Critique : Kaspia, caviar. Madeleine. Belle affaire.

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La maison de la Truffe, Kaspia, Petrussian, Café Prunier … autant d’adresses renommées trop souvent associées à l’image d’une addition, qui n’aurait aucun mal à faire trembler les immeubles de rapport des boulevards voisins. C’est ainsi que certaines institutions parisiennes nous échappent parfois. Peut-être est-ce le veto que nous nous infligeons par instinct de survie pour notre porte-monnaie ?

Pourtant si l’on cherche bien dans les méandres de leurs cartes, il existe encore quelques parades pour s’en sortir dignement, la tête haute. Des menus à moins de 40 €, quelques plats balançant entre les 20 et 30 € et des desserts frôlant les 10 € (tout est bien sûr relatif, j’en conviens).

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Le lieu. Intemporel avec ses boiseries couleur miel, ses épais rideaux et sa moquette moelleuse. Les petits salons rappellent ces lieux de discrétion où se réunissait l’intelligentsia moscovite. Il suffit maintenant d’entrer dans l’épicerie puis d’emprunter l’escalier feutré menant au 1er étage, et le spectacle peut commencer.

La carte. On y sert bien sûr du caviar mais également des assiettes de poisson fumé dont le fameux saumon de Norvège. Certains menus dépassent allégrement les 500 €, mais d’autres plats sont plus accessibles : soupe de homard à 16 €, tarama au caviar et toast à 21 €, tartare de duo de saumons à 19 € ou encore risotto au champagne avec gambas à 28 €. A midi, un menu déjeuner (79 €) propose du saumon fumé norvégien servi avec bliny, puis 30g de caviar et sa pomme de terre au four et un café/thé pour conclure ce repas de prince.

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Les plats. Le millefeuille de crabe royal à la pomme (23 €) s’affiche dans un minimalisme déconcertant, succulent mais fugace. La pomme de terre Vladivostock, garnie d’œufs de saumon, est quant à elle plus généreuse (29 €). L’association est légère, simple mais savoureuse.

Les desserts. La carte est restreinte mais appelle les derniers regains d’appétit à se manifester. Baba à la vodka Kaspia, feuillantine au chocolat ou encore framboises fraiches se facturent entre 12 et 14 €. Pour ma part, j’ai dégusté une excellente tarte aux framboises (12 €).

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Les liquides. Histoire de sombrer dans le cliché, nous nous sommes enivrés de vodka à l’herbe de bison (4 € le verre). Les cornichons sucrés Malossol, servis en accompagnement, permettent d’inhiber les effets de l’alcool et évitent l’indélicate situation de finir le déjeuner en rampant comme une carpe sur la moquette.

Kaspia, 17 Place de la Madeleine, Paris 8ème

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