Archive | 4 août 2011

Critique : Café Baci, Arrideverci. Rue de Turenne, Costes nul.

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Le voilà enfin, le premier restaurant Costes où je sors en criant à l’arnaque. J’avais fini par ne plus croire aux conspueurs qui dénonçaient le service exécrable, la cuisine banale et les prix excessivement élevés pour des plats de piètre qualité. Et finalement, la Galaxie Costes a trouvé son talon d’Achille : le Café Baci. Bienvenue au Baci, bisous en français, rue de Turenne en plein cœur du Marais et à deux pas de la place des Vosges. Autrefois dans sa période de gloire, l’adresse appartenait à l’acariâtre Jean Pierre Bacri (aussi désagréable en ville qu’à l’écran, pour avoir déjà eu une altercation avec lui dans un restaurant).

La carte. D’une pauvreté affligeante et composée de nourritures très urbaines mais oubliables. Certains plats (burger, tiramisu etc.) ne sont disponibles qu’entre 15 et 19h ou après 23h. Pourtant certains clients, des privilégiés ou des avertis, semblent commander ces plats hors créneaux horaires. Comme il est agréable de se sentir plumé.

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Après avoir fait le tri entre les plats hors de prix, ceux qui ne sont servis que lorsque le soleil est au zénith, et les autres proposés jour de carnaval, il ne reste plus grand choix.

Subsiste encore le filet de bœuf à 29 €, le burger à 21 € ou encore l’osso bucco à 26 €. Les desserts avoisinent les 10 €. Ce n’est plus le restaurant qui s’adapte aux envies du client, mais plutôt le client qui se plie aux choix pas très fut-fut de l’établissement.

Clientèle. Particulièrement puante, moins discrète et contenue que Rive Gauche. On se vante de sa réussite et de ses belles marges en Chine, les USA c’est terriblement has been et la parité euro/dollar n’y changera rien, aujourd’hui l’avenir est en Asie. N’est-ce pas ?

La déco. La salle pourtant signée India Madhavi est bien peu inspirée. Son génie qui avait si bien magnifié le Café Germain rue de Buci, semble avoir été arrêté par la Seine.
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Les plats.
On en oublierait presque le nerf de la guerre. Voilà l’ironie de l’histoire, on ne va plus dans ce genre de  restaurant pour aller diner. On s’enferme au contraire dans un acte cynique consistant à aller au resto pour seul but d’admirer le spectacle visuel qu’il procure.

La salade Caesar (15 €) propose avec la larme à l’œil quelques malheureux croûtons et morceaux de poulet sur un lit de batavia particulièrement acide. Quant au carpaccio de bœuf (19 €), il assure le service minimum. La viande est correcte, sans plus, le croustillant fromage et la salade frisée d’accompagnement donnent un peu plus de relief au plat qui risquait l’abîme. En dessert, le tiramisu (9 €) se la ramène en jouant les bolosses dans sa pauvre verrine rappelant les desserts Monop’.

Les boissons. Un bon verre de Valpolicella (6 €), la seule réussite de la soirée. Café imbuvable, un comble pour un restaurant italien.

Service. Androïde avec des serveuses au rictus mûrement réfléchi et posant à chaque mouvement de plat. Des goûts vestimentaires limite vulgaires.

Faut-il y aller ? Certainement pas, ce vague restaurant italo-lounge n’a d’intérêt que pour son emplacement à mi-chemin entre le quartier du Marais et de la Bastille. Pour le reste, la carte est creuse, la disposition de la salle est alambiquée et le service affligeant.

Café Baci, 36 rue de Turenne, Paris 3ème

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