Archive | février 2012

Critique : Monteverdi, rue Guisarde. Paris 6. Restaurant italien.

Critique : Monteverdi, rue Guisarde. Paris 6. Restaurant italien.  dans Restaurants Monteverdi-3

Un restaurant italien installé rue Guisarde – à deux pas des rues Princesse et Cassette – n’augure rien de bon. L’instinct nous suggèrerait d’éviter un tel coup fourré attirant des touristes en mal de cartes transcrites en anglais, espagnol, hiéroglyphes, que sais-je. Pourtant, nous n’avons pas résisté aux sirènes de cette cuisine italienne.

Le lieu. Loin d’être fréquenté par un symposium de cuisine italienne, il  mélange sans vergogne touristes et parisiens perdus dans un élan de grande mansuétude culinaire. Le lieu ne manque pas de charme, pourtant. Poutres apparentes, petits salons feutrés et tableaux d’autoportraits s’accordent au son du pianiste.

La carte. Entrées entre 11 et 18 €, pates à 15 € environ, plats entre 18 et 24 € (côte de veau, dos de cabillaud, filet de bœuf). Desserts à 8-9 €.

Monteverdi-1 dans Restaurants

La dégustation. Le spectacle commence avec un Crostino dello Chef et un Crostino Napoletano. Deux délicieuses bruschettas servies avec salades, habillées d’ail pour le plus grand plaisir des amateurs de cuisine italienne. Les entrées sont bonnes, fraiches, quoiqu’un peu chères au vue des quantités servies.

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Puis les plats arrivent en chœur. Le risotto aux cèpes ne s’enlise pas dans le défaut pâteux mais reste tout de même trop bourratif. Quant aux pennes à l’arrabiata, elles auraient sacrément mérité un bon coup de fouet pour que leurs escarbilles viennent réveiller nos papilles. Enfin, le médaillon de veau sonna le glas du scandale. De vulgaires morceaux de vitello au format hosties dominicaux, facturés tout de même 18 €. Heureusement, la viande était de qualité, boostée par une légère sauce au vin et une julienne de légumes délicieuse.

Les desserts. Un tiramisu crémeux qui mériterait un euro de moins (8,5 €).Monteverdi-4

Les liquides. Une bouteille de Chianti à 27 €, légère comme le vent.

Service. Les manières de patachon des serveurs doivent sûrement s’imposer comme un nouveau standard.

Faut-il y aller ? Ni oui ni non, la cuisine n’est certes pas mauvaise, mais mérite-t-elle vraiment le détour …

Monteverdi, 5 rue Guisarde, Paris 6

Critique : Bar de La Gare Muette. Branché et pas cher.

Critique : Bar de La Gare Muette. Branché et pas cher. dans Bars & Cafés la-gare

Le bar de la Gare fait figure d’exception dans le paysage de la branchitude parisienne. Située dans l’ancienne Gare de La Muette, le lieu pratique des prix fort raisonnables et propose en sus un cadre agréable et design. Repères à fils à papa du 16ème, le bar s’apprécie à la morte journée : le dimanche soir.

L’ambiance. La musique lounge plante le décor de cette atmosphère entre chien et loup rendue par un éclairage mordoré. Le sol est entièrement boisé et l’imposante bibliothèque en métal exhibe quelques objets chinés comme ces patrons d’horloges.

La carte. Rassurante avec des prix plutôt modérés pour ce genre d’adresses. Cocktails à 10,5 € et clubs sandwiches à 15 €. De quoi se sustenter un dimanche soir lorsque le frigo crie famine.

La dégustation. Le club chèvre (13 €) arrive rapidement avec ses grosses frites. L’idée de remplacer le poulet par du chèvre est tout à fait brillante. La salade d’accompagnement est excellente et les frites croustillantes. Le repas s’accompagne d’une crémeuse Pina Colada ou d’un kir cassis à 6 €. Il n’y aura eu que le dessert qui plomba l’addition : 11 € pour une charlotte banane, certes correcte mais quasiment aussi chère qu’un plat.

Le service. Attentionné et cordial.

Faut-il y aller ? Certainement, le quartier de la Muette ne possède pas beaucoup d’adresses de ce genre : à la fois bon marché, branché et bon. Qu’il est agréable de se sentir à Paris et de remarquer que même un dimanche soir, les gens ne peuvent s’empêcher de sortir !

Le Bar de La Gare, Chaussée de La Muette, Paris 16

Critique : La Mosaïque, Paris. Hot dog à emporter. Marais.

Critique : La Mosaïque, Paris. Hot dog à emporter. Marais. dans A emporter La-Mosaique-Hot-dog

Après tout le barnum qu’avait fait cette petite échoppe à hot dog, il fallait bien se libérer une après-midi pour tester leur fameux hot dog.
Il ne faut finalement pas grand chose pour fabriquer un buzz, les américains rigoleraient de notre propension à fantasmer pour l’ouverture d’une baraque à hot dog.

Le lieu. Quelques mètres carrés seulement, la déco de la boutique est tout à fait atypique, recouvertes de tesselles du sol au plafond.

Le test du hot dog. 3 € le hot dog US avec sa compotée d’oignons à saucer de moutarde dijonnaise ou américaine, voire de ketchup. Vous pouvez ensuite rajouter vous même des pickles pour agrémenter votre sandwich.

Est-ce bon ? Un pain moelleux, brioché mais trop sucré. Une saucisse sans goût digne d’une Herta dépressive et des oignons discrets. L’ensemble forme un gloubi-boulga sans grand intérêt. Dommage car la bête vous ouvre sacrément l’appétit.

La Mosaïque, 56 rue du Roi de Sicile, Paris 4

uniquement à emporter

Critique : Exposition Doisneau, Paris les Halles. Hôtel de Ville.

Critique : Exposition Doisneau, Paris les Halles. Hôtel de Ville. dans Expositions Doisneau-Hotel-de-Ville

Paris connait un véritable engouement pour la photo comme en témoigne les récentes expositions sur Willy Ronis à la Monnaie de Paris ou encore Diane Arbus au Jeu de Paume. Les franciliens aiment en particulier découvrir leur ville sous l’angle d’un photographe sublimant des scènes ordinaires de rues à l’époque des photos noir et blanc. Il s’agit de prendre la mesure des mutations architecturales qu’a pu connaitre notre capitale depuis près d’un siècle.

Dernière expo en date, Doisneau à l’Hôtel de Ville, qui a capturé des instantanées du quartier des Halles et des pavillons Baltard avant qu’ils ne soient ravagés par la folie de l’Homme.

Comme tout évènement à la mode, il faut savoir s’armer de patience avant de découvrir les centaines de clichés de cette exposition gratuite. Et ne pas avoir froid aux yeux devant plus d’une heure de queue. La faute aux nombreux curieux venus en masse mais aussi à une organisation catastrophique qui laisse rentrer les gens au compte goutte alors que les salles sont loin d’être surchargées.

Les photos sont belles. On y découvre des gens ordinaires (poissonniers, bouchers, fleuristes, …) et humanisés par leur gouaille et leur bonne bouille franchouillarde.

On peine à comprendre en sortant de cette expo comment de telles œuvres architecturales qu’étaient les Halles aient pu être rasées du jour au lendemain pour laisser place à des horreurs signées Willerval. 30 ans plus tard, la Mairie de Paris a finalement décidé de signer leur condamnation à mort dans un soulagement général.

Même si l’expo brille par la qualité de ses clichés, on aurait aimé retrouver des photos développées dans des formats plus grands pour mieux en apprécier les détails.

La muséographie. Exposition bien renseignée mais parfois un peu au ras des pâquerettes avec des mots expliqués tels que diable, pataugas ou encore glaneur.

Faut-il y aller ? Si la queue ne se prolonge pas jusque sur le parvis de l’Hôtel de Ville, oui.
Sinon, le jeu n’en vaut peut être pas la chandelle …

Exposition Doisneau, Paris les Halles

Hôtel de Ville, 29 rue de Rivoli, Paris 4
Du 8 février au 28 avril 2012
Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h. Dernier accès à 18h30.

 

Critique : Bar du Shangri-La. Luxe chiadé.

Critique : Bar du Shangri-La. Luxe chiadé. dans Bars & Cafés Shangri-la-Bar-2

J’aime me délecter de l’intemporalité des bars d’hôtels, installé dans des alcôves douillettes à siroter des nectars en tout genre. Le Shangri-La, mon nouveau palace de proximité, aspire à ces considérations métaphysiques.

Le charme de cet hôtel particulier montre l’ironie de l’Histoire. Fin XVIIIème, la France raffole des chinoiseries et désire décorer ses salons de vases, meubles et autres bibelots en tout genre. Près de deux siècles plus tard, l’Empire du milieu décide de racheter un Hôtel particulier Napoléon sur les terres françaises. La boucle est bouclée et le résultat est impeccablement réussi.

Le bar. Revêtu de tentures et de pertuisanes accrochées aux murs comme pour rappeler une tente où Napoléon aurait élaboré une stratégie militaire en plein milieu de terres arides. Treillis de jardin et trompe l’œil ajoutent une fraicheur toute particulière à cette petite pièce n’accueillant pourtant que sept tables.

Shangri-La-Bar-1 dans Coups de coeur

La carte. Impressionnante, vertigineuse même avec des cocktails à 25 €, des sodas à 12 € ou encore des verres de vin à partir de 16 €. Les prix sont grisants.

La prestation. Service en grande pompe, rodé aux clients exigeants. Le verre de Sauternes bien que cher n’avait pas grand intérêt. Soyons clair, le Shangri-La, tout comme les autres palaces parisiens appliquent des prix déraisonnés pour une qualité somme toute assez moyenne. Mais il est parfois difficile de résister au charme du service à la française et à la beauté de ces lieux chargés d’histoire.

Bar du Shangri-La, 10 Avenue d’Iena, Paris 16

Critique : Tea Time au Mini Palais. Nul.

Critique : Tea Time au Mini Palais. Nul. dans Coups de gueule Tea-Time-Mini-Palais-1

Le lieu a tout pour plaire avec ses grands volumes rappelant les ateliers d’artistes et sa terrasse Belle Epoque sublimée par des colonnades Empire et un éclairage mordoré. Si le bar et le restaurant sont tout à fait recommandables, le tea Time est quant à lui une calamité.

La carte. Café gourmand à 10 €, thé gourmand à 9 € et thé complet à 13 €. Mon dévolu se porta sur cette dernière formule proposant un thé et une assiette de bakeries.

Tea-Time-Mini-Palais-2 dans Salons de thé

La formule thé complet. Choix de thé digne d’une boutique communiste fonctionnant aux tickets de rationnement avec les classiques Darjeeling et Earl Grey de la gamme Tea Forte. Quand à l’assiette de gourmandises, elle n’est que purement décorative. Un cookie, un cake nature, un autre aux fruits et le dernier au chocolat. Pour compléter le tableau, un sablé et trois malheureuses chouquettes. Le tout en version France miniature. En bouche, ce n’est guère mieux qu’une boite de gâteaux achetée à l’épicier du coin.

Faut-il y aller ? Pour déjeuner ou diner, oui. Pour boire un verre, oui. Pour prendre un thé, sûrement pas.

Le Mini-Palais, 3 Avenue Winston Churchill, Paris 8

Critique : Bistrot Vivienne. Excellente adresse.

Critique : Bistrot Vivienne. Excellente adresse. dans Coups de coeur Bistrot-Vivienne-1

Paris regorge de bons bistrots. La semaine dernière j’ai testé l’un d’entre d’eux, à l’angle de la Galerie Vivienne et de la rue des Petits Champs. Le Bistrot Vivienne bénéficie d’un cadre idéal et se compose de deux salles séparées par l’entrée de la galerie du même nom.

La déco. Très classique avec ses chaises de bistrot, son parquet en bois, ses couleurs tamisées et son mur de bouteille vous conseillant de boire sans retenue.

La carte. Prix corrects avec un filet de bar à 19,5 €, un pavé de cabillaud à 23 €, un tartare à 17,5 € ou encore un filet de bœuf à 28 €. Les appétits plus légers se tourneront vers la salade périgourdine à 17,5 € ou encore l’assiette végétarienne à 14,5 €.

Bistrot-Vivienne-2 dans Restaurants

Les plats. Notre commande fut symétrique avec ces deux magrets de canard rôti, accompagnés de pommes grenailles et champignons de saison (18,5 €). La viande fut tendre, la cuisson rosée parfaite. Les pommes de terre étaient fondantes et la sauce ravivait la bête.

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Les desserts. Trop chers quoi qu’on en dise : mini babas italiens au rhum et crème brulée à 8,5 €, mousse au chocolat noir à 8 € ou encore crêpes à 7,5 €. Il vaut mieux alors prendre un café gourmand (9,5 €) qui pour une fois n’est pas une sombre arnaque. Les quatre desserts permettent d’avoir un bel éventail de toute la carte dans des quantités plus que raisonnables. Le café gourmand est ainsi un excellent prétexte pour découvrir tous les desserts de la carte et en admirer la qualité.

Le vin. Quelques bouteilles dans les 20-24 € puis d’autres dépassant allégrement les 30 €. Notre magret fut accompagné d’un Brouilly AOC – Chateau de Corcelles à 27,5 €.

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Faut-il y aller ? L’addition est un poil chère, mais le Bistrot Vivienne est une agréable surprise. Une telle adresse aurait pu s’endormir sur les lauriers de sa réputation, maraudant les touristes égarés. Au lieu de cette triste destinée, le Bistrot Vivienne nous propose une cuisine de qualité, généreuse et bien servie.

Bistrot Vivienne, 4 rue des Petits Champs, Paris 2

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