Archive | juillet 2011

Critique : Mme Shawn, rue Duret, cuisine thailandaise.

mmeshawn2.jpg

Mme Shawn, on imagine déjà la mère maquerelle gérant d’une main de fer ces geishas pour satisfaire des clients exigeants. Pourtant, le 28 rue Duret, ne cache pas un obscur lupanar mais seulement un restaurant thaïlandais proposant une cuisine traditionnelle à prix raisonnables. Mme Shawn officie dans les quatre coins de Paris (16ème, rue des Dames, Canal Saint-Martin, Marché Saint-Honoré, etc.), mais c’est dans son adresse du 16ème, à deux pas de la Porte Maillot, que nous irons tester ses délices.

La déco. Asiatico-lounge : tristounet de jour, plaisant le soir. Des lampions accrochés au plafond, des appliques en bois aux murs et des buddhas dorés vous regardant d’un air impassible.
mmeshawn3.jpg
La carte. Entrées à 7-8 €, plats à 12-14 € avec l’accompagnement en sus (3-4 € environ pour du riz parfumé ou des légumes sautés). Desserts à 6-8 €.

Les plats. Le Neua Pad Pak (13,50 €) est un bœuf sauté au wok servi avec des légumes thaï. La sauce a du répondant, les légumes sont croquants et la viande correcte. Quant au Kapao Neua (13,50 €), les émincés de bœuf sauté au wok sont accompagnés de feuilles de basilic thaï. Là aussi, le plat est copieux, un brin épicé mais délicieux. Un riz parfumé vient adoucir le palais (2,50 €).

Les desserts. Comme souvent dans les restaurants asiatiques, les desserts plombent la fin du repas, il vaudrait mieux directement passer à la case « addition ». Les desserts de Mme Shawn sont chers (par rapport au prix des plats) et sans grand intérêt. Les nems chocolat (8,5 €) accompagnés de leur glace au sablé breton sortent directement du congélateur, mais la salade de fruits s’en sort un peu mieux (6 €).

Les boissons. Un délicieux thé au jasmin servi dans une théière en fonte. Pas besoin de sucrer le breuvage, le thé est déjà parfaitement équilibré.
mmeshawn1.jpg
Clientèle. Mélangée bien que principalement du quartier. Des grands-parents jusqu’aux tablées de jeunes fêtant leurs brillants résultats au bac.

Service. Courtois et rapide, peut-être même un peu trop. Les plats arrivent presque avant même de les avoir commandés.

Faut-il y aller ? Absolument, Mme Shawn s’inscrit dans la mouvance des restaurants asiatiques du XXIème siècle, mime une proximité factice avec un nom facile à retenir et invite à l’indulgence. Les plats sont réussis et le rapport qualité/prix tout à fait correct.

Mme Shawn, 28 rue Duret, Paris 16ème

Réservation indispensable

Critique : Ritz Carlton, Central Park. Afternoon Tea.

ritzcarltoncentralparkny2.jpg

En remontant Park Avenue, une mélodie me vint soudain en tête : « Now, if you’re blue, And you don’t know where to go to, Why don’t you go where fashion sits, Puttin’ on the Ritz ». Sur les recommandations de l’illustre Fred Aster, j’ai alors filé tête baissée au Ritz Carlton de Central Park, pou l’heure du célèbre Afternoon Tea.

Le Tea time se déroule dans le Star Lounge avec son décor typiquement anglais orné de belles boiseries et de tableaux s’inspirant de Bruegel le jeune, le tout « ambiancé » par une lumière tamisée.

ritzcarltoncentralparkny1.jpg
La formule (55 $). Le service se fait en 3 étapes. Le spectacle débute par une mise en bouche salée. Des canapés au saumon, au caviar et aux œufs mimosa viennent nous siffler à l’oreille que l’afternoon tea du Ritz ne sera pas aussi plaisant qu’il en avait l’air. Le pain est déjà sec, les garnitures sont grossières, presque fades.

Deuxième round : les scones arrivent, accompagnés de confitures d’abricot et de groseille, sans oublier la crème chantilly. Les scones auraient mérité quelques minutes de cuisson supplémentaires. Encore raté, nous commençons à bougonner.

ritzcarltoncentralparkny3.jpg
Nous pouvons toujours calmer notre véhémence en s’abreuvant de thé impérial Earl Grey servi à volonté. Le pauvre macère sur un réchaud abandonné, la belle hérésie rappelle les « diners » sur le bord de la 66 débitant leur jus de chaussette à longueur de journée.

Dernier tour de piste avant l’addition. Le Tea Time se clôt par une assiette de pâtisseries. Au menu, des tartes brisées par une mauvaise pâte sablée et des opéras n’invitant qu’à chanter notre désarroi sous forme de récitatif. Ne peut-on pas proposer des desserts un peu plus réussis dans un palace aussi réputé ?

Le détail qui tue. Les cacahuètes et autres amuse-gueules salés accompagnant les pâtisseries. Il ne manque plus que le popcorn et la Bud.

ritzcarltoncentralparkny4.jpg
Clientèle. PCPG : pas chic, pas de genre.

Service. D’une lenteur accablante, presque 2h pour se faire servir 3 bricoles. Pas même de carte pour pouvoir suivre l’avancée de cet interminable tea time.

Prix. 110 $ pour 2 personnes + 9,16 $ de taxes + le pourboire à rajouter et expressément réclamé (15 % environ). Soit un total de 135 $ (95 €). Du grand n’importe quoi.

Faut-il y aller ? Voir un mythe s’effondrer n’est jamais plaisant ni très glorieux. Il vaut mieux rester fasciné devant les pas de danse de Fred Aster, que d’assister au naufrage d’une adresse qui périclite de toute part.

50 Central Park South, New York, NY 10019

Critique : Au Sauvignon, rue des Saints-Pères. Paris Saint-Germain. Bar à vins.

ausauvignon1.jpg

Voici un petit troquet surfant sur la vague frenchy des bars à vins, voulant s’acheter une âme de bistrot à grands renforts de formica et d’éclairage blafard au néon. Mais n’est pas le Petit Vendôme qui veut.

ausauvignon2.jpg
L’ambiance sympathique et la terrasse bien agréable en été suffiront amplement aux pochards et buveurs de sodas. Mais l’amoureux du vin (ou plus simplement, le réaliste) sera déçu par des vins rouges tout à fait ordinaires servis glacés et des tartines étouffe-chrétiens. Pour preuve, ces rillons de Touraine (poitrine de porc rissolé et confit dans de la graisse) sans goût ni odeur, escortés par deux tristes tranches de pain Poilâne. Dommage.

 Au Sauvignon, 80 rue des Saints-Pères, Paris 7ème

Critique : Pozzetto, Glacier rue du Roi de Sicile. Marais.

pozzetto1.jpg

Figurant régulièrement dans les classements des meilleurs glaciers parisiens, Pozzetto a su en quelques mois conquérir les aficionados de la crème glacée. En plein cœur du Marais et à deux pas de l’Hôtel de Ville, Pozzetto propose d’excellentes glaces et sorbets. Pour assurer la fraicheur de ses produits, le glacier se concentre chaque jour sur 12 parfums renouvelés. Aujourd’hui : bacio di dama, noisettes copeaux de chocolat, banane, pistache ou encore stracciatella.

Les prix. Petit cornet à 3,8 €, moyen à 4,7 € et grand à 5,5 €. Pas de limitation de boules pourvu que la glace tienne sur le cornet.

pozzetto2.jpg
Verdict. Les glaces sont servies à la spatule après avoir été battues pour les réveiller de leur léthargie givrée. Le résultat est à la hauteur de nos espérances : les glaces sont onctueuses et parfaitement crémeuses. Mention spéciale au parfum Bacio di Dama, qui ne peut qu’inviter à la gourmandise.

Le petit moins. Impossible de consommer sur place sans dépenser moins de 7,5 €, pour une coupe Pozzetto.

Pozzetto, 39 rue du Roi de Sicile, Paris 4ème

Critique : Réouverture de La Rhumerie, Boulevard Sain-Germain.

larhumeriesaintgermain.jpg

La Rhumerie de Saint-Germain-des-Prés a rouverte ses portes après plusieurs mois de travaux. Les habitués avaient difficilement caché leur peine, craignant de ne jamais revoir leur bar préféré et risquant d’enterrer avec elle ces années d’insouciance germanopratine. Même l’illustre Chirac avait perdu son pied à terre où il aimait jusqu’à présent déguster une pina colada avant de monter dans sa berline qui l’attendait rue de la Boucherie.

Finalement, la rhumerie n’a pas changé d’un iota. Même déco, même mobilier : l’esprit est intact. Les abat-jours jaunis par la cigarette ont été remplacés, le parquet en bois entièrement refait, les tables changées. Les baies vitrées ont été rénovées et l’éclairage se fait un peu plus insistant.

Les cartes autrefois brûlées par les bougies ecclésiastiques ont été réimprimées en respectant la même typographie, pas même l’ordre des pages n’a changé. Les regards affûtés remarqueront cependant quelques ajouts : deux ou trois grignotages de plus et une carte plus fournie en shooters de rhum.

Seule la salle du fond a entièrement été repensée. Fini les cloisons qui retenaient la lumière et réduisaient l’espace disponible. De même, adieu les toilettes à la turc qui faisaient figure d’antiquité dans un quartier si « chic ».

Les prix. Quasiment pas de changement. 7,5 € le punch coco, 4,5 € l’assiette d’accras de morue.

La Rhumerie nouvelle génération se savoure du bout des doigts. On y va comme si l’on retrouvait sa vieille tante dans un village qu’on aurait abandonné du jour au lendemain. De retour, nous avions peur de la retrouver l’arme à gauche. Finalement, elle nous revient toute fringante, marquée de ses mêmes balafres. Ouf !

La Rhumerie, 166 Boulevard Saint-Germain, Paris 6ème

City Guide Londres : Programme, que visiter en 3 jours ?

londres10.jpg

De passage quelques jours à Londres ? Voici un beau programme pour profiter de la capitale british en 72h chrono.

1er jour

10h : Commencez votre journée en léchant les vitrines du rayon épicerie de chez Harrods à Knightbridge, pour admirer viandes, poissons, légumes, chocolat et cuisine du monde. Un beau spectacle visuel à ne rater sous aucun prétexte. Avant de repartir passez par l’escalator égyptien (Le reste du magasin n’a pas grand intérêt, nos Printemps et Bon  Marché sont bien plus luxueux), Harrods, Knightbridge Station

12h : Direction South Kensington et le quartier français. Déjeuner chez Prêt-à-manger, la chaine bio proposant de délicieux sandwiches (3,5 £). Pour une fois, le baratin bio qui accompagne tout bon green business est suivi des faits. Les sandwiches sont préparés chaque jour dans une cuisine en arrière-salle, et les invendus sont distribués le soir même à des associations caritatives.

londres1.jpg
Pour terminer sur une note sucrée, traversez la rue jusqu’à l’entrée de la station de métro South Kensington pour prendre un cookie chez Ben’s Cookies. Certains disent que ce sont les meilleurs de la capitale.

14h : Visite du Natural History Museum, avec le célèbre squelette de dinosaure surveillant de près l’entrée de cet édifice victorien, Cromwell Road, London SW7 5BD, South Kensington Station

16h : Goûter chez Hummingbird Bakery pour leurs délicieux cupcakes. 2,25 £ le cupcake carrot cake, 155a Wardour Street, London W1F 8WG, South Kensington Station

londres2.jpg
16h30 : Filez à Hyde Park pour une promenade le long du lac Serpentine. Les barques et les canards batifolent pendant que vous buvez un verre au café Serpentine. L’architecture moderne de cette cafétéria donne l’impression de prendre le tea time sur la proue d’un bateau, The Serpentine Bar & Kitchen, Hyde Park, Hyde Park Corner Station

19h : Direction le quartier branché de Soho pour acheter un billet de dernière minute dans l’un des théâtres jouant les comédies musicales les plus connues (Mamma mia, Chicago, The Lion King, Priscilla Queen of the desert, etc.). Les places vendues 1h avant le spectacle sont souvent bradées ! Comédies musicales autour de Shaftesbury Street

En attendant le show, dinez rapide dans un restaurant chinois à Chinatown pour trois fois rien (sur place ou à manger dans la rue). Le quartier chinois n’est pas très grand, principalement articulé autour de Gerrard Street.

20h : Ding dong, la comédie musicale peut commencer. Ce soir-là, cap sur le Cambridge Theater pour voir Chicago, Cambridge Theater, 32-34 Earlham Street, London WC2 9HU

londres3.jpg
22h : Le spectacle est terminé. Direction Soho pour finir la soirée en beauté autour de Old Compton Street et Romilly Street et ses rues perpendiculaires. Le must : commander une bière, un verre de vin blanc ou un gin tonic dans un pub pour quelques pounds et le boire dans la rue en engageant la conversation avec vos compagnons de boisson.

2ème jour

9h : Vous avez fait la fête jusqu’au petit matin ? Direction Costa Coffee pour prendre un petit déjeuner sans se ruiner. Cappuccino Small à 2,2 £, medium à 2,4 £. Frappe latte à 2,65 £, muffin à 1,7 £ et thé à 1,65 £. Pour les adresses de Costa Café, voir www.costa.co.uk

10h : Séance shopping sur Oxford Street en partant de Marble Arch Station. Passage devant Primark, le magasin des petits prix et vêtements branchés. Deuxième arrêt indispensable au grand et luxueux magasin Selfridge, Primark, 499-517 Oxford Street, Mayfair, London W1K 7BA ; Selfridge, 400 Oxford Street, W1A 1AB

londres8.jpg
12h : Descendre à la station Notting hill Gate pour visiter le quartier de Portobello. Commencez par descendre Pembridge Road puis promenez-vous sur Portobello Road jusqu’à Lancaster Road, en poussant votre curiosité jusqu’aux rues perpendiculaires rencontrées sur le chemin. Le quartier est parsemé de nombreuses brocantes (argenterie, vaisselles, livres, maquettes etc.) et cède ensuite le pas à un marché comestible. De nombreuses échoppes proposent une délicieuse street food pour trois fois rien : fallafels, crêpes, fish & chips, hot dogs etc. Prenez par exemple un hot dog (3 £) ou une patate chaude cuite accompagnée de sauce chicken tikka (3,5 £) (vers le 226 Portobello Road, à côté du Tesco). Puis dégustez votre street food assis sur les marches d’une de ces belles maisons cossues et colorées typiques du quartier. Pour le dessert, pas besoin d’aller bien loin, le marché propose de délicieux fruits (framboises, cerises, etc.).

15h : Direction la Tate Modern et le bord de la Tamise pour découvrir ce quartier en pleine mutation. La Tate est malheureusement très mal desservie, il faut donc descendre à Southwark Station et continuer à pied avec un plan à la main (indispensable car très mal indiqué).

londres5.jpg

Montez au dernier étage de la Tate Modern pour boire un verre et profiter de la belle vue panoramique (visite éventuelle du musée si vous avez le temps). Traversez ensuite le Millenium Bridge jusqu’à l’église Saint-Paul.

 16h : Faites un tour à Leandenhall market. Ce passage couvert en plein coeur de la cité a inspiré l’illustre Harry Potter. Aujourd’hui, les traders viennent boire un verre après le boulot sous cette halle victorienne.

leadenhall2.jpg

17h30 : Peu de touristes le savent, mais plutôt que de payer la visite de l’église Saint-Paul, il suffit d’assister gratuitement à la messe de 17h. Le lieu est magnifique, colossal. La messe dure environ 40 min et est rythmée par de nombreux chants entonnés par un chœur exceptionnel.

18h : Après s’être remis de ses pêchés, direction Starbucks ou Costa pour prendre un caffe latte en hiver. Reprendre ensuite le métro à St Paul’s Station. En été, direction South Bank jusqu’au pub Old Thameside Inn (en face du navire Golden Hinde) pour boire une bière sur le bord de la Tamise. Reprendre ensuite le métro à London Bridge Station.

19h-02h : A ce stade, deux options pour finir la journée. En été, direction le quartier branché de Camden Town. Ce quartier punk anciennement occupé par des écuries, propose tout ce que Londres sait faire de mieux : récupérer d’anciens lieux à l’abandon pour les transformer en endroits populaires et undergrounds. Lieu idéal pour diner en prenant une barquette de cuisine chinoise ou indienne pour 3 ou 4 £. A déguster ensuite sur les quais, on se croirait à Amsterdam ! Pour terminer la douce soirée, boire un verre sur les bords de l’eau (si les terrasses sont propres, on ne peut pas en dire autant des salles intérieures des bars…).

londres6.jpg
En hiver (comprenez hors mois de juin/juillet/août), Camden Town est à éviter : tout est fermé. Dans un tout autre genre, allez alors au Palace le Claridge’s pour boire un verre au bar Art Déco et profiter de leur très belle carte de Gin (dress code : smart casual). Puis terminez dans un restaurant haut de gamme.

Camden Town : Descendre à Camden Town Station puis remonter Camden High Street jusqu’à Stable Market (avant le viaduc).

Claridge’s bar,  49 Brook Street, Mayfair, London W1K 4HR

3ème jour

9h : Après une soirée de luxe ou de « débauche », le calme n’est jamais de refus. Direction Westminster pour profiter de la belle vue matinale depuis le Westminster bridge. Si le temps et le porte-monnaie vous le permettent, faites un tour au London Eye. Passez devant le parlement et Westminster puis poussez la promenade jusqu’à Trafalgar Square et ses fameuses portes colossales.

Pour vous rendre à London Eye, descendre à Waterloo Station

londres9.jpg
11h : Pause à Trafalgar Square au Café Nero, puis prenez le bus C ou D pour revenir dans le centre.

12h : Retour à Camden town (quelque soit la saison où vous visitez Londres) pour un déjeuner sur les bords des canaux ou un brunch chez Yumchaa*. A Stable Market, ne manquez pas le magasin Robodog où vous ressortirez en état de transe en dansant la tecktonik. Pour se remettre de ses émotions, rien de tel qu’un petit jus d’oranges pressées à 1 £ (à côté du viaduc).

* Yumchaa est un salon de thé installé sur les coursives, face à Camden Lock.

15h : Impossible de quitter Londres sans avoir goûté aux splendeurs de la monarchie britannique. Deux options « Queen Tours » s’offrent à vous : Buckingham Palace – la résidence de la Reine ou Tower of London pour admirer les bijoux royaux.

londres7.jpg
Buckingham Palace : entrée excessivement chère (31 £ pour tout voir, 17,50 £ pour voir uniquement les appartements, ce qui en soit est largement suffisant).

Buckingham Palace : descendre à Green Park, Victoria ou Hyde Park Corner Station

Tower of London : entrée à 16,50 £ pour admirer les couronnes et autres bijoux de la reine magnifiquement mis en valeur dans un décor jouant sur les effets de lumière clair/obscur, Tower of London : descendre à Tower Hill Station

17h : Pour fêter la monarchie comme il se doit, courez prendre un thé au très chic magasin Fortnum & Mason, célèbre pour ses boiseries et son escalier en colimaçon, Fortnum & Mason, 181 Piccadilly , London W1A 1ER, descendre à Piccadilly Circus Station

18h : Pour se sentir plus léger après un excellent tea time, vous pouvez flâner entre Regent Street et Piccadilly Street et faire de belles découvertes.

londres4.jpg
19h : C’est l’heure de l’apéro. Rien de tel que l’ambiance festive de Coven Garden et sa grande halle résonnant au son des restaurants et boutiques. Nombreux spectacles de rue sur la place devant l’église, Descendre à Coven Garden Station

21h : Remontez jusqu’à Leicester square puis à la nuit tombée, dirigez-vous vers Piccadilly Circus. Profitez-en pour dîner mais gare aux attrape-touristes, il y en a partout dans le coin ! Pour les infatigables, vous pouvez conclure ce grand week-end londonien par une soirée en boite, vers Leicester Square.

Voilà, 72h se sont écoulées. Vous avez pu découvrir cette fabuleuse capitale qui ne dort jamais !

Critique : Ouverture du Mandarin Oriental Paris, Avis bar, patio, Saint-Honoré. Raté.

mandarinorientalparis2.jpg

Après plusieurs mois de travaux, l’hôtel Mandarin Oriental vient d’ouvrir ses portes, au 251 rue Saint-Honoré. Le fleuron de la marque hongkongaise s’est installé dans un ancien bâtiment des années 30, autrefois occupé par le Ministère de la Justice.

Son ouverture confirme une volonté forte des groupes hôteliers asiatiques de conquérir la capitale française. Après le Raffles investissant le Royal Monceau, puis le Shangri-La s’installant dans un magnifique hôtel particulier ayant appartenu au petit-neveu de Napoléon, le Mandarin dévoile à son tour sa vision du luxe.

La visite. L’entrée de l’hôtel est un peu « cheap » avec sa moquette tachetée de diodes LED rappelant certains magasins de fringues sur les Champs. Un long couloir mène jusqu’au lobby et sa grande verrière. D’ici, on découvre le patio enclavé de l’hôtel, mais aussi les façades tristes et les parties communes impersonnelles. Un grand bassin extérieur sépare les terrasses du bar et du restaurant. L’hôtel invite davantage à la neurasthénie qu’à la méditation.

Il aurait fallu jouer franco la carte asiatique. Mêler les deux cultures comme au très réussi Shangri-La où les chinoiseries cohabitent avec le charme d’un hôtel particulier de la fin du XIXème. Eviter la demi-mesure au risque de ressembler à ces centres commerciaux climatisés qui peuplent les quatre coins de la planète. On comprend bien sûr l’appel de l’hôtel à la simplicité et à la « plénitude », mais le lieu n’inspire ici que solitude et sentiment d’oppression.

mandarinorientalparis1.jpg
Le patio. Mal agencé, avec un grand bassin rectangulaire planté au beau milieu du patio comme un chemin de croix menant vers un mur végétal poussiéreux. On est bien loin du luxuriant mur du Pershing Hall qui permet d’adoucir une cour et des façades trop « minérales ».

Le Mandarin Oriental propose finalement un curieux mélange : d’un côté, des parties communes rappelant le Marriott Renaissance Paris Arc de Triomphe, de l’autre la cour semblable à celle du Hilton Arc de Triomphe. Le Mandarin semble reproduire les mêmes erreurs architecturales que dans les années 70. Architecturalement, le Mandarin ne joue clairement pas dans la catégorie des palaces et se rapproche d’une gamme de type Hilton & co (n’y voyez rien de péjoratif). Preuve supplémentaire, un magasin DSquared va bientôt ouvrir au rez-de-chaussée de l’hôtel (un « vrai palace » aurait accueilli une marque plus luxueuse et moins bling bling en son sein).

Le bar. Tout juste une dizaine de tables en terrasse, peut-être une vingtaine à l’intérieur. Le bar joue les nights clubs avec des tons très sombres et des parois maillées laissant entrapercevoir les clients. Ce genre de déco complètement éculée n’est pas forcément très accueillante en pleine journée. Cocktails dans les 24 €, club sandwich à 24 €.

Le service. Un manque de professionnalisme évident. A notre arrivée, l’hôtesse vous fait patienter de manière un peu cavalière avec un signe de la main comme un vigile qui indiquerait de marquer un temps d’arrêt avant de rentrer. Il suffit de commencer une phrase, pour qu’un serveur vous tourne le dos et parte sans vous répondre. L’accueil est pour le moins « flottant ».

Faut-il y aller ? Uniquement si vous aimez visiter les magasins sans rien acheter (une sorte de tourisme de masse comme chez Louis Vuitton ou chez Hermès RG). On rentre, on fait un petit tour pour voir le patio et les clients savourant leurs cocktails hors de prix. On se croirait plongé dans un tableau de Hopper, emprunt de solitude et de « froideur». Puis on fait demi-tour et on finit à l’Hôtel Costes ou au Park Hyatt pour vraiment s’amuser.

Le Mandarin Oriental, un palace ? La seule chance d’obtenir pour eux la dénomination « palace » serait encore de soudoyer notre Carole Rousseau nationale, membre du fameux jury qui décide du sort de ces hôtels, pour espérer concourir à l’obtention du fameux sésame.

Mandarin Oriental Paris, 251 rue Saint-Honoré, Paris 1er

Critique : Dinette chez Carette, Trocadéro, terrasse.

carette.jpg

Ras le bol de ces diners imposant leur rituel entrée/plat/dessert. L’envie est à la simplicité, à la décontraction mêlée au glam chic. Le critique gastronome François Simon qualifie ces divagations gastronomiques d’expériences « radin chic ». Ou l’art de picorer des nourritures bien calibrées pour goûter au luxe sans « trop » se ruiner.

Carette se prête particulièrement bien à ce genre de jeux pour grands enfants. Le célèbre salon de thé du Trocadéro propose bien sûr quelques plats chauds mais aussi et surtout une belle carte de snacking. Les œufs brouillés aux fines herbes (12,50 €) ou en version club (avec jambon et fromage fondu) (17 €) servis avec de délicieuses mouillettes feuilletées peuvent très bien faire l’affaire. Les appétits d’oiseaux se contenteront d’une sélection de canapés à 3-4 € à demander coupés : œuf mimosa, poulet, concombre et bien d’autres encore. Des snackings à marier avec une bonne bouteille de vin, comme cette demie de Chardonnay blanc (17 €).

carettetrocadro2.jpg
Si vous n’acceptez pas de jouer le jeu de la dinette, vous pouvez bien sûr rentrer dans un schéma plus classique en lorgnant sur les plats cuisinés. L’entrecôte de Salers à 26 € est correcte sans être transcendantale, le bar servi avec une julienne de légumes est excellent  et le poisson fin en bouche, mais l’escalope de veau présente une cuisson complètement ratée (cru à l’intérieur), heureusement servie avec des tagliatelles et une délicieuse sauce forestière comme pour se faire pardonner.

Mais encore ? Un café (4 €) et la douloureuse. L’instant « picorage chic » est terminé, vous pouvez repartir de bon pied bon œil.

Carette,  Place du Trocadéro, Paris 16ème

Critique : Pierre Hermé, le pâtissier climatisé aux délicieux gâteaux. Bonaparte Saint-Germain.

herm1.jpg

Continuons notre road trip des pâtisseries cliniques, déjà évoquées dans mes articles sur la Pâtisserie des Rêves et Hugo & Victor. La recette du succès est toujours la même : des pâtisseries élevées au rang de bijoux précieux, des intitulés verbeux et pompeux servis dans des lieux frigorifiés sans odeur ni âme, et des prix « Palace ». La tétraplégie gustative et olfactive est de retour ! Aujourd’hui direction le précurseur de cette nouvelle génération de pâtisserie : j’ai nommé Pierre Hermé. La devanture joue déjà le marketing à fond les ballons avec une typographie bien étudiée : écriture symétrique, « Paris » écrit en 2ème ligne et « Hermé » jouant l’ambigüité avec la célèbre marque de sellier.

Les desserts sont graphiques, très maniérés et exempts de toute spontanéité. Les titres sont ronflants : macarons infiniment chocolat, tartelette infiniment citron … et concept infiniment abscond.

herm2.jpg
Les prix. Dans la veine des Lenotre, Ladurée ou la Pâtisserie des Rêves : comptez 6,5 à 8 € pour une pâtisserie, 1,95 € pour le petit macaron, 4,5 € pour le grand. Les macarons se déclinent en plusieurs parfums : des plus classiques chocolat, beurre salé au plus dérangeant asperges & huile de noisette.

Notre choix. Une tarte vanille et un Ispahan. De retour à la maison, le test de la fourchette s’apprête à rendre son verdict. La tarte vanille est sans conteste réussie, avec une pate sablée excellente. Le dessert ne s’émancipe pas des carcans de la cuisine, mais il est honorable.

herm3.jpg
Quant à l’Ispahan, il s’agit d’un macaron framboise garni de framboises entières et d’une crème pâtissière. La génoise est croquante, mais les framboises semblent avoir fait un long séjour au congélateur, elles dégorgent à grandes eaux.
Le dessert est doucereux, presque comme un bonbon tournant vers le roudoudou. La pâtisserie est un peu trop sucrée mais j’adhère parfaitement à ce genre de gâteau débitant docilement ses calories.
Pour ce qui est de la prise de risque et de l’inventivité, je n’en vois pas vraiment l’aboutissement. Des pâtisseries aussi sucrées rappellent celles des années 50. Je ne me plaindrais pas. Au contraire, j’aime ce genre de pâtisserie et Pierre Hermé propose de bien belles et bonnes douceurs.
Mais ces pâtisseries annoncées comme brisant tous les codes de la pâtisserie traditionnelle s’enferment finalement dans un schéma terriblement conventionnel.

Pierre Hermé, 72 rue Bonaparte, Paris 6ème

Critique : Fumoir, formule Tea Time. Saint-Germain l’Auxerrois, Louvre et terrasse.

fumoir2.jpg
Le Fumoir fait partie de mes adresses préférées. J’aime particulièrement son atmosphère chiadée et cosmopolite. Du petit noir réveillant une gueule enfarinée jusqu’au cocktail de fin de soirée, le Fumoir est l’adresse idéale pour basculer sereinement de la Rive Droite jusqu’aux charmes de la « Left Bank ». A l’heure du tea time, le Fumoir propose une belle formule proposant une boisson et une pâtisserie de bonne facture.

fumoir1.jpg
Le Tea Time (9 €). Côté boisson, je ne saurais trop vous conseiller le thé glacé à la menthe fraiche ou encore le café glacé légèrement sucré et frappé avec tonicité.

Pour accompagner ces breuvages, inutile de tergiverser : tous les desserts sont délicieux. La tarte tosca allie le croustillant d’une pâte nougatine/caramel avec le fondant d’une glace vanille jouant les nuances chaud/froid.

fumoir3.jpg
Le gâteau à l’orange est moelleux, il me rappelle mes goûters d’enfance. La terrine au chocolat est malheureusement plus banale, même si la glace au mascarpone relève quelque peu le niveau. Enfin, la coupe de fraises parsemées d’un granité au rhum et cannelle est à se pâmer.

La formule Tea time du Fumoir est d’un rapport qualité/prix impressionnant pour un établissement installé dans un quartier so chic. Le Louvre et la rue de Rivoli ne sont qu’à quelques mètres de là, et la terrasse permet de profiter du charme de Saint-Germain l’Auxerrois.

Le Fumoir, 6 rue de l’Amiral de Coligny, Paris 1er

12

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl