Archive | octobre 2011

Instant Café : Village d’Auteuil. Etape 3.

Etape n°3 - Quartier Village d’Auteuil

Dernière étape de notre « coffee trip » dans un quartier un peu excentré mais très agréable : le Village d’Auteuil. Le matin le marché de la place s’agite, les bonimenteurs s’effritent, les caddies à trois roues se fraient un chemin dans la jungle urbaine. Les bourgeois croisent les clients du bar PMU, le Monoprix fait bon voisin avec le G20, les boucheries de luxe accueillent les rescapés de Picard Surgelés. Le quartier aime les contrastes et se façonne un art de vivre bien agréable, à quelques mètres seulement de la Porte d’Auteuil. Le café se boit ici en terrasse, dans ce bistrot au service inlassablement exécrable. C’est ça aussi le charme de Paris.

Village d’Auteuil, 48 rue d’Auteuil, Paris 16ème

Rockfeller Center View, Top of the Rock, New York, Bon plan.

rockfellercenter1.jpg

La verticalité new-yorkaise donne une envie irrépressible de survoler du regard l’immense skyline. Mais plutôt que de se précipiter comme les hordes de touristes à l’Empire State Building, il vaut mieux préférer le Rockfeller Center View et sa magnifique terrasse panoramique.

La queue est surtout bien moins importante qu’à l’ESB. Du passage aux caisses jusqu’à l’accès à la terrasse en passant par les contrôles de sécurité, prévoyez 30 bonnes minutes.

Les prix. Entrée 22 $, 20 $ pour les seniors (à partir de 62 ans), 10 $ pour les étudiants.

Attention aux suppléments qu’essaient de vous refourguer les vendeuses. Refuser d’abord le combiné Sunrise Sunset sauf si vous comptez voir dans la même journée le lever et le coucher de soleil au Rockfeller. De même, le plan des buildings sous forme de dépliant est à 2 $.

rockfellercenter2.jpg

La bonne heure. Il s’agit d’arriver à l’heure du coucher de soleil en prévoyant les 30 minutes nécessaires pour accéder à la plateforme panoramique. Petit conseil : arrivez 10 minutes avant l’heure du coucher de soleil et attendez patiemment à l’intérieur (à l’abri des rafales de vent) jusqu’à la nuit tombée. Il faut attendre près d’une heure après le coucher de soleil, mais cela en vaut vraiment la peine. La vue est tout simplement magique. Central Park, le Chrisler, Time Square sans oublier l’Empire State et le Lower Manhattan ne sont plus qu’à portée de main.

Rockfeller Center View, Top of the Rock, New York

accès par la 50th St, entre la 5th et la 6th Ave

de 8h à minuit, tous les jours, dernier ascenseur à 23h

Critique : Trattoria Da Carmine, Via dei Tribunali, Naples.

trattoriadacarminenapoli.jpg

Eté dernier. Souvenir d’une excellente trattoria en plein cœur de Naples et de ses ruelles étroites, où j’avais divinement bien mangé. En entrée, gnocchi all’arrabiata et salade de poulpe succulente. Puis escalope de veau au citron accompagnée d’une salade mixte parfaitement assaisonnée. Et pour terminer, un délicieux baba au rhum. Le tout arrosé d’un Montepulciano dans un cadre typiquement italien. Prix raisonnables.

Trattoria Da Carmine, Via dei Tribunali 330, Naples

Critique : Café du musée Saint-Raymond, Toulouse.

cafmusesaintraymond.jpg

Avant d’affronter les torpeurs de l’hiver, direction le Musée Saint Raymond à Toulouse pour profiter des derniers rayons de soleil, confortablement installés à des tables de jardin.

Après avoir flâné dans les allées du musée des Antiques, le jardin du musée est le cadre idéal pour faire une pause café. Les allées fleuries d’œillets d’inde et de palmiers rendent le lieu dépaysant.

Musée Saint-Raymond, Place Saint-Sernin, Toulouse

Café à 1 €

Critique : Ladurée Champs Elysées, belle terrasse.

ladurechampselyses1.jpg

Quand la pâtisserie rencontre l’art, le spectacle promet d’être réussi. A l’occasion d’un « afternoon tea » pour fêter l’embauche d’un ami, l’instant fut rêvé pour déguster quelques gourmandises à la terrasse du Ladurée Champs-Elysées. Ce hot spot permet de se prélasser devant la plus belle avenue du monde, tout en regardant ces hordes de touristes déferler devant vous. Au programme de cet après-midi :

- une tarte Passion Framboise,

- une succès Praliné,

- un Ispahan,

- un Carré Chocolat.

ladurechampselyses2.jpg
Inutile de se perdre dans des descriptions inutiles, les photos parlent d’elles-mêmes. Desserts entre 8 et 10 €.

Faut-il y aller ? Mais oui, quelle question !

Ladurée Champs-Elysées, 75 Avenue des Champs-Elysées, Paris 8ème

Galerie Kugel, Quai Anatole France, Paris.

galeriekugel1.jpg

Depuis 2004, Nicolas et Alexis Kugel – héritier d’une longue famille d’antiquaires ayant débuté en Russie à la fin du XVIIIème siècle – ont installé leur galerie dans le magnifique Hôtel Collot. Situé en face du jardin des Tuileries, à quelques pas de la Concorde et du musée d’Orsay, cet hôtel construit en 1840 présente de très belles pièces pour les érudits et collectionneurs.

En empruntant le grand escalier magistral, on découvre un bel ensemble de grandes pièces de réception décorées d’œuvres magnifiques. Certaines pourraient aisément fréquenter les couloirs des musées.

Le premier étage de la galerie s’ouvre sur une terrasse à double perron dominant la Seine, tandis que le deuxième accueille une magnifique salle de réception avec un parquet en marqueterie. Les articles proposés à la vente sont nombreux et de toutes époques : du Moyen-Age jusqu’au milieu du XIXème les œuvres d’orfèvrerie rencontrent de belles sculptures, des ivoires, du mobilier et des tableaux de maitres.

Dress code : smart chic, il ne s’agit pas d’un musée

Galerie Kugel, 25 Quai Anatole France, Paris 7ème

Critique : Le Ganneron, Paris 18eme, cuisine franco argentine. Bonne pioche.

ganneronparis1.jpg
Depuis quelques années, le quartier des « Grandes Carrières » est en pleine mutation. S’étendant de l’avenue de Saint-Ouen jusqu’à la place Clichy et délimité par le cimetière de Montmartre, le district se développe à une vitesse fulgurante. Les restaurants se « branchisent », les immeubles désaffectés se détruisent et les habitants s’embourgeoisent. Bienvenue dans l’ère de la gentrification.

Rue Ganneron, se cache un charmant petit restaurant, tenu d’une main de maitre par un argentin. La carte est orientée en conséquence, les plats mêlant habilement les saveurs françaises et argentines.

ganneronparis2.jpg
La salle. Très Arletty, avec des affiches de cinéma collées au mur et constituant un véritable papier peint, un beau zinc où prendre son petit noir, et des tables de bistrot installées sur le carrelage en mosaïque.

La carte. Contrastant avec le reste du quartier. Entrées entre 6 et 10 €, salades à 14 €, entrecôte à 19 €, cannette du sud à 16 €, pavé de lieu à 16 €, brandade à 14 €, Parmentier à 14 €. Mais les prix élevés cachent des plats de très grande qualité. Simple mais gouteux : la canette est accompagnée de poire confite, sauce et brin de salade. Quant à l’escalope, elle se déguste avec un écrasé de pommes de terre fait maison et une sauce relevée à l’ail.

ganneronparis3.jpg
Les desserts (6,5 à 8 €). Dernière tentation avec une salade de fruits à 6,5 €, évitant l’écueil de la boite de conserve

Les liquides. Un bon verre de vin argentin à 4,5 € puis un café à 2 €. A l’heure de l’Happy Hours, les cocktails et pintes s’affichent à 5 €.

Le Ganneron, 6 rue Ganneron, Paris 18ème

Critique : Au Bar d’en Face, Toulouse, brunch patio, St-Pierre.

 

aubardenfacetoulouse1.jpg

A quelques encablures de la bruyante Place Saint-Pierre, se cache un petit paradis malheureusement terni par une cuisine à la ramasse. Indiscernable de la rue, le restaurant dispose d’une belle terrasse ombragée à l’intérieur d’un patio. Les murs en brique rappellent les granges de maisons familiales, les graviers au sol et les tables de jardin se chargent d’ajouter une touche plus « campagnarde ». Il ne manque plus qu’à brûler les parasols bâchés qui rappellent les coins « Presse » de toute foire à neuneu, et le lieu serait formidable.

Le brunch à 21 €.

Les boissons. Un jus d’orange sorti du bidon et rationné comme en période de vache maigre. Le thé servi avec de l’eau tiède qui ne permet pas d’infuser le sachet.aubardenfacetoulouse3.jpg

Les viennoiseries et pains. On s’attendait à une farandole de pains et de viennoiseries, on se retrouve avec un vulgaire pain toasté accompagné de confiture Bonne Maman et du Nutella. Balivernes.
Les plats. Le brunch s’exécuta en 3 actes (en comptant le coup de guillotine final : l’addition). D’abord les œufs brouillés furent accompagnés de leur croustillant de chèvre. La salière fut renversée dans ces premiers, le bric à l’œuf fut trop huilé dans le second.

aubardenfacetoulouse4.jpg

Vint ensuite l’assiette de fromage et charcuterie, servie avec Prozac. Une tranche de fromage, et quelques autres de jambon de pays. Certains héritèrent même de jambon cru, car vous comprenez, à 14h, le jambon cru a filé en douce dans les rues toulousaines.

Service. Complètement débordé, la pauvre serveuse se débat frénétiquement dans l’espoir de servir ses 4 petites tables. Ce jour là, nous étions 5. Les derniers furent servis une demi-heure après les premiers, les jus d’orange manquaient à l’appel, le pain se faisait capricieux à obtenir.

aubardenfacetoulouse2.jpg

Faut-il y aller ? Le cadre est certes agréable, mais honnêtement, pourquoi dépenser 21 € pour un brunch que vous auriez pu faire vous même trois fois moins cher ?

Au Bar d’en Face, 5 rue Pargaminières, Toulouse

Critique : La Maison de l’Amérique Latine, Boulevard Saint-Germain, Paris 6.

maisonamriquelatine4.jpg

Retour d’expérience d’un déjeuner à la Maison de l’Amérique Latine, en juillet 2010. Cela date un peu, mais il parait que la cuisine n’a pas changé d’un iota.

Le lieu. Le restaurant est abrité au sein de deux somptueux hôtels particuliers du XVIIIème siècle – l’Hôtel de Varengeville et l’Hôtel Amelot de Gournay, tous deux situés sur le très chic boulevard Saint-Germain. Les ténors du Parti Socialiste y ont leurs habitudes et viennent papillonner dans le grand jardin de l’hôtel, dès le printemps venu. Les tables installées dans la verdure sont propices aux messes basses et autres conversations discrètes.

maisonamriquelatine1.jpg
La cuisine. Indolente, transparente et bien française contrairement à ce que le nom du lieu – Amérique Latine – pourrait laisser suggérer. Le midi, menu à 37 € avec entrée/plat/dessert. Les intitulés sont particulièrement pompeux : « L’idée d’une véritable salade niçoise », une « transparence de glaces et de sorbets ». Avec des intitulés si ronflants et prétentieux, on attend avec impatience que cela soit mauvais, pour lancer à couteaux tirés des diatribes incendiaires.

Les plats. Le menu débute par un classique melon mozzarella servi avec roquette et assaisonné de vinaigre balsamique. L’ensemble se tient, les produits sont de qualité.

maisonamriquelatine2.jpg
Le t-bone fait ensuite une entrée fracassante. La viande fait son spectacle, elle est excellente. Les escorts sont malheureusement à la ramasse : pommes de terre trop farineuses et oignons cuits un peu trop brut de décoffrage.

Terminons les réjouissances par une farandole de desserts et un gâteau à la menthe. La farandole joue le fourre-tout : présentation très graphique mais goût incertain. Pas grand intérêt. Quant au gâteau à la menthe, servi avec une glace à la pistache, il n’arrive pas non plus à gagner tous les suffrages. La génoise n’a que peu de goût et la glace ne ravive pas la curiosité de nos papilles.

maisonamriquelatine3.jpg
Faut-il y aller ? L’adresse est prestigieuse, le cadre agréable, mais la cuisine légèrement à la ramasse malgré des efforts certains. A vous de voir.

La Maison de l’Amérique Latine, 217 Boulevard Saint-Germain, Paris 7ème

ouvert uniquement en semaine, midi et soir de mai à septembre, midi uniquement d’octobre à avril

Instant Café : Café Rostand. Etape 2.

rostand.jpg

Etape n°2 - Quartier Luxembourg

Ces instants parisiens sont extras. Le vrombissement assourdissant du percolateur, les commandes à la volée du garçon de café, le bruit des tasses et des soucoupes sonnant les matines. Tout ce petit monde s’agite, participe au lent réveil de Paris. Nous sommes dimanche, il est 10h. Des mines enfarinées viennent se réveiller à coup de café stretto pour sortir de leur torpeur, des couples sortent de leur hôtel pour échapper au breakfast indigeste de leur « 3 étoiles ». Et nous, on se régale peinard avec un petit déjeuner à 9,5 €, généreux, frais et divin. Des tartines beurrées, des viennoiseries servies avec confiture, une orange pressée et un thé chaud. Gorgeous !

Café Rostand, 6 Place Edmond Rostand, Paris 6ème

12

Bar Le Yachting |
La Passion Des Hamsters |
NOS ANNEES COLLEGE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des perles et encore des pe...
| scrapb
| sapl