Critique : Restaurant le fumoir, carton rouge

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Le Fumoir est l’une de mes adresses parisiennes préférées. J’y retourne fréquemment à l’heure de l’happy hour ou pour profiter de la formule « afternoon tea ». Le cadre feutré de l’établissement est idéal pour se reposer d’une visite éreintante au Louvre.

Il y a quelques semaines, j’ai voulu y diner. Arrivés tardivement nous avons hérité d’une mauvaise table, celle dans l’axe de sortie du parking Vinci devant l’Eglise Saint-Germain l’Auxerrois. Notre repas fut ainsi ponctué par le bal incessant des voitures sorties du parking et pointant leurs phares aveuglant dans notre direction.

La carte. Le soir, le menu est imposé pour répondre à de pseudo problèmes de logistique (logistique ou fric ?). Le restaurant s’assure ainsi un ticket d’entrée de 32/35 €, dissuadant les appétits les plus légers de ne prendre qu’un plat et un café.

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D’une manière générale, les plats cherchent inutilement la complexité, se perdent dans des énoncés alambiqués pour présenter une cuisine s’essayant à la démonstration culinaire. Le chef devrait préférer le retour à une cuisine plus modeste, moins prétentieuse pour se concentrer sur la qualité même des plats.

Amuse-gueules. La compotée de tartare de saumon servie dans une feuille d’endive est anecdotique, elle joue les musiques d’ascenseur avant d’atteindre de bas niveaux.

Entrées. Salade de poulpe : présentation certes alléchante et étudiée mais assaisonnement un peu faiblard et produits de qualité somme toute assez moyenne. Ce genre d’entrée est assez casse-gueule. Si l’explosion de saveur n’a pas lieu dès l’instant où la fourchette rencontre le palais, c’est la mise au piquet assurée.

Quant à la nage de homard, elle s’époumone pour ne pas sombrer dans sa mer de légumes. Pourquoi proposer un morceau de homard grand comme une pièce de deux euros si ce n’est le désir de susciter la frustration du client ?

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Plats. Les pièces de bœuf tranchées s’affichent dans leur minimalisme décomplexé. Avez-vous vu les portions ? Même L’Entrecôte à Paris n’a pas encore osé : 3 pauvres petites tranches perdues dans cette grande assiette comme si nous étions en période de vache maigre. Ils ne manquent plus que les topinambours pour nous rappeler la guerre. La viande est cependant tendre mais l’escort est fragile : le gâteau de pommes de terre manque d’étouffer le chrétien égaré et la sauce au vin rouge nous prépare à une vie d’ascète.

Desserts. Si le cheese cake et coulis de fruits rouges s’enferme dans sa banalité, le macaron aux pêches rôties est une bonne pioche. A la fois esthétique, original et surtout bon.

Faut-il y aller ? Pour le tea time et l’happy hour, sans hésitation. Pour le diner, hors de question.

Le Fumoir, 6 rue de l’Amiral Coligny, Paris 1er

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