Critique : Brassserie Le Pyrénéen, Toulouse. Un désastre onéreux.

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Il arrive parfois que mon « flair à mauvais restaurants » déclare forfait et que mes narines décident de prendre leur baluchon pour s’évader vers de lointains horizons. Désarmé et sans repère, les profiteurs s’escarmouchent alors pour me berner.

Il faut dire que mon idée de départ était sûrement grotesque ; j’espérai manger dans le cadre d’une brasserie parisienne tout en étant à Toulouse. Le mal du pays m’a ainsi conduit au restaurant Le Pyrénéen.

La déco. Très Art Nouveau avec sa verrière colorée, ses banquettes confortables en velours et ses lampes murales diffusant une lumière timide. Les tables et chaises de bistrot viennent taper du pied sur le carrelage monochrome de la brasserie.

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La carte. Les prix n’étaient pas indiqués sur le site internet du restaurant, même les grandes tables étoilées n’osent plus cet affront à leurs clients. Mais lorsqu’on découvre des plats frôlant les 27 €, on comprend cette volonté de ne pas l’effrayer.

Entrées dans les 10 €, plats débutant à 15 € (pieds de cochon, tête de veau, tartare et rognons) puis basculant subitement dans les hauteurs : côte de veau à 21 €, Saint-Jacques à 25 €, magret aux figues à 24 €, daurade à 27 € et steak de thon à 24 €. Les desserts redescendent ensuite vers des prix plus raisonnables : flan, profiteroles et pâtisseries du jour s’affichent à 7 €. Enfin, le plateau de fruit de mer proposant des huitres, clams, amandes, praires, crevettes et bulots est tarifé 38 €.

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Les entrées. L’assiette de bulots (12 €) fut convaincante avec sa délicieuse sauce aïoli. Mais l’assiette de poissons fit retomber notre enthousiasme. Le saumon mariné fut cartonneux et les Saint-Jacques fatiguées de ne pas avoir trouvé Compostelle.

Les plats. Le magret de canard aux figues fut tout simplement désastreux. La cuisine fut grossière avec des associations hérétiques dépassant tout entendement comme ce magret envahi par un magma de figues. On aurait pu s’imaginer le figuier déraciné et s’écraser dans l’assiette. Dommage car la viande était tout à fait correcte et les frites croustillantes.

Quant à elle, les noix de Saint-Jacques pouvaient se compter sur les doigts de la main, encore frigorifiées et perdues dans un océan de salade. Enfin, le steak de thon et la dorade accusaient des cuissons approximatives.

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Les desserts. Les profiteroles étaient tout juste correctes avec un chocolat signé Nestlé.

Le vin. Le pichet de blanc (9€ en 50cl) n’avait rien à envier aux piquettes servies en soirées étudiantes. Nous aurions dû nous rabattre sur les bouteilles de vin proposées entre 22 et 32 €.

La clientèle. A ma grande surprise, beaucoup d’hommes d’un certain âge venus seuls goûter à une cuisine qui fut peut être réputée à une époque.

Service. Docile et professionnel.

Faut-il y aller ? Are you kidding ? Des produits de piètre qualité, une cuisine brouillon et des prix « wahou » suffisent à répondre à cette maudite question.

Brasserie Le Pyrénéen, 14 Allée du Président Roosevelt, Toulouse

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3 Réponses à “Critique : Brassserie Le Pyrénéen, Toulouse. Un désastre onéreux.”

  1. gailliard
    4 avril 2012 à 13:00 #

    30an dans l entreprise comme chef de cuisine je travaille plus aux pyreneen depuit le 1er juin 2OII

  2. TASTAYRE
    14 juillet 2015 à 17:04 #

    il ne raconte que des conneries.cela fait 42 ans que je frequente le pyreneen les huitres sont exceptionnelles la cote de beuf idem que la tete de veau et en fait tout est bon au pyreneen

  3. 19 juillet 2015 à 12:00 #

    Je vous prie de rester poli. Nous pouvons ne pas partager le même avis sans pour autant en venir aux insultes.
    Nous étions 6 ce soir là, et la tablée toute entière a eu la même critique que la mienne.

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