra m’expliquer l’intérêt de proposer des formules si la somme des deux ou trois plats choisis est la même que s’ils avaient été pris séparément. Gageons que ce genre de détails ait pu échapper à une clientèle pas trop regardante sur l’addition.

A la carte : entrées à 11 €, plats à 22 €, desserts à 11 €. Sans oublier les nombreux suppléments dès que vous sortez des tristounets poulet/purée, rognons de beau et Parmentier.

Ah la fameuse stratégie marketing du « pour 1 € vous n’avez rien, pour 2 € vous avez tout ».

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Les plats. Comme les plats ne nous disaient rien, nous avons « tuné » notre repas en prenant une entrée et un dessert pour A., et un plat/dessert pour moi. L’œuf mollet, pousses d’épinard, petits croutons, fond de volaille au Roquefort fut parfaitement … décevant. Fade de chez fade. Le chef ferait bien de s’inspirer des cocottes de Christian Constant (voir article sur le Café Constant).

Continuons par le plat principal : le tartare de bœuf revisité. Revisiter un tartare, pourquoi pas. J’attendais alors de folles propositions gastronomiques pour mettre en émoi mes papilles. Le résultat fut navrant. Le tartare servi avec du pistou, parmesan et pignons était sec et rabougri.

Les desserts. Si la carte des plats ne fait pas rêver, celle des desserts est bien plus alléchante. Au menu : millefeuille, délice aux pommes, moelleux au chocolat, crumble de mirabelles et poires, délice de châtaignes ou encore mascarpone de carambar. Tous les desserts sont accompagnés de glaces : glace à la poire pour le millefeuille, compotée glacée pour le délice aux pommes, glace au chocolat blanc pour le moelleux, glace à la crème d’Isigny au calvados pour le crumble, sorbet au cidre fermier pour le délice de châtaignes, glace banane-chocolat pour le mascarpone. Sans oublier le dernier dessert de la carte : des glaces et des sorbets à 11 €. Ah ils aiment la glace jusqu’à l’overdose, cela ne fait aucun doute.

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Nous avons pris le mascarpone de carambar et le crumble de mirabelles et poires, servis donc avec leur glace. Le mascarpone contenait des morceaux de brownies caoutchouteux,  accompagnés de guimauve maison et d’une glace banane-chocolat type Ben&Jerry. Le mascarpone était en réalité une crème pâtissière au beurre salé. Que d’écœurement,  je n’ai même pas terminé.

Quant au crumble, il fut accompagné de glace à la crème d’Isigny au calvados, sirop à la cannelle et cardamome. Ce fut un beau dessert même s’il n’était crumble que de nom. Mais le dessert était tout à fait plaisant, c’est le principal.

Le vin. Un bon ½ de Saint-Nicolas de Bourgueil (16 €) et un verre de Chablis (8 €).

Que vaut cette cuisine ? Ce n’est justement pas de la cuisine, mais plutôt un assemblage de produits, un patchwork d’idées culinaires sans liant entre les ingrédients. Ce genre de concept a ses adeptes. A l’arrivée de chaque plat, on entendait presque le jingle d’accompagnement, comme celui que vous entendez peut-être en ce moment si vous avez lancé la musique au début de l’article. Les gens sont beaux, riches, bien maquillés. Les plats sont séduisants, servis sur leur tuile d’ardoise (l’expression « c’est une tuile » prend ici tout son sens). Les intitulés des plats sont pompeux, noyés dans un salmigondis de phrases verbeuses.

Faut-il y aller ? L’endroit est magnifique et fort agréable, c’est indéniable. L’addition est salée : 78,20 € à 2. Soyons francs, ca ne les vaut absolument pas. La Gare possède la forme d’un bon restaurant, il ne manque maintenant plus que le fond : une bonne cuisine.

La Gare, 19 chaussée de la Muette, Paris 16ème

Café à 2,6 €

Critique : Barklays Café, Avenue de Saint-Ouen. Bons burgers pas chers.

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La semaine dernière, je passais en coup de vent près de la Fourche/Guy Môquet et je devais manger en une demi-heure chrono. Ce fut chose faite au sympathique café Le Barklays et sa terrasse pop acidulée débitant de bons plats simples et bon marché. La carte. Des salades à 9-10 €, un tartare à 12 €, une entrecôte à 14 € et un club sandwich à 9,5 €. Sans oublier les burgers à 8-9 € et le coca à 3,5 €.

Le burger est servi sur une planche de boucher en bois avec coleslaw et délicieuses frites croustillantes. La viande est saignante, la sauce et les condiments sont parfaits. Un coca, un café (2 €) et l’addition.

Service un peu béni-oui-oui mais fort sympathique au demeurant.

Faut-il y aller ? Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas une seule seconde. Enchainez ensuite avec une glace à La Marquisette (31 Avenue de Saint-Ouen) et le tour est joué.

Le Barklays, 48 Avenue de Saint-Ouen, Paris 18ème

De nouveaux articles !

Après quelques semaines d’absence, le retour s’annonce gourmand. Voici en « exclu » les articles qui vous attendent :

-         Barklays Café,

-         Angelina au Petit Trianon de Versailles,

-         Terrasses du Printemps et des Galeries Lafayette version 2011,

-         Bistrot des Dames,

-         Bar Le Passage, Alain Senderens,

-         Fuxia Batignolles,

-         L’Ogre,

-         Dinette chez Carette,

-         Tea Time au Fumoir,

-         La Gare de la Muette,

-         Parmentier, Grand Trianon, Château de Versailles,

-        Réouverture de la Rhumerie Saint-Germain, 

-        Dinette chez Carette, Trocadéro, 

-        Pâtisserie Pierre Hermé et son ispahan,

-        Café Baci, rue de Turenne,

-        etc.
 

-         Etc.

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