Archive | novembre 2011

Critique : L’alimentation, rue Valade, Toulouse. Bistro épicerie et charcuterie. Nouveauté.

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Les nouvelles adresses ont toujours quelque chose d’attendrissant. Le restaurateur, soucieux de la réussite de son restaurant, met alors les bouchées doubles pour répondre aux envies de ses clients. Preuve en est à L’alimentation, nouvelle adresse toulousaine ouverte depuis environ un mois rue Valade, qui nous propose une bien belle carte.

La déco. Atmosphère d’épicerie fine avec des bouteilles décorant les étagères en bois, des jambons virevoltant gaiement et des ardoises sur lesquelles sont inscrites les plats du jour. Quelques tables de bistrots viennent compléter le décor de cette petite salle aux murs en briques apparentes.lalimentationtoulouse1.jpg

La carte. Assiette de charcuterie à 12 €, camembert rôti à 7 € et autres plats autour de 12-15 €. Des formules sont également proposées comme cette combinaison assiette de charcuterie/verre de vin à 13 € ou encore cette formule à 13 € comprenant entrée et plat du jour (15 € avec le verre de vin). Pour choisir le vin, il suffit de s’inspirer des bouteilles exposées sur les étagères.

Le verdict. L’assiette de charcuterie est de qualité (saucisson, jambon de pays, rillettes etc.) et accompagnée d’une belle salade aux noix arrivant à point nommé pour équilibrer ce repas. Le Buzet que nous avons pris pour accorder ces victuailles était excellent (16 €).

Service. Très aimable et aux petits soins.

Faut-il y aller ? Des prix abordables et des produits de qualité, une salle joliment décorée et un service attentionné. Que demander de plus !

L’alimentation, 6 rue Valade, Toulouse

Critique : Espit Chupitos, Barcelone. Bar à shots.

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Si vous avez gardé une âme d’étudiants et que vous recherchez un bar original, l’Espit Chupitos est un passage obligatoire pour tous bons touristes en goguette à Barcelone. Le célèbre bar à shots accueille bon nombre d’Erasmus venus s’enivrer à moindre frais de mixtures et breuvages originaux.

La salle. Tout en longueur, la chaleur du lieu ferait presque suffoquer les morts. Difficile de rester dans ce bar plus d’une demi-heure.  

Les cocktails et shots. La carte affiche pas moins de 600 shots différents à 2€ chacun.  Il suffit d’atteindre le bar (ce qui n’est pas une mince affaire), puis de demander au bartender de laisser libre champ à son imagination. Le bar cultive son goût pour le spectaculaire et les effets pyrotechniques : comptoir enflammé au chalumeau, mixtures bouillonnantes et parfois même quelques surprises comme le Monica Levinsky (âme sensible, s’abstenir).

Ce soir-là, nous avions pris un Harry Potter, un Chupitos et bien d’autres dont les noms m’échappent aujourd’hui. Mes souvenirs fugaces :

- une chips saupoudrée de tabasco à avaler avant de boire le shot,

- les vapeurs d’alcool du shot à sniffer,

- le trempage de pouce dans un shot pour que la serveuse puisse y mettre le feu à l’aide d’un briquet. Il faut alors rapidement sucer son pouce puis prendre le shot.

Vous pouvez également vous laisser tenter par les cocktails servis en litrons (12 €) comme le Bayer Leverkusen ou encore le Jordi. Le contenu de ces cocktails reste un mystère, même la serveuse ne les connait pas.

Une demi-heure après. Raide mort, ces shots sont particulièrement traitres. Très sucrés, ils encouragent à la surenchère mais leur effet peut être dévastateur.

Faut-il y aller ? Pour le folklore plus que pour la qualité « gustative » des shots et cocktails.

Espit Chupitos, Carrer Aribau 77, Barcelona

ouverture récente à Paris au 117 rue Saint-Maur, Paris 11

Critique : Bar Impérial de l’Hôtel du Palais, Biarritz. Palace.

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Depuis Mai 2011, l’Hôtel du Palais à Biarritz a rejoint le cercle très fermé des Palaces français. Cet édifice, à l’origine résidence d’été de l’impératrice Eugénie – épouse de Napoléon III – est une réussite architecturale incontestée. De style Baroque avec ses façades ocres, le palace dispose d’une vue admirable sur la baie de Biarritz. On y accède après avoir franchi les imposantes grilles d’enceinte, passé l’aire de putting et entraperçu la piscine.

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L’intérieur. Le Bar Impérial surplombe le restaurant La Villa Eugénie et sa très belle salle. Des motifs pompéiens viennent orner les colonnes et les rideaux épais.  Les palmiers et autres plantes vertes apportent une touche Belle Epoque, complétée par les douces mélodies du pianiste.

La carte du bar. Les cocktails s’affichent à 16 € tout comme la coupe de champagne, les sodas à 7 €, le thé à 6 € et le café à 5 €. Pour combler les petits creux, des clubs sandwiches (26 €) et pâtisseries (10 €) sont également proposés.

hotelpalaisbiarritz3.jpgLes cocktails. Divins et exécutés d’une main de maitre par le bartender. L’Alexander et l’Irish Coffee arrivent à point nommé après une dure journée de labeur passée à compter les surfeurs risquant leur vie sur la Grande Plage, face au casino.

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La clientèle. Sortie tout droit de Jumanji. L’écriteau « pour le diner, le port de la veste est demandé » ne leur aura pas mis la puce à l’oreille. Voici donc des armadas de « Borat » déguisés en nouveaux riches, des ados en basket et des rombières en villégiature plus proches du monstre marin que de la créature sylphide. Quelques touristes, amoureux et notables viennent compléter cette jungle basque.

Le service. Professionnel et forcément palace.

Bar Impérial de l’Hôtel du Palais, 1 Avenue de l’Impératrice, Biarritz

Critique : Le Perroquet Vert, rue Cavallotti. Cheminée Paris.

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La rue Cavallotti présente un double intérêt. D’abord, celui de découvrir les stores peints des boutiques arborant la rue. Des scènes de la vie parisienne de la Belle Epoque recouvrent les devantures : Mistinguett, l’Académie du Billard, le Moulin de La Galette ou encore le Chat Noir. Ensuite, la visite permet également de déjeuner dans une bonne adresse entre midi et deux : le Perroquet Vert.

La déco. Enigmatique avec ses murs ocres ornés d’affiches de cinéma, son plafond avec poutres apparentes et ses banquettes en velours pourpre. On s’immerge dans ce cocon qui rappelle les chalets de montagne, installés près de la cheminée qui crépite après le passage du tisonnier.

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La carte. Le restaurant propose à déjeuner une formule avantageuse comprenant entrée/plat ou plat/dessert à 15 €. Les derniers gros appétits pourront enchainer avec un dessert pour 3 € de plus. Les plats font saliver les papilles : pavé de rumsteck, pavé de thon ou encore gigot d’agneau.

Les plats. L’entrée présente un tartare de saumon envahi par la présence inopinée de l’ail, prometteur de digestions difficiles et de ballonnements. Se suivent le délicieux et tendre gigot et le pavé de rumsteck accompagnés tous deux de légumes frais bien cuisinés. Les sauces sont bien maitrisées, les plats ont du caractère.

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Faut-il y aller ? Oui pour allier la découverte du quartier méconnu des Grandes Carrières et le plaisir de déjeuner à somme raisonnable dans un bon restaurant.

Le Perroquet Vert, 7 rue Cavallotti, Paris 18ème

Critique : Service Restauration Wagon Bar idTGV

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Tandis que l’italien Cremonini nous inculque l’art de bouffer des gloubi-boulgas à prix caviar, le concessionnaire Chef Express nous sert des plats plutôt corrects dans les idTGV pour une dote plus modeste.

La carte. Une formule gourmande à 10 € propose honorablement un plat, un dessert et une boisson. Pas besoin de dépenser un kopeck de plus pour obtenir un plat chaud, ils sont aussi proposés dans la formule. Au menu : croque monsieur, penne chaude, sandwich ou focaccia. La salade de penne est plutôt bonne, accompagnée de son petit pain mi-cuit.

Suit le dessert avec cette très correcte compote de pommes et ses vrais morceaux de fruits qui n’évitent malheureusement pas l’écueil du sucre.

L’ambiance. Musique lounge, déco futuriste et journaux à disposition, on se croirait à mi-chemin entre un bar Costes et le train du film 2046 de Wong Kar Wai, emprunt de solitude et d’intemporalité mais pas sinistre comme l’habituel Wagon Bar du TGV.

La pause goûter. Un café à moins de 2 € accompagné d’un cookie (1,6 €) permet de faire un break et regarder les vaches passées par delà les vitres du train.

Wagon Bar, uniquement disponibles dans les trains idTGV

Cartes bleues acceptées à partir de 1 €

Critique : Le Sans Culotte, rue Lappe, Bastille. Happy Hour et charcuterie.

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En plein cœur du quartier Bastille, le Sans Culotte rameute les soiffards les plus aguerris autour de bonnes assiettes de charcuterie. Sis rue de Lappe, le patron vous accueille avec toute sa faconde en enquillant les commandes d’un air goguenard.

La déco. Une atmosphère de bistrot d’antan tenu par des bougnats de père en fils. En été ou pour les fumeurs invétérés, une agréable terrasse permet de profiter de l’ambiance survoltée de la rue.

La carte. Rien de révolutionnaire mais des plats bien orchestrés et des assiettes de charcuterie (12 €) honnêtes rassasiant les sorties de boulot. Pour accompagner ces frugalités, la carte de cocktails s’affiche en Happy Hour à 4,5 € (jusqu’à 2h du matin en semaine).

Faut-il y aller ? Bien sûr, et si le vague à l’âme vous prend, terminez au Balajo pour aller valser.

Le Sans Culotte, 27 rue de Lappe, Paris 11ème 

Critique : Lenotre, pâtisseries, Auteuil.

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Quand l’hiver vient pointer le bout de son nez, il faut savoir s’accorder quelques instants de réconforts. Comme celui d’aller en toute discrétion chez Lenotre pour lécher ces vitrines si alléchantes. Opéra, macarons, tarte aux fruits, savarins … autant de desserts qui tapent inexorablement dans l’œil du gourmand et jouent sur l’affectif.

Après s’être allégé de quelques billets, la dégustation peut enfin commencer. Comme avec cette craquante feuille d’automne au chocolat et cœur de meringue, ou encore cette tarte au citron plumée par sa meringue.

City Guide : Conseils Restaurants World Food, thailandais, indien et chinois, Londres.

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Londres est connue pour ses nombreux restaurants de cuisines étrangères. Rien à voir avec les restaurants de World Food trop souvent aseptisés que l’on peut trouver en France et qui s’adaptent à nos palais bien éduqués. A Londres, ces restaurants sont majoritairement fréquentés par les patriotes thaïlandais, indiens ou japonais et les plats sont servis épicés, comme « à la maison ». Voici 3 adresses en vrac pour faire un tour du monde culinaire avec quelques pounds en poche.

Addie’s Thai

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Petit restaurant design tout en longueur servant une bonne cuisine thaïlandaise à des prix modérés. Ne ratez pas les larmes du tigre, le duck curry ou encore la soupe tomyan. Repas à accompagner de nouilles, riz aux œufs et thé au lait de soja.

Plats dans les 8 £, soupes à 5 £, riz à 3 £,

121 Earls Court Road, Kensington & Chelsea, London, SW5 9RL

Dishoom Bombay Café

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A mi-chemin entre Coven Garden et Leicester Square, Dishoom propose une belle cuisine indienne dans un cadre résolument contemporain, à la new-yorkaise. Pour patienter, commencez par prendre un Bombay Pimps (6,5 £) au bar, mêlant gin et gingembre. Puis goutez leurs délicieux samossas veggie parfumés au clou de girofle (2 £), le dhaba chicken, le lam biryani ou encore le dishoom chicken tikka. Les plats s’accompagnent de plain naam (pain à garnir de sauce au yaourt). En dessert, terminez par un original Mango Kulfi on a stick (2,7 £), esquimau indien à la mangue.

Plats dans les 8 £,

12 Upper St. Martin’s Lane London WC2H 9FB

Wan Chai Corner

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Pour terminer ce voyage gastronomique, direction China Town pour une séance de Dim Sum, ces raviolis à la vapeur que l’on commande en cochant une grille en papier (voir photo). Les dim sum sont très bon marché (2-3 £) et servis par 3. Nos préférés : Crystal Prawn Dumplings, Barbecued Roast Pork Buns, vietnamese Spring Rolls, Deep Fried Sesame crispy prawn rolls, Grilled Pork Dumplings. Thé : 0,7 £ par personne.

3 Gerrard Street, Chinatown, London, W1D 5PP

Cinéma La Pagode, salle japonaise.

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Pendant que certains cinémas Art et Essai se rêvent en cinémas luxueux (Cinémas Racine, Louxor,  etc.), d’autres subsistent tant bien que mal pour ne pas mettre la clé sous la porte. La Pagode fait partie de ces survivants.

Seul cinéma installé dans le 7ème arrondissement, l’histoire de la salle est à elle seule une véritable épopée cinématographique. La Pagode fut construite sous l’ordre de François Emile Morin, directeur du Bon Marché, qui pour faire plaisir à sa femme, lui offrit cette construction orientalisante dans son jardin. Ancien lieu de soirées mondaines, la Pagode devient en 1930 un cinéma Art et Essai qui connaitra plusieurs  périodes de fermeture pour cause de mauvais état et de manquement aux normes de sécurité.

Le cinéma dispose de deux salles dont la très connue « salle japonaise ». La salle est magnifique avec ses boiseries et miroirs, son éclairage mordoré et ses sièges ultra-confortables. Malheureusement, le plafond s’effrite peu à peu et les chutes sont retenues par un filet.

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Appartenant un temps à Gaumont, la Pagode est aujourd’hui gérée par un indépendant.

Le cinéma attire aujourd’hui une clientèle d’habitués ne se lassant pas de cette curiosité japonaise au beau milieu d’un quartier si bourgeois. Mais la Pagode va mal : des bâches retiennent le toit et des étais supportent les plafonds.

De Pâques à la Toussaint, il est possible de faire une pause dans le salon de thé installé dans l’adorable petit jardin zen. De quoi profiter d’une agréable journée dans un cadre dépaysant. Courez-y !

La Pagode, 57 bis rue de Babylone, Paris 7ème
entrée à 9 €, ½ tarif à 7,5 €. Carte 10 entrées à 60 €

Critique : La Crêperie du Comptoir Odéon, moyen.

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Faut-il encore présenter le Comptoir Odéon ? Ce fameux bistrot parisien tenu d’une main de fer par le chef cathodique Yves Camdeborde régale depuis des années touristes et habitués avec son redoutable menu gastronomique à 50 €. Pour espérer décrocher une table dans ce néo bistrot, il faut s’armer d’une patience dépassant parfois l’entendement.

En attendant, les impatients iront faire un tour dans la crêperie voisine rebaptisée depuis déjà quelques temps « L’Avant Comptoir ». Exit la sandwicherie éclairée au néon blafard, dorénavant l’adresse se la joue urban chic. L’avant comptoir propose une belle palette de tapas et de beaux flacons permettant de contenter une clientèle adepte du fingergood et en pleine forme (pas de places assises à l’intérieur).

A l’entrée de la boutique subsiste toujours le marchand de crêpes, tel un éléphant dans un magasin de porcelaine. Certains disent qu’on y trouve les meilleures crêpes de Paris. Mythe ou réalité ?

Les prix. Très abordables pour le quartier. Crêpes sarrasin à 3,5 € puis 0,5 € par ingrédient supplémentaire. Un large éventail de garnitures est proposé pour « customiser » sa crêpe :

parmesan, œuf, poulet rôti, maïs, salade, chèvre, artichaut ou encore jambon de pays. Les plus courageux enchaineront par une crêpe au sucre à 1,5 € ou au beurre sucré à 2 €. Le midi, les passants font la queue pour la belle formule crêpe 2 ingrédients + boisson à 5 €, et pour celle plus complète comprenant le dessert, à 7 €.

Le verdict gustatif. La crêpe est épaisse, trop tenace, sèche. Elle manque de moelleux, elle est même écœurante. Les garnitures sont certes originales et les produits de qualité, mais est-ce vraiment la meilleure crêpe de Paris ? Les mythes sont parfois fondés sur des allumettes calcinées.

Crêperie de l’Avant Comptoir du relais de l’odéon, 3 Carrefour de l’Odéon, Paris 6ème

Sodas à 1,7 €, café à 1 €

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