Archive | août 2011

Critique : Pastis, New York, Meatpacking District, restaurant français.

pastisnewyork1.jpg

Il est toujours amusant de faire un tour dans les restaurants français installés à l’étranger, ne serait-ce que pour voir notre cuisine réinterprétée et parfois, mal traitée. Souvent, on est surpris de découvrir des intitulés que même les français ne comprennent pas. Preuve en est, j’ai pu voir la semaine dernière sur le menu d’un restaurant français installé à Londres, un délicieux filet de vivaneau. WTF, qu’est-ce donc que le vivaneau ? Pour votre gouverne, il s’agit en réalité d’une traduction hasardeuse du plat « filet de rougets », le vivaneau étant « un nom vernaculaire souvent associé au poisson Lutjanus vivanus », dixit Wikipédia.

pastisnewyork2.jpg

Nous voici cette fois-ci à New York, ville ouverte au multiculturalisme et aux cuisines exotiques. Et plus précisément dans le quartier branché de Meatpacking District, anciennement occupé par des abattoirs reconvertis en sommet de la hype. Ce midi là, déjeuner chez Pastis, l’âme marseillaise dessinée par les bouteilles anisées et le carrelage métro (il aura fallu atteindre le continent américain pour réussir l’amalgame Paris-Marseille).

La déco. Belle imitation de nos bistrots français, on se croirait dans « Plus belle la vie » avec un beau comptoir en zinc, des chaises de bistrot autour de tables rustiques en bois et un beau carrelage mosaïqué au sol. France oblige, la presse hexagonale est disponible sur les baguettes lectures.

La carte. Des classiques de brasserie française mélangés aux standards américains. Formule « petit-déjeuner anglais » à 18 $ comprenant : 2 Eggs, Applewood Smoked Bacon, Fried Bread, Cumberland Sausage, Mushrooms, Beans, & Fried Tomatoes.

pastisnewyork3.jpg

L’heure du petit-déjeuner. Le bistrot bat son plein dès les premières heures de la journée. Les branchés du coin, paupières endormies et mal rasés, viennent manger leur Muesli accompagné d’une omelette servie avec pommes de terre. Dans un registre plus français, nous avons testé leur délicieux jus d’orange (7 $ tout de même) puis leur café jus de chaussettes à 4 $. Malheureusement, les viennoiseries à 4 $ l’unité ne sont vraiment pas bonnes. Elles viennent de Balthazar Bakery, censé être le meilleur boulanger français de New York. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

Faut-il y aller ? Pastis est un endroit formidable, complètement surréaliste dans cette jungle new-yorkaise. Côté carte, le chef nous prend clairement pour des fascagates avec une cuisine vaguement française et surtout médiocre, plus adaptée à une clientèle américaine qu’aux froggies. Abstraction faite d’une addition élevée, l’expérience Pastis est unique dans ce paysage urbain. Contentez-vous d’un café, lisez votre journal et repartez digne, fier d’être français.

Pastis, 9 Ninth Avenue, New York, NY 10014

Critique : Brasserie du Théâtre, Versailles, Flo, Montansier.

brasserieduthtreversailles3.jpg

A Versailles, la Brasserie du Théâtre est connue comme le loup blanc. Surnommée le petit Lipp en raison de ses stores rappelant la brasserie parisienne du même nom, les affamés sortant du théâtre Montansier poursuivent leur soirée en dégustant les beaux plateaux de fruits de mer.

La salle. Un brin vieillotte, difficile de croire que le groupe Flo a récemment rénové cette brasserie lors de son rachat en 2007. A peine entré, on découvre l’ancien comptoir en acajou recouvert de marbre puis la salle toute en longueur. Des banquettes en moleskine bordeaux, des lumières globes suspendues au plafond puis des miroirs ornant les murs de la brasserie et des photos d’acteurs connus comme pour donner une certaine légitimité au lieu.

brasserieduthtreversailles1.jpg

 La carte. Prix très parisiens avec des plats dépassant sans complexe les 20 € : andouillette à 17,5 €, tartare à 18,5 € puis de l’autre côté de la barrière saumon à 20,5 €, rognons à 23,5 € et dos de cabillaud à 24,5 €. A midi, il vaut mieux prendre le menu déjeuner à 20,50 € proposant l’éternel duo entrée/plat ou plat/dessert accompagné d’un verre de vin.

Le menu du midi. Le confit de canard servi avec ses pommes de terre assure son minimum syndical. La bestiole n’est pas trop sèche, mais les patates pataugent dans la graille. Quant au pavé de bœuf, la viande est plutôt correcte tout comme la sauce béarnaise, mais les frites sont purement industrielles, dommage.

brasserieduthtreversailles2.jpg
Les desserts. La formule déjeuner impose ses tristes desserts : ile flottante, crème caramel ou coupe de glaces. Dans ce genre de menu « régime sec », les profiteroles au chocolat ou crêpes Suzette sont directement déclarées hors jeu. Mais si vous êtes à la carte, vous pouvez vous laisser tenter par une ile flottante ou une crème caramel à 7,2 €, une crème glacée à 7,8 € ou encore un moelleux au chocolat à 8,5 €. Nous avons finalement pris une coupe 3 boules (vanille, café et chocolat) sertie d’une tuile amande. Carte d’Or, I’m loving it.

Les vins. Horriblement chers. Pas de vin au verre avant 7-8 €. Les premières bouteilles s’affichent à 29 €, et le vin compris dans le menu sent le Kiravi.

Le service. Pro et à l’ancienne.

Faut-il y aller ? Les brasseries Flo sont interchangeables : mêmes cartes, mêmes desserts convenus et menus calibrés pour budget visant les 20-25 €. Ces nourritures pantouflardes jouent à fond les ballons le registre tradi sans aucune originalité. Puis les bougres se rattrapent sur les vins, excessivement chers. A défaut de nous ravir les papilles, les brasseries Flo savent nous dépanner lorsque des faims assassines viennent pointer le bout de leur nez vers 23h, un peu comme les Autogrill sur le bord de l’autoroute.

Brasserie du Théâtre, 15 rue des Réservoirs, 78000 Versailles

Critique : Le Petit Vendôme, rue Capucines, troquet, meilleurs sandwichs Paris, pas cher Opéra.

petitvendome2.jpg

Des endroits comme ca, on n’en fait plus ma bonne dame ! Tables en formica, éclairage au néon et mini terrasse pour déguster de délicieux casse-dalles en tout genre et lutter contre des faims de loup. Installé rue des Capucines, à deux pas de la Place Vendôme et de la rue de Castiglione, le Petit Vendôme est un village gaulois faisant résistance au beau milieu des palaces et bijoutiers de luxe (le Ritz et le Park Hyatt ne sont qu’à quelques mètres de là). Le Petit Vendôme pratique des prix d’un autre temps, celle des francs peut-être : 3,9 € les casse-croutes, 4 € les verres de vin (16 cl) et 1,1 € le café au comptoir.
Clientèle. Des amoureux de la bonne chaire, sans chichi ni clientèle bobo, venus voir le patron et sa faconde toute auvergnate.
petitvendome1.jpg
Les casse-croutes.
Le choix est pléthorique : fourme d’Ambert, jambon de pays, rillettes, saucisson, etc. Préparés à la commande, le rituel est toujours le même. Le patron prend une demi-baguette croustillante, la tartine généreusement en raclant régulièrement sa belle motte de beurre, puis garnit généreusement la bête de saucisson, jambon et autres ingrédients diététiques. Le verre de Saint-Pourçain en version blanc est nickel, les bouteilles sont à 15-26 €. Et pour terminer ce gueuleton, un p’tit noir.

Faut-il y aller ?
9 € pour cette ambiance franchouillarde inimitable dans un pareil quartier, cet endroit est une pépite !

Le Petit Vendôme, 8 rue des Capucines, Paris 2ème

Critique : Les Cocottes, Christian Constant, rue Saint-Dominique, Paris 7eme.

cocotte1.jpg

Malgré l’ambigüité du nom, Cocottes n’est pas le dernier club select peuplé de gourgandines se trémoussant dans l’espoir de conquérir le cœur d’un footballeur. Ici Zahia cède le pas au chef cathodique Christian Constant, qui nous propose un formidable restaurant où les plats s’enchainent, toujours servis dans ces fameuses cocottes en fonte émaillée de la marque Staub.

Le restaurant rappelle les diners américains avec son grand comptoir en bois et ses tabourets hauts perchés.  La salle toute en longueur résolument moderne accueille une clientèle cosmopolite et téléphage, curieuse de croiser le chef au détour d’une cocotte.

cocotte2.jpg
La carte. D’un côté : les salades, potages et terrines tournant aux alentours de 10 €, de l’autre des cocottes s’offrant à tous les budgets : fricassée de volaille au jus de morilles (16 €), cocotte du jour (15 €), agneau de lait cuit en cocotte à la fleur de thym (26 €) ou encore gambas et encornets, légumes niçois (28 €).

Côté sucré, les desserts s’affichent dans la tranche 7-10 € avec des mousses au chocolat, flans aux œufs à la vanille, crumbles et clafoutis aux fruits de saison, sans oublier des gaufres au chocolat/chantilly.

cocotte3.jpg
Les cocottes. Commençons par narrer la dégustation de cette excellente salade de roquette accompagnée de lardons croustillants et d’un œuf poché (10 €). Le plat est généreux, assaisonné de vinaigre de Modène apportant sa touche légèrement sucrée. Les mouillettes, croustillantes, permettent de saucer discrètement le fond de la cocotte avant son voyage retour vers la plonge. Petite déception en revanche pour la verrine de tourteau (10 €), l’association du tourteau avec la chiffonnade de sucrine n’est pas très convaincante.

Se suivent la cocotte du jour (poulet fermier/frites) et la fricassée de volaille, jus aux morilles. Les viandes sont tendres, escortées par de délicieuses purées et frites croustillantes. Les plats simples et gouteux reprennent les classiques de la cuisine traditionnelle, en évitant la surenchère de la technicité qui amène parfois à des associations gustatives hasardeuses. C’est parfait.

cocotte4.jpg
Les desserts. Même eux n’échappent pas au format « cocottes », comme ce délicieux crumble aux fruits rouges (8 €) ou encore ce clafoutis aux cerises (8 €), sûrement l’un des meilleurs de la capitale. Pour conclure ce déjeuner dominical, nous avons terminé par deux très bons cafés servis avec leur cuillère-biscuit.

Le service. Présent et efficace, mais les couverts pourraient tout de même être changés entre l’entrée et les plats.

Les Cocottes, 135, rue Saint-Dominique, Paris 7ème

Pas de réservation, vins au verre à 4-5 €

Tarifs Plages privées Cannes 2011, Croisette Prix transats.

Vous vous êtes toujours demandé combien pouvait coûter une journée de far niente sur une plage privée à Cannes ? Voici la réponse avec la grille des tarifs de toutes les plages privées de la Croisette. Comme vous pourrez vite le constater, certaines plages ne respectent pas la loi en refusant d’afficher les tarifs de leur transats et parasols … les vilains !

Quelle évolution ? En 4 ans, les locations de transats ont globalement pris 4 ou 5 €. Côté restauration, les prix se sont envolés. Désormais, difficile de trouver un poisson ou une viande à moins de 30 € et un dessert à moins de 10 €.

Cliquer sur l’image pour pouvoir l’agrandir

tarifsplagecannes2011.jpg

Promenade : Ile aux Cygnes, Bon plan, pique-nique, Tour Eiffel, Seine. Statue Liberté.

itineraire.jpg

Promenade : Entre deux rives, l’île aux Cygnes

L’île aux Cygnes est souvent peu connue des parisiens. Pourtant, cette ancienne digue offre un cadre idéal pour de belles promenades et pique-niques avec vue imprenable sur la Tour Eiffel. Le soir, le lieu est romantique, partagé entre campagne et ville, calme et rumeur urbaine. Voici ci-dessous un itinéraire pour découvrir cette île et les rues alentours.

Etape 1. Diner au restaurant L’Ogre devant la Maison de la Radio. Après un repas gargantuesque, une promenade digestive s’impose.

Etape 2. Prendre le Pont de Grenelle puis descendre la rampe communicante au centre du pont. Passer sous le pont pour atteindre la pointe aval de l’île. Depuis 1889, une réplique de la statue de la liberté de Bartholdi, trône fièrement devant la Seine. Profitez-en pour admirer le bal des péniches faisant demi-tour ou rejouez la scène du Titanic, à la proue de ce bateau factice.

ileauxcygnes1.jpg
Etape 3. Partir dans l’autre direction, et traverser l’intégralité de l’Allée aux Cygnes. Vues inédites sur Paris, la Tour Eiffel, les buildings du 15ème se réfléchissant sur l’eau et les bateaux.

Pour la petite histoire, l’île aux Cygnes, anciennement digue du port fluvial de Grenelle, est une île artificielle reliant les 16e et 15e arrondissements, administrativement rattachée à ce dernier. L’île, longue de 890 mètres, ne mesure que 11 mètres de large. Elle sert de point d’appui à trois ponts : le Pont de Grenelle,  le Pont Rouelle et le Pont Bir Hakeim.

ileauxcygnes3.jpg

Etape 4. Remonter au niveau du pont de Bir Hakeim et admirer la vue extraordinaire sur la Tour Eiffel depuis le belvédère où trône la statue La France renaissante, de Holger Wederkinch, offerte par la colonie danoise de Paris en 1930.

Etape 5. Remonter le pont vers la rive droite, sous l’enfilade de colonnades qui sert souvent de décor de films. Belles photos à prendre en Noir&Blanc, sublimées par ces rangées de luminaires Art Déco.

ileauxcygnes2.jpg

Etape 6. Passer la voie rapide puis remonter les escalators au niveau de la station Passy. Ambiance très parigot avec lampadaires jouant les nuances clairs-obscurs.

Etape 7. Arriver sur la rue de l’Alboni puis remonter jusqu’à la Place du Costa Rica pour boire un verre bien mérité au Café de Passy.
Remarque : Ce parcours peut-être fait à déjeuner, mais la promenade est plus agréable le soir.

Bon Plan : Old Thameside Inn, Pub sympa London, Tamise.

oldthamesideinnlondon1.jpg

A Londres, nul besoin d’un concept à la Paris Plage pour s’amuser. Les anglais ont déjà colonisé depuis plusieurs années les bords de la Tamise autour de la Tate Modern pour y installer bars et restaurants en tout genre. Après le boulot ou simplement entre amis, le pub Old Thameside Inn est idéal pour boire une bière fraiche dans une ambiance typiquement british pour seulement quelques pounds.

oldthamesideinnlondon2.jpg
Installée devant le Golden Hinde, réplique du navire de Sir Francis Drake, la terrasse en bois est toujours bondée. Les tables de piquenique sont particulièrement convoitées et les clients n’hésitent pas à s’asseoir sur les marches, sur les rambardes et même par terre. L’atmosphère dans ce pub est unique, surtout l’été lorsqu’une petite brise tiède vient vous caresser le visage !

Old Thameside Inn,

Pickfords Wharf, 1 Clink Street, Southwark, London, SE1 9DG

Critique : Café Baci, Arrideverci. Rue de Turenne, Costes nul.

cafbaci3.jpg
Le voilà enfin, le premier restaurant Costes où je sors en criant à l’arnaque. J’avais fini par ne plus croire aux conspueurs qui dénonçaient le service exécrable, la cuisine banale et les prix excessivement élevés pour des plats de piètre qualité. Et finalement, la Galaxie Costes a trouvé son talon d’Achille : le Café Baci. Bienvenue au Baci, bisous en français, rue de Turenne en plein cœur du Marais et à deux pas de la place des Vosges. Autrefois dans sa période de gloire, l’adresse appartenait à l’acariâtre Jean Pierre Bacri (aussi désagréable en ville qu’à l’écran, pour avoir déjà eu une altercation avec lui dans un restaurant).

La carte. D’une pauvreté affligeante et composée de nourritures très urbaines mais oubliables. Certains plats (burger, tiramisu etc.) ne sont disponibles qu’entre 15 et 19h ou après 23h. Pourtant certains clients, des privilégiés ou des avertis, semblent commander ces plats hors créneaux horaires. Comme il est agréable de se sentir plumé.

cafbaci2.jpg
Après avoir fait le tri entre les plats hors de prix, ceux qui ne sont servis que lorsque le soleil est au zénith, et les autres proposés jour de carnaval, il ne reste plus grand choix.

Subsiste encore le filet de bœuf à 29 €, le burger à 21 € ou encore l’osso bucco à 26 €. Les desserts avoisinent les 10 €. Ce n’est plus le restaurant qui s’adapte aux envies du client, mais plutôt le client qui se plie aux choix pas très fut-fut de l’établissement.

Clientèle. Particulièrement puante, moins discrète et contenue que Rive Gauche. On se vante de sa réussite et de ses belles marges en Chine, les USA c’est terriblement has been et la parité euro/dollar n’y changera rien, aujourd’hui l’avenir est en Asie. N’est-ce pas ?

La déco. La salle pourtant signée India Madhavi est bien peu inspirée. Son génie qui avait si bien magnifié le Café Germain rue de Buci, semble avoir été arrêté par la Seine.
cafbaci1.jpg
Les plats.
On en oublierait presque le nerf de la guerre. Voilà l’ironie de l’histoire, on ne va plus dans ce genre de  restaurant pour aller diner. On s’enferme au contraire dans un acte cynique consistant à aller au resto pour seul but d’admirer le spectacle visuel qu’il procure.

La salade Caesar (15 €) propose avec la larme à l’œil quelques malheureux croûtons et morceaux de poulet sur un lit de batavia particulièrement acide. Quant au carpaccio de bœuf (19 €), il assure le service minimum. La viande est correcte, sans plus, le croustillant fromage et la salade frisée d’accompagnement donnent un peu plus de relief au plat qui risquait l’abîme. En dessert, le tiramisu (9 €) se la ramène en jouant les bolosses dans sa pauvre verrine rappelant les desserts Monop’.

Les boissons. Un bon verre de Valpolicella (6 €), la seule réussite de la soirée. Café imbuvable, un comble pour un restaurant italien.

Service. Androïde avec des serveuses au rictus mûrement réfléchi et posant à chaque mouvement de plat. Des goûts vestimentaires limite vulgaires.

Faut-il y aller ? Certainement pas, ce vague restaurant italo-lounge n’a d’intérêt que pour son emplacement à mi-chemin entre le quartier du Marais et de la Bastille. Pour le reste, la carte est creuse, la disposition de la salle est alambiquée et le service affligeant.

Café Baci, 36 rue de Turenne, Paris 3ème

Critique : Les Ambassadeurs, Hotel Crillon, Concorde. Formule déjeuner et luxe.

lesambassadeurscrillon2.jpg

Retour en Octobre 2010, avec cet excellent déjeuner à l’Hôtel Crillon.  Installé dans une ancienne salle de bal, le restaurant Les Ambassadeurs propose une carte de très bonne facture dans une décoration  typiquement Louis XV (marqueterie de marbre, fresques ornant le plafond et lustres en cristal).

Au déjeuner, le chef Christopher Hache concocte à ses clients une honorable formule à 68 € comprenant les traditionnels entrée/plat/dessert, accompagnés des habituels fioritures de palaces : amuse-bouches, mignardises et tout le tintouin.

La clientèle. Très business class à midi. Il faut bien se l’avouer, le Crillon est le lieu idéal pour impressionner un futur client sans consacrer la moitié de l’affaire signée dans le paiement de l’addition.

lesambassadeurscrillon1.jpg
Les plats. En entrée, une belle tranche de foie gras de canard mi-cuit des Landes, accompagnée d’une gelée sucrée d’oignons. Le foie manque un peu de consistance, mais il tient tout de même son rang.

Les belles noix de Saint-Jacques annoncent le deuxième acte. L’assiette propose une belle composition automnale avec des touches de potiron fondantes. Aussi réussi visuellement que gustativement. Naturellement les cuissons sont parfaites, les sauces légères et travaillées. La perfection semble de ce monde.

lesambassadeurscrillon3.jpg
Pour finir en beauté, le grand pâtissier Jérôme Chaucesse nous offre une belle leçon de gourmandise avec son vacherin fraise des bois et son choco banane. Grand adepte des structures complexes, il nous présente un vacherin composé d’une coque maillée en meringue cachant un cœur de fraise.

lesambassadeurscrillon4.jpg

De même, le choco banane affiche discrètement sa complexité en dévoilant une subtile purée de banane allongée sur un croustillant praliné/chocolat. Le déjeuner se conclut par un café accompagné de mignardises  (tartelettes, macarons, chocolats).

lesambassadeurscrillon5.jpg
Les plus. L’excellent rapport qualité/prix de la formule déjeuner, c’est sûrement la meilleure affaire « Palace » de Paris.

Les moins. Le prix des extras dès qu’on s’éloigne de la formule déjeuner. Le verre de jurançon bien qu’excellent à 15 €, le café à 8 €. La vue bâchée pendant les travaux de rénovation de l’hôtel.

Restaurant Les Ambassadeurs, Hôtel de Crillon, 10 Place de la Concorde, Paris 8ème

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl